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82e du Congrès de l'Acfas

Domaine de recherche 403 - Gestion des organisations

Du mardi 13 mai à 09 h 00 au jeudi 15 mai à 16 h 00.
Responsable
  • Allain Joly HEC Montréal
Description

Nous vivons dans une société d’organisations, disait Charles Perrow. Elles nous prennent en charge depuis notre naissance jusqu’à notre mort, écrivait Henry Mintzberg... Ceux qui nous suivront y seront bientôt planifiés, conçus et, avec l’avènement de nos personas électroniques, nous y survivrons bien après notre mort.

Pour le meilleur ou pour le pire, les organisations semblent avoir échappé au contrôle des humains qui les animent, les ont créées ou les pensent.

Les réflexions et les travaux qui seront présentés dans le cadre du domaine de gestion des organisations reflètent une diversité de points de vue sur celles-ci. On y proposera des travaux à plus large portée remettant en cause le désencastrement social de ces structures tandis que, pour d’autres, il s'agira d’affiner certains aspects de leur fonctionnement afin de les rendre encore plus efficaces.

Max Weber avait-il raison quand il écrivait que les organisations sont une cage de fer qui désenchante le monde? À vous d’en juger!

Mardi 13 Mai 2014

9 h 00 - 11 h 30
Soucis d’éthique et gestion de crise
Communications orales
Présidence/animation : Anne-Marie GAGNE TÉLUQ - Université du Québec
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S1.105
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Rym HACHANA TUNIS BUSINESS SCHOOL, Abdelwahed OMRI Institut supérieur de gestion de Tunis

Réflexions éthiques autour du processus managérial dans les filiales occidentales implantées en Tunisie

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Adoptant une approche instrumentale appuyée par une démarche qualitative menée auprès de 11 filiales occidentales implantées en Tunisie, notre but est d’analyser le degré d’adhésion des processus managériaux de planification, organisation, direction et contrôle, observables dans les filiales étrangères en Tunisie, aux normes éthiques.

L’analyse de contenu thématique que nous avons mené grâce aux propos recueillis auprès de 22 directeurs appartenant à 11 filiales occidentales implantées en Tunisie a permis l’établissement d’une grille comprenant quatre types de filiales qui sont les filiales éthiques, responsables, neutres et non éthiques. Cette typologie est le résultat de la conjugaison de deux paramètres qui sont le degré de l’engagement éthique de la maison mère envers sa filiale et de l’engagement de la filiale elle-même envers les standards éthiques.

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Fatima Azzahra LAHRIZI HEC Montréal

L’éthique organisationnelle mise en pratique

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Le champ de l’éthique des affaires est dominé sur le plan méthodologique par des recherches quantitatives où des relations entre différentes variables sont testées (Lockett et al, 2006; O’Fallon et Butterfield, 2005; Randall et Gibson, 1990). Dans cette communication, je propose de présenter les résultats d’une recherche qualitative menée auprès de 25 leaders d’affaires au Québec pour explorer leur sensibilité éthique, valeurs, comportements et pratiques éthiques en gestion, dans le cadre de ma thèse de doctorat. J'ai privilégié un design qualitatif constructiviste car je cherche non seulement à explorer le sens que les individus donnent à leurs actions, mais aussi à voir des réalités multiplies plutôt qu’expliquer la réalité (Charmaz, 2006). Sur la base d’une analyse d’entrevues, j’ai privilégié la théorie ancrée ou Grounded Theory (GT) comme stratégie de théorisation à partir des données (Langley, 1999; Paillé, 1994). L’analyse des contenus a été également associée à l’analyse d’autres données dans le souci d’assurer la triangulation (Jonsen et Jehn, 2009 ; Patton, 1999).  Le cadre conceptuel de cette recherche est issu d’une juxtaposition de quatre modèles théoriques: Wilber (1996), Rest (1986), Schein (2004) et Epstein (1973, 1989). Les résultats proposent suggèrent que les pratiques éthiques de gestion chez les leaders québécois suivent un modèle de type conjonctif inspiré de la théorie de décision du consommateur (Bettman et Park, 1980).

 

     

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Anne-Marie GAGNE TÉLUQ - Université du Québec, Mary Jane Kwok Choon
Vers une analyse des stratégies de communication mobilisées au cours de crises alimentaires et environnementales
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Déraillements ferroviaires, marées noires, sang contaminé…Qu’elles soient d’ordre environnemental, social, technologique, ou autre, les « crises » font les manchettes quasi quotidiennement. Pour les gérer, moult entreprises usent de stratégies de déni, de silence, de diversion qui nuisent à leur image et qui peuvent engendrer des conséquences négatives sur les parties prenantes. Partant de l’hypothèse que la crise se gère efficacement avant son émergence, cette recherche vise à : documenter les mécanismes développés par les grandes entreprises québécoises dans leur planification de crise; analyser l’importance attribuée, dans ces mécanismes, aux communications avec les parties prenantes et comparer cette analyse avec la perception des dirigeants sur  le rôle que joue la communication lors d’une planification de crise. Au cours de cette communication, nous présenterons une analyse de la documentation scientifique de certaines crises en mettant en évidence les stratégies de communication adoptées par les entreprises concernées, la méthodologie de recherche préconisée (méthode qualitative, entretiens semi-directifs) pour vérifier notre hypothèse, ainsi que les premiers résultats de recherche obtenus. L'originalité de cette recherche réside dans son ambition de ne pas s’en tenir à une observation a posteriori d’une crise, mais d’examiner comment les entreprises se préparent aux crises potentielles et comment elles intègrent la communication avec les parties prenantes concernées.

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Hani SARKIS UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières, Marie-Pier Paquette-Séguin
La gestion stratégique de crise organisationnelle dans les PME
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Une crise est un processus de transformation induit par une rupture majeure qui force à la restructuration des systèmes sociaux, humains, technologiques et naturels (Shrivastava, 1993). Une crise constitue une menace pour les intérêts vitaux d’une organisation et la gestion de crise est importante pour la survie de celle-ci (Kovoor-Misra, 1995). Lorsqu’une crise éclate, elle implique tous les secteurs de l’entreprise multipliant l’étendue potentielle des conséquences nuisant ainsi à la continuité des affaires et diminuant ses chances de survie (Roux-Dufort, 2003). En ce sens, l’objectif est d’augmenter la résilience de l’organisation afin que celle-ci soit outillée pour surmonter un événement à caractère disruptif. Il s’agit d’une problématique d’envergure puisqu’actuellement les PME québécoises n’adoptent pas ou peu de mesures pour prévenir ou gérer les crises.

 

L’objectif de cette recherche est de répondre à ces lacunes. S’appuyant sur une revue de littérature en passant par les théories, les standards et les meilleures pratiques, cette recherche est basée sur des études de cas afin de catégoriser certaines crises organisationnelles importantes. Cette dernière contribue à l’avancement des connaissances dans le domaine de la gestion de crise ainsi qu’à la sensibilisation des PME québécoises sur les meilleures pratiques en gestion de crise. De même, des avenues de recherche dans le domaine sont suggérées.

 

Mots-clés: gestion de crise, risque, résilience, PME.

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Vincent Gagné Université de Sherbrooke, Sylvie Berthelot Université de Sherbrooke

Reporting durable des petites et moyennes entreprises (PME) : le cas des entreprises françaises soumises à la loi « Grenelle 2 »

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La responsabilité sociétale des entreprises est une préoccupation de plus en plus présente sur la scène mondiale. Pour être en mesure d’évaluer les efforts des entreprises dans le domaine, les parties prenantes de celles-ci ont toutefois besoin d’une information pertinente et fiable. C’est dans cette perspective que les autorités françaises ont récemment accru leurs exigences. Les sociétés cotées ont maintenant l’obligation de publier de l’information sociale, environnementale et sociétale dans leur rapport de gestion. Comme ces dispositions législatives sont parmi les premières en la matière, elles offrent l’opportunité d’examiner la mise en place de ce type de reporting par les entreprises. Les travaux antérieurs sont nombreux à documenter les pratiques volontaires de reporting durable des grandes entreprises, mais peu d’entre eux ont porté sur les PME. Ces dernières représentent néanmoins une portion importante des activités économiques de la plupart des pays industrialisés. La présente étude a pour objectif de pallier à ce vide en documentant les pratiques de reporting sociétal des PME françaises soumises aux dispositions de la loi Grenelle 2. Les résultats des analyses tendent à démontrer que ces dernières publient plusieurs des éléments d’information demandés mais pas la totalité. Ces résultats sont intéressants pour les autorités intéressées à la normalisation de ce type d’éléments d’information. Ils permettent d’appréhender l’utilité de ce type de réglementation.



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Émilie Fortin-lefebvre École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM , Fabien DURIF UQAM - Université du Québec à Montréal
Codifier efficacement l’éthique dans les organisations : les résultats d’une méta-analyse descriptive
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Le code d’éthique est l’outil le plus utilisé pour opérationnaliser la gouvernance éthique dans les organisations et répondre aux attentes de nombreuses parties prenantes en termes de comportements attendus. Toutefois, la présence d’un code éthique ne garantit pas forcément des comportements éthiques de la part desdirigeants et des employés. Où en est la recherche dans le domaine ? Que savons-nous de l’efficacité des codes éthiques ?

Cette communication propose, via une méta-analyse descriptive, de faire le portrait de la recherche en gestion sur les codes d’éthique. À la suite d’une procédure rigoureuse de sélection, 104 articles, identifiés dans les revues les plus cotées en gestion selon le classement de Journal Citation Reports, ont été soumis à une analyse de contenu à l’aide du logiciel Atlas.ti.

Les résultats soulèvent une recherche s’étalant de 1963 à 2012, à légère dominance empirique, essentiellement concentrée sur le secteur privé nord-américain. Le contexte culturel et organisationnel ressort comme le pilier central de la gouvernance éthique étant donné son influence à la fois sur le contenu, l’utilisation, l’implantation et l’impact des codes d’éthique.

L’analyse approfondie de ces 104 références a permis de proposer une démarche de codification éthique efficace axée autour de cinq étapes : raisons/motivations; formulation; implantation; renforcement; et impact du code d’éthique.

