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81e du Congrès de l'Acfas

Colloque 486 - Qualité de vie au travail et pratiques de prévention en santé et en sécurité du travail

Du mardi 07 mai à 08 h 45 au mercredi 08 mai à 18 h 30.
Responsable(s)
Sylvie Montreuil Université Laval, Marie Bellemare Université Laval
Description

Ce colloque est une occasion unique pour les chercheurs, partenaires et étudiants œuvrant dans le domaine de la prévention en santé et en sécurité du travail (SST) de présenter les avancées de leurs travaux en recherche et en intervention. Plusieurs disciplines regroupent les chercheurs qui développent des points de vue pertinents dans le domaine de la prévention. Elles se regroupent principalement au sein des  sciences sociales, de la santé, de l'administration, de l'éducation et des sciences juridiques.   

Ce colloque présentera le sujet en quatre principaux axes : 1) les facteurs de risques et les activités des travailleurs en lien avec leur santé et leur sécurité selon les contextes de travail; 2) les pratiques de gestion/de prévention favorisant le bien-être des travailleurs, la performance organisationnelle et de façon générale la qualité de vie au travail; 3) les processus et les stratégies d’implantation des interventions et des pratiques de prévention dans les milieux de travail; 4) les retombées des pratiques de prévention implantées et leurs résultats sur l’individu et la performance organisationnelle ainsi que le cadre législatif qui les détermine.

Mardi 7 Mai 2013

8 h 45 - 10 h 15
SESSION 1 - Marché du travail, politiques publiques et SST
Communications orales
Présidence/animation : Sylvie Montreuil Université Laval
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
8 h 45_rem_
Mot de bienvenue
9 h 00_rem_
Danièle Champoux Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Raymond Baril , Annette Beauvais , Jean-Pierre Brun

Tour d’horizon des enjeux particuliers de l’intervention en SST dans les petites entreprises

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Avec 95% des entreprises et des effectifs qui atteignent 33 % de la main-d’oeuvre en 2011, les petites entreprises qui emploient 50 travailleurs et moins (PE) contribuent fortement à l’emploi et à la productivité au Québec. On reconnaît toutefois que les capacités réduites et la précarité dans les PE ont un effet important sur les pratiques et sur le risque en santé et de sécurité du travail (SST). Les PE constituent en fait des défis pour les systèmes de SST, à cause de leur nombre, de leur diversité et de leur dispersion, notamment. Au Québec, l’absence de statistique sur le risque en fonction du nombre de travailleurs, et de lobby patronal et syndical efficaces pour les PE, contribuent à la difficulté à orienter les interventions dans ces milieux de travail et à en évaluer les effets. Le resserrement des ressources pour l’intervention et les services a également un effet sur la capacité des systèmes de SST à agir dans les PE. Les résultats de deux études québécoises permettent de documenter des difficultés importantes à cet égard qui confirment que les approches d’intervention du système de SST ne tiennent pas suffisamment compte des caractéristiques des PE et ne donnent pas les résultats attendus. La recension des conceptions et des conditions de l’utilisation de projets interventions élaborés pour les PE est par ailleurs présentée dans le but d’orienter les réflexions sur les développements possibles.

9 h 25_rem_
Stéphanie Baggio M@rs-Lab, Pierre-Éric Sutter Mars-lab

L’emploi atypique n’est pas forcément synonyme de mal-être accru au travail : l'exemple du type de contrat de travail en France

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Le modèle normatif de travail est celui d’un travail permanent (CDI), avec un seul employeur et une carrière minimale assurée. Toutefois, d’autres formes d’emploi dites atypiques dévient de ce modèle, qu’il s’agisse d’emploi temporaire (CDD, intérim), de travail indépendant (free-lance) ou d’apprentissage (stage, alternance). Désormais largement répandus, ces emplois atypiques suscitent l’intérêt public et de recherche en raison de leur précarité et des conséquences néfastes qu’ils sont susceptibles d’avoir sur les salariés. En ce qui concerne les questions de bien-être au travail, les travaux s’accordent sur l’idée que ces « travailleurs précaires » connaissent une satisfaction réduite, avec perspectives de carrière, sécurité de l’emploi, autonomie, relationnel, investissement personnel moindres, ou encore incertitudes et manque de reconnaissance accrus. Les différences entre ces salariés concernant le bien-être au travail ont été étudiées à l’occasion des enquêtes annuelles de l’Observatoire de la Vie Au Travail, menées en France. Le lien de subordination semble être l’élément explicatif de ce phénomène, le free-lance échappant à la hiérarchie en travaillant pour son propre compte, le stagiaire étant sous la tutelle de son centre de formation. En revanche, la stabilité du contrat s’accompagne d’une plus grande implication, contrairement au travail précaire, excepté pour les free-lances.

