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82e du Congrès de l'Acfas

Colloque 517 - La littératie sous toutes ses formes

Du mercredi 14 mai à 08 h 30 au jeudi 15 mai à 17 h 15.
Responsable(s)
Lizanne Lafontaine UQO - Université du Québec en Outaouais, Julie Ruel Pavillon du Parc, Joanne Pharand UQO - Université du Québec en Outaouais
Description

La littératie est la capacité d’une personne à comprendre et à utiliser le langage, les nombres, les images et les TIC pour échanger, interagir avec les autres, saisir son environnement, acquérir de nouvelles connaissances, développer son plein potentiel et être un citoyen à part entière. Dans une perspective inclusive, cette définition intègre aussi la capacité des milieux et des services à favoriser l’accessibilité aux usages sociaux du langage, des chiffres, des images et des TIC dans leurs contextes respectifs afin d’appuyer le développement du plein potentiel de leur population et l’exercice de leur citoyenneté (Ruel et Moreau, 2013). Plus de la moitié de la population québécoise de 16 à 65 ans possède des compétences insuffisantes en littératie pour participer activement au monde actuel  (PEICA, 2012; Statistique Canada, 2013). Également, sur un plan scientifique, des études indiquent que des difficultés en lecture dès l’âge de 7 ans sont un indicateur important de décrochage scolaire (Janosz, 2013). Selon McCraken et Murray (2009), entre 20 et 40 % des élèves canadiens n’auraient pas les compétences suffisantes en littératie pour être concurrentiels dans notre monde compétitif. Le récent avis du Conseil supérieur de l’éducation (2013) portant sur la littératie des adultes reconnaît les enjeux liés à leur faible taux. En somme, une mobilisation de tous les acteurs est souhaitée afin d’assurer la mise en place de pratiques éducatives efficientes pour tous les apprenants et d’assurer le développement de milieux inclusifs qui prennent en compte les niveaux de littératie des personnes desservies. Le colloque propose de rassembler équipes et chaires de recherche, groupes d’intérêt, chercheurs et étudiants de cycles supérieurs œuvrant en littératie au Québec afin de faire un état des lieux, tant sur le plan des actions communautaires et scolaires que sur celui des recherches de terrain qui se déroulent dans des contextes variés et portent sur diverses formes de littératie?.

Mercredi 14 Mai 2014

8 h 30 - 12 h 15
Chaires de recherche, équipes de recherche et regroupements (partie 1)
Communications orales
Discutant : Joanne Pharand UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.435
8 h 30_rem_
Lizanne Lafontaine UQO - Université du Québec en Outaouais, André c. Moreau UQO - Université du Québec en Outaouais, Joanne Pharand UQO - Université du Québec en Outaouais, Judith Emery-bruneau UQO - Université du Québec en Outaouais, Julie Ruel Pavillon du Parc, Éric Morissette Commission scolaire de la Rivière-du-Nord

Équipe de recherche en littératie et inclusion (ERLI)

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L’Équipe de recherche en littératie et inclusion (ÉRLI) regroupe quatre professeurs agrégés, deux collaborateurs en milieu de pratique ainsi que des assistants de recherche de tous les cycles universitaires. ÉRLI s’intéresse aux compétences en littératie et à la façon dont ces compétences se développent, évoluent et contribuent à la réussite scolaire lors de situations d’inclusion et de transition scolaire considérées comme des moments charnières à la réussite scolaire (préscolaire, primaire, secondaire et universitaire). Nos recherches visent également à préciser les conditions de développement de milieux éducatifs inclusifs, notamment par l’accessibilité universelle pour l’apprentissage, c’est-à-dire augmenter l’accès à l’apprentissage en instaurant des environnements où l’enseignement est souple et équitable tout en réduisant les obstacles d’ordre physique, cognitif, intellectuel et organisationnel (CAST, 2009; Ruel, Leclair-Arvisais & Moreau, 2010). ÉRLI travaille depuis 2007 à développer des concepts théoriques et des outils méthodologiques en lien avec les recherches que ses membres conduisent. ÉRLI répond également aux demandes des milieux afin de réaliser des recherches au sujet de l’enseignement et de l’apprentissage de la littératie auprès de groupes hétérogènes dans des contextes éducatifs accessibles à tous. Dans cette communication, nous présenterons nos travaux en cours ainsi que certaines réalisations destinées aux milieux.

9 h 00_rem_
Catherine Turcotte UQAM - Université du Québec à Montréal, France Dubé UQAM - Université du Québec à Montréal, Chantal Ouellet UQAM - Université du Québec à Montréal, Nathalie Prévost UQAM - Université du Québec à Montréal

Apprenants en difficulté et littératie (ADEL)

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L’équipe de recherche ADEL regroupe quatre chercheuses et plus d’une vingtaine d’étudiantes qui s’intéressent à la littératie et ce, de la période préscolaire jusqu’au niveau postsecondaire. Les travaux de cette équipe portent essentiellement sur les processus d’apprentissage et d’enseignement de la lecture et de l’écriture auprès des élèves à risque et éprouvant des difficultés. Des études ont été menées notamment sur la fluidité en lecture, les stratégies de compréhension de lecture du primaire jusqu’au niveau collégial, la transition des apprentissages en écriture entre la maternelle et la 1re année, la maîtrise de l’orthographe au secondaire et les pratiques différenciées en écriture. Les objectifs derrière ces travaux touchent d’une part le développement de connaissances sur l’apprentissage de l’écrit et d’autre part, la mise à l’essai de nouvelles pratiques pour documenter leur implantation et leurs effets. Les études réalisées au sein de l’équipe utilisent d’ailleurs souvent plus d’une méthode afin de contextualiser les données tout en systématisant les observations. Cette communication présentera les contributions de ces travaux pour favoriser un niveau plus élevé de littératie auprès de divers apprenants.  