13 h 30 - 15 h 30
Aspects de gestion du personnel (GRH) : vie des employés et pratiques de coaching
Communications orales
Présidence/animation : Charles Benabou UQAM - Université du Québec à Montréal
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S1.105
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Marie Gwen CASTEL-GIRARD UQAM - Université du Québec à Montréal, Louis Baron UQAM - Université du Québec à Montréal

Le rôle des compétences du coach sur l’efficacité du coaching de gestion : une recension des écrits

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Le coaching de gestion est de plus en plus utilisé en organisation pour accompagner les gestionnaires dans les divers défis auxquels ils font face au quotidien. Cet engouement pour le coaching de gestion est cependant peu soutenu par la recherche scientifique. En effet, à ce jour, rares sont les études empiriques qui ont évalué les processus associés au succès du coaching de gestion notamment les compétences du coach (Lowman, 2005; Sue-Chan & Latham, 2004). La présente recension des écrits propose donc de répondre à la question : « Quelles compétences du coach contribuent à l’efficacité du coaching de gestion ? ». Pour ce faire, les auteurs se basent sur la documentation scientifique émergente dans le domaine du coaching de gestion, mais également sur les écrits des domaines du mentorat et  de la psychothérapie. En effet, plusieurs auteurs suggèrent que la recherche sur le coaching de gestion puisse s’inspirer des résultats de recherche en psychothérapie (McKenna et Davis, 2009; de Haan, 2008).  À l’instar de Baron et Morin (2009), les compétences contribuant aux retombées positives du coaching sont agrégées de façon à intégrer les perspectives d’auteurs. Aussi, cette recension des écrits tiendra compte de trois perspectives d’acteurs impliqués dans une démarche de coaching de gestion, soit celle du coach (Griffiths et Campbell, 2008), celle du coaché (Gray, Ekinci et Goregaokar, 2011) et celle du client payeur.

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Claudio Pousa Lakehead University

Le coaching des commerciaux comme moteur de l’orientation client

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Problématique

Le coaching est la plus grand influence que le directeur de ventes peut exercer sur les vendeurs. Mais, peu de recherche scientifique a étudié les effets du coaching sur le comportement des commerciaux et sur leur performance

Méthodologie

122 employées d’une institution financière de Montréal ont fourni des données sur le coaching reçu ainsi que sur leur orientation-client, leur comportement orienté vers la vente et leur performance. Les données ont été analysées en utilisant la méthode des équations structurelles

Résultats

Les résultats suggèrent que le coaching permet d’augmenter l’orientation-client des commerciaux (b = 0,31,  p < 0,01), ainsi que de réduire le comportement orienté vers la manipulation du client lors de la vente (b = -0,19,  p < 0,10). La combinaison de ces trois variables explique une variation de 23 % de la performance (r2 = 0,23)

Conclusion

L’orientation-client est une variable centrale dans la gestion des entreprises parce qu’elle permet d’augmenter la fidélité et la rétention des clients; par la même instance, le comportement orienté vers la vente a été identifié comme un comportement de manipulation qui empêche l’établissement des relations de longue terme. Selon nos résultats, le coaching est une stratégie relationnelle susceptible d’augmenter l’orientation-client et de réduire le comportement de manipulation, ce qui permettrait aux entreprises d’améliorer les relations avec la clientèle, la fidélité, la rétention et la performance

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Charles Benabou UQAM - Université du Québec à Montréal, Véronique Chartrand UQAM - Université du Québec à Montréal

Le sentiment d’efficacité personnelle : un concept spécifique ou général?

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Le concept de sentiment d’efficacité personnelle (SEP) a connu depuis quelques années de multiples applications en gestion des ressources humaines (GRH), notamment comme prédicteur important de la performance et de la satisfaction au travail. Le SEP est généralement défini comme la croyance d’un individu en ses capacités de mener à bien une tâche en vue d’un résultat. Pour Bandura, l’objet du SEP est spécifique, c’est-à-dire qu’il est relié à une tâche précise. Récemment, d’autres chercheurs penchent pour une conceptualisation plus globale du SEP, où ce dernier est alors décrit comme une compétence générique pouvant s’appliquer à des contextes variés.  L’objectif de cette recherche est 1. de mettre en évidence les caractéristiques du SEP vu comme deux construits et 2. de dégager les conséquences méthodologiques et pratiques de cette double conception du SEP. La stratégie de recherche consiste en une recension des écrits sur la double nature du SEP depuis les cinq dernières années. Cette recension permet de dégager l'influence des variables suivantes sur les deux conceptions du SEP : 1. les échantillons choisis ; 2. la méthode de recherche ; 3. le rôle du SEP (variable indépendante ? dépendante ? modératrice ? etc.) ; 4. les effets différenciés du SEP sur la performance individuelle et organisationnelle.  Les apports théoriques de cette recherche viendront clore ce travail. 

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Lysa-Marie HONTOY Université de Montréal, Ashrah LUCAS UQAM - Université du Québec à Montréal, Kenza Brahimi

Leadership, laisser-faire et détresse psychologique : exploration du rôle de la personnalité

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Peu d’études empiriques ont vérifié le lien unissant le leadership laisser-faire, considéré comme étant un style de leadership destructeur, à la détresse psychologique des employés. Dans un premier temps, la présente étude vise à clarifier ce lien, présumé comme étant positif et à vérifier, dans un deuxième temps, le rôle modérateur des traits de personnalité esprit consciencieux et névrosisme. Nous supposons que les individus ayant des scores élevés sur ces dimensions ressentiraient davantage de détresse psychologique. Pour valider ces hypothèses, des données ont été récoltées à l’aide d’un questionnaire administré en ligne à 426 employés travaillant dans des secteurs diversifiés. Le leadership laisser-faire a été évalué à l’aide de l’échelle de Doucet et al. (2009) et la détresse psychologique a été mesurée par une version abrégée de l’échelle de Gilbert et al. (2011). L’esprit consciencieux et le névrosisme ont été évalués par des items provenant du modèle de l’HEXACO (Ashton et Lee, 2009). Les résultats indiquent que le leadership laisser-faire est corrélé positivement à la détresse psychologique (r = 0,22 < 0,01). Les analyses de modération ne révèlent cependant aucune interaction significative avec les traits esprit consciencieux et névrosisme.  Par conséquent, cette étude permet de constater que le leadership laisser-faire s’avère néfaste pour les employés et suggère que la personnalité n’aurait pas d’influence sur le degré de détresse psychologique ressentie. 

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Marie-Maxime Robichaud Université Laval, Manon Truchon Université Laval, Louise St-Arnaud, Iuliana Nastasia À déterminer
Facteurs influençant le processus de retour au travail à la suite d’une lésion professionnelle selon la perspective de l’assureur public : résultats préliminaires
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Le phénomène d’incapacité est associé à des coûts humains et financiers majeurs (Lebeau, 2011; 2013;  Pérez, 2000).  Plusieurs recherches portant sur le processus de retour au travail démontrent qu’il s’agit d’un phénomène complexe  impliquant l’interaction de plusieurs acteurs (Baril et coll. 2003; MacEachen et coll. 2010). Or, la perspective de l’assureur public (CSST) est peu documentée (Friesen et coll. 2001; Baril et coll. 2003; MacEachen et coll. 2010; Soklaridis et coll. 2010). Afin d’obtenir une compréhension plus complète de ce processus, il s’avère essentiel de mieux documenter le point de vue de ce joueur important. La présente étude vise à cerner les facteurs qui influencent le processus de retour au travail de travailleurs ayant une lésion professionnelle selon la perspective de l’assureur public (CSST). Il s’agit d’une étude qualitative. Environ 15 entrevues semi-dirigées en tandem ou individuelles sont effectuées auprès de professionnels de l’assureur public. Les entrevues sont en cours et seront terminées au moment du congrès. Des résultats préliminaires seront présentés. La présente étude devrait contribuer à enrichir les connaissances en ce qui concerne les facteurs qui nuisent ou qui facilitent le processus de retour au travail, mais cette fois, selon la perspective de l’assureur public. Elle devrait également contribuer à améliorer la compréhension du processus complexe de retour au travail dans le contexte d’une lésion professionnelle indemnisée.

Mercredi 14 Mai 2014

9 h 00 - 11 h 00
Aspects du marketing
Communications orales
Présidence/animation : Damien Hallegatte UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S2.285
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Bruno Lussier École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM , Alain Jolibert
Les caractéristiques individuelles du vendeur sur les attitutes et comportements du client
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La compréhension des facteurs qui influencent l’efficacité de la vente relationnelle est essentielle. À notre connaissance, l’importance de l’intelligence émotionnelle sur la qualité de la relation dans un contexte B2B, n’a pas été étudiée. Ainsi, nous postulons que la qualité de la relation du client est influencée positivement par l’intelligence émotionnelle du vendeur.

L’échantillon est composé de vrais vendeurs et clients professionnels (119 dyades) dans de multiples secteurs d’activités. 170 dyades sont attendues pour décembre 2013. Nous avons choisi d’utiliser les équations structurelles pour tester notre modèle.

Chaque échelle a été épurée par le biais d’analyses factorielles exploratoires en utilisant la méthode de l’analyse en composantes principales. Une analyse factorielle confirmatoire avec la méthode du maximum de vraisemblance a ensuite été menée afin de valider l’ensemble du modèle de mesure.

Les résultats indiquent : χ²/dll = 0,993, p = 0.501; RMSEA = 0.000; AGFI = 0.879; GFI = 0.916; SRMR = 0.056 et CFI = 0.959. L’analyse indique que chacune des variables de mesure est significativement reliée à la variable latente spécifiée dans le modèle (Test-t > 1.96 et p < 0.05). Les indices de modification présentent des valeurs relativement fortes. Le modèle de mesure présente des résultats satisfaisants.

Les résultats mettent en évidence le rôle de l’intelligence émotionnelle du vendeur sur la qualité de la relation perçue par le client dans un contexte B2B.

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Juan Francisco Núñez Université de Sherbrooke, Pousa Claudio Eduardo
Marketing équitable : les perceptions du consommateur à l’égard de la valeur apportée par les produits équitables
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Cette communication a pour objectif d’offrir un aperçu de l’évolution du commerce
équitable, du point de vue du consommateur. Nous décrirons, ainsi, l’évolution de la perception des consommateurs à l’égard des produits équitables sous la perspective fournie par la théorie des valeurs de consommation (Seth,
Newman et Gross, 1991a, 1991b). Pour ce faire, nous avons adopté une méthodologie de recension des travaux antérieurs. Cette démarche a abouti à l’élaboration d’un modèle conceptuel qui résume l’évolution des valeurs recherchées par les
consommateurs dans les produits issus du commerce équitable. Une telle analyse, axée sur les perceptions du consommateur à l’égard de la valeur apportée par les produits équitables, faisait défaut jusqu’au présent. Or les consommateurs
achètent ce genre de produits, car dans leur expérience d’achat ils cherchent une constellation de valeurs variées. La compréhension du système de valeurs recherchées par le consommateur, lors de l’achat des produits équitables,
permettrait de mieux définir les segments de marché, de raffiner les lignes des produits, et de communiquer davantage avec le consommateur. Ce rapprochement s’avère pertinent pour les chercheurs qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur l’évolution du commerce équitable du point de vue du consommateur. Par ailleurs, ce modèle conceptuel se
révèlera également utile pour les praticiens qui désirent se positionner et communiquer leur offre de produits équitables.

