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618 - Coopération internationale et développement régional : enjeux et défis des régions

Le vendredi 11 mai 2018

Les régions du Québec se distinguent par l’existence de plusieurs acteurs qui interviennent dans le champ de la coopération internationale. Leurs objectifs visent souvent le développement durable, économique, culturel et humain. Les champs d’action peuvent être différents d’une organisation ou institution à l’autre. Ces organismes sont aujourd’hui à une étape cruciale de leur existence, car beaucoup d’entre eux sont fortement touchés par les changements de politiques d’aide internationale des gouvernements fédéral et provincial. C’est pourquoi il est primordial de documenter les incidences au plan régional de ces transformations, revirements et mutations. Un important préalable à l’étude de ces changements est d’abord de disposer d’un portrait détaillé et à jour des initiatives de coopération internationale dans les régions et de démontrer leur importance pour le développement durable des régions et des communautés partenaires. L’une des pistes à explorer par les organisations et institutions dans ce contexte de redéfinition des politiques et programmes consiste à poser les jalons d’une collaboration soutenue entre elles par le biais d’une mise en commun des ressources, des expériences et des expertises.

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Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
Abdoul Echraf Ouedraogo
UQAR - Université du Québec à Rimouski
UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
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Avant-midi
08 h 30 à 10 h 05
Communications orales
Conférence d’ouverture
Présidence/Animation : Marie Fall (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Discutant : Abdoul Echraf Ouedraogo (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Batiment : UQAC
Local : H1-1050
08 h 30
Mot de bienvenue
09 h 00
Conférence d'ouverture
Abdoul Echraf Ouedraogo (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
09 h 45
Période de questions
10 h 05
Pause
10 h 20 à 12 h 20
Communications orales
La coopération internationale et le développement régional : état de la situation
Présidence/Animation : Camil Girard (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : H1-1050
10 h 20
Réformes législatives de décentralisation (2000-2017) et développement régional du Québec : de nouvelles compétences juridiques favorisant l’internationalisation des municipalités?
Laetitia Ndota-Ngbale (Université Laval)

Dès le début des années 2000, plusieurs réformes législatives de décentralisation ont élargi les attributions des municipalités locales et des municipalités régionales de comté (MRC) du Québec. Dans un contexte où la mondialisation rend le développement économique, social et culturel des territoires plus dépendants de facteurs externes, l’action internationale des municipalités du Québec est apparue comme une solution pour relever les nouvelles missions qui leur incombent : les municipalités participent à des missions économiques afin de faire la promotion de leur territoire et de favoriser l’attraction d’investissements étrangers et de main-d’œuvre qualifiée, etc.

Les liens entre les réformes législatives de décentralisation et la capacité des municipalités à mener des coopérations à l’étranger ne semblent pas être documentés par la doctrine. Notre objectif est donc d’analyser dans quelle mesure ces récentes réformes – qui assignent notamment un nouveau rôle aux MRC en matière de développement économique – se répercutent sur l’internationalisation des municipalités du Québec.

Ainsi, cette communication consistera en une analyse juridique des répercussions des récentes lois de décentralisation sur les activités extérieures des municipalités. Cette analyse sera étayée par quelques études de cas démontrant comment ces normes participent à renforcer les activités internationales municipales, même si cette incidence est souvent ignorée.

Résumé
10 h 35
La coopération internationale des universités québécoises: quels impacts pour le développement régional?
Théophile Serge NOMO (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Kodjo Djifa Atipoupou (Université du Québec à Chicoutimi)
10 h 50
La coopération internationale au niveau des collectivités territoriales : regards croisés France / Canada
Chantal Dali (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Ayi AYAYI , Thang LE DINH (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Dans un contexte où la décentralisation est devenue un enjeu majeur des politiques françaises et canadiennes, le développement régional trouve un domaine d’application en coopération internationale. L’objectif de cette communication est de présenter une analyse croisée des pratiques de coopération internationale au niveau territorial en France et au Canada. Pour ce faire, nous avons procédé à un examen des pratiques de coopération consignées dans divers documents gouvernementaux mais également des articles et autres documents scientifiques. Les résultats de nos analyses montrent qu’en 2016, l’aide publique au développement (APD) des collectivités territoriales françaises s’élevait à 82,9 millions d’euros et se concentrait principalement dans dix pays bénéficiaires : Sénégal, Madagascar, Haïti, Mali, Burkina Faso, Vietnam, Togo, Maroc, Bénin et les Territoires palestiniens qui représentent à eux seuls 50,1 % de l’APD 2016 des collectivités territoriales françaises hors aide aux réfugiés. Au Canada, la Fédération Canadienne des Municipalités (FCM) gère, avec le soutien financier du gouvernement fédéral, des programmes visant à améliorer la qualité de vie des communautés locales dans les pays en développement. Ainsi, plus de 150 municipalités canadiennes se sont engagées à l’échelle internationale par des partenariats avec des administrations locales dans plus de vingt pays répartis en Afrique, en Asie du Sud-est et en Amérique latine.