9 h 30_rem_
Monique Brodeur UQAM - Université du Québec à Montréal, Line Laplante UQAM - Université du Québec à Montréal, Alain Desrochers Université d’Ottawa, Mélanie Bédard UQAM - Université du Québec à Montréal, Myriam Fontaine UQAM - Université du Québec à Montréal, Dominique Laguë UQAM - Université du Québec à Montréal

Laboratoire de pratiques appuyées par la recherche et collaborateurs

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En vue que chaque élève soit capable de lire et d’écrire à la fin de la 2e année, capacités de base en littératie, nous avons développé et validé des programmes pour la maternelle et le 1er cycle du primaire, dans le cadre de recherches quasi-expérimentales, expérimentales, longitudinales et collaboratives. Les résultats positifs obtenus auprès des élèves ont entraîné, dans une perspective de transfert de connaissances, la diffusion de ces programmes. Ceux-ci sont offerts à des fins non lucratives, dans le cadre de formations, aux enseignant(e)s et aux orthopédagogues. L’un des chercheurs a également conçu des instruments de mesure standardisés. Nos travaux, auxquels participent des étudiant(e)s aux trois cycles universitaires, s’inscrivent dans une approche cognitive où lecture et écriture sont considérées parmi les habiletés cognitives les plus complexes à apprendre. Cet apprentissage est influencé par de nombreuses variables dont certaines propres à l’individu (caractéristiques cognitives, métacognitives, motivationnelles). Dans une logique d’apprentissage plutôt que d’acquisition, nous accordons une importance cruciale au développement et à la validation de pratiques orthopédagogiques et ortho/didactiques susceptibles de contribuer à la progression optimale des apprentissages en lecture et en écriture chez tous les élèves, avec une attention particulière pour ceux en milieu défavorisé ou à risque de présenter des difficultés (incluant troubles) d’apprentissage.

10 h 00_rem_
Natalie Lavoie UQAR - Université du Québec à Rimouski

La littératie au service de la persévérance scolaire

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Les recherches des dernières années font ressortir qu’au primaire et au secondaire, le rendement à l’égard de l’écrit apparaît comme un déterminant fort de la persévérance scolaire. On observe que les élèves qui présentent des difficultés en lecture-écriture accumulant des retards sont plus susceptibles de redoubler et, ultérieurement, d’abandonner leurs études. L’augmentation de la persévérance passe donc par l’amélioration du rendement en littératie, c’est-à-dire l’amélioration des performances en lecture et en écriture, car ces compétences influencent fortement le cheminement scolaire des élèves et l’accès à une scolarité suffisante pour l’obtention d’un diplôme. Créée en décembre 2010, la Chaire de recherche se penche sur l’enseignement, l’apprentissage des élèves de même que sur le soutien des parents. Elle est constituée de trois volets dans lesquels s’inscrivent les projets. Le premier volet se préoccupe de la prévention. Celui-ci vise donc les élèves, les enseignantes et les parents d’élèves du préscolaire et du premier cycle du primaire. Le deuxième volet est, pour sa part, axé sur l’intervention au deuxième et au troisième cycle du primaire ainsi qu’au premier cycle du secondaire. Enfin, le dernier volet concerne la diffusion et la formation. Il se préoccupe du transfert des connaissances issues des recherches réalisées. Notre communication présentera les thématiques, les caractéristiques et les objectifs de la Chaire ainsi qu’une brève synthèse des différents projets menés.

10 h 30_rem_
Pause
10 h 45_rem_
Jean-François Boutin UQAR - Université du Québec à Rimouski, Virginie Martel UQAR - Université du Québec à Rimouski, Isabelle BEAUDOIN UQAR - Université du Québec à Rimouski, Monica Boudreau UQAR - Université du Québec à Rimouski, Rakia LAROUI UQAR - Université du Québec à Rimouski

Le LIMIER : images, littératie et  multimodalité en éducation

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Le LIMIER est un acronyme constitué des concepts qui définissent l’essence du regroupement : littératie illustrée : médiathèque, interventions en éducation et recherche. Son champ d’étude et d’intervention est issu du croisement de deux domaines spécifiques : la littératie illustrée (LI) et l’éducation. En tant qu’organisme universitaire, le LIMIER cherche à favoriser l’essor du savoir lié à la LI en milieux scolaire et périscolaire. En marge des sphères littéraire et scolaire, plusieurs n’y voient encore qu’une sorte d’appât voué au seul divertissement, à la seule évasion; pré/para/sous littérature d’artefact, d’emphase et surtout d’entrée, elle ne doit servir qu’à transiter vers des formes ennoblies. C’est bien mal connaitre la communication contemporaine que d’adhérer à des stéréotypes résolument dépassés, considérant l’essor fulgurant des modes de représentation du sens. Surtout, c’est occulter le potentiel esthétique, langagier et éducatif de la LI en ces temps de bouleversement des pratiques formelles et surtout informelles d’expression et de communication. Plus spécifiquement, quatre axes orientent les activités des chercheurs du LIMIER : 1) la LI auprès des lecteurs émergents et débutants; 2) le développement des compétences langagières par la LI; 3) la littératie médiatique multimodale; 4) la LI en tant que médium de réflexion et de connaissance. Cette communication, en plus de développer tous ces aspects, s’attardera aux travaux passés, actuels et à venir du LIMIER.