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Damien Hallegatte UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Nostalgie et rock’n’roll
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Le succès actuel des produits rétro, et notamment des
groupes de musique rock des années 1970, est fréquemment associé à la
nostalgie, mais aucun élément empirique dans la littérature scientifique ne
permet de soutenir ce lien. Dans cette recherche, j’ai établi empiriquement l’influence
de la nostalgie sur les réponses des consommateurs à une offre de produit
rétro, spécifiquement à une hypothétique tournée de concerts d’un groupe phare
des années 1970, Led Zeppelin. Après avoir effectué une revue de la
littérature sur la nostalgie et sur le rétromarketing, ainsi que réalisé une
phase exploratoire qualitative, j’ai élaboré puis testé des hypothèses dans une
expérimentation. Les résultats soutiennent l’idée que la propension à la nostalgie
affecte les réponses comportementales et attitudinales des consommateurs à des
scénarios de concert de musique populaire rétro. Spécifiquement, une propension
à la nostalgie élevée influence positivement les réactions des consommateurs
pour la composition du groupe de musique la plus proche de celle du passé. Ces
résultats suggèrent que la nostalgie est à l’œuvre lorsque les consommateurs considèrent
la possibilité d’assister à un concert d’un groupe de musique rétro. Plus
généralement, cette recherche est la première à établir un lien empirique entre
les réactions des consommateurs aux produits rétro et l’émotion jusqu’ici
supposément associée, la nostalgie.

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Mahshid Omid Université Laval, frank pons Université Laval
L’influence des promotions des ventes sur l’achat impulsif d’un point de vue psychologique
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Ces jours-ci, l'achat impulsif est très étendu parmi les consommateurs et à travers différentes catégories de produits ainsi que plus de 50 pourcents des acheteurs de centres commerciaux achètent des articles sous l'impulsion et 70 pourcents de produits d'épicerie sont achetés impulsivement. Donc, les responsables marketing devraient reconnaître les facteurs qui incitent l’achat impulsif et la manière appropriée de les manipuler. Dans le marketing mix, les promotions des ventes ont l'un des impacts les plus forts sur l'achat impulsif. Mais en raison d’avoir les antécédents psychologiques différents, diverses activités de promotion influencent les comportements impulsifs des consommateurs différemment. Malgré son importance, les mécanismes psychologiques associés à l'influence des promotions des ventes sur l'achat impulsif ont été étonnamment peu étudiés et la question si les différentes techniques de promotion influencent l'achat impulsif dans un modèle cognitif-affectif-conatif différent n'a pas encore été répondue. En outre, bien que les promotions des ventes puissent déclencher l'achat impulsif, le rôle important du trait d'impulsivité des consommateurs est indispensable. Cette communication propose un modèle multidimensionnel dans le but d'intégrer tous les aspects du pourquoi et du comment les promotions des ventes renforcent l’achat impulsif en précisant les liens entre le type de promotion, le trait d’impulsivité, le mécanisme psychologique et l’achat impulsif

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Myriam ERTZ UQAM - Université du Québec à Montréal, Fabien Durif, Manon Arcand
Exploration des motivations à la revente en ligne : une approche conceptuelle
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Généralement considéré comme un circuit de distribution marginal, la vente d’occasion ou revente, connaît un essor important, dû aux potentialités interactives du Web 2.0. En 2013, 43% des québécois ont effectué au moins une revente, par l’entremise de sites d’annonces (38%) ou de sites d’enchères/occasion (33%), et 6% d’entre eux ont effectué au minimum 10 reventes. Malgré son impact cannibalisateur sur l’offre de produits neufs, le phénomène de la revente demeure peu étudié dans le domaine du comportement du consommateur. Les rares études sur le sujet, se sont principalement intéressé à la perspective de l’acheteur, en investiguant les antécédents, motivations, conséquences ou encore les freins à l’achat d’occasion hors ligne, et dans une moindre mesure, en ligne. De ce fait, peu d’attention a été allouée à la perspective du revendeur, et ce, particulièrement dans un contexte Internet. Cette étude vise donc à identifier les dimensions et facettes caractérisant les motivations de la revente  en ligne. Une revue de littérature a fourni une conceptualisation de la motivation de la revente en ligne, et mis en lumière six dimensions sous-jacentes (protestataire, économique, générative, pratique, hédoniste, sociale). Cette étude établit les fondations pour le développement d’une échelle multidimensionnelle sur les motivations de la revente en ligne. Des directives pour la recherche future, les applications managériales et les implications en politiques publiques sont discutées.

13 h 30 - 15 h 30
Responsabilité sociale, parties prenantes, gouvernance et valeurs
Communications orales
Présidence/animation : Maude BRUNET UQAM - Université du Québec à Montréal
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S2.105
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Maude BRUNET UQAM - Université du Québec à Montréal
La gouvernance des grands projets d’infrastructures publiques : analyse comparative entre le Québec, la Norvège et le Royaume-Uni
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La gestion des grands projets d’infrastructures publiques est un sujet d’importance au Québec, avec des investissements qui atteignent en moyenne 8,8 milliards de dollars par année (SECOR-KPMG, 2012). Le gouvernement doit assurer une gestion responsable et transparente de ces grands projets afin qu’ils bénéficient à l’ensemble des citoyens tout en minimisant les coûts. Le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) du Québec a adopté un cadre de gouvernance en 2008, la Politique-cadre sur la gouvernance des grands projets d’infrastructures publiques. Bien que quelques chercheurs aient déjà étudié l’utilisation réelle de cadres de gouvernance pour les projets publics (Williams and Samset, 2010), peu d’évaluations ont été faites à cet égard sur les projets du gouvernement du Québec, ce qui constitue une lacune importante dans l’optique de consolider la responsabilité publique de l’état. Ce projet de recherche doctorale, encore en phase d’avant-projet, vise à comprendre la gouvernance des grands projets d’infrastructures publiques. Une analyse comparative entre le Québec, la Norvège et le Royaume-Uni permettra de comprendre l’efficacité des cadres de gouvernance, ainsi qu'identifier les acteurs et les capacités organisationnelles et leurs impacts sur la gouvernance des projets. L’objectif de la présentation sera d’aborder les questions de recherche, le cadre conceptuel ainsi que la méthode proposée pour y répondre.

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S.m. Lamine KOURAOGO UQAC - Université du Québec à Chicoutimi, Julien Bousquet UQAC - Université du Québec à Chicoutimi, Christophe Leyrie UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Le projet d’expansion de la mine Niobec : une perspective des parties prenantes à partir de la notion de centralité
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La mine Niobec est un site d'extraction de niobium située dans le nord du Québec. Après plus de trente ans d’exploitation, les responsables ont initié en février 2011 un projet d'expansion de la mine. Cette communication porte sur l’identification et l’analyse des parties prenantes du projet d'expansion de Niobec par la mesure de la centralité. À travers cette méthode itérative et longitudinale, l'étude a pour objectif de montrer la pertinence de l'aspect dynamique de l'analyse des parties prenantes par opposition à la dimension statique largement répandue dans la recherche en management de projet.

 Pour ce faire, à partir d’une méthodologie qualitative, une analyse documentaire portant sur 171 articles de sept (7) journaux couvrant la période de janvier 2011 à juin 2013 a été réalisée. Cette analyse nous a permis de faire ressortir l'existence de plusieurs parties prenantes de centralités différentes et dont le nombre croissant a révélé surtout la formation progressive d’une large adhésion au projet. La stratégie adoptée par les responsables de la mine pour parvenir à cette adhésion semble donc apparemment avoir été efficace. Mais cette stratégie s’inscrit-elle dans une perspective avant tout opératoire ou révèle-t-elle une prise en compte de la question du développement durable par la recherche d’un partenariat réel avec les parties prenantes du projet?

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David MEPHAM UQAC - Université du Québec à Chicoutimi, Christian Mercure

Élaboration et mise en application de plans d’urgence : Parcs Pingualuit et Kuururjuak, Administration régionale Kativik

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Le Laboratoire d'expertise et de recherche en plein air (LERPA) de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a été mandaté par l'Administration régionale Kativik (ARK) d'un projet visant à élaborer les plans d’urgence des parcs de Pingualuit et de Kuururjuak. Ces deux projets furent conduits en 2011 et 2012.

Une approche constructiviste a été mise de l'avant par le LERPA en ce sens que les individus et organismes concernés par l’intervention se sont retrouvés au cœur de celle-ci (représentants de l'ARK, de Parcs Nunavik, des gardes-parcs, des intervenants d'urgence municipaux et régionaux, membres des communautés, etc.). Cette approche consultative et concertative a mené à un ensemble d'échanges qui ont permis de rédiger le plan d'urgence de ces parcs et de spécifier les éléments essentiels à une réponse adéquate lors de situations d'urgence: chaîne de communication, rôles et responsabilités, équipements, formations des intervenants, etc.

Le processus d’élaboration de ces plans d’urgence fut conclu à chaque fois par un exercice sur table impliquant l'ensemble des ressources impliquées dans le processus d'élaboration des documents.

La présentation rendra compte du processus mis de l’avant, des stratégies retenues, des principaux livrables réalisés et présentera l'analyse de certains incidents qui se sont produits sur ces territoires avant et depuis la démarche du LERPA.

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Carmen Fullin Université de São Paulo

Les travaux communautaires comme peine : réflexions sur les sens des « sanctions alternatives »

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Avec la naissance de la prison, le temps est
devenu la référence principale de la punition. Indépendamment de sa finalité -
rétribution, dissuasion ou réhabilitation -, la durée de la peine et sa gestion
ont été associées aux représentations sociales et aux politiques criminelles,
en changeant énormément le sens de la punition. La souffrance du condamné,
élément indissociable de la notion moderne de peine, est dorénavant placée sur
une échelle temporelle qui est utilisée pour définir la durée de l’enfermement.
À partir de la deuxième moitié du XXe siècle, de nouvelles modalités punitives
comme les travaux communautaires sont apparues sur la scène internationale et ont
été qualifiées d’innovations humanitaires pour être purgées en milieu ouvert et
garder intactes les interactions sociales du condamné. Parce qu’elles ont
évacué l’idée d’enfermement et changé à première vue la logique punitive de la
prison, les peines de travaux communautaires sont souvent qualifiées de
«sanctions alternatives». En recourant à l’ethnographie de la détermination et
de l’application de la peine des travaux communautaires par un tribunal
brésilien, il m’a été possible de vérifier la présence de certaines références
cognitives provenues de la peine de prison, surtout celles concernant l’idée de
«temporation de la souffrance». Cette constatation contribue à la
complexification de la notion de sanctions «alternatives», particulièrement en
ce qui a trait au concept d’innovation pénale.