Résumé
11 h 05
Coopération internationale et développement régional : le Saguenay – Lac-Saint-Jean et l’Afrique
Marie Fall (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Camil Girard (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Salmata OUEDRAOGO (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Suzanne Tremblay (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

La région du Saguenay-Lac-Saint-Jean se distingue par l’existence de plusieurs organisations (institutions d’enseignement et de recherche, entreprises privées, Églises catholiques et organismes de solidarité internationale) intervenant en Afrique. Les objectifs, les moyens et les champs d’intervention peuvent différer d’une organisation à une autre. Ces organisations sont aujourd’hui à un tournant majeur de leur existence. Beaucoup d’entre elles sont fortement affectées par les changements dans le secteur de la coopération internationale imposés par les contextes socioéconomiques et les conjonctures gouvernementales. Il nous a semblé primordial de documenter les incidences de ces transformations au plan régional. Un important préalable à l’étude de ces changements est d’abord de disposer d’un portrait détaillé et à jour de la relation de ces organisations avec l’Afrique et de démontrer son importance socioéconomique, institutionnelle et politique pour la région. Une des pistes à explorer par les organisations dans ce contexte de crise est de poser les jalons d’une collaboration soutenue entre elles à travers une mise en commun des programmes, des actions et des ressources.

En s’inscrivant dans le contexte actuel de crise de la coopération internationale canadienne et québécoise, nous présenterons les résultats du projet de recherche « Coopération internationale et développement régional : le Saguenay – Lac-Saint-Jean et l’Afrique ».

Résumé
11 h 20
Les enjeux du développement international : territorialisation, déterritorialisation et reterritorialisation des intelligences. Savoirs balafrés ou développement chaînes aux pieds?
DIAKITE SAMBA (Université Alassane Ouattara de Bouaké-Côte d'Ivoire)

La dictature de l’identité et de la nomination, brise l’idée fondamentale selon laquelle chacun devrait bénéficier du Savoir comme Liberté afin de briser les chaînes de l’ignorance et de la dépendance si tant est que le Savoir est Univers-Cité, même lieu de production et de consommation, savoir universel, savoir de l’universel. Mais, à la vérité, le Savoir est loin de se démocratiser et devient de plus en plus tyrannique. Il n’échappe plus à la spécialisation, à la localisation, à la territorialisation et à la déterritorialisation. Le Savoir se confond à son lieu de production, à sa géographie. Entre l’Occident et l’Afrique, il y a, désormais, le démon du savoir, du vrai savoir, du faux savoir et du vrai- faux savoir pour la proclamation d’un dé-vélo-pe-ment un-terne-nation-al.

Résumé
11 h 35
Période de questions
Dîner
12 h 20 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Présidence/Animation : Marie Fall (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : H1-1020
Après-midi
13 h 30 à 15 h 10
Communications orales
La coopération internationale et le développement régional : quelles retombées pour les collectivités du Sud?
Présidence/Animation : Salmata OUEDRAOGO (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : H1-1050
13 h 30
Les politiques de jumelage à la ville de Bouaké : quels discours pour le développement local?
Yéo Tenan ( Université Alassane Ouattara de Bouaké ), Kouakou KOUAME (Université Alassane OUATTARA), Chantal Dali (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

À l’origine, les programmes de jumelage avaient été créés pour favoriser le rapprochement des peuples au lendemain de la seconde guerre mondiale. De nos jours, ces programmes sont devenus des canaux privilégiés d’échange scolaires, sportifs ou musicaux voir même des vecteurs de développement local et régional.