9 h 50_rem_
Patrice Duguay Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Alexandre Boucher Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Marc-Antoine Busque Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Pascale Prud'homme Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

Portrait statistique des risques de lésions professionnelles indemnisées au Québec par industrie-catégorie professionnelle

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À l’IRSST, les données d’indemnisation de la CSST ont été appariées aux données de main-d’œuvre du recensement de Statistique Canada pour produire des indicateurs de risque et de gravité des lésions professionnelles avec perte de temps indemnisée par la CSST, pour la période 2005-2007. Ils ont été calculés en utilisant le nombre de travailleurs en équivalant temps complet (ETC), mesure tenant compte du nombre d’heures travaillées, et ventilés par âge, sexe et industrie-catégorie professionnelle. Ainsi il y a eu, en moyenne, 3,0 jours indemnisés par la CSST, par travailleur ETC en emploi. Ce taux de fréquence-gravité est environ 2½ plus important chez les travailleurs manuels (7,4). La prise en compte à la fois de la catégorie professionnelle et de l’industrie permet d’identifier des regroupements de travailleurs qui ne ressortent pas autrement. Par exemple, les travailleurs manuels des services de gestion des déchets et de l’assainissement, ceux de l’administration publique locale, municipale ou régionale et ceux des marchands de matériaux de construction et de fournitures de jardinage ressortent parmi les industries les plus à risque, aux côtés des travailleurs manuels de la forêt, la construction, ou des mines. Ces indicateurs s’avèrent utiles pour identifier là où les activités de prévention pourront avoir un plus grand impact et pour situer les risques d’une industrie-catégorie professionnelle par rapport à la moyenne du Québec.

10 h 15_rem_
Pause
10 h 35 - 12 h 15
SESSION 2 - Marché du travail, politiques publiques et SST
Communications orales
Présidence/animation : Danièle Champoux Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
10 h 35_rem_
Walid MEROUANI Centre de Recherche en Économie Appliquée pour le Développement, Nacer eddine Hammouda

Vers une extension de la sécurité sociale aux travailleurs informels en Algérie

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La question de la couverture sociale est plus que jamais posée dans les différents organismes internationaux, le bureau international du travail et la banque mondiale publient annuellement des rapports sur le sujet. Au moment où ces institutions considèrent la couverture sociale comme un droit de l’homme et luttent pour son extension à toute la population mondiale, en Algérie nous assistons à une exclusion d’une grande partie de la population de la sécurité sociale. À travers notre lecture des expériences étrangères, notamment dans les pays d’Amérique latine, deux épistémologies d’extension de la couverture sociale se dégagent :une extension à travers un système beveridgien d’assistance versus extension à travers un système bismarckien (d’assurance contributive). Cependant chaque réforme a des avantages et des inconvénients. Nous avons essayé de comprendre la raison de la non couverture sociale dans les fondements économiques de la prévoyance sociale, nous avons pu relever des comportements qu’adoptent les agents économiques sur le marché du travail et qui jouent en défaveur d’une couverture sociale optimale, en effet, l’incertitude, le risque, la préférence pour le présent, l’impatience, l’information imparfaite, l’altruisme et la sélection adverse sont toutes des variables qui jouent un rôle dans l’extension de la couverture (Caire 2002, Kessler 1986, Maason,2004). Nous essayons dans ce travail de proposer les incitations les plus appropriées pour l’extension de la sécurité sociale.

