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82e du Congrès de l'Acfas

Colloque 206 - La paléontologie existe-t-elle encore?

Du lundi 12 mai à 08 h 30 au mardi 13 mai à 15 h 30.
Responsable(s)
Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution, Ha-Loan PHAN Acfas - Association francophone pour le savoir, Mario COURNOYER Musée de paléontologie et de l'évolution, Alexandre Guertin-Pasquier Université de Montréal
Description

La paléontologie, autrefois centrée sur la compilation de la distribution des invertébrés fossiles, est maintenant devenue une étude plus large de la vie passée, effectuée par des spécialistes qui ne se rencontrent que rarement à l’échelle du Québec. Quant aux recherches sur l’évolution, elles sont beaucoup plus récentes. Or, les chercheurs dans ces domaines sont nombreux, mais dispersés. Pendant deux jours, nous les rassemblerons pour les encourager à prendre conscience qu’ils forment un ensemble et nous inviterons le grand public à s’en rendre compte aussi. Le colloque couvrira des domaines aussi diversifiés que le paléoenvironnement, la micropaléontologie, la stratigraphie, la paléontologie des invertébrés et des vertébrés, les origines de la vie, ainsi que la biologie évolutive et la paléontologie humaine. 

Lundi 12 Mai 2014

8 h 30 - 9 h 10
Accueil
Communications orales
Présidence/animation : Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-429
9 h 00_rem_
Mot de bienvenue
9 h 10 - 12 h 15
Le Quaternaire, monde où nous vivons
Communications orales
Présidence/animation : Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-429
9 h 10_rem_
Pierre J.h. RICHARD Université de Montréal, Alayn C. Larouche Université de Montréal, Daniel Landry Université de Montréal, Tamylia Elkadi Université de Montréal, Christian Gates St-Pierre Ethnoscop Inc., Jean-Michel Villanove Les Amis de la montagne

Le mont Royal de 13 000 à 9 600 ans avant l’actuel : la mer de Champlain, la toundra, les arbres, la forêt et les castors sur un îlot marin puis sur une île dans le Lac à Lampsilis

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Des travaux de réfection du muret de bordure et de profilage du fond du Lac‑aux‑Castors (Parc du Mont Royal) furent effectués par la Ville‑de‑Montréal en 2012-2013. Ce fut l’occasion d’accéder aux sédiments accumulés naturellement dans la cuvette rocheuse. Des coquillages marins, des fragments de plantes et des bouts de bois manifestement rongés par les castors furent datés au 14C. Les sédiments furent soumis à l’analyse des macrorestes végétaux et des grains de pollen. Les résultats corroborent l’âge de 13 000 ans avant l’actuel (AA) pour le début de la Mer de Champlain, ce bras de l’Atlantique qui a envahi les basses terres laurentiennes et, dans le sud-ouest du Québec, remplacé les eaux du Lac proglaciaire à Candona (de 13 500 à 13 000 ans AA). De 13 000 à 11 000 ans AA, le mont Royal était occupé par une flore de toundra semblable à celle que l’on retrouve aujourd’hui dans l’Arctique. Les arbres se sont implantés rapidement sur l’île il y a 11 000 ans. Jusque vers 9600 ans AA, le paysage végétal environnant la cuvette ressemblait à une pessière-sapinière comprenant aussi plusieurs essences feuillues et du mélèze près des rives. D’après l’identité de dix morceaux de bois rongés dont huit furent datés au 14C, le peuplier faux-tremble fut la première essence utilisée par les castors il y a 11 000 ans. Entre 10 700 et 9600 ans AA, le bouleau blanc puis l’érable rouge furent aussi choisis par ces emblématiques bâtisseurs de barrages.

9 h 35_rem_
Lyna LAPOINTE ELMRABTI Université de Montréal, Julie Talbot Université de Montréal, Daniel Fortier Université de Montréal

Reconstitution paléoécologiques de la Béringie à partir de Yedoma, le cas de la rivière Itkillik (Alaska) et de Beaver Creek (Yukon)

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Associés à la Béringie, les yedoma correspondent à une forme de pergélisol syngénétique s’étant accumulé lors du Pléistocène. Leur moteur de formation fut étroitement lié à la présence de conditions froides et xériques ayant favorisé une sédimentation éolienne active. Les yedoma sont essentiellement de nature minérale, mais comprennent tout de même une quantité non négligeable de restes biogéniques et de traceurs micropaléontologiques pouvant servir d’indicateur des conditions environnementales passées. Leurs accumulations sur une échelle de temps plus importante que les lacs et les tourbières, en font donc des outils intéressant pour les paléoécologistes quaternaire.