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Maurice Fouda ongodo Université de Douala, Sylvain Ahanda

Management de l’administration publique camerounaise et intégration des valeurs éthiques et spirituelles

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Malgré de nombreuses réformes engagées dans l’optique d’assainir le service public et  rendre l’administration publique camerounaise crédible et performante ; celle-ci souffre non seulement d’une crise de légitimité  mais demeure corrompue et inefficace. Face à cette situation, les solutions préconisées ne sauraient se limiter aux seuls aspects  techniques et procédurales. A notre avis, pour que cette administration remplisse efficacement son rôle et ses missions, l’intégration en son sein des valeurs éthiques et spirituelles s’avère nécessaire.

Comment la dimension éthique et spirituelle peut-elle être intégrée dans le management de l’administration au cameroun? Telle est la question à laquelle veut répondre cette communication.   

Pour répondre à cette question, une enquête qualitative a été menée  auprès des autorités en charge de la lutte contre la corruption au Cameroun et des acteurs de la société civile. Au total, 9 entretiens en profondeur ont été réalisés. Après une analyse de contenu des entretiens, il ressort entre autres résultats que la dimension éthique et spirituelle peut-être intégrée, d’une part, de manière systémique et incrémentale et d’autre part, sur la base d’une communication verbale et non verbale.    

A l’ère du triomphe du New Public Management, réfléchir sur l’intégration des valeurs éthiques et spirituelles dans le management public au Cameroun s'avère pertinent car une gouvernance  saine de l’administration est gage de développement durable.







13 h 30 - 15 h 00
Aspects de la finance
Communications orales
Présidence/animation : Ahmed Marhfor UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S2.285
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Amel BELANÈS Université de Tunis, Abdelwahed OMRI Institut supérieur de gestion de Tunis
Le point sur l’actionnariat institutionnel : étude comparative de la relation entre la performance et les différentes catégories d’investisseurs institutionnels
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Cette recherche a pour objectif d’étudier l’impact de l’actionnariat institutionnel sur la performance tout en tenant compte de son caractère endogène. Diverses catégories d’investisseurs institutionnels ont été identifiées en fonction de la part de capital détenue, la nationalité, l’appartenance ou pas à un groupe familial et la sensibilité à la pression. L’étude a été menée dans un contexte émergent caractérisé par, d’une part, la montée en puissance des investisseurs institutionnels, et d’autre part, la concentration de la structure de propriété, en l’occurrence le contexte tunisien. Pour tenir compte du caractère endogène de l’actionnariat institutionnel, nous avons eu recours aux équations simultanées que nous avons estimées par la méthode des triples moindres carrés.

L’étude a mis en évidence deux constats : l’endogénéité de l’actionnariat institutionnel et  l’influence non linéaire de cet actionnariat sur la performance. Toutefois la concavité de l’impact de l’actionnariat institutionnel sur la performance dépend selon la catégorie des investisseurs institutionnels considérée. Les résultats ont en outre révélé que l’indépendance du conseil et le potentiel de croissance de l’entreprise contribuent à améliorer sa performance alors que sa taille et son endettement contribuent à sa dégradation. L’actionnariat institutionnel augmente avec les opportunités de croissance et baisse avec l’endettement, l'indépendance du conseil et la présence d'un blockholder non institutionnel.

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Ahmed Marhfor UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Le suivi des analystes et le principe de prudence comptable
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Dans cet article, nous étudions comment les activités des analystes financiers affectent le principe de prudence (conservatisme) comptable. Notre objectif est d’examiner si un plus grand suivi de la part des analystes pousse les entreprises à intégrer plus (moins) rapidement les mauvaises (bonnes) informations dans leurs résultats financiers. Une telle pratique est censée empêcher la surévaluation des revenus et des actifs ainsi qu’une sous-évaluation des dépenses et des passifs (Basu 1997). Pour tester nos hypothèses, nous régressons les résultats financiers de chaque firme (variable dépendante) sur les rendements boursiers, le nombre d’analystes par firme et une variable dichotomique égale à 1 lorsque les rendements sont négatifs (mauvaises nouvelles) et 0 sinon. Par ailleurs, nous ajoutons à notre principale formule l’effet d’interaction entre le nombre d’analystes et les deux autres variables indépendantes.

Ce papier contribue à la littérature en appliquant pour la première fois une telle méthodologie à un échantillon de firmes non américaines (notre étude couvre 44 pays). Nos résultats indiquent que les analystes ne jouent pas un rôle positif dans les marchés financiers puisque leurs activités ne permettent pas d’augmenter la sensibilité des résultats financiers aux informations négatives. En fait, plus une entreprise est suivi par un grand nombre d’analystes plus elle fera preuve d’audace dans la détermination de ses bénéfices.    

    

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Steeve MASSICOTTE UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières, Jean-François Henri, Dominique Arbour

Les conséquences de la budgétisation : un modèle d’équilibre à alignements multiples

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LES CONSÉQUENCES DE LA BUDGÉTISATION : Un modèle d'équilibre à alignements multiples

 

L’objectif de cet article est d’améliorer la compréhension des conséquences de l’outil budgétaire en examinant simultanément différentes utilisations du budget, les autres composantes du système de contrôle et les facteurs contingents. Nous proposons qu'un modèle d'équilibre à alignements multiples pourrait être nécessaire afin d'identifier dans quels contextes organisationnels et de contrôle les différences dans l'utilisation du budget conduisent à de meilleures conséquences budgétaires. Selon des données recueillies dans un vaste échantillon de 310 entreprises manufacturières canadiennes, une grande conclusion s’impose. Une inadéquation se produit lorsque les organisations ne peuvent présenter (i) une utilisation prédominante du budget à des fins d'évaluation du rendement ou de prévision (premier type d’alignement) et/ou (ii) une cohérence et une complétude dans la gamme des contrôles (deuxième type d’alignement) et/ou (iii) une pertinence de la gamme des contrôles en réponse aux contingences (troisième type d’alignement). Cette inadéquation se traduit par (i) un niveau de satisfaction réduit des gestionnaires face à l’outil budgétaire, (ii) une hausse des comportements dysfonctionnels découlant du budget, (iii) un degré moindre d’innovation au niveau des produits, et (iv) un niveau plus faible de performance financière.

 



 

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Kadouamai SOULEYMANOU Université de Ngaoundere, Arsène FOKA

Les déterminants de la confiance des actionnaires aux comités d’audit dans les entreprises d’un pays en développement : le cas du Cameroun

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Le problème de sélection des membres de comité d’audit est sérieux dans le contexte africain en général et camerounais en particulier où peu d’études y sont publiées. En effet, le Cameroun est marqué par une absence de marché d’administrateurs et par une absence de procédure formelle de sélection des membres de comités d’audit. L’objet de cet article est d’analyser les critères de sélection des membres des comités d’audit. Cet article se propose donc de répondre à la question de savoir ce qui détermine la confiance des actionnaires dans le choix des candidats au comité d’audit. Autrement dit, les critères selon lesquels les actionnaires des entreprises camerounaises expriment leur confiance à l’égard d’un candidat au comité d’audit seront mis en évidence. Lors du choix des membres dudit comité, le conseil d’administration devrait choisir ceux en qui les actionnaires ont a priori confiance. Une étude est menée dans un pays en développement où les entreprises ne sont pas cotées, mais fonctionnent plutôt dans un environnement où elles sont influencées par les liens sociaux (familiaux). Spécifiquement, les résultats obtenus auprès de 42 entreprises, grâce à la régression logistique montrent que pour optimiser le système de gouvernance dans les entreprises africaines en général et camerounaises en particulier, la compétence, les caractéristiques personnelles, et les facteurs de contingence déterminent la confiance des actionnaires pour sélectionner un candidat au comité d’audit.

Jeudi 15 Mai 2014

9 h 00 - 11 h 30
Organisations – Communautés de pratique et pratiques de collaboration
Communications orales
Présidence/animation : Hélène Riol UQAM - Université du Québec à Montréal
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S1.105
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Mariline Comeau-vallee HEC Montréal
La dynamique paradoxale de la collaboration interprofessionnelle
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Introduction: La collaboration interprofessionnelle est par essence même paradoxale, en raison de la variété de ses participants et des défis qu’elle leur impose. En effet, d’une part, les différents professionnels impliqués doivent être en mesure de faire valoir leur expertise distinctive. D’autre part, ils doivent être en mesure d’assurer une certaine cohésion entre les différentes disciplines.

Objectif de recherche: Nous désirons comprendre comment les acteurs impliqués dans la collaboration composent avec le paradoxe de différenciation et d’intégration.

Méthodologie: Pour réaliser cet objectif, nous effectuons une étude qualitative longitudinale auprès de deux cas d’équipes interprofessionnelles.  Au total, 55 entrevues et 35 observations ont été réalisées. Suivant les principes de la théorie ancrée, l’analyse de données se fait par catégorisation afin de dégager et regrouper les unités de réponses autour de grands thèmes.

Résultats: Quoiqu'encore très préliminaire, l'analyse de données suggère que la différenciation et l’intégration se jouent à double niveau. D'une part, elles évoquent un paradoxe identitaire au niveau individuel. D'autre part, elles renvoient à un paradoxe d’organisation au niveau collectif. Nous décelons une variété de micro actions déployées par les individus ainsi que par l’équipe pour composer respectivement avec ces tensions.

 

 



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Hélène Riol UQAM - Université du Québec à Montréal, Nathalie DROUIN
Paradoxes causés par les défis de la gestion et de l’organisation des collaborations scientifiques intergroupes en contexte de changement organisationnel
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Les organisations publiques de recherche scientifique vivent, à l’ère de l’économie du savoir, une période sans précédent de remaniement organisationnel et managérial dont une des cibles est la collaboration intergroupe. La littérature cependant fait état de nombreux paradoxes caractérisant la mise en œuvre de tels processus multi acteurs et multi rationnels. Par quels mécanismes implante t –on et gère t –on à l’interne un environnement favorable à la collaboration intergroupe reste par ailleurs peu exploré dans le milieu scientifique. Notre objectif est donc d’explorer les défis de l’implantation des collaborations scientifiques intergroupes à travers les paradoxes générés. Nous reportons le cas d’un organisme gouvernemental ayant mis en place un programme de collaboration intergroupe, inter discipline et interprofession, afin d’installer le changement. L’analyse du processus et des conditions d’implantation (entrevues, observations participantes et réunion de groupe) met en évidence 4 niveaux autour desquels s’exercent des tensions créant des paradoxes de types identitaires, relationnels, organisationnels et processuels.  Reflétant à la fois des antagonismes chroniques et des contradictions situationnelles, leurs interactions créent une dynamique affectant l’atteinte des objectifs du programme. Nous discutons de cette dynamique et proposons un modèle d’appropriation du changement qui s’y appuie et qui soit favorable à l’émergence de l’environnement collaboratif souhaité.