Le but de cette communication est d’analyser les discours tenus lors des cérémonies de jumelage de la ville de Bouaké en Côte d'Ivoire et de ressortir les impacts de ces discours pour le développement de cette ville. Pour ce faire, nous avons procédé à une étude exploratoire des discours de cérémonies de jumelage consignés dans les archives de la ville de Bouaké et dans la presse nationale et internationale. Il ressort de notre étude que, dans le contexte de crise socio-politique que traverse la ville de Bouaké depuis les années 2000, les programmes de jumelage ont eu peu d’impacts sur le développement local.

Résumé
13 h 45
La coopération internationale et le développement agricole en Afrique au sud du Sahara: cas du Bénin
Martin LOGBETODE (UADC-Université Africaine de Développement Coopératif)

Bien de recherches antérieures ont été faites certes, qui sous-tendent les actions en matière de coopération internationale, mais les circonstances actuelles caractérisées par l’effritement du monopôle des bailleurs traditionnels de l’aide publique au développement avec la perte probable des acquis des organismes de coopération, ou encore la dégradation par endroits des politiques de gouvernements, bousculent l’architecture des choses et nécessitent de renouer avec les débats sur l’efficacité de l’aide au développement.

L’objectif ici visé est de faire une analyse de la situation en vue de se prononcer sur l’importance éventuelle de celle-là. De façon spécifique, il s’agira de :

Décrire l’état actuel du champ de la coopération internationale ;

Apprécier l’opportunité de la coopération internationale pour les régions ;

Identifier les défis du développement régional.

La statistique descriptive est l’outil mobilisé pour le travail avec l’utilisation d’indicateurs non financiers pour l’appréciation des performances. En termes de résultats préliminaires, l’on note que l’intervention financière du bailleur a des effets sur l’efficacité optimale d’un plus grand nombre de producteurs lorsque ces derniers sont accompagnés par des services de recherche agricole, d’appui-conseil, de vulgarisation, de formation, d’assurance ou encore de constitution d’un fonds de garantie. De même, l’organisation des filières concourt au même but.

Résumé
14 h 00
La contribution des ONG dans l'accès des femmes béninoises aux ressources
hortensia ACACHA (Ecole Nationale d'économie appliquée et de management), Jules Yehouenou (Ministère de la prospective - Benin)

Nous avons cherché à analyser l'accès des femmes aux ressources dans une démarche de développement local selon le genre. Notre compréhension du sujet a été d'analyser dans ce travail la contribution des ONG dans la correction des contraintes liées au genre face à l'accès des femmes aux ressources et de voir comment ces interventions pourraient transformer les femmes en de véritables actrices de développement de leur milieu à partir des réalités et des différents acteurs ci-présents.

La cueillette des données a été réalisée par entrevues semi-dirigées individuelles et en groupe et par questionnaires individuels auprès des différents acteurs et actrices impliqués dans le système d'intervention ONG-État-groupements de femmes.

Les résultats de la recherche ont montré que les contraintes liées au genre sont surtout dues à une manipulation du pouvoir des hommes au détriment des femmes. Ces contraintes subies par les femmes au sein de leur ménage et dans leur famille respective se répercutent sur leur subordination au sein de la société. Les appuis institutionnels, organisationnels, et financiers apportés par les ONG ASSEF et MIALLÉBOUNI pour améliorer leurs conditions socio-économiques permettent dans ce contexte aux femmes de subvenir aux besoins quotidiens, d'envoyer leurs filles à l'école, d'augmenter le capital des activités de revenu qu'elles entreprennent.

Résumé
14 h 15
Jeux et enjeux socio-économiques et environnementales de la coopération internationale dans le secteur minier en Côte-d’Ivoire
CONSTANT SOKO (Université Félix-Houphouët-Boigny)

Depuis la récession économique que connaissent les pays d’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier, l’exploitation minière est devenue un centre d’intérêt particulier en vue de palier la mévente et les fluctuations des coûts mondiaux des matières premières agricoles.