Le yedoma de la rivière Itkillik en Alaska (69°34′ N, 150°52′ W) est l’un des plus imposants et mieux conservés de la Béringie Est. Les résultats préliminaires obtenus au site ont permis la réalisation d’une reconstitution de la dynamique végétale sur près de 48 000 ans.  La séquence à également pu être corrélée à d’autres sites à proximité et permet d’observer une longue phase herbacée s’étendant jusqu’à l’Holocène, dominée par les taxons Cyperaceae et Poaceae.

Pour sa part, le yedoma de Beaver Creek au Yukon (62°23′N, 140°53′W) n’a pas encore fait l’objet d’études paléoécologiques. Des analyses sont présentement en cours afin d’établir la chronologie de la succession végétale depuis l’Illinoien, de définir des paramètres climatiques locaux et de quantifier le réservoir de carbone associé au site.

10 h 00_rem_
Biljana NARANCIC Centre d'études nordiques - Université Laval, Reinhard Pienitz Université Laval, Pierre Francus Institut national de la recherche scientifique - Eau Terre Environnement, Jean-Pierre Guilbault Musée de paléontologie et de l'évolution

Paléogéographie et paléoenvironnements de la région sud-ouest de l’île de Baffin (Nunavut) : relèvement isostatique postglaciaire et isolement du lac Nettilling de l’influence marine

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Le lac Nettilling se trouve au sud-ouest de l’île de Baffin. Il s’agit du plus grand plan d’eau de l’Archipel Arctique Canadien. Son bassin versant a subi une invasion marine après la dernière déglaciation. Le relèvement glacio-isostatique a permis l’établissement d’un lac d’eau douce vers 6500-6000 ans B.P.

Des analyses biostratigraphiques et géochimiques ont été réalisées sur deux séquences sédimentaires. Les analyses documentent la transition marine-lacustre par des changements dans la paléosalinité. L’évolution des assemblages de diatomées, successivement dominés par des espèces poly-mésohalobes, oligohalobes, puis halophobes démontre les effets de la salinité décroissante sur le milieu aquatique. Les capsules céphaliques de larves de chironomidés sont apparues dans la séquence après l'isolement du bassin et l’établissement des conditions lacustres. Les foraminifères sont observés dans la séquence sédimentaire de la phase marine-saumâtre. Les changements dans les rapports Ca/Ti et Si/Ti, et les profils de Cl reflètent la fin de l'influence marine et l’établissement des conditions lacustres. Les conditions anoxiques reflétées dans le rapport Mn/Fe sont observées lors de la transition de l’eau salée à l'eau douce.

10 h 30_rem_
Pause
11 h 00_rem_
Sergio MAYOR PASTOR Musée de paléontologie et de l'évolution, Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution

Recherches sur les foraminifères benthiques de la mer du Labrador dans le contexte paléocéanographique du dernier interglaciaire

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Les assemblages de foraminifères benthiques du dernier interglaciaire (stade isotopique 5e) de carottes de forage d’Orphan Knoll (50.17°N, 45.64°W; 3563 m) et d’Eirik Ridge (58.21°N, 48.37°W; 3380 m) ont été analysés pour retracer les conditions environnementales du fond marin à environ 3400 m de profondeur dans le nord-ouest de l’Atlantique Nord et la Mer du Labrador. Cette étude inclut une étude systématique dans laquelle 96 espèces de foraminifères benthiques sont identifiées, décrites et illustrées. Des analyses de regroupement ont permis de définir des assemblages. Ceux-ci s’avèrent très différents aux deux sites étudiés malgré une bathymétrie semblable.

Les différences entre les conditions benthiques au site d’Orphan Knoll et celle d’Eirick Ridge se traduisent par des assemblages de foraminifères benthiques distincts et des compositions isotopiques de Fontbotia wuellerstorfi également différentes qui mettent en évidence le régionalisme des masses d’eaux profondes dans la Mer du Labrador et l’Atlantique du Nord-Ouest. Ces différences suggèrent que l’interglaciaire présent est très différent à celui de l’épisode isotopique 5e en ce qui concerne la circulation profonde.

11 h 25_rem_
Andréanne Bourgeois-Roy Université d’Ottawa

Les dépôts coquilliers de Baie-Comeau : communautés marines et paléoenvironnements

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On retrouve dans la vallée de la rivière aux Anglais, située dans la région de Baie-Comeau, d’importants dépôts coquilliers datant du début de l’Holocène. Formés lors de la submersion par la mer de Goldthwait, ces dépôts diffèrent des autres faluns connus d’âge holocène par leurs dimensions et par leur grande concentration en débris coquilliers. En raison de leurs caractéristiques exceptionnelles, il est apparu nécessaire de tenter d’expliquer comment les faluns de Baie-Comeau se sont formés. Pour ce faire, une étude comparative des conditions thermiques et salines entre la période de la mer de Goldthwait et celle de l’estuaire du Saint-Laurent actuel a été réalisée. Ainsi, les invertébrés des dépôts coquilliers ont été identifiés afin de déterminer les types de communautés marines qui existaient dans la mer de Goldthwait et de décrire les habitats dans lesquels elles ont vécues. En effet, la présence et le développement de faunes dans les mers dépend de plusieurs facteurs, notamment la température, la salinité et la profondeur de l’eau, la nature du substrat et l’apport de nourriture (Hillaire-Marcel, 1980). La composition en isotopes stables de l’oxygène et la concentration de certains cations (Ca2+, Mg2+, Sr2+, Ba2+) ont également été déterminées pour un nombre de coquilles de Mytilus edulis de l’un des faluns. L’analyse de ces composantes géochimiques permet aussi d’identifier les conditions thermiques et salines des mers.