11 h 15_rem_
Moniques Richard UQAM - Université du Québec à Montréal, Nathalie Lacelle UQAM - Université du Québec à Montréal, Monique Lebrun UQAM - Université du Québec à Montréal, Suzanne Lemerise UQAM - Université du Québec à Montréal

Hybridité/multimodalité et pratiques de création informelles des jeunes

 



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 En art actuel, l'hybridation des modes de représentation est privilégiée par nombre d'artistes (Berthet, 2002; Molinet, 2006; Rancière, 2000); en littératie, des chercheurs théorisent sur la multimodalité de la communication en incluant la création (Buckingham, 2003; Kress, 2003; Livingstone, 2003). Parallèlement, en dehors de l'école, un nombre grandissant de jeunes créent du sens à travers des pratiques hybrides/multimodales. Comment l’école peut-elle s’inspirer de ces pratiques pour enrichir son curriculum à la croisée de l’art et de la littératie? Nous présenterons les travaux de l’équipe Hybridité, multimodalité et pratiques de création informelles des jeunes. Enjeux théoriques et pédagogiques (CRSH 2013-2016). Nous privilégierons un créneau multidisciplinaire qui s’inscrit dans l’ouverture des frontières entre art et littératie, création et réception de sens, analogique et numérique, ainsi qu’entre pratiques formelles et informelles. Nous proposerons une conception complémentaire de la création hybride et de la littératie multimodale qui permet de combiner texte, image, son ou geste pour s’exprimer, mieux comprendre le monde qui nous entoure et interagir avec les autres. Par l’analyse des pratiques de création informelles d’adolescents de 12 à 17 ans, notre objectif est de mieux connaitre la culture des jeunes afin de proposer des pratiques éducatives en arts plastiques et en français qui les mobilisent comme acteurs de leurs apprentissages.

11 h 45_rem_
Michel SIMARD Collège Lionel-Groulx

Formation continue et services aux entreprises (FCSAE) du Collège Lionel-Groulx

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Nous assistons à un accroissement des besoins en main-d’œuvre qualifiée tout en étant confrontés à une volatilité du marché de l’emploi. La mondialisation de l’économie et le développement des technologies de l’information nécessitent l’adaptabilité de la main-d’œuvre et la contribution de tous à l’essor économique. Il est primordial d’assurer le développement du plein potentiel de chacun, d’en reconnaître et d’en accroître les qualifications, ainsi que de faciliter l’intégration des adultes et des jeunes ayant des déficits de compétences en littératie, car ils éprouvent des difficultés lors d’un retour dans nos institutions de formation ou sont tout simplement dans l’incapacité de réussir des programmes techniques de plus en plus complexes. Nos curriculums de formation doivent être en adéquation avec les besoins du marché du travail en offrant une main-d’œuvre qualifiée, capable de maîtriser les compétences techniques particulières à un emploi et possédant le niveau souhaité des compétences en littératie. Ce sont les seules conditions pour nous assurer que notre main-d’œuvre aura la capacité d’exécuter différentes tâches, de s’adapter aux changements et de se donner des points de référence pour acquérir d’autres compétences. Notre communication vise à démontrer la nécessité d’intégrer le rehaussement des compétences en littératie dans les curriculums des formations techniques au collégial dans un contexte où le MELS, le MESRST et le MESS hésitent à reconnaitre cette problématique.

12 h 15 - 13 h 30
Dîner et table ronde : vers la création d’un Réseau québécois en littératie
Panel
Présidence/animation : Julie Ruel Pavillon du Parc
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.435
13 h 30 - 14 h 00
Chaires de recherche, équipes de recherche et regroupements (partie 2) 
Communications orales
Discutant : Joanne Pharand UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.435
13 h 30_rem_
Julie Ruel Pavillon du Parc, André c. Moreau UQO - Université du Québec en Outaouais

Chaire interdisciplinaire de recherche en littératie et inclusion (CIRLI)

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Plus de la moitié de la population québécoise a des résultats insuffisants en littératie pour répondre aux défis de la société actuelle qui est une société du savoir (Statistique Canada 2013). Lors de l’enquête de 2003, le pourcentage d’adultes vivant une situation de handicap et n’ayant pas les compétences minimales en littératie atteignait pour sa part le taux inquiétant de 60 %. Des mesures sont déployées pour améliorer les compétences des élèves et des individus. Même si cette approche centrée sur les individus est essentielle, la perspective inclusive de la littératie invite les communautés et les services à développer une approche inclusive afin de considérer le niveau de littératie de leur population pour mieux la desservir. La Chaire interdisciplinaire de recherche en littératie et inclusion – Pavillon du Parc (CIRLI) a comme objectif de soutenir le développement des compétences des environnements et des services pour qu’ils puissent desservir mieux la population ayant de faibles taux de littératie, dans de multiples contextes. CIRLI regroupe 10 professeurs-chercheurs de disciplines diverses, une chercheure provenant d’un milieu de pratique et un représentant de la communauté. Des recherches en cours et en développement illustreront des stratégies que les milieux et les services peuvent déployer pour favoriser la prise de parole et la participation citoyenne de leur population et contribuer ainsi à construire une société inclusive.