11 h 00_rem_
Anne-Renée Gravel TÉLUQ - Université du Québec, Romaine Malenfant UQO - Université du Québec en Outaouais

Gérer les risques liés au travail durant la grossesse : vers un nouveau modèle de gestion de la santé et de la sécurité des travailleuses enceintes

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Au Québec, la loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST) comporte un droit de retrait préventif de la travailleuse enceinte. Ce droit permet à la travailleuse enceinte et qui considère que son travail présente un risque pour elle ou pour le développement de son enfant, de demander d'être affectée à «des tâches ne comportant pas de tels dangers et qu'elle est raisonnablement en mesure d'accomplir» (article 40 de la LSST). Si ces conditions sont rencontrées, la travailleuse est en mesure de rester en emploi jusqu'au terme de sa grossesse. Dans les centres hospitaliers, le problème de pénurie de main-d'oeuvre exige de repenser l'organisation du travail dans le respect du droit de retrait préventif de la travailleuse enceinte. Le recours au droit de retrait préventif offre l'occasion de questionner et de transformer, avec la participation de chacune des parties concernées, les façons de faire qui n'offrent pas une efficacité suffisante sur le plan de la santé et sécurité, de la gestion du personnel et de la production. Un modèle de la gestion de la santé et sécurité des travailleuses enceintes émerge en ce sens. La communication s'appuie sur une recherche qualitative basée sur les récits d'expériences de ceux et celles qui vivent au quotidien la gestion des risques liés au travail durant la grossesse dans 10 centres hospitaliers de soins généraux pour trois grandes régions du Québec où se concentrent un grand nombre de ces établissements (Outaouais, Montréal, Québec).

11 h 25_rem_
Hélène Sultan-Taïeb Institut national de santé publique du Québec, Maurice Poulin Institut national de santé publique du Québec

Comment renforcer l’intégration d’un programme de prévention décentralisé en santé au travail? Une évaluation organisationnelle et économique du Programme Maternité sans danger au Québec

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L’objectif était d’évaluer le degré d’intégration du PMSD, programme de prévention mis en œuvre par le réseau de santé publique en santé au travail du Québec. Il vise à protéger les travailleuses enceintes des facteurs de risque au travail dangereux pour la grossesse. La méthodologie part du modèle de AP Contandriopoulos et al (2001) sur l’intégration des programmes en santé, définie comme la cohérence entre des unités autonomes et interdépendantes selon trois dimensions : le système clinique, le système de valeurs et le système de financement. Des données qualitatives et quantitatives ont été collectées entre février et mai 2012 dans les 15 régions en charge du PMSD, soit 29 équipes du réseau. Deux questionnaires, sur les processus organisationnels et sur les coûts de traitement des demandes, ont été utilisés. Les résultats permettent d’évaluer le degré d’intégration intra- et inter-régional des processus organisationnels entre les équipes. Ils montrent une hétérogénéité des systèmes de valeur, qui sont cohérents avec les types de processus utilisés. Les écarts de coûts moyens reflètent les temps passés par demande. Des recommandations destinées aux décideurs ont été élaborées. Ce projet est la première évaluation à l’échelle provinciale du PMSD, avec une analyse détaillée des processus organisationnels et des coûts. La méthode utilisée pourrait être pertinente pour l’évaluation d’autres programmes décentralisés en santé au travail.

11 h 50_rem_
Alexandre Boucher Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

La surdité reliée au bruit : portrait statistique des lésions professionnelles acceptées survenues au cours de la période 2005-2007 à des travailleurs québécois

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Pour la période 2005-2007, la Commission de la santé et de la sécurité du travail du Québec a accepté et reconnu un peu moins de 120 500 lésions professionnelles survenues annuellement. Parmi celles-ci, près de 2,0% sont des cas de surdité reliée au bruit. Les travailleurs manuels, avec un taux de fréquence ETC de 2,5‰, soit près de trois fois celui de l’ensemble des travailleurs (0,9‰), sont les personnes les plus à risques d’être victime d’une surdité professionnelle reliée au bruit. Le risque est aussi beaucoup plus élevé pour les hommes que pour les femmes, et ce, même en recourant à une standardisation visant à éliminer le fait que 41% des hommes ont une profession manuelle contre seulement 15% des femmes. La surdité professionnelle reliée au bruit étant presque toujours déclarée comme une maladie professionnelle, elle représente ainsi 46 % de toutes les maladies professionnelles survenues en 2005-2007 qui ont été reconnues et acceptées par la CSST. Ceci permet d’expliquer que les quatre principaux descripteurs (le siège, la nature et l’agent causal, puis le genre d’accident ou d’exposition) des maladies professionnelles soient ceux de la surdité reliée au bruit. Enfin, en incluant tous les coûts associés à une lésion (i.e. tant ceux assumés par la CSST que ceux qui ne le sont pas), les atteintes auditives constituent le type de lésion professionnelle générant les coûts moyens par lésion les plus élevés.