11 h 50_rem_
Elisabeth Levac Université Bishop's

Problèmes potentiels de la datation carbone 14 du pollen

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Nous présentons les résultats de datations au carbone 14 de grains de pollen extraits de carottes de sédiments issues du milieu océanique et de marais côtiers de la Marge Est-Canadienne, de la Baie James et des provinces Atlantiques. Les âges polliniques de carottes marines ont été comparés avec ceux obtenus sur des carbonates marins (coquillages ou foraminifères) prélevés aux mêmes niveaux stratigraphiques. Les échantillons de pollen de marais côtiers ont été prélevés à des niveaux déjà datés grâce à des profils de 137Cs et de 210Pb, ou par datation 14C de macrorestes végétaux. La plupart des âges 14C obtenus des échantillons de pollen sont en désaccords avec ceux basés sur les autres méthodes de datation, exhibant des différences excédant fréquemment 250 ans et atteignant même 4000 ans dans un cas.

Des âges polliniques trop élevés sont souvent associés à des proportions importantes de grains de pollen remaniés dans les sédiments. Certains âges trop jeunes pourraient résulter d’un entreposage prolongé des carottes marines, possiblement suite à une croissance microbienne, mais plus de recherche est nécessaire pour vérifier cette hypothèse. Malgré les problèmes que nous avons rencontrés, quelques âges polliniques sont tout de même en accord avec d’autres âges 14C des mêmes niveaux stratigraphiques, ce qui suggère que cette méthode de datation peut fonctionner. Pour l’instant, plus de recherche s’avère nécessaire pour comprendre les résultats contradictoires obtenus. 

12 h 15_rem_
Dîner
13 h 40 - 16 h 40
Les débuts de la vie et la paléobotanique
Communications orales
Présidence/animation : Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-429
13 h 40_rem_
Mot de bienvenue
13 h 45_rem_
Richard LÉVEILLÉ Université McGill

La recherche de la vie sur Mars

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L’exploration de Mars a pour objectif principal de répondre aux questions : « Y a-t-il de la vie ailleurs ? » et « Y’a-t-il déjà eu de la vie sur Mars ? ». L’approche de la NASA comprend une série de missions qui fouillent les roches et l’atmosphère pour mieux comprendre le cycle de l’eau et l’évolution géologique et chimique de la planète. La mission Mars Exploration Rovers, avec les jumeaux Spirit et Opportunity, ainsi que les satellites Mars Global Surveyor, Mars Odyssey et Mars Reconnaissance Orbiter (ainsi que le Mars Express des Européens) ont trouvé de nombreuses preuves minéralogiques et géomorphologiques de l’existence d’eau liquide dans le passé lointain.


Le plus récent explorateur robotique, le robot Curiosity, est à la recherche d’environnements habitables, c’est-à-dire des environnements qui, en plus d’eau liquide, contiennent des sources d’énergie chimique et des sources de carbone et qui pourraient donc favoriser la vie telle qu’on la connaît. Dans le « mudstone » retrouvé à Yellowknife Bay, un site au point terminal d’un cône alluvial et au bout de ruisseaux anciens (présence de conglomérats et de grès), les instruments à bord de Curiosity ont démontré une minéralogie et une chimie complexe avec des composantes de carbone inorganiques, et possiblement organiques, ainsi que des éléments sous divers états d’oxydoréduction dont le fer et le soufre. Ces caractéristiques en font un environnement ancien qui aurait pu favoriser une vie microbienne chimio-synthétique.


14 h 10_rem_
André PELLERIN Université McGill, Boswell Wing Université McGill

La paléontologie métabolique : exemples provenant du Précambrien et directions futures

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Les nouvelles frontières de la paléontologie s’étendent au-delà du contexte conventionnel de la paléontologie classique et explorent une échelle de temps s’étendant d’aujourd’hui jusqu’à tôt après l’accrétion de la Terre. On tente de retracer l’existence des premiers organismes vivants en étudiant les signatures laissées par leurs métabolismes dans les environnements primitifs. Jusqu’à maintenant, l’accent a été mis sur l’identification du moment de l’apparition dans le temps de ces métabolismes par l’étude de la présence, ou de l’absence, de biosignatures caractéristiques. Notre objectif est d’étendre le domaine d’application de ces systèmes isotopiques pour étudier le développement de ces métabolismes dans le temps. Cependant, avant de nous attarder au registre géologique de ces signatures, il est crucial de comprendre comment l’évolution a pu influencer ces biosignatures. Dans le cadre de notre programme de recherche, nous mettons l’accent sur les bactéries sulfato-réductrices, lesquelles démontrent une présence constante et bien documentée dans le registre géologique. Avec un peu d’intuition, nous réussirons à comprendre comment les changements dans les génotypes peuvent se manifester comme des phénotypes préservés dans le registre géologique.