Le secteur minier était porteur de nombreux espoirs pour le développement de la Côte d’Ivoire, laissant entrevoir la possibilité de création d’emploi et d’amélioration de la situation économique. En 2010, 10% des exportations ivoiriennes étaient générées par l’or. En améliorant les ressources de l’État, l’exploitation aurifère aurait ainsi pu accroître la capacité de celui-ci à pourvoir aux besoins de sa population en assumant des dépenses dans les secteurs sociaux tels que la santé, l’éducation, les infrastructures ou encore à investir dans des secteurs créateurs de richesse et intégrés à l’économie locale. Mais tel ne fut pas le cas. La problématique minière est que très souvent, les pays producteurs et leurs populations ne profitent pas des dividendes miniers.

Cette étude a pour objectif de mettre en avant les jeux et les enjeux de la coopération minière en Côte d’Ivoire car l’exploitation minière, en faisant entrer le pays dans le cercle des producteurs de ressources minières, l’a entraîné dans des jeux et dans des enjeux au niveau local et au niveau de sa coopération au plan international dans le domaine minier.

Résumé
14 h 30
Période de questions
15 h 10
Pause
15 h 20 à 16 h 50
Communications orales
Les acteurs, les enjeux et les défis du développement régional : les nouvelles perspectives de la coopération internationale
Présidence/Animation : Suzanne Tremblay (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : H1-1050
15 h 20
Coopération régionale comme levier de dynamique économique et de croissance partagée
Sharam Alijani (NEOMA Business School)

Cette communication a pour objet de mettre en lumière l’impact de la coopération régionale et internationale sur la dynamique économique et de croissance partagée des régions et des pays. Notre étude met en exergue les principes fondateurs de la coopération internationale et régionale dans une perspective historique en soulignant les coûts et les bénéfices ainsi que les limites et les contingences auxquelles les pays signataires sont assujettis. Nous procéderons par une approche comparative de plusieurs accords et traités ayant pour but d’accélérer les échanges commerciaux économiques, culturels et politiques, en particulier l’Accord Economique et Commercial Global (CETA) entre le Canada et l’Union européenne, l’Accord de Libre-Echange Nord-Américain (ALENA) entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) composée, de 84 Etats et l’Accord de Paris sur le Climat (COP 21) signé par 196 pays pour limiter les émissions de gaz à effet de serre. Notre recherche tente ainsi d’apporter un éclairage nouveau sur les limites et les contingences auxquelles les acteurs régionaux sont assujettis. Ceci nous permet de restituer le débat sur les coopérations régionales et internationales qui visent à accélérer la dynamique économique et de croissance partagée et à assurer le développement du capital social et humain.

Résumé
15 h 35
Les mutations de l’action internationale des Régions françaises : Une action internationale en plein développement et une coopération décentralisée au développement victime d’un désenchantement croissant
CHRISTOPHE MESTRE (Université Catholique de Lyon)

Les Régions françaises sont les plus jeunes collectivités territoriales de la République. Érigées en collectivités territoriales en 1982, elles se sont inscrites dès leur création dans une action internationale ambitieuse. Cette action a été marquée par la mise en place de relations de coopération décentralisée au développement avec d’autres Régions ou collectivités du monde, en particulier dans les pays en développement francophones.

Les relations de coopération décentralisée au développement ont été reconnues sur le plan juridique par la loi en 1992. Elle a reconnu la capacité des collectivités territoriales françaises à nouer des relations conventionnelles avec des collectivités territoriales étrangères. Depuis les élections régionales de 2016 et la fusion des Régions on constate une évolution marquée de l’action internationale des Régions françaises. Toutefois, au-delà du faisceau de facteurs rationnels, la question de fond est de savoir si cette évolution de la nature des relations internationales des Régions françaises n’est pas liée à un changement de référentiel des élus, changement de référentiel qui passe d’un système de valeur dominé par les valeurs de solidarité, de coopération, d’aide à un système de valeur basé sur l’intérêt pro-domo et la compétition entre Régions. Ceci se manifestant par des relations internationales basées sur l’intérêt pour le territoire régional, pour l’attractivité et le rayonnement régional avant l’intérêt pour les territoires partenaires.