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Olivier Guern Université de Sherbrooke, Abdelaziz Rhnima Université de Sherbrooke

Les compétences favorables au fonctionnement d’un tandem de médecin et gestionnaire : le cas des chefs des programmes-clientèles du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke

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Médecins et gestionnaires n’ont désormais d’autres choix que de travailler ensemble à l’amélioration de la gestion des organisations de santé du Québec. Le centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) a donc mis en place une structure organisationnelle favorable à ce type prometteur de collaboration. La structure en question est scindée en onze unités, chacune gérée par un tandem formé d’un médecin spécialiste et d’un gestionnaire chevronné. Au CHUS, comme dans l’ensemble des organisations de santé du Québec, lorsque des médecins sont nommés à de tels postes, il n'existe aucun plan de formation ni cadre de référence pour guider leurs décisions de gestion et soutenir leur développement professionnel. Pour leur part, les gestionnaires déplorent l'angoisse que représente la collaboration avec un médecin, le partage désordonné et ambigu des responsabilités, de même que le manque de mesures d'aide à l’exercice de ces fonctions peu orthodoxes. Ainsi, la structure organisationnelle du CHUS est un préalable intéressant pour formaliser la collaboration entre médecins et gestionnaires. Toutefois, cette structure n’est pas à elle seule garante du bon fonctionnement des tandems concernés, s’agissant de soutenir et développer les compétences des individus qui les composent et qui sont favorables à leur synergie. Cette étude de cas est réalisée dans les onze unités de la structure du CHUS, auprès de tous les tandems de médecins et gestionnaires impliqués dans sa gestion.

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Amélie ANDREY Université d'Auvergne

Méthode pour étudier les pratiques de coordination des experts praticiens de l’urgence

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Dans cette société ou l’urgence devient le « régime normal de fonctionnement des organisations » (Roux-Dufort, 2005), nous nous interrogeons sur les mécanismes favorisant la coordination d’équipe lorsque les acteurs doivent agir en situation extrême de gestion Lièvre, Rix, 2013, 2012, Aubry et al., 2012, 2013).

L’idée est de présenter le montage méthodologique conçu autour d’un dispositif d’ethnographique organisationnelle pour accéder à la pratique des sapeurs-pompiers in situ, afin de comprendre comment ces acteurs arrivent à se coordonner spontanément et de manière performante. Notre posture se matérialise par un contrat de sapeurs-pompiers volontaire de façon à partager le quotidien des acteurs, d’accéder au niveau opérationnel et pour garantir une imprégnation de longue durée au sein de ce corps professionnel. Ce statut de « praticien-chercheur ».est nécessaire pour pouvoir accéder au terrain dit sensible. Même si cette posture facilite l’accès au terrain elle reste néanmoins sujette à des négociations notamment pour le dispositif le plus intrusif incluant une phase de video based studie qui doit permettre de filmer des interventions réelles de secours pour faire ensuite revenir les personnes sur leur activité au moyen d’entretien re-situ (Theureau, 2001). Le dispositif intègre des entretiens d’explicitations contrastées (réussite/échec) d’interventions de secours (Vermersch, 1994) auprès d’expert et une phase d’observation avec la tenue du journal ethnographique.

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Jean-Philippe BOOTZ École de Management Strasbourg, Pascal LIEVRE Université d'Auvergne, Lorena Mayorca

Comment piloter une communauté de pratique? Une approche longitudinale de la communauté des preneurs de son de Radio-France

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Avec l’avènement d’une économie fondée sur les connaissances (Cohendet, 2003 ; Foray, 2009), les exemples d’organisations ayant tenté d’instaurer en leur sein des communautés de pratique pilotées (CoPPs) se sont multipliées ces dernières années. Si l’on trouve des travaux empiriques récents permettant de dessiner les contours généraux de ces CoPPs (McDermott et Archibald, 2010 ; Probst et Borzillo, 2007; 2008 ; Dupouet et Barlatier, 2011),, ces derniers n’éclairent pas de manière suffisamment fine la manière dont s’effectue concrètement ce pilotage, notamment la capacité que cela suppose de concilier auto-organisation et contrôle. L’objet de notre communication est ainsi d’analyser par l’intermédiaire d’une étude de cas longitudinale (Yin, 2009), la construction et le développement d’une communauté pilotée au plus près de ce qu’ont vécu les acteurs. Il s’agit de la communauté des « preneurs de son » de Radio-France. Le mode de pilotage s’est effectué chemin faisant, par essai et erreur, pour permettre à la fois le développement de la communauté de pratique, mais aussi de l’orienter vers les attentes de l’entreprise. Il apparait que c’est le pilotage qui permet paradoxalement le développement de la communauté. Ainsi, nous proposons de considérer le pilotage d’une communauté de pratique comme une étape de réification dans son développement, dans la lignée des travaux de Wenger amenant à mettre au premier plan la question de la construction de sens dans ce processus.

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Emmanuel BONNET Université d'Auvergne

Apprentissage en environnement extrême : la participation d’un artefact à la construction d’une communauté au sein d’un équipage d’exploration spatiale

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Quel est le rôle d’un artefact dans le processus de construction d’une communauté de pratique qui, en tant que structure sociale, favorise un apprentissage intensif, au sein d’une équipe projet en environnement extrême (Aubry et Lièvre, 2012) ? Nous travaillons sur le cas d’une mission d’exploration spatiale au sein d’une station située dans le désert de l’Utah, en privilégiant une approche ethnographique (Van Maanen, 1988). Nous étudions l’élaboration d’un patch de mission dans la phase amont du projet comme une étape importante dans la construction du collectif. Nous abordons le collectif sous l’angle d’une communauté de pratique (Lave et Wenger, 1991) où deux registres doivent s’articuler : la participation et la réification. Ainsi le patch est considéré comme un artefact qui s’inscrit dans le registre de la réification (Wenger, 1998 ; 2000). Pour étudier ce processus nous explorons d’autres courants de recherche qui investissent l’activité médiatisée par des artefacts (Rabardel, 1995 ; Lorino, 2013) et les pratiques sociomatérielles (Orlikowski et Scott, 2008). La construction de nos matériaux rend compte de la participation d’un artefact à la construction d’un collectif (Latour, 2006) qui donne forme aux expériences et aux engagements des membres d’une communauté de pratique. Nous cherchons ainsi à décrire la nature des connaissances expérientielles émergentes (Lièvre et Rix, 2013) relatives à la construction de l’artefact. 

9 h 00 - 10 h 30
Aspects liés aux technologies et pratiques d’innovation
Communications orales
Présidence/animation : Kadia Georges AKA UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S2.105
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Claudio Pousa Lakehead University, Michael Dohan, Mikhail Gordeev

Le téléchargement illégal de musique : une menace pour l’industrie discographique ou un outil de promotion marketing?

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Problématique

Le téléchargement illégal de musique (TIL) en utilisant l’Internet est une pratique très étendue. Mais les chercheurs ne s’entendent pas sur les effets positifs ou négatifs de cette pratique

Méthodologie

1544 personnes qui font du TIL ont fourni des données sur leurs habitudes de téléchargement, ainsi que sur leur comportement d’achat et sur leurs intentions d’acheter de façon légale de la musique et d’autres produits complémentaires

Résultats

Les résultats suggèrent que le TIL peut expliquer un pourcentage faible mais significatif de la variance des intentions d’achat (r2 = .026, p<.001) ainsi que des achats (r2 = .024, p<.001) des billets pour les concerts et des produits avec le logo du groupe, mais il n’explique pas des pourcentages significatifs de la variance des intentions d’achat ni des achats de la musique (CDs, DVDs ou du téléchargement payé)

Conclusion

Les résultats suggèrent que le TIL pourrait être considère comme ayant un effet positif sur la  promotion des musiciens et de leurs productions musicales telles que les concerts. Par contre, les gens qui ont téléchargé de la musique de façon illégale ne présentent pas des intentions significatives vers l’achat de ces produits, et ils n’ont pas acheté ces produits comme conséquence du téléchargement illégal. Ainsi, le TIL pourrait être considère comme un pratique qui a des effets néfastes sur les ventes de musique

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Jean-Philippe BOOTZ École de Management Strasbourg, Pascal LIEVRE Université d'Auvergne, Pascal Lievre

Sollicitation d’experts en situation extrême : le cas d’une expédition en milieu polaire

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La capacité à gérer des innovations de rupture constitue un enjeu essentiel (Ben Mahmoud-Jouini et Charue-Duboc, 2008 ; Charue-Duboc et al., 2010 ; Henderson et Clark, 1990 ; Le Masson et al., 2006). Les entreprises passent globalement d’un régime d’exploitation à un régime d’exploration. Les managers sont confrontés à des situations extrêmes de gestion (Lièvre, 2012) qui constituent une nouvelle classe de situation de gestion. C’est une nouvelle logique de l’organisation qui prévaut. La conduite des projets d’exploration s’impose aujourd’hui aux entreprises mais ce processus est encore insuffisamment connu. L’objet de cet article est de répondre à la question : comment s’opère l’identification, la sélection, la mobilisation d’experts dans la phase amont des projets d’innovation, qui relève du registre de l’exploration et qui se déroule dans un contexte d’incertitude radicale ? Nous étudions les situations de sollicitation d’experts dans le cas d’une expédition polaire. L’expert apparait tant dans sa dimension cognitive que sociale. Le chef de projet est amené à solliciter une personne qui n’avait pas été a priori identifiée en tant qu’expert, mais dont les connaissances sont essentielles. Nous parlons d’un expert qui émerge en situation ni à partir de signaux forts ou de signaux faibles. La rationalité de la sollicitation de l’expert relève d’une logique pragmatique où la connaissance acquise doit lever l’indétermination de la situation pour permettre l’avancée du projet.

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Kadia Georges AKA UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières, François Labelle UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières

Facteurs caractéristiques d’un processus d’innovation durable en contexte de PME

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L'innovation durable (ID) touche les champs de l'innovation et du développement durable (DD). Elle se définit comme tout procédé, produit, service, mode d’affaires ou d’organisation, amélioré, nouveau ou substitut d’un autre qui a une valeur environnementale, sociale et économique pour les acteurs impliqués dans sa réalisation. La littérature présente l'ID comme un processus statique, pendant que les efforts des organismes soutenant les PME dans la réalisation d'ID sont orientés vers des aspects techniques. Cette orientation positiviste ne touche pas les préoccupations des dirigeants face aux défis du DD. Selon une étude du Réseau Entreprise et DD en 2011, ces derniers souhaitent toujours savoir: Comment développer des ID? Pour répondre à cette question, nous adoptons une orientation socioconstructionniste permettant de décrire l'ID comme un processus interactif et social. Dans ce sens, nous mobilisons les modèles des économies de la grandeur et de l'ordre négocié. Sur ces bases théoriques, six processus d’ID ont été suivis de façon rétrospective grâce aux récits des dirigeants de deux PME. Les résultats montrent que trois facteurs caractérisent un processus d’ID dans la PME: des acteurs aux représentations sociales distinctes, des relations construites à travers différentes arènes, et des facteurs contextuels comportant des enjeux qui influencent les décisions des acteurs. Ce sont les résultats de cette étude préliminaire que nous souhaitons présenter.