14 h 35_rem_
André DESROCHERS Université d’Ottawa

Vers un nouveau modèle de l’extinction de masse à la fin de l’Ordovicien basé sur les archives stratigraphiques de l’île d'Anticosti, Québec

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Au cours du maximum glaciaire de la fin de l’Ordovicien (Hirnantien), les plates-formes carbonatées tropicales étaient émergentes alors que leur abondante faune endémique, forcée de se retirer vers les marges continentales, a souffert d’extinction massive. Une des meilleures archives stratigraphiques à la limite Ordovicien/Silurien en région tropicale se trouve bien exposée aujourd’hui sur l’île d’Anticosti dans l’est du Canada. L’architecture stratigraphique couplée à l’étude des faciès sédimentaires, des variations isotopiques en δ13C et des biozones serrées à chitinozoaire a permis de reconnaître une unité distincte, appelée les calcaires du Laframboise, de milieu marin peu profond entre deux discordances régionales dans la partie supérieure de la Formation d’Ellis Bay sur l’île d’Anticosti. Au même moment qu’un changement faunique majeur observé chez plusieurs groupes fossiles, les calcaires du Laframboise montrent l’apparition soudaine d’oncolites et de bioconstructions à calcimicrobe et métazoaire. Tout en contraste avec la production sédimentaire sur les plates-formes carbonatées pré- et post-hirnantiennes, ces calcaires tropicaux en milieu marin peu profond se démarquent par l’apparition massive de dépôts microbiens et d’ooïdes sous l’influence d’importants changements physico-chimiques des océans à la fin de l’Hirnantien. 

15 h 00_rem_
Pause
15 h 30_rem_
Martine LAPOINTE Musée de paléontologie et de l'évolution

Les diatomées : magnifiques témoins de la vie du passé et garantes du futur

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Les diatomées, algues microscopiques unicellulaires siliceuses, vivent dans tous les milieux aquatiques. Par leur sensibilité à l’environnement, leur abondance et leur remarquable diversité, elles sont d’excellentes indicatrices des conditions physico-chimiques du milieu.  L’essor de la recherche basée sur les diatomées au cours des dernières années est remarquable. Le développement exponentiel de la technologie en microscopie électronique permet l’approfondissement des informations morphologiques. L’exemple du groupe complexe de Gomphonema illustre le travail colossal accompli afin de différencier les espèces. L’avancée spectaculaire du séquençage génétique des diatomées remet en question la vision traditionnelle de la filiation et de la classification des diatomées et les repositionnent dans le temps sur l’échelle évolutive de leur groupe et de leur parenté. L’utilisation des diatomées fossiles en tant qu’indicateurs paléoenvironnementaux est de plus en plus répandue. Quelques exemples démontrent leur efficacité pour suivre l’évolution des glaces aux pôles et de qualifier les cours d’eau du Québec. Finalement, les diatomées en biostratigraphie sont en pleine effervescence.  Les données fossiles du Crétacé au Cénozoique sont peaufinées et permettent la datation de séquences stratigraphiques et des corrélations paléoenviromentales et paléoclimatiques.  Les diatomées nous informent des environnements passés et aident à prédire l’ampleur des variations potentielles futures.

15 h 55_rem_
Alexandre Guertin-Pasquier Université de Montréal

Paléoécologie de la forêt fossile du Plio-Pléistocène de l’île Bylot, Nunavut

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Le projet présenté porte sur la reconstitution paléo-écologique d'un environnement forestier fossile retrouvé au sud-ouest de l'île Bylot (73°N). Il a comme objectifs de préciser la chrono-stratigraphie du site et d’établir une succession des différents taxons polliniques retrouvés trouvés sur place afin d’estimer leur âge et d’en inférer des conditions climatiques (température et précipitations).
Plusieurs coupes stratigraphiques ont ainsi été excavées afin de réaliser des analyses granulométriques, paléo-magnétiques et polliniques. Un GPS différentiel fut également utilisé afin de caractériser à petite et grande échelle les unités stratigraphiques associées aux unités organiques fossiles.
Les résultats des analyses indiquent une alternance de dépôts glaciaires, glacio-lacustres, fluviaux et tourbeux au sein d’une dépression dans la roche en place (schiste tertiaire). Les analyses polliniques, quant à elles, suggèrent une végétation similaire à celle présente près de la limite des arbres actuelle, environ 2000 km plus au sud. Les conditions climatiques plus humides (environ 500 mm/an) et plus chaudes (température moyenne annuelle d’environ 0°C) permettaient notamment la croissance du pin (Pinus type strobus et banksiana), de l’épinette (Picea cf. mariana), de l’aulne (type crispa et incana) et du mélèze (Larix, indifférencié). Les études paléo-magnétiques et la présence d’espèces éteintes, elles, suggèrent un âge d’entre 2,581 et 3,040 Ma pour les dépôts organiques fossiles.