14 h 00 - 16 h 45
Littératie numérique et médiatique
Communications orales
Discutant : Lizanne Lafontaine UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.435
14 h 00_rem_
Martine Peters UQO - Université du Québec en Outaouais

Littératie numérique : que faut-il enseigner à nos élèves pour qu’ils soient prêts à naviguer dans le monde de demain? 

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Au début du 20e siècle, le concept de littératie était associé à la capacité d’écrire son nom. Plus tard, la définition a été élargie pour inclure la lecture. En 1970, le concept de littératie informationnelle est apparu et comprenait les habilités de recherche, d’évaluation et d’utilisation de l’information. Puis, vers la fin des années 1990, les concepts de littératie numérique, digitale, technologique ont fait surface. Les habiletés traditionnelles de lecture et d’écriture constituent la base des habiletés à développer chez les élèves, mais ceux-ci doivent maintenant être compétents dans la lecture de textes, d’images, de sons, de vidéos en plus d’être capables de naviguer dans un cyberespace complexe et confus pour y retrouver ce dont ils ont besoin. Finalement, certains auteurs expliquent que la littératie numérique englobe aussi des habiletés sociales puisque les habitudes de travail sont maintenant beaucoup plus participatives et collaboratives et que les élèves doivent développer de nouvelles façons d’interagir avec les diverses sources d’information auxquelles ils ont accès. En tant qu’enseignant, notre mission est d’instruire, de socialiser et de qualifier. Qualifier l’élève suppose qu’il doit développer les compétences de littératie numérique afin qu’il puisse vivre et s’adapter au monde de demain qui sera constamment en changement. Dans notre présentation, nous examinerons quelles sont les compétences qui composent la littératie numérique.

14 h 30_rem_
Pause
14 h 45_rem_
Iulia Mihalache UQO - Université du Québec en Outaouais

Technologies d’apprentissage : critères utilisés pour mesurer les niveaux de compétence numérique des utilisateurs

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Que veut dire « compétence numérique » et comment peut-on définir et mesurer cette compétence dans un contexte précis, à savoir le recours aux technologies d’apprentissage par des utilisateurs en situation de handicap? Quels sont les critères permettant d'appréhender la notion de « compétence numérique » dans un monde qui multiplie non seulement les offres technologiques, mais aussi les connaissances et le métissage des disciplines? Gilster (1997), par exemple, a mis l'accent sur le fait que la littératie numérique renvoie à la pensée critique de l’utilisateur plutôt qu’à ses compétences technologiques, une définition qui reflète mieux l’esprit de la société dont les individus doivent posséder une capacité de sense-making et un mode de réflexion adaptatif. Également, pour vivre en synergie avec les technologies, une tendance du monde actuel, il faut qu’il y ait un partage multidirectionnel : il s’agit non seulement de transférer les connaissances sur les technologies aux utilisateurs, mais aussi d’intégrer les expériences personnelles de ces utilisateurs pour bonifier les pratiques. Après avoir fait un survol des différentes approches de la notion de « littératie numérique », nous présenterons les critères de mesure des niveaux de compétence numérique utilisés dans le contexte des technologies d'apprentissage afin de mieux comprendre la place et la prise en compte de l'utilisateur et de ses besoins.

15 h 15_rem_
Nathalie Lemieux UQAR - Université du Québec à Rimouski

La BD et le développement des stratégies d’inférence et de rappel de récit : résultats d’une étude réalisée auprès de garçons en difficulté d’apprentissage au troisième cycle du primaire

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Afin d’être compétent en littératie, les élèves doivent être en mesure « d’utiliser le langage et les images, de formes riches et variées, pour lire, écrire, écouter, parler, voir, représenter et penser de façon critique » (Ministère de l’Éducation de l’Ontario, 2004, p. 5). C’est ce que plusieurs chercheurs appellent la littératie multimodale (Hobbs & Frost, 2003; Jewitt & Kress 2003; Dagenais, 2012; Lebrun, Lacelle & Boutin, 2012). Cette présentation rendra compte des résultats d’une étude qui s’est intéressée à la littératie multimodale à l’aide d’une approche s’appuyant sur la bande dessinée. L’objectif visé par la recherche était de mesurer l’impact de cette intervention sur la motivation en lecture ainsi que le degré d’acquisition de deux stratégies (l’inférence et le rappel de récit) auprès de 30 garçons de 5e année du primaire éprouvant des difficultés d’apprentissage. La bande dessinée s’avère un matériau des plus riches à utiliser auprès d’élèves éprouvant des difficultés en lecture en raison de son caractère multimodal comprenant les modes sémiotiques suivants : le textuel et le visuel, le gestuel et le sonore (évocation). Nous verrons comment la mobilisation de stratégies de lecture multimodale à partir de la bande dessinée permet d’améliorer la littératie chez les jeunes.