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Isabelle DOSTALER Université Concordia, Jordan Lebel Université Concordia, Harold J. Simpkins Université Concordia

Le cas en direct comme outil d’apprentissage expérientiel de la gestion

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Les écoles de gestion sont de plus en plus préoccupées par le manque d’arrimage entre les intérêts des professeurs-chercheurs et les préoccupations des gestionnaires. Cette communication propose l’utilisation du cas « en direct » comme outil d’apprentissage pouvant réduire l’écart entre l’enseignement et la pratique de la gestion. En nous appuyant sur la théorie de l’apprentissage expérientiel (Bevan et Kipka, 2012; Kolb, 1984; Meyer, 2004), nous présentons différents exemples de cas en direct utilisés comme outil pédagogique dans des cours de gestion de la technologie et de marketing. Le cas en direct s’amorce au début du semestre, alors que les étudiants se voient exposer des problématiques concrètes par des praticiens lors de visites d’entreprise ou de présentations en classe. Le cas s’échelonne sur un semestre complet au cours duquel l’interaction entre étudiants et praticiens est intense et fait partie intégrante du processus d’apprentissage. L’activité se termine par des prestations orales au cours desquelles les étudiants présentent leurs recommandations aux gestionnaires concernés. Notre communication se conclura par l’interprétation des résultats de sondages menés auprès d’étudiants ayant participé à ce type d’activités pédagogiques. Au terme de 75 cas en direct impliquant divers entreprises, telles des PME, des multinationales, des ONG et des OSBL, nous sommes en mesure de tirer des leçons qui pourraient inspirer d’autres enseignants.

9 h 00 - 10 h 30
Aspects de la stratégie
Communications orales
Présidence/animation : Gaétan MARTEL École nationale d'administration publique
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S2.285
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Gaétan MARTEL École nationale d'administration publique, Louise Lemire, Moktar Lamari École nationale d'administration publique

Des conditions du partage des connaissances dans l’administration publique : la contribution des acteurs à la performance organisationnelle 

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Certaines organisations publiques mettent en œuvre des stratégies de gestion des connaissances afin de s’adapter à un environnement caractérisé, entre autres, par des départs massifs à la retraite de fonctionnaires et des restrictions budgétaires. Élément essentiel de cette stratégie de gestion, le partage des connaissances pose problème (Alavi et Leidner, 2001; Connelly et al., 2011; Wang et Noe, 2010).

Fondé principalement sur les théories de l’échange social (Cropanzano et Mitchell, 2005) et de l’action raisonnée (Ajzen et Fishbein, 1980), un modèle a été conçu afin de structurer une recherche sur les déterminants de l’adoption d’un comportement de partage des connaissances par des fonctionnaires. De type quantitatif, la méthodologie implique l’utilisation d’un questionnaire autoadministré en ligne afin de collecter des données qui seront analysées au moyen d’équations structurelles. Plusieurs variables sont traitées, notamment, l'altruisme, le soutien organisationnel perçu et l’état du contrat psychologique. S’ajoutent l’attitude, l’intention et la norme subjective concernant le partage des connaissances, ainsi que le comportement de partage, le rendement individuel et la performance organisationnelle.

Des résultats d'analyses préliminaires et d’interprétation des données en fonction du contexte organisationnel public seront présentés.

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Israël FORTIN HEC Montréal

Interdépendance asymétrique interniveaux : compromis et pressions d’adaptation identitaires personnelles et organisationnelles dans un réseau de R&D

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Afin de d’augmenter leur compétitivité internationale, de plus en plus d’entreprises en aérospatiale collaborent entre elles localement sur des partenariats de recherche et développement (R&D). Cette étude de cas investigue les relations interpersonnelles et inter-organisationnelles au CRIAQ (Consortium de recherche et d’innovation en aérospatiale au Québec) et cherche à répondre à la question : Comment les identités personnelles et organisationnelles sont-elles construites dans un réseau de R&D? Les sources de données comprennent des observations, des documents internes et en ligne, et un échantillon de 38 entrevues avec des représentants organisationnels. La stratégie d’analyse de données est dérivée de la théorie ancrée et utilise le logiciel NVivo 7 pour extraire des catégories analytiques et des dynamiques récurrentes à même les sources de données brutes. Le processus de codage a permis l’identification de compromis personnels, organisationnels et inter-niveaux de même que la définition de rôles personnels, organisationnels et inter-niveaux. Suite au couplage des rôles avec chaque dimension des différents compromis à chaque niveau d’analyse, il fut possible de qualifier chaque relation comme étant interdépendante mutuelle ou asymétrique. En effet, bien que tous les acteurs soient interdépendants, cette interdépendance présente un déséquilibre important dans certaines relations.

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Naoufel REMILI UQAM - Université du Québec à Montréal
Évolution du modèle d’affaires dans un contexte de libéralisation des marchés : le cas de l’industrie québécoise de la mode
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L’industrie de la Mode est d’une importance cruciale au Québec. Faisant partie des trois centres  les plus importants en Amérique du Nord pour ce qui est de la production vestimentaire, ce secteur a subi de plein fouet les répercussions directes et indirectes de la mondialisation, et particulièrement celles liées à l’abolition des quotas (2005) et des tarifs douaniers (2012). À partir de là, cette présentation tente de retracer et d’expliquer l’évolution des modèles d’affaires dans cette industrie visant à perpétuer ou à retrouver une certaine compétitivité sur un marché quasiment sans frontières. Au-delà des principaux enjeux auxquels les entreprises ont été confrontées, le travail identifie surtout les configurations stratégiques adoptées.

À partir de l’analyse de trois études de cas longitudinales d’entreprises québécoises, abordées dans une démarche contextualiste, nous mettrons de l’avant la pertinence de certaines pratiques d’affaires comme celle de designer-importateur
(qui a remplacé le métier de manufacturier), le développement de marques de commerce et la valorisation de stratégies éthiques, dont un retour progressif à la production locale. La présentation de ces modèles d’affaires devrait inspirer les gestionnaires de ce secteur en pleine transition et les aider à faire évoluer leurs façons de faire.

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Jing TANG Université d'Auvergne

Complexité du montage d’une joint venture entre différents partenaires publics et privés entre la France et la Chine

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L'objet de cette communication est de rendre compte de la complexité inhérente au montage d’une Joint-Venture entre différents partenaires publics et privés entre la France et la Chine. Ce montage relève pour le chef de projet d’une situation extrême de gestion. La conduite du projet se réalise dans un environnement évolutif, incertain et risqué (Lièvre, 2013). Il est évolutif car le projet se déroule selon trois étapes (identification des partenaires, négociation d'un contrat de partenariat et transfert des connaissances). Il est incertain car de nouveaux éléments émergent de la situation et modifient l’objectif initial. Enfin, il est risqué puisque le projet est un échec. C’est dans une posturede praticiens réflexifs (Schön, 1994) que nous revisitons les modalités d’un partenariat auquel nous avons participé pendant cinq ans comme acteur. Nous proposons une description des controverses sociotechniques au sens de Latour (2006) à même de rendre de l’histoire de cette action collective. Nous dégageons des facteurs ayant fait obstacle à ce projet en les situant par rapport à certains travaux sur ces questions : la complexité d’une joint-venture(Kogut, 1988): l'impact du contexte interculturel considérable (Hofstede, 1980), l'intervention indisponible de la diplomatie (Ramonjavelo, 2007), la variété du partenariat dans le secteur de la santé (Demotes-Mainard, 2006), le manque de proximité géographique défavorisant la socialisation (Torre, 2009).

10 h 30 - 12 h 30
Session d’affiches
Communications par affiche
Présidence/animation : Sophie Marcotte Université Concordia
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB Atrium - Zone 17
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Jessica BÉRARD Université de Montréal, Marie-Philippe Asselin, Denis Lajoie

Le leadership d’habilitation et l’habilitation comportementale : le rôle de la personnalité

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Le leadership d’habilitation consiste à aménager des conditions de travail favorisant l’autonomie des employés. L’habilitation comportementale (HC) des employés, c’est-à-dire des comportements autodéterminés visant à assurer l’efficacité de l’organisation, serait l’une des conséquences des pratiques de gestion d’un leader habilitant (Boudrias & Savoie, 2006). Selon certains auteurs, la personnalité influencerait les comportements d’habilitation des employés au travail (Lajoie, Rabbat, Phaneuf, & Boudrias, sous presse). Puisque que la créativité comme facette de la personnalité serait un important précurseur de l’innovation, la présente étude vise à vérifier son potentiel effet modérateur sur le lien entre les pratiques managériales d’habilitation (PMH) et l’HC des employés. Un échantillon de 426 travailleurs francophones provenant de divers milieux organisationnels ont répondu à un questionnaire en ligne évaluant les PMH de leur superviseur immédiat, leur HC au travail, ainsi que leur personnalité mesurée avec l’HEXACO-60 (Ashton et Lee, 2009). Des analyses de régression multiple hiérarchiques ont permis de trouver un effet d’interaction significatif entre le leadership d’habilitation et la créativité dans la prédiction de l’habilitation comportementale des employés (b’= -.107; p < .05 ; t = 2.385). Il pourrait donc être avantageux pour les gestionnaires de bien connaitre la personnalité de leurs subordonnés afin de maximiser l’efficacité organisationnelle.