16 h 20_rem_
Mot de clôture
17 h 00 - 17 h 50
Conférence grand public de Richard Cloutier : « En quête de nos lointaines origines… il y a 380 millions d’années : la transition poisson-tétrapode »
Communications orales
Présidence/animation : Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-429
17 h 00_rem_
Richard CLOUTIER UQAR - Université du Québec à Rimouski

À la quête de nos lointaines origines… il y a 380 millions d’années : la transition poisson-tétrapode

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Depuis plus de 500 millions d’années, l’évolution des vertébrés a été ponctuée de changements majeurs et de transitions. Parmi ces évènements évolutifs, l’origine des tétrapodes associée à la transition du milieu aquatique au milieu terrestre suscite un intérêt marqué en biologie évolutive. Cet intérêt vient entre autres du fait que nous sommes en quête de nos propres lointaines origines ! Au fil des découvertes de nouveaux fossiles, mais aussi au fil des avancées technologiques, nous apprenons à disséquer cette transition datant de 380 millions d’années. La découverte récente d’un poisson fossile dévonien provenant du site fossilifère de Miguasha, en Gaspésie, est au cœur de ce débat évolutif : l’Elpistostege watsoni est considéré comme le groupe-frère de tous les tétrapodes. En quelque sorte, l’Elpistostege est ce que l’on appelait autrefois un chaînon manquant ! Une série de caractères anatomiques à la transition entre les poissons et les premiers tétrapodes rend cette espèce des plus importantes dans notre compréhension de la conquête du milieu continental. Non seulement cette découverte permet d’élucider le contexte évolutif de l’origine des tétrapodes, mais aussi les aspects paléoécologiques et paléoenvironnementaux de cette transition. Que connaissons-nous au sujet de l’origine commune des quelques 31 000 espèces actuelles de tétrapodes dont nous faisons partie ? L’Elpistostege vient clarifier considérablement cette question que des générations de chercheurs se sont posées.

17 h 40_rem_
Période de questions
18 h 00 - 19 h 15
Cocktail de l’Association du Musée de paléontologie et de l'évolution
Cocktail
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-767

Mardi 13 Mai 2014

8 h 30 - 9 h 10
Accueil, journée 2
Communications orales
Présidence/animation : Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-429
9 h 00_rem_
Mot de bienvenue
8 h 45 - 12 h 15
Aspects de l’histoire des vertébrés
Communications orales
Présidence/animation : Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-429
9 h 10_rem_
Marion CHEVRINAIS UQAR - Université du Québec à Rimouski, Pierre Gueriau MNHN

L’identification des espèces en paléontologie : de la nécessité d’une définition de caractères propres

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En paléontologie, l’identification précise et correcte des organismes fossiles est primordiale pour la compréhension des relations phylogénétiques (relations de parenté) entre différentes espèces. Les études moléculaires basées sur l’ADN ne s’appliquant pas aux fossiles, la définition de caractères anatomiques propres à chaque espèce ou groupe d’espèces (synapomorphies) est essentielle. Elle permet à la fois de différencier les espèces entre elles mais également d’identifier correctement des restes incomplets de certains organismes. La position des espèces fossiles dans les arbres phylogénétiques (représentations graphiques de la phylogénie) est majoritairement obtenue en utilisant des caractères squelettiques, les organes et autres tissus mous n’étant que très rarement fossilisés. Ceci peut représenter un biais à l’identification précise des espèces fossiles, et il est donc très important de définir des synapomorphies extrêmement diagnostiques, même lorsque le spécimen n’est que partiellement préservé. A partir du cas particulier d’un tétrapodomorphe du Dévonien supérieur de Miguasha (-380 Ma, Québec), nous présenterons des exemples et contre-exemples de définitions appropriées de synapomorphies chez des fossiles de différents groupes (crustacés, insectes, « poissons », dinosaures et mammifères) en insistant sur l’intérêt des études anatomiques et morphologiques des fossiles dans la compréhension de l’Histoire de la Vie sur Terre.