15 h 45_rem_
Kim CHAPUT UQO - Université du Québec en Outaouais

Les pratiques pédagogiques de littératie médiatiques multimodale en français, langue d’enseignement, jugées motivantes par des élèves du troisième cycle issus de milieu défavorisé

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De la littératie traditionnelle émerge maintenant la littératie médiatique multimodale (LMM). Celle-ci réfère aux connaissances et aux compétences requises pour comprendre et utiliser les médias à des fins de communication, de compréhension, de production ou de réception d’informations dans divers modes sémiotiques simultanés (Lebrun et al., 2012; CCA, 2008). La LMM requiert des habiletés de décodage de plus en plus complexes et il est préoccupant de constater que présentement, 14,2 % des 16 à 24 ans sont des décrocheurs et que 73 % d’entre eux n’atteignent pas le niveau de littératie souhaité (CSÉ, 2013). Avoir de faibles compétences dans le domaine du français, langue d’enseignement, est un fort indicateur de décrochage scolaire (Janosz, 2013), particulièrement en milieu défavorisé (Montmarquette & Meunier, 2001). Les experts mentionnent l’importance de rehausser la motivation et les compétences de base en français afin de favoriser la réussite scolaire chez cette clientèle. Or, l’émergence de la littératie médiatique multimodale tend à modifier les pratiques d’enseignement du français et elle comporte une visée motivationnelle. L’investigation porte sur les pratiques pédagogiques de littératie médiatique multimodales en français que des élèves du troisième cycle du primaire de milieu socioéconomique faible cycle jugent motivantes. Cette communication présentera la problématique, le cadre théorique et la méthodologie de notre recherche de 2e cycle.

16 h 15_rem_
Plénière
16 h 45 - 18 h 00
Cocktail et lancement d’ouvrages
Cocktail
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.130

Jeudi 15 Mai 2014

8 h 30 - 12 h 15
Littératie langue
Communications orales
Discutant : Joanne Pharand UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.435
8 h 30_rem_
Monica Boudreau UQAR - Université du Québec à Rimouski

La littératie familiale : une expérience enrichissante pour favoriser la réussite des enfants

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Il est maintenant bien reconnu dans les écrits scientifiques que l’apprentissage de la lecture et de l’écriture pour un enfant commence bien avant l’entrée à l’école. En effet, les chercheurs sont unanimes : l’éveil à la lecture et à l’écriture se fait d’abord dans la famille et les parents y jouent un rôle majeur (Britto & Brooks-Gunn, 2001). Cette communication porte sur un programme de littératie familiale mené auprès de parents d’enfants de maternelle. Il s’inscrit dans une perspective de prévention des difficultés d’apprentissage en lecture et a pour but d’outiller et de soutenir les parents dans leur rôle de premiers éducateurs de leur enfant. Composé de six ateliers, le programme intitulé À la maison, jouons avec les mots, les lettres et les sons a comme objectif de développer, de façon ludique, tant les pratiques parentales que les habiletés des enfants en conscience phonologique et en connaissance des lettres de l’alphabet. Chaque atelier de 90 minutes est composé d’une formation, d’échanges, de démonstrations et d’activités en lien avec une thématique que les parents sont invités à expérimenter à la maison avec leur enfant.
Cinquante-sept dyades parent-enfant de trois écoles de la Commission scolaire des Navigateurs de la région de Québec ont participé à ce projet. Cette communication décrit le programme auquel les parents ont participé et présente quelques résultats.

9 h 00_rem_
Myriam VILLENEUVE-LAPOINTE UQO - Université du Québec en Outaouais

La mémorisation de l’orthographe lexicale au premier cycle du primaire

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Le faible taux de littératie chez les élèves du préscolaire et du primaire peut s’expliquer par plusieurs facteurs dont ceux d’ordre motivationnel et psychoaffectif ainsi que ceux d’ordre cognitif et métacognitif (Navarro & Le Deun, 2004). Afin d’améliorer les compétences en littératie des élèves, il convient de se questionner sur les stratégies métacognitives qu’ils utilisent. L’apprentissage de l’orthographe lexicale nécessite l’utilisation de stratégies de mémorisation puisque la langue française est opaque à l’écrit (Brissaud et al., 2011; Catach, 1978; Cogis, 2005; Seymour, Aro & Erskine, 2003). De plus, il est essentiel de présenter aux élèves des mots dont l’orthographe lexicale correspond au développement cognitif des apprenants afin qu’ils soient motivés (Bousquet et al., 1999; Fayol & Jaffré, 1999). Par contre, les documents utilisés par les enseignants diffèrent quant aux mots à mémoriser et aux stratégies de mémorisation à présenter (Tremblay, Lefrançois & Lombard, 2013). ). Il est donc possible de se questionner sur les stratégies de mémorisation de l’orthographe lexicale utilisées par des élèves de fin du premier cycle du primaire. L’utilisation de la méthode de verbalisation à voix haute (Think aloud) lors de la collecte de données a permis de déterminer les stratégies de mémorisation utilisées par des élèves ayant différents niveaux de compréhension en orthographe lexicale.

9 h 30_rem_
Myriam FONTAINE UQAM - Université du Québec à Montréal

La morphologie : un allié dans l’apprentissage de l’écriture

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Le développement de compétences suffisantes en littératie implique notamment d’apprendre à écrire. En effet, l’écriture est un outil de communication qui permet d’interagir et de comprendre. Pour intégrer l’écrit au quotidien, il s’avère essentiel de s’approprier certaines conventions propres à la langue écrite. En français, puisque l’orthographe lexicale est complexe, cette appropriation s’avère ardue pour de nombreux apprenants. Afin de favoriser l’apprentissage de l’orthographe lexicale française, des pratiques éducatives exploitant la morphologie s’avèrent pertinentes. Or, cette dimension est peu exploitée. Des recherches démontrent pourtant que, dès le primaire, les apprenants écrivent des mots en se servant de leur structure morphologique. Mais comment arrivent-ils à écrire des mots à l’aide de la morphologie? À quel moment le font-ils dans leur développement? Quelles pratiques éducatives peuvent favoriser cet apprentissage? Dans le cadre de cette communication, l’apport de la morphologie dans l’apprentissage de l’orthographe lexicale sera discuté à la lumière de recherches récentes sur le sujet. Des idées d’activités pour travailler la morphologie seront également proposées.