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Geneviève CLOUTIER Université de Montréal, Alain Marchand Université de Montréal, Pierre Durand

L’influence de la culture organisationnelle sur la violence au travail

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La problématique de la violence en milieu de travail a affecté près de 20 % des travailleurs au courant des 12 derniers mois (EQCOTESST, 2011). En effectuant la revue de la littérature, aucune étude ne s’intéressait aux cultures globales des entreprises, mais seulement à certaines caractéristiques spécifiques des cultures organisationnelles, telles que la tolérance et la banalisation de la violence au sein des organisations. L’objectif de cette communication par affiche sera d’estimer les associations entre la violence au travail et la culture organisationnelle perçue par les travailleurs. Les données utilisées dans le cadre de ce mémoire sont celles de l'Étude SALVEO. En collaboration avec Standard Life, cette étude a été menée par l'Équipe de recherche sur le travail et la santé mentale (ERTSM) dans 63 établissements. Au total, 2 162 travailleurs ont participé à cette étude. Des analyses de régression multiniveaux ont été réalisées en contrôlant pour un ensemble de caractéristiques individuelles et organisationnelles. Les résultats de cette recherche ont permis de soutenir que la perception de la culture groupale est associée à des niveaux plus bas de conflits interpersonnels et la perception de la culture développementale à des niveaux plus élevés. D'autre part, le sexe, l’âge, la syndicalisation et les conditions de l’organisation du travail semblent prédominer dans la contribution des conflits et du harcèlement au sein des établissements.
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David LONGVAL UQAM - Université du Québec à Montréal, Kathleen Bentein UQAM - Université du Québec à Montréal, Claude Dumas UQAM - Université du Québec à Montréal

Un modèle du processus de feedback intégrant des variables de la personnalité et la perception de justice organisationnelle

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L’évaluation du rendement est devenue pratique courante dans les organisations. Dans ce contexte, les gestionnaires sont appelés à donner du feedback à leurs employés sur une base périodique.

Certains chercheurs ont élaboré des modèles théoriques permettant d’étudier les facteurs d’efficacité du processus de feedback. Sur la base du modèle de Kinicki, Prussia, Wu et McKee-Ryan (2004), un nouveau modèle est proposé et vérifié empiriquement. Au rang des aspects novateurs, la personnalité du récepteur et la perception de justice organisationnelle sont considérées.

La collecte de données a été menée en milieu organisationnel auprès de 293 employés, à l’aide de questionnaires. La variable prédite du modèle, le rendement des participants, a été évaluée par les gestionnaires. Les qualités psychométriques de tous les construits ont été évaluées et l’ajustement du modèle proposé a été vérifié à l’aide d’équations structurelles.

Les résultats montrent que le modèle s’ajuste bien aux données recueillies sur le terrain et les coefficients structuraux obtenus permettent de supporter 10 hypothèses de recherche.

Nous observons que le rendement individuel est affecté non seulement par les cognitions mais également par le cadre de référence lié à la personnalité du récepteur et que l’exactitude perçue du feedback reçu affecte la perception de justice organisationnelle.

L’intégration de variables affectives ou émotionnelles est recommandée pour les futures études portant sur le feedback.

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Gustavo GONZALEZ CAICEDO UQAR - Université du Québec à Rimouski, Didier URLI UQAR - Université du Québec à Rimouski, Paul PELLETIER

Analyse des pratiques de gestion des ressources humaines en contexte de projet

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Au sein des environnements actuels caractérisés par une grande variété de situations plus ou moins complexes, le management de projet est devenu un levier important pour la survie et le développement des organisations. Cette étude vise à mieux connaître quelles sont les pratiques RH  prises en charge au sein de la gestion des projets et par qui? Notre modèle de référence comprend 7 pratiques RH distinctives. Par ailleurs, un certain nombre de variables contextuelles ont été introduites afin de mieux cadrer cette recherche avec un certain nombre d’hypothèses (effet du type d’organisation publique ou privée, effet de la taille, etc.). Une étude de recherche exploratoire a été privilégiée en raison de la relative rareté des articles scientifiques traitant de la GRH en mode gestion de projet (Larose, 2007). Pour l’aspect méthodologique, l’approche quantitative a été retenue. Un questionnaire a été diffusé auprès de 150 gestionnaires de projet au Québec. Les résultats indiquentque lessept pratiques de GRH en mode de projet sont appliquées différemment dans un contexte d’entreprise privée ou d’organisation publique et qu’une majorité d’activités (24/33) sont prises en charge (partiellement) par les gestionnaires de projet. En conclusion, la gestion de projet requiert une vaste étendue de connaissances (délai-coût-qualité). La prise en charge de bonnes pratiques GRH devraient désormais faire partie des compétences  souhaitables  des  gestionnaires  de projet.



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Jean-Sébastien RENAUD Université Laval, Pierre Valois Université Laval
Expliquer la relation entre la satisfaction des visiteurs et leur intention d’adopter des comportements de fidélité envers un musée : une application du modèle d’Oliver
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Les études de satisfaction des visiteurs sont un incontournable en évaluation muséale. Plus les visiteurs sont satisfaits, plus ils sont susceptibles d’adopter des comportements de fidélité, comme revenir au musée ou en parler de façon positive à leur entourage. Cependant, plusieurs études montrent que la relation entre la satisfaction et la fidélité n’est pas toujours aussi forte et directe que nous le pensions. À cet égard, Oliver propose un modèle basé sur la théorie du comportement planifié d’Ajzen. Ce  modèle suggère que l’attitude d’un visiteur envers la fidélité au musée agit comme variable médiatrice entre son degré de satisfaction et son intention d’adopter des comportements de fidélité.

L’objectif de cette étude est de tester le modèle d’Oliver en contexte muséal. Les variables à l’étude ont été mesurées à l’aide d’un questionnaire autoadministré auprès d’un échantillon de 907 visiteurs du Musée de la civilisation de Québec. Nous avons testé le modèle d’Oliver à l’aide d’une analyse acheminatoire. Les résultats montrent que ce modèle s’ajuste bien aux données et qu’il permet de mieux comprendre la relation entre la satisfaction des visiteurs d’un musée et leur intention d’adopter des comportements fidélité envers le musée. L’étude met aussi en valeur le fait que, outre la satisfaction des visiteurs, leur attitude envers la fréquentation d’un musée constitue également un levier pour influencer leurs intentions de revenir et de faire du bouche-à-oreille positif.



13 h 30 - 16 h 00
Équipes, action collective, entrepreneuriat social
Communications orales
Présidence/animation : Jocelyne CHAMPAGNE RACINE Université de Sherbrooke
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S1.105
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Christine Gauthier Université Laval, Geneviève Fournier

L’adoption de conduites de fort investissement au travail : regard sur les cheminements individuels et les dynamiques organisationnelles

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Au Québec comme dans la plupart des pays occidentaux, un nombre croissant de salariés font des heures supplémentaires non rémunérées et même travaillent régulièrement 48 heures ou plus par semaine (Lapointe, 2005; Lee, 2007; Usalcas, 2008). Alors que les « arrangements temporels » (Thoemmes, 2000) tendent à «s’individualiser » de façon à mieux prendre en compte les réalités et les besoins des personnes tout comme ceux des organisations, notre recherche s’est intéressée, à partir d’un modèle psychosocial novateur, aux tensions en jeu entre les éléments individuels, inter-individuels, positionnels, idéologiques et organisationnels dans l’adoption, par les salariés, de conduites de fort
investissement au travail.

S’appuyant sur un corpus de 34 entretiens biographiques réalisés auprès de salariés québécois œuvrant dans les
secteurs des services informatiques (TI) et du multimédia, cette communication portera plus spécifiquement sur les éléments individuels et organisationnels qui concourent à « l’hypertravail » (Rhéaume, 2006). Les résultats mettent en évidence différents cheminements individuels menant à cette conduite, au regard des événements professionnels vécus, du rapport au travail et à la vie hors-travail et des projets d’avenir. De plus, ils mettent de l’avant le rôle différencié des organisations dans le passage et le maintien de l’hypertravail. Au final, l’intérêt de mieux comprendre cette conduite sous un angle à la fois dynamique et temporel sera discuté.

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Chiha Gaha Institut supérieur de gestion de Tunis, Manel Ben Abdelkrim

Les pratiques de GRH socialement responsable et l’engagement affectif des cadres dans le secteur des hautes technologies : le cas de la Tunisie

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Afin d’expliquer la relation entre RSE et engagement,  nous avons investi 48 PME opérant dans le secteur de haute technologie en Tunisie. Sur la base de 421 questionnaires collectés et 5 entretiens avec des responsables ressources humaines, nous avons cherché à démontrer que la RSE interne permet de stimuler l’engagement affectif des employés. A partir de leur perception du soutien de leur organisation, les salariés semblent être mieux impliqués et s’engagent dans leur travail.

Aujourd’hui, la RSE se trouve au cœur de nombreux débats scientifiques et politiques. Elle est, depuis plus de deux décennies, l’objet de nombreux articles scientifiques et est encore une thématique centrale des colloques et des conférences. Elle apparaît souvent dans les discours politiques et est au centre de débats contradictoires... L’axe social de la RSE traduit la prise en considération du développement et du bien être des salariés par l’entreprise. A la lumière de nombreuses recherches et enquêtes probantes, l’investissement dans la RSE parait rentable puisqu’il conduit et favorise l’engagement des employés. Notre recherche vise à montrer la relation dialectique entre la RSE et l’engagement affectif des salariés. Nous avons analysé et expliqué cette relation à travers l’intervention d’une variable médiatrice: le soutien organisationnel perçu. La relation a été approchée à partir des apports de la théorie de l’échange social.

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Arnaud GORGEON France Business School, Pascal LIEVRE Université d'Auvergne

Émergence d’une routine organisationnelle

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Bien que nous ayons une bonne compréhension des effets des routines organisationnelles (Feldman et Pentland, 2003) sur les organisations – elles apportent de la coordination et du contrôle, elles aident les participants à faire face à l'incertitude, etc. (Becker, 2004) -  nous savons encore très peu de choses sur la façon dont elles émergent ou sont adoptées pour la première fois. Nous explorons ici l'émergence d'une routine organisationnelle en utilisant le langage comme métaphore. Nous proposons qu'une routine organisationnelle se compose d’une codification des connaissances implicites et explicites dans un lexique, d’une grammaire et de règles et normes socio-culturelles qui guident et informent les participants des routines pendant leurs activités (Gorgeon 2009). La performance d’une routine est assimilée à une conversation entre les participants. Nous utilisons ce cadre théorique sur le cas d'une expédition polaire où trois personnes ont entrepris un voyage de 800 km de Yellowknife à Kugluktuk au Canada sur des skis en tirant des pulkas. Nous explorons la façon dont les participants se coordonnent en situation ( Bouty et al . 2012 ) et font émerger les routines de l'expédition. Nos résultats montrent que, bien que chaque participant " parle " le même "langage " contribuant à une progression quotidienne, plutôt efficace, ils ont des motivations très différentes pour entreprendre l'expédition qui conduisent les acteurs à juger l’expédition comme un échec.