9 h 35_rem_
Hans LARSSON Université McGill

Les Crocodyliformes comme nouveau modèle macroévolutif pour tester le rythme et le mode des radiations évolutives

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Au Mésozoïque, la colonisation de milieux marins et terrestres par les Crocodyliformes s’est traduite, au sein de ce groupe, par l’occupation de nombreuses niches écologiques, dont l’herbivorie, et par l’atteinte d’un niveau de disparité morphologique tout aussi considérable. Récemment, une abondance de nouvelles données fossiles a contribué à préciser les rythmes et les modalités de l’évolution des Crocodyliformes mésozoïques. Des taxons nouveaux et récemment décrits sont présentés. Bien que les représentants extrêmes de ces taxons divergents, tels les Thalattosuchia (formes pélagiques) ou les Baurusuchia (formes terrestres), soient bien connus, l’éventail de la diversité morphologique au sein du groupe n’a pas encore fait l’objet d’analyses. Peu d’efforts ont été déployés pour étudier l’évolution de la disparité (diversité morphologique) chez les Crocodyliformes, et la plupart des discussions à cet égard sont principalement de nature spéculative. Les taux de diversité et de disparité de la totalité de la radiation connue des crocodyliformes au cours du Mésozoïque sont examinés à l’aide d’un vaste ensemble de caractères bien résolu et d’un chronogramme phylogénétique. En ce qui a trait au morpho-espace, des séparations nettes, caractérisées par des taux évolutifs élevés, sont observées entre les clades les plus divergents. Ce profil semble indiquer que l’origine de ces clades divergents peut s’expliquer par un modèle d’évolution de type « pulsatoire ».

10 h 00_rem_
Louise-Marie MEUNIER Université McGill

Anatomie endocrânienne de Pissarrachampsa sera (Crocodylomorpha; Mesoeucrocodylia), un Baurusuchidae du Crétacé supérieur du Brésil

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Appartenant a la famille des Baurusuchidae, Pissarrachampsa sera est un crocodyliforme du Crétacé supérieur du Brésil (Formation de la Vale do Rio do Peixe). Décrit en 2011 par Montefeltro et al., le matériel est composé d'un crâne presque complet, d'un crâne partiellement préservé et d'une mâchoire inférieure. La condition de l'holotype LPRP/USP 0019 est telle que la partie endocrânienne est remarquablement préservée. Un CT-scan (imagerie médicale) de ce spécimen a été réalisé à Montréal. Ce type de scan ne nous permet malheureusement pas d'avoir une haute résolution, ne nous donnant pas accès à de nombreux détails neurovasculaires. En revanche, cette résolution est suffisante pour reconstruire la boîte crânienne de Pissarrachampsa sera. Ce moule interne nous permet alors de décrire l'anatomie générale endocrânienne d'un Baurusuchidae, mais aussi de comparer cette anatomie à celle observée chez des espèces actuelles comme Alligator ou Crocodylus, ou éteintes comme Sebecus. Cette comparaison nous donne accès aux différences tant bien qualitatives que quantitatives entre espèces actuelles et éteintes.

10 h 25_rem_
Pause
11 h 00_rem_
Francois THERRIEN Royal Tyrrell Museum, Darla K. Zelenitsky University of Calgary

Vol, fuite ou autre fonction? Les premiers dinosaures à plumes d’Amérique du Nord offrent une autre hypothèse pour l’origine des ailes 

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Longtemps considérés comme des animaux reptiliens et écailleux, notre perception de l’apparence des dinosaures a changé dramatiquement suivant la découverte des premiers fossiles arborant des plumes vers la fin des années 1990. Depuis ce temps, la présence de plumes a été confirmée dans plus d’une trentaine d’espèces de dinosaures, démontrant que le plumage était très répandu parmi les dinosaures et qu’il était apparu bien avant l’évolution des premiers oiseaux. Des restrictions géographiques, sédimentologiques et temporelles régissant la préservation de dinosaures emplumés ont créé de grandes lacunes dans nos connaissances de la distribution phylogénétique des plumes parmi les dinosaures ainsi que dans nos hypothèses sur la fonction des plumes primitives et de l’origine du vol. La récente découverte en Alberta de trois squelettes d’ornithomimidés (dinosaures-autruches), un jeune individu et deux adultes, arborant des empreintes de plumes comble ces lacunes et offre une hypothèse alternative pour l’évolution des ailes. Bien que les ornithomimidés de tout âge étaient couverts d’un plumage ressemblant à un duvet, seuls les adultes portaient des plumes à tiges rigides sur l’avant-bras, formant une aile primitive. La présence d’ailes chez les adultes ornithomimidés et leur absence chez les jeunes individus suggèrent que la fonction originelle des ailes chez les dinosaures n’était probablement pas reliée à la fuite ou au vol, mais plutôt aux comportements de reproduction.