Résumé
15 h 50
Environnement entrepreneurial et développement régional: Une analyse spatiale des régions de l'Union Européenne
FATEN GAZZAH (IHEC - laboratoire LAREMFiQ- Université de Sousse), Jean Bonnet (Université de Caen Normandie), Sébastien Bourdin (Ecole de Management de Normandie)

L’objectif de cette communication est de mettre en perspective l’impact de l’environnement entrepreneurial afin d'expliquer les raisons de la variation spatiale du développement régional pour les régions de l’Union Européenne. Cette inégalité régionale s’accompagne par une non-stationnarité spatiale des relations modalisées dans l’espace, ce qui implique que certaines variables peuvent avoir un effet positif dans quelques régions, alors que des effets négatifs sont observables dans d’autres régions. Pour aborder la question des inégalités régionales liées à l’environnement entrepreneurial, nous avons choisi une méthodologie exploratoire identifiant l’hétérogénéité spatiale sur l’ensemble de la zone étudiée. La technique spatiale utilisée permet une estimation locale des niveaux de développement régional et un test de leur variabilité spatiale. Cette méthode se base sur des régressions localement linéaires en vue d’obtenir des estimateurs à chaque point dans l’espace.

A partir de cette analyse spatiale locale, nos résultats révèlent que les régions les plus développées ne sont pas des régions entrepreneuriales, mais plutôt des régions gagnantes où la création d'entreprises se fait par opportunité. Promouvoir un entrepreneuriat d’opportunité face à un entrepreneuriat de nécessité dans les régions les moins développées de l’Union Européenne est une obligation, notamment dans les pays de l’Europe Centrale et Orientale.

Résumé
16 h 05
Les interventions des acteurs de l’économie sociale et solidaire à l’aune de l’international
Mohamed Hichem Ait Abdelkader (Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou), youcef badaoui (universsité mouloud mammeri de tizi-ouz-ou ), Rafik CHABOUR (Université Mouloud Mammeri (U.M.M.T.O.) de Tizi-Ouzou)

L’Économie sociale et solidaire (E.S.S.) s’étend peu à peu dans les pays africains et en particulier au Maghreb qui y constate une vraie option de développement. La majorité des pays africains (notamment maghrébins) ont ainsi installé des structures politiques et légales afin de favoriser l’E.S.S. ou livrer son évolution à des organismes étatiques (institutionnels).

Les mécanismes de l'E.S.S. investis à l’international dans les opérations délimitées se distinguent par la variété des acteurs concernés du point de vue spécialement de leur statut, des champs d’activité et des espaces dans lesquels ils se produisent. En réalité, ces acteurs mettent au point des savoir-faire particuliers attachés à leur activité professionnelle, mais aussi à leur adhésion à l’E.S.S.

En principe, on peut indubitablement affirmer que l’E.S.S., dans les conditions internationales contemporaines, est susceptible à première vue de prendre part à « l’humanisation de l’économie ». Or de façon pratique, l’E.S.S. constitue l’une des alternatives les plus véridiques pour ceux qui plaident à une autre mondialisation. Sa « proximité des besoins nouveaux et des aspirations nouvelles », sa « capacité de mobilisation » et la situation qui fait qu’elle découle d’une manière globale « d’initiatives prises collectivement par des populations locales » la portent de manière notable capable à concourir à ce que quelques-uns citent actuellement par une « mondialisation par le bas ».

Résumé
16 h 20
La coopération internationale et le Développement régional face aux enjeux et défis de la reconnaissance et la valorisation des compétences locales
Lelo Matundu-Lelo (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Depuis des décennies, le Québec occupe une place de choix dans le domaine de la coopération internationale au Canada. S’agissant du développement régional, des études montrent que tant sur le plan local qu’au-delà des frontières nationales, les acteurs (organismes de coopération internationale du Nord, OCI et organisation non gouvernementales de développement du Sud, ONGD) sont confrontés à des enjeux de taille et sont appelés à relever de nombreux défis. En effet, ceux-ci font de plus en plus face à de nouvelles réalités sur le terrain, entre autres la nécessité de la prise en compte des savoirs locaux comme gage de réussite; des références pour se doter d’instruments de communication et de gestion en adéquation avec les réalités locales. La région, à la fois territoire, lieu physique d’appartenance collective, lieu de production du sens, deviendrait ainsi un lieu stratégique pour une autre forme de coopération internationale.

Résumé
16 h 35
Période de questions
16 h 50 à 17 h 00
Communications orales
Synthèse de la journée
Présidence/Animation : Abdoul Echraf Ouedraogo (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Batiment : UQAC
Local : H1-1050
Soir
17 h 30 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail – Réseautage – Présentation d’ouvrages et clôture
Présidence/Animation : Marie Fall (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : H1-1020