10 h 00_rem_
Constance Lavoie UQAC - Université du Québec à Chicoutimi

Redéfinir la littératie pour les milieux autochtones : la pédagogie des littératies multiples

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Malgré les politiques pour éliminer les langues et les pratiques littéraciques des autochtones qui ont eu cours, les 11 nations autochtones au Québec ont conservé leur culture et leur langue. Aujourd’hui, le degré de vitalité des langues autochtones ainsi que leur usage diffèrent d’une communauté à l’autre (Norris, 1998; Drapeau, 2011). L’adaptation de la définition du concept de littératie pour les milieux autochtones est importante, car les besoins littéraciques sont spécifiques à ces peuples minoritaires où la langue et la culture sont menacées. De plus, la réalité des jeunes autochtones diffère de celle de leurs parents et de leurs grands-parents. Les besoins littéraciques des jeunes autochtones sont à la fois enracinés dans les pratiques culturelles et linguistiques traditionnelles tout en incluant ceux de l’ère numérique et de la culture populaire nord-américaine. La pédagogie des littératies multiples propose de répondre à ces pratiques variées. Cette pédagogie conçoit que lire, écrire et communiquer dépassent le cadre scolaire pour inclure une visée sociale engagée, contextualisée et fonctionnalisée (Gee, 2000; Street, 1993). Cette communication présente la définition et les visées de la pédagogie des littératies multiples en donnant des exemples tirés d’un projet d’enseignement du vocabulaire réalisé avec les Innus d’Unamen Shipu (Lavoie, Mark & Jenniss, sous presse).

10 h 30_rem_
Pause
10 h 45_rem_
Nancy Granger UQAM - Université du Québec à Montréal, France Dubé UQAM - Université du Québec à Montréal, Sophie Labelle Commission scolaire de la Rivière-du-Nord

Améliorer le rapport à l’écrit des élèves d’une classe « Coup de pouce » au secondaire : des choix pédagogiques qui font toute la différence!

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Selon McCraken et Murray (2009) entre 20 et 40 % des élèves canadiens n’auraient pas les compétences suffisantes en littératie pour être concurrentiels dans notre monde compétitif.
Selon Malo et Sarmiento (2010), pour éviter que de nombreux élèves quittent l’école, le milieu scolaire doit se saisir de sa responsabilité d’assurer la certification des jeunes qui lui sont confiés. La démarche d’accompagnement qui sera présentée a été initiée dans le cadre d’une recherche-action-formation à la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord. Dans la mesure où selon Paquay (2012), les enseignants doivent être capables d’analyser le contexte de leur enseignement et de réguler leurs actions pour s’adapter aux besoins diversifiés des élèves qui composent la classe, nous exposerons la réflexion entamée par une enseignante quant aux compétences à développer en regard de l’écrit chez ses élèves. Les difficultés en lecture et en écriture éprouvées au démarrage de l’année scolaire seront présentées et les ajustements apportés aux pratiques pédagogiques seront décrits. Les résultats obtenus seront discutés et des pistes d’actions pour l’avenir seront proposées. Par cette étude de cas, nous souhaitons contribuer à la réflexion en questionnant le rôle des enseignants dans la planification pédagogique des tâches qui visent à développer l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite chez les apprenants (OCDE, 2009).

11 h 15_rem_
Amélie Guay UQO - Université du Québec en Outaouais

Littératie universitaire, mesures de remédiation et rapport à l’écriture : le cas des étudiants en formation initiale à l’enseignement 

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Le milieu universitaire reconnait de plus en plus les besoins de formation approfondie en rédaction disciplinaire et la notion de littératie universitaire est utilisée pour en parler. Les auteurs que cette question intéresse la définissent, pour l’instant, comme étant les genres et les modes de discours universitaires ainsi que les difficultés rencontrées par les étudiants dans leur mise en pratique (Delcambre & Lahanier-Reuter, 2010; Boeglin & Jean, 2011; Reuter, 2012). Dans le contexte de la formation initiale à l’enseignement (FIE), l’attention se porte surtout sur l’aspect des difficultés langagières. En effet, alors que le Québec attend de ses enseignants qu’ils possèdent une compétence langagière supérieure (Ministère de l’Éducation du Québec, 2001), plus de la moitié des étudiants en FIE échouent le Test de certification en français écrit pour l’enseignement (TECFÉE) qui mesure leur compétence linguistique (Allard, 2009). Pour soutenir ces étudiants qui échouent, les universités offrent des mesures de remédiation (Lafontaine, Émery-Bruneau & Guay, 2012). Or, au-delà d’une réussite au TECFÉE, nous connaissons peu les conséquences de ces mesures sur le rapport à l’écriture (Barré-De Miniac, 2000) des étudiants. Inscrite dans le cadre d’une recherche doctorale en cours, cette communication présentera les premières analyses décrivant le rapport à
l’écriture d’étudiants dont la compétence linguistique a été jugée insuffisante et qui suivent des mesures de remédiation.