11 h 25_rem_
Mélanie COUSINEAU Université d’Ottawa, François THERRIEN Royal Tyrrell Museum of Palaeontology, Teruyuki MARUOKA University of Tsukuba, Danielle FORTIN Université d’Ottawa, Boswell A. Wing Université McGill

Le volcanisme des trapps du Deccan a atteint son apogée après les extinctions massives du Crétacé-Paléogène

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La frontière géologique du Crétacé-Paléogène (frontière « KPg », ≈66 Ma) marque l’une des plus importantes extinctions de masse de l’histoire de la Terre. Deux événements géologiques d’importance, l’impact du météorite Chicxulub et les éruptions volcaniques des trapps du Deccan ⎯des coulées de lave basaltique qui couvrent une superficie de plus de 500 000 km2 en Inde, coïncident dans le temps avec cette frontière géologique et ont été proposés comme étant des déclencheurs potentiels des extinctions d’espèces. Bien que les deux scénarios prévoient des patrons d’extinction différents, l’établissement d’un lien causal entre ces derniers et les extinctions dépend largement de leur chronologie relative, laquelle demeure incertaine. Nous présentons des données de concentration et de composition isotopique de soufre provenant de deux coupes stratigraphiques extrêmement bien préservées de sédiments chevauchant la frontière KPg en Alberta, au Canada. Nos résultats suggèrent que, dans la région immédiate de la frontière KPg, les épisodes volcaniques des trapps du Deccan succèdent l’impact du Chicxulub et les extinctions de masse soudaines. Si cette chronologie semble écarter la possibilité d’un lien causal direct entre les épisodes volcaniques et l’extinction de masse, elle jette par contre de la lumière sur les causes possibles du long délai de rétablissement des écosystèmes au début du Paléogène.

11 h 50_rem_
Michelle Drapeau Université de Montréal, René Bobe The George Washington University, Jonathan G. Wynn University of South Florida, Christopher J. Campisano Arizona State University, Denis Geraads Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology

La formation Mursi de l’Éthiopie du Sud, une fenêtre sur le Pliocène de l’Afrique de l’Est

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La formation géologique Mursi date de plus de quatre millions d’années et est particulièrement intéressante parce qu’elle couvre une période très importante de l’évolution humaine, la transition entre les genres Ardipithecus et Australopithecus. Seule l’extrémité sud de la formation fut sporadiquement explorée il y a plus de 40 ans, mais en raison de sa difficulté d’accès, elle ne fut jamais revisitée. En 2009, nous avons entrepris une nouvelle exploration de cette formation et avons découvert une nouvelle localité à son extrémité nord, suggérant que la formation est fossilifère sur toute sa superficie. Nous avons aussi fait une analyse de la faune fossile trouvée il y a presque un demi-siècle. Sa composition est particulière, car elle est constituée d’un grand nombre de suidés (42 % de la faune mammifère) et de très peu de bovidés (11 %). L’échantillon est aussi remarquable par son incidence élevée de deinothères (7,3 %), un proboscidé maintenant éteint. L’analyse des isotopes stables de carbone des dents de la faune révèle que les mammifères étaient caractérisés par une diète avec une composante plus grande de plantes C3 (feuilles, fruits, écorce d’arbres) relativement aux plantes C4 (herbes) lorsque comparés aux autres sites hominidés africains plus ou moins contemporains (Lothagam et Kanapoi, Kenya ; Gona et Aramis, Éthiopie ; Laetoli, Tanzanie ; Kollé, Chad). Ceci suggère que l’environnement de la formation Mursi était plus boisé que celui de ces autres sites.

12 h 15_rem_
Dîner
13 h 40 - 15 h 30
Paléomedley
Communications orales
Présidence/animation : Jean-Pierre GUILBAULT Musée de paléontologie et de l'évolution
Bâtiment – Local : Pavillon HALL (HH) – H-429
13 h 40_rem_
Mot de bienvenue
13 h 45_rem_
Andrée NAULT Fossilarium

Les fossiles du Témiscamingue, témoins d’une mer épicontinentale

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Un système de rift a affecté plusieurs zones du Québec avant et après les dépôts de l'Ordovicien et du Silurien. Nous retrouvons des couches de ces deux époques au Témiscamingue québécois et ontarien, séparé par le fossé d'effondrement du lac Témiscamingue. Les failles du rift ont protégé une partie de ces dépôts de l'érosion glaciaire importante, cependant on retrouve des fossiles du Silurien et de l'Ordovicien dans les dépôts morainiques de la région. Le Témiscamingue possède quelques fossiles uniques, mais plusieurs espèces se retrouvent à la fois à la Baie James, au Témiscamingue, dans les plaines du Saint-Laurent et jusque dans l'est des États-Unis. Un aperçu sera donné de la géologie reliée aux fossiles et certaines observations de terrain et des descriptions en rapport avec les dépôts et les fossiles du Témiscamingue seront présentées.