12 h 15_rem_
Dîner
13 h 30 - 14 h 45
SESSION 3 - Santé psychologique et qualité de vie au travail (QVT)
Communications orales
Présidence/animation : Caroline Biron Université Laval
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
13 h 30_rem_
Gilles Dupuis UQAM - Université du Québec à Montréal, Jean-Pierre Martel Collège Gérald-Godin, Jacinthe Lachance fiola UQAM - Université du Québec à Montréal

L'inventaire systématique de qualité de vie au travail pour le diagnostic des risques psychosociaux et la prévention des problèmes de santé mentale chez des travailleurs communautaires

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La mesure des risques psychosociaux (RP) est un enjeu crucial dans la prévention des problèmes de santé mentale au travail. L'objectif de la présentation est de montrer comment l'inventaire systématique de qualité de vie au travail (ISQVT) constitue un moyen Web convivial d'identifier les RP en entreprise. Des profils détaillés des domaines de vie au travail «protecteurs» des domaines «à améliorer» et des domaines «à haut potentiel de crise» seront interprétés. 116 travailleurs provenant de 21 organismes communautaires et oeuvrant auprès de clientèles défavorisées de la rue, ont été évalués sur l'ISQVT, le burn-out (épuisement émotionnel et désengagement) et la détresse psychologique. Le profil global ne relève aucun facteur protecteur. Sur les 33 domaines, 30 font partie des domaines à améliorer et trois sont à potentiel de crise. De plus, 4 autres domaines sont tout près de la zone à potentiel de risque. Des régressions logistiques ont montré que les participants ayant un score sous le 25e centile au niveau de l'ISQVT avaient 6,9 fois plus de risque de présenter de l'épuisement émotionnel (p=004). L'ISQVT permet d'obtenir à la fois un profil des facteurs de RP et de l'information sur les problèmes de santé mentale au travail. Ce profil identifie les domaines de QVT devant faire l'objet d'intervention, permettant ainsi une prévention plus efficace. Les travailleurs peuvent aussi recevoir leur profil individualisé, ce qui favorise la mobilisation lors de processus de changement.

13 h 55_rem_
Myriam Plamondon Université Laval

Les PME présentent des défis et des besoins particuliers comparativement aux grandes organisations

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Les PME présentent des défis et des besoins particuliers comparativement aux grandes organisations. Notamment, elles font face à d’importantes contraintes budgétaires et accordent généralement moins de ressources à l’amélioration de la santé psychologique et la prévention des risques psychosociaux (Champoux & Brun, 2003). De plus, la main-d’œuvre des PME est exposée à des conditions de travail et d’emploi plus défavorables. On y retrouve notamment davantage de situations de précarité et des préoccupations en ce qui concerne la sécurité d'emploi, ce qui peut avoir des effets néfastes sur la santé des travailleurs (Vézina et al., 2011). Au Canada, les organisations de moins de 100 employés représentent 98% des entreprises (Industrie Canada, 2012). Les PME emploient la majorité des travailleurs du Québec (Vézina et al., 2011). Pourtant, très peu d'études se sont attardées à explorer la santé psychologique des employés qui y travaillent. Ce projet de recherche vise à décrire la situation en matière de santé psychologique des gestionnaires et des employés des PME québécoises, en utilisant les données de l'Enquête québécoise des conditions de travail, d'emploi et de santé et sécurité du travail (EQCOTESST). Les résultats préliminaires de cette étude sont rapportés lors de cette communication orale. Une cueillette de données qualitatives auprès de gestionnaires de PME québécoises est également prévue.