11 h 45_rem_
Geneviève Carpentier UQO - Université du Québec en Outaouais

Difficultés d’enseignants débutants du primaire sur le plan de la compétence scripturale et retombées sur leur insertion professionnelle

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Les enseignants du primaire doivent accomplir des tâches professionnelles nécessitant une maitrise de la compétence scripturale et permettant aux élèves d’acquérir des compétences en littératie (écrire au tableau, transmettre le gout de lire et d’écrire, etc.). Pourtant, Lefrançois et al. (2005) indiquent que plusieurs étudiants en enseignement ne maitrisent pas suffisamment la compétence scripturale permettant de réaliser les différentes tâches professionnelles. Il est légitime de nous questionner sur les liens possibles entre les difficultés sur le plan de la compétence scripturale des enseignants et le fait qu’entre 20 % et 40 % des élèves canadiens ne possèdent pas les compétences en littératie nécessaire pour performer dans la société actuelle (McCraken & Murray, 2009). Nous nous sommes donc demandé quelles sont les retombées des difficultés dans la compétence scripturale d’enseignants débutants du primaire lors de leur insertion professionnelle. Selonl'analyse de nos résultats, les savoirs linguistiques des participantes sont problématiques et elles peinent à transmettre aux élèves des connaissances orthographiques et grammaticales qu’elles maitrisent majoritairement difficilement. Aussi, les tâches professionnelles liées à l’enseignement posent problème pour plusieurs participantes. Finalement, les répercussions sur l’insertion professionnelle sont nombreuses et c’est particulièrement le rapport aux autres qui est affecté par leurs difficultés.

12 h 15_rem_
Dîner
13 h 30 - 15 h 15
Littératie émotionnelle
Communications orales
Discutant : Lizanne Lafontaine UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.435
13 h 30_rem_
Joanne Pharand UQO - Université du Québec en Outaouais, André c. Moreau UQO - Université du Québec en Outaouais

La littératie émotionnelle : un langage accessible chez des enseignants du primaire

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Dans la francophonie, le terme littératie émotionnelle est nouveau. Cependant des chercheurs australiens et britanniques associent Emotional literacy à intelligence émotionnelle (Sorin, 2004; Coopock, 2006; Perry, Lennie et Humphrey, 2008). La littératie émotionnelle correspondrait donc aux habiletés décrites par Mayer et Salovey (1997) : percevoir, comprendre, décoder et autoréguler ses émotions. Nous présenterons les résultats d’une recherche effectuée auprès d’enseignants du troisième cycle au primaire à la suite de l’expérimentation d’une démarche d’intégration de l’intelligence émotionnelle dans leurs relations avec les élèves et dans l’accompagnement effectué auprès d’élèves à risque pour les aider à comprendre et à autoréguler les émotions vécues en classe. La maitrise de ces compétences constitue un outil non seulement de prévention des difficultés scolaires, mais aussi de compréhension du rôle des émotions dans la disponibilité des élèves à apprendre et dans les interventions des enseignants dans ce sens. Le langage émotionnel est accessible dans la mesure où les intervenants acceptent de reconnaitre et d’examiner leurs propres émotions pour mieux comprendre celles des autres. La contribution du terme littératie émotionnelle enrichit, sinon élargit, le concept de la littératie et fournit un outil d’intervention préventive.

14 h 00_rem_
Chantal Verdon UQO - Université du Québec en Outaouais

Porter un regard sur soi pour mieux comprendre et interagir avec les autres

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Interagir avec les autres implique de porter un regard sur sa propre personne. Selon le philosophe existentialisme Gabriel Marcel (1889-1973), il est inévitable de passer par soi pour entrer en relation avec les autres (Marcel, 1951). La littératie centrée sur les émotions permet justement de poser ce regard, car comprendre ce qui se passe en soi amène à clarifier son rapport à l’autre (Pharand, 2013). Ce type de littératie ouvre donc à un monde de possibilités. Un modèle récemment construit autour de la philosophie de Marcel a été développé dans le but d’outiller des intervenants qui œuvrent dans le domaine relationnel (Verdon, 2012). Ce modèle utilise un langage différent et novateur pour définir plusieurs notions destinées à décrire les relations, et ce qui nous relie aux autres. Il reconfigure certains mots en vue de développer des habiletés émotionnelles. Par conséquent, il conduit à une compréhension particulière de la dimension de soi au contact des autres. Trois thèmes principaux seront abordés : prendre conscience de soi, revisiter la distance émotionnelle et comprendre les interinfluences entre les personnes. Ces thèmes permettent de réfléchir aux limites à instaurer dans les relations avec les autres. Ce modèle souhaite ainsi outiller les personnes à mieux se comprendre et interagir avec les autres pour ainsi soutenir leur santé émotionnelle.

14 h 30_rem_
Pause
14 h 45_rem_
Manon DOUCET UQAC - Université du Québec à Chicoutimi

Vers une synergie du langage émotionnel de l’accompagnateur et de l’accompagné en contexte d’enseignement des habiletés sociales

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Guider les élèves dans le monde des émotions pour mieux les identifier, les nommer, les comprendre et en assurer la régulation demande d’abord aux enseignants de décoder leurs propres émotions et donc de passer par soi pour être capable d’interagir. Accompagner des enseignants dans la lecture des émotions implique le même processus pour l’accompagnateur. C’est dans cette croisée des chemins du monde des émotions que se constitue un langage émotionnel que chacun doit décrypter pour s’engager dans des interactions fructueuses. La littératie émotionnelle est un concept novateur permettant de prendre en compte les compétences émotionnelles dans la complexité des situations d’enseignement et d’apprentissage pour mieux les comprendre et leur donner un sens. L’enseignement des habiletés sociales était au cœur d’une recherche menée dans une école primaire regroupant une quinzaine d’enseignants préoccupés par de nombreux comportements de violence dans l’école. Dans ce contexte d’enseignement, les enseignants ont pris conscience de l’importance du partage entre collègues pour réfléchir et se positionner afin d’être soi même compétent sur les plans émotionnel et social comme adulte pour accompagner les élèves (Doucet & Gauthier, 2013). Au fil des séances de travail, la chercheure (accompagnateur) et les enseignants (accompagnés) ont appris à lire leur langage émotionnel (Pharand et Clément, 2010) et celui des autres pour le réinvestir dans leur enseignement et les apprentissages des élèves.