14 h 10_rem_
Audrey LIMOGES UQAM - Université du Québec à Montréal, Anne De Vernal

Les microfossiles algaires : enregistrements d’efflorescences algaires nuisibles du passé

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Les efflorescences algaires nuisibles (ou marées rouges) ont connu une augmentation en fréquence et en intensité dans de nombreux milieux côtiers à travers le monde. En réponse à des conditions environnementales favorables, elles résultent d’une forte densité d’espèces planctoniques toxiques, ou d’une biomasse élevée contribuant à la diminution des concentrations en oxygène des eaux profondes. L’apparente intensification de cette problématique environnementale peut être liée au forçage anthropique (réchauffement climatique, pollution, eutrophisation, etc.). Elle peut également refléter une surveillance accrue des milieux côtiers. Afin de mieux identifier leurs causes naturelles et/ou anthropiques, il est nécessaire de retracer leur variation dans le temps,  au-delà des quelques décennies d’enregistrements directs. À cette fin, l’étude des microfossiles contenus dans des séquences sédimentaires est très utile. Puisque les dinoflagellés occupent un rôle important dans la formation de marées rouges en milieu marin, nous nous intéressons ici à leur forme fossile préservée dans les sédiments à la faveur de leur membrane organique très résistante, soit les kystes de dinoflagellés.

14 h 35_rem_
Isabelle BÉCHARD Centre de développement et de recherche en imagerie numérique, Félix Arsenault Centre de développement et de recherche en imagerie numérique, Richard Cloutier UQAR - Université du Québec à Rimouski, Johanne Kerr Parc national de Miguasha

Bothriolepis canadensis en 3D : un exemple de paléontologie virtuelle

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Ces dernières années, la paléontologie a fait appel à des techniques de visualisation et d’imagerie numérique de plus en plus tournées vers les nouvelles technologies. Bothriolepis canadensis de la formation d’Escuminac (Miguasha, Québec) est considéré comme l’un des poissons fossiles les mieux connus. Toutefois, une investigation à la fine pointe de la technologie utilisant la numérisation 3D, le CT‑scan et la modélisation 3D a permis de mettre à jour son anatomie externe de façon inattendue. Vingt-trois spécimens bien conservés de B. canadensis ont été utilisés pour créer un modèle numérique 3D. Le modèle 3D nous a permis d’étudier certaines contraintes biomécaniques, entre autres sur la locomotion, ainsi que la mobilité potentielle des composantes anatomiques de son armure squelettique. Contrairement aux hypothèses précédentes, l’armure céphalique n’offre aucune mobilité à la tête. La crête médiane dorsale de l'armure thoracique forme une structure hydrodynamique qui joue un rôle stabilisateur lors de la locomotion. En position fermée et ouverte au maximum, les nageoires pectorales ne peuvent presque pas bouger. Le maximum de mobilité est permis par un angle d'ouverture minimum qui permet des mouvements de bas en haut et de rotation. La paléontologie virtuelle permet de valider des hypothèses de manière expérimentale ce qui n’était pas possible autrefois. Ce modèle 3D vous est présenté en réalité augmentée via l’application mobile gratuite PaléoRA.

15 h 00_rem_
André ROCHON UQAR - Université du Québec à Rimouski, Olivia Lacasse , Laurent Gosselin

Micro et nanotomographie assistée par ordinateur : une nouvelle technique pour l’observation et l’analyse de microorganismes marins et de leurs restes fossiles

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La préparation d'échantillons palynologiques est parfois longue et requiert l'utilisation d'acides concentrés. De plus, les dénombrements et l’identification des spécimens peuvent prendre plusieurs heures, voire plusieurs jours. Nous proposons une nouvelle technique non-destructive pour l’observation et l’analyse de cellules végétatives de dinoflagellés et de leurs restes fossiles (dinokystes) qui sont préservés dans les sédiments marins. La technique permet d’obtenir des images 3-D rendant possible la visualisation et l’analyse des composantes externes des spécimens sous n’importe quel angle. Les images sont réalisées par micro- et nano-tomographie assistée par ordinateur (CT-Scan) sur des spécimens séchés à l’air ou par séchage au point critique.

 

La résolution et la qualité des images obtenues dépendent de plusieurs facteurs, parmi lesquels la distance par rapport à la source de rayons X, la tension électrique (kV) et l’intensité du courant (µA). Le micro-CT-Scan Skyscan 1173 et le nano-CT-Scan Nanotom M utilisés dans la présente étude ont permis d’obtenir une résolution de voxel de ~5,3 microns et de ~1,5 microns respectivement, ce qui permet l’observation des structures fines à la surface des cellules végétatives de dinoflagellés et des dinokystes. Cette nouvelle technique permet l’analyse rapide et non-destructive d’organismes unicellulaires marins et fossiles avec un minimum de préparation, facilitant ainsi le dénombrement et l’identification de spécimens.

15 h 25_rem_
Mot de clôture

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Nouvelle(s) du colloque

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