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Jocelyne CHAMPAGNE RACINE Université de Sherbrooke
Vers une culture d’affaires coopérative : le cas de la transformation de la culture organisationnelle d’une caisse Desjardins
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La tendance à la baisse du niveau de satisfaction des membres et l’indice de satisfaction en matière de distinction coopérative font en sorte que la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska s’interroge sur l’importance de réaligner la culture organisationnelle sur sa distinction coopérative. La communication s’inscrit dans le cadre d’une recherche doctorale dont l’objectif principal est de comprendre, d’identifier et d’évaluer les moyens mis en œuvre par la Caisse Desjardins de Granby-Haute-Yamaska (CDGHY) dans le cadre de la transformation de sa culture organisationnelle. Les objectifs spécifiques sont de rendre compte de l’évolution, en temps réel, du changement de culture organisationnelle, dorénavant aligné sur les valeurs et les principes coopératifs, d’identifier, de comprendre et d’évaluer les moyens mis en œuvre pour cette transformation. La CDGHY, qui doit s’intégrer à l’environnement turbulent des affaires, n’a désormais d’autres choix que de travailler à rendre visible la distinction coopérative qui la différentie du monde bancaire. C’est pourquoi il est devenu nécessaire de renouveler le sens de la coopération auprès de ses membres et plus particulièrement, de ses employés, gestionnaires et membres du conseil d’administration. Cette étude de cas qualitative est réalisée avec toutes les instances de la CDGHY permettra de documenter la démarche adoptée par la CDGHY visant à transformer sa culture d’affaires en une culture d’affaires coopérative.

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Naoufel REMILI UQAM - Université du Québec à Montréal
Les défis de l’entrepreneuriat social au Québec : le cas de l’industrie de la mode
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Depuis quelques années, l’entrepreneuriat social se retrouve au centre des préoccupations des praticiens comme des universitaires. Il représente en fait une pratique qui s’insère parfaitement dans  un mouvement bien implanté dans nos sociétés contemporaines de valorisation des aspects éthiques, écologiques et de commerce équitable. Défini comme «un individu visionnaire, dont l’objectif premier n’est pas de faire du profit mais de créer de la valeur sociale» (Back et Janssen, 2008; p.8), cette forme d’entrepreneuriat fait face à plusieurs défis importants qui freinent son évolution et empêchent l’atteinte de son plein potentiel. Ce travail se propose donc d’identifier dans un premier temps ces principaux défis et ensuite de mettre de l’avant certaines recommandations pour y répondre.

Ces éléments seront abordés dans le contexte spécifique de l’industrie de la mode au Québec qui regorge d’initiatives d’entrepreneuriat social. Ainsi, nous nous attarderons sur les problèmes de la perception des consommateurs quant à cette forme de commerce et ses retombées, l’influence des facteurs de contingence comme le contexte économique et institutionnel ainsi que le marketing des pratiques dites sociétales. Basé sur une analyse de données secondaires et illustré par plusieurs exemples concrets, ce travail veut dresser le portrait d’un secteur en plein effervescence mais surtout présenter aux acteurs concernés une réflexion approfondie sur les enjeux actuels auxquels il faudra s’attarder. 

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Maurice Fouda ongodo Université de Douala, Joseph Temga

Management et performance des institutions religieuses : le cas des diocèses au Cameroun

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Au Cameroun, les institutions religieuses soutiennent  les actions pour la réduction de la pauvreté et le développement. L’Eglise Catholique, à travers les diocèses, représente le plus grand réseau de l’emploi après l’Etat. Face aux exigences nouvelles, surtout celle de leur autonomie financière, et aux besoins désormais nombreux à satisfaire, les diocèses doivent se doter d’outils managériaux adéquats pour continuer à remplir leurs missions pastorales et socioéconomiques. Le management, étant, selon Drucker, créateur du développement économique et social et affaire de toute organisation en quête de pérennité ou de performance.

Cette communication veut répondre à une interrogation : comment concevoir un management adapté aux diocèses du Cameroun en vue de les rendre performantes ? Elle a pour objectif de comprendre le management des organisations religieuses et envisager une amélioration de leur performance au regard des techniques et méthodes de management.

Pour comprendre le management tel que pratiqué dans les diocèses, une enquête quantitative et exhaustive a été menée auprès des 24 évêques du Cameroun. Cette première enquête est complétée par des entretiens en profondeur menés auprès 7 évêques. L’exploitation des résultats obtenus permet d’orienter ce management vers le cadre déjà proposé par Mauyaux et Ulrich  (2006), cadre qui tient compte à la fois des différentes parties prenantes à la vie de l’église et de l’importance des ressources humaines qu’il faut motiver. 



13 h 30 - 15 h 00
Aspects du management
Communications orales
Présidence/animation : Marie Claude PETIT École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Bâtiment – Local : Pavillon MB – MB S2.105
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Pascal LIEVRE Université d'Auvergne

Repères pour un management des situations extrêmes

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L'émergence d'une économie de
l'innovation fondée sur la connaissance (Amin, Cohendet, 2004, Foray,
2009) amène les managers à être confrontés à des situations extrêmes de gestion.
Un manager doit affronter ce type de  situation lorsqu'il
pilote une action collective prenant la forme d'un projet, intensif en
connaissance, dans un contexte évolutif, incertain et risqué. Nous explorons
différentes pistes pour dégager des règles de gestion propres à cette classe
de situation. Nous travaillons aussi bien sur des situations extrêmes de
gestion voulues que subies, mais aussi des situations d’urgence et/ou de crise
(Roux-Dufort, 2001). A partir d’étude de cas, nous investissons différents
terrains où des collectifs ont dû faire face à ce type de situation : expéditions
polaires, services secours incendie, exploration spatiale, spectacle vivant,
rupture technologique… Nos résultats mettent en évidence trois registres qui
doivent faire l’objet d’une attention soutenue de la part des managers :
la construction du sens au sein des collectifs (Giddens, 1987 ; Weick,
2001 ; Wenger, 2005), les capacités d’ambidextrie organisationnelle
(Mintzberg, 1998 ; March, 1999) et les dispositifs d’expansion des
connaissances (Callon et alii, 2001). Ainsi, le management des situations
extrêmes apparait comme le management des ruptures qui obligent à un
apprentissage organisationnel (Argyris, Schon, 1996). Nous sommes conduits à
construire une théorie « sociale » de l’apprentissage dans les
projets.



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Émilie GIGUÈRE Université Laval, Louise St-Arnaud, Michel Vézina, Olivier Torrès
Le travail des femmes chefs d’entreprises : un défi au quotidien
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Les défis rencontrés par les femmes-chefs d’entreprise dans le travail professionnel comme domestique suscitent de nouvelles questions de recherche. À ce jour, peu d’études permettent de comprendre l’investissement et la mobilisation subjective des femmes-chefs d’entreprise, leur mode de fonctionnement et leur style de gestion. Pour comprendre les enjeux rencontrés dans le travail, leur expertise spécifique de même que les stratégies qu’elles déploient, nous avons utilisé une méthodologie de recherche qualitative auprès de 50 femmes-chefs d’entreprise. Lorsque questionnées sur leur travail, les femmes-chefs d’entreprise expriment des distinctions dans leur manière de travailler qui se caractérisent par l’importance accordée à leurs relations interpersonnelles, à la qualité du travail produit, à l’écoute des autres, à la prise de décision recherchant le consensus ainsi qu’à l’ambiance de travail. Le travail des femmes-chefs d’entreprise se caractérise par la multiplicité de leurs fonctions au sein de l’entreprise de même que par leurs responsabilités et leur souci des autres autant dans la sphère professionnelle que privée. Elles mettent aussi en place différents aménagements permettant la porosité entre les deux sphères. Bien que les femmes-chefs d’entreprise instaurent des processus de coopération permettant de mener à bien les activités de travail avec leur équipe, leurs choix ne sont toutefois pas sans conséquence sur le succès et la stabilité de leur entreprise.



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Mohamed binkkour Université Ibn Zohr, jamal EL BAZ
L’intelligence émotionnelle dans le processus de gestion du risque entrepreneurial
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L’entrepreneur est exposé, à des degrés divers, à la plupart des risques affrontés par toute entreprise, quels que soient sa taille et son métier. Il est ainsi parfois qualifié de «manager du risque». Ces risques sont liés au fonctionnement de l’entreprise elle-même ou aux relations entre celle-ci et son environnement.

Les risques liés à l’entrepreneuriat évoluent en fonction du développement de l’entreprise, du type de métier exercé, du statut juridique adopté, de la personnalité de l’entrepreneur et de son expérience.

Dans ce contexte l’entrepreneur doit développer une intelligence émotionnelle souvent qualifiée comme étant une composante importante de l’attitude entrepreneuriale

La notion d’intelligence émotionnelle est apparue dans les années 1990 et définirait une forme d’intelligence qui contrôle ses émotions, ses sentiments, analyse celles des autres et oriente ainsi ses pensées et ses gestes. Cela représente une habileté à percevoir et exprimer, à comprendre et raisonner avec les émotions. L’intelligence émotionnelle est un gage de réussite professionnelle de l’entrepreneur (Luy, 2008).

Ainsi, notre problématique porte sur l’analyse de l’importance et le développement de compétences émotionnelles dans la création et le développement d’une entreprise.

Il s’agit de répondre à la question suivante:Quelles sont les compétences émotionnelles développées par l’entrepreneur Marocain pour gérer le risque entrepreneurial?  

Une enquête a été réalisée auprès de 130 entrepreneurs.

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Marie Claude PETIT École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM

La rétention des gestionnaires de projet seniors dans le secteur aérospatial au Québec : le management de proximité comme gage de réussite

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Les gestionnaires de projet (GPJ) sont, à titre de ressources humaines créatrices de valeur, très convoités par les recruteurs. D’autant plus lorsqu’il s’agit de GPJ seniors comptant 10 années d’expérience et plus dans leur domaine d’expertise.

Qualifiés de véritables perles rares par les dirigeants des entreprises en très haute technologie, ces professionnels chevronnés sont cependant difficiles à dénicher. Par conséquent, au terme d’un processus d’embauche réussi et au fil des années qui s’ensuivent, des efforts non négligeables sont consentis par les organisations pour retenir ce personnel-clé. Réputés plus fidèles à leur profession qu’à l’organisation qui les emploie, les professionnels très qualifiés sont souvent tentés et même sollicités par la concurrence.

Les objectifs de cette communication sont d’exposer les stratégies mises en œuvre par des organisations régulièrement confrontées au défi de la rétention de GPJ seniors et de mettre en lumière les rôles et responsabilités d’un acteur peu étudié en gestion de projet, le manager de proximité des GPJ, dont les apports se révèlent primordiaux et d’autant plus inspirants pour les entreprises où sont gérés des projets.

L’analyse qui mène aux résultats obtenus s’est effectuée à partir d’un corpus de données collectées par entrevues semi-dirigées auprès de 65 dirigeants, gestionnaires de ressources humaines, gestionnaires de programmes et de projets dans huit entreprises du secteur aérospatial québécois. 

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