14 h 20_rem_
Julie Dussault Centre de santé et des services sociaux de la Vieille-Capitale, Michel Vézina Université Laval

Le harcèlement psychologique au travail comme résultat d'un processus de socialisation dans les milieux correctionnels québécois

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Le harcèlement psychologique au travail et souvent considéré comme étant le fait d'acteurs isolés, impliquant essentiellement une victime et son agresseur. On s'est aussi beaucoup intéressés au contexte de travail dans lequel éclatent les situations de harcèlement psychologique enfin d'en enrayer les causes: la répartition inéquitable de la charge de travail, le manque d'autonomie décisionnelle, l'insécurité d'emploi, etc. Mais ce n'est que récemment que le rôle joué par les acteurs sociaux non-impliqués dans la dyade bourreau-victime ont fait l'objet d'une attention particulière. Notre recherche s'inscrit dans ce courant et présente le harcèlement psychologique au travail comme étant le résultat d'un processus de socialisation; un mécanisme d'intériorisation de normes et de valeurs qui oriente les règles sociales de manière à ce que soient tolérés, voir encouragés des agissements liés au harcèlement psychologique de la part de collègues et/ou de supérieurs. Nous montrons comment des personnes qui ne sont pas directement impliquées dans les situations de harcèlement au travail jouent un rôle important dans l'émergence, le maintien et la résolution de situations dégradées. Au chapitre des solutions, nous réitérons l'importance d'introduire la notion d'incivilité dans les milieux de travail afin d'agir en prévention.

14 h 45_rem_
Pause
15 h 15 - 16 h 50
SESSION 4 - Santé psychologique et qualité de vie au travail (QVT)
Communications orales
Présidence/animation : Patrice Duguay Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
15 h 15_rem_
Caroline Biron Université Laval, Geneviève Baril-gingras Université Laval, Michel Vézina Université Laval, Sylvie Montreuil Université Laval, Pierre-Sébastien Fournier Université Laval

Conditions facilitant l’appropriation de démarches préventives en santé psychologique par les gestionnaires de premier niveau

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Il y a lieu de s’interroger sur ce qui fait que les organisations, via l’action des gestionnaires, arrivent ou non à mettre en œuvre des démarches préventives en santé psychologique. Cette étude comprend 2 volets : 1) un prospectif, réalisé auprès d’entreprises ayant réalisé un diagnostic des risques psychosociaux et dont la démarche préventive est en cours 2) un volet rétrospectif, auprès d’entreprises ayant réalisé des démarches préventives en santé psychologique au cours des 5 dernières années. À la lumière des entretiens individuels auprès d’intervenants clés et de gestionnaires et d’une recension des écrits sur ce sujet, les différents obstacles et éléments facilitant l’appropriation de démarches préventives sont présentés. Ceux-ci concernent plusieurs sphères, et touchent à la fois l’implication et l’engagement de la direction, la participation des employés, la charge de travail des gestionnaires et les projets en concurrence avec les démarches préventives, la disponibilité de ressources internes pour soutenir les gestionnaires dans les diverses étapes de mise en œuvre d’interventions préventives, et la terminologie utilisée pour référer aux interventions préventives. Les implications de ces difficultés d’implantation sont discutées dans la perspective d’illustrer les besoins de soutien des gestionnaires de premier niveau en matière de prévention du stress au travail.

15 h 40_rem_
Véronique Dansereau Université de Montréal, Nancy Beauregard Université de Montréal, Alain Marchand Université de Montréal, Pierre Durand Université de Montréal

La comorbidité de l'épuisement professionnel et de la consommation de substances psychoactives

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L’objectif principal de la recherche réside dans l’exploration des liens concomitants existants entre les trois dimensions de l’épuisement professionnel (EP) et la consommation de substances psychoactives, plus précisément au niveau de la consommation d’alcool à risque et de la consommation de médicaments psychotropes. À partir d’un échantillon composé de 2162 travailleurs provenant de soixante entreprises québécoises, des profils types correspondant à des formes particulières de comorbidité sont identifiés grâce à la méthode d’analyse en classe latente. Ainsi quatre profils types sont dégagés: un premier regroupant les individus dits «sains», dont les scores aux différentes dimensions de l’EP sont faibles et dont la consommation est modérée; deux autres correspondant à des formes intermédiaires de risque; et un quatrième rassemblant des travailleurs dits «fragiles» dont les scores pour chacune des dimensions de l’EP se situent dans le