15 h 15 - 17 h 15
Milieux inclusifs et adaptation scolaire
Communications orales
Discutant : Julie Ruel Pavillon du Parc
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB 2.435
15 h 15_rem_
Rakia LAROUI UQAR - Université du Québec à Rimouski, Stéphanie Leblanc UQAR - Université du Québec à Rimouski

Littératie et approche intégrée d’enseignement en contexte d’adaptation scolaire

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Les écrits des recherches sur la littératie recommandent son enseignement selon l’approche intégrée, surtout au début des apprentissages scolaires. Cette approche suggère que les situations d’enseignement-apprentissage du lire-écrire-parler fassent interagir les diverses composantes de l’enseignement : oral expressif et réceptif, lecture, écriture, littérature de jeunesse, etc. Cela implique aussi de décloisonner les apprentissages en les intégrant aux autres disciplines. Or, certains écrits sur les pratiques efficaces de l’enseignement de la langue auprès des élèves en difficulté d’apprentissage semblent pour leur part tendre vers la recommandation d’un enseignement morcelé. Cela nous amène à nous interroger sur les pratiques d’enseignement du français utilisées en classe d’adaptation scolaire : sont-elles intégrées ou morcelées? Afin de connaitre ces pratiques, une collecte de données par entrevues individuelles semi-dirigées a été réalisée auprès d’enseignantes de l’adaptation scolaire du primaire et du début du secondaire. Les résultats montrent que les enseignantes interrogées déclarent faire parfois appel à l’approche intégrée, mais souvent, elles ont tendance à cloisonner les activités d’enseignement-apprentissage de la littératie afin de les adapter aux élèves en difficulté. Les constats orientent vers plusieurs  pistes de réflexion sur les pratiques enseignantes auprès des élèves en difficultés d’apprentissage.

15 h 45_rem_
Bernadette Kassi UQO - Université du Québec en Outaouais

Rôle de la rédaction inclusive en littératie informationnelle : cadre théorique et conceptuel

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Si la littératie est largement définie comme la capacité pour une personne de comprendre et d’utiliser le langage, les chiffres, les images et les technologies de l’information et de la communication afin d’échanger, d’acquérir de nouvelles connaissances, de développer son plein potentiel et d’être un citoyen à part entière (CIRLI, 2012), il est clair que l’information en demeure l’ossature. La littératie informationnelle renvoie aussi bien à « l’aptitude à comprendre et à utiliser l’information écrite dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités » (OCDE, 2000) qu’à la capacité, pour le lecteur, de collecter et d’analyser l’information dans l’optique de favoriser une prise de décision efficace (Michael, Hightte et al., 2009). Qu’en est-il du rôle que joue le concepteur dans l’acquisition par le lecteur de cette littératie informationnelle, quand on sait que la pertinence d’une information équivaut à la capacité « de lier, de favoriser, par des procédures communicationnelles diverses, l’effet souhaité par l’action de communication en diminuant l’effort que doit consentir le destinataire pour comprendre le message » (Beaudet, 2006)? Cette communication présentera le cadre théorique et conceptuel de cette littératie avec un accent sur ce qui lie concepteur et lecteur dans cet acte de communication qui doit favoriser la compétence informationnelle du second.

16 h 15_rem_
Pilar NÚÑEZ-DELGADO Universidad de Granada

Rhétorique classique et littératie

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Dans l’Antiquité gréco-latine, la rhétorique était l’art de la persuasion par la parole. La formation rhétorique apportait une éducation humaniste qui cherchait à harmoniser le « bien-dire » avec le « bien-penser » et le « bien-être ». C’est cette double considération de la Rhétorique comme science globale s’intéressant au discours et au langage ainsi qu’à leur enseignement qui suscite sa récupération actuelle, particulièrement dans une didactique de la littératie visant à former des citoyens critiques, compétents, aptes à participer à la vie publique. Dans ce travail, nous prétendons exposer les aspects fondamentaux qui peuvent en faire un cadre approprié pour un traitement théorique et pratique de la lecture à l´école engagé avec l’inclusion.

16 h 45_rem_
Plénière
17 h 00_rem_
Synthèse

Participez à la conversation

Nouvelle(s) du colloque

  • Venez participer à une première dans le cadre des colloques portant sur la littératie: la mise en commun des travaux de regroupements d'intérêt, d'équipes et de chaires de recherche en littératie.

  • Venez échanger sur la pertinence de développer un réseau québécois en littératie lors de notre table ronde du mercredi 15 mai de 12h15 à 13h30. 

  • Venez assister au lancement d'ouvrages portant sur la littératie lors de notre cocktail le 15 mai à 16 h 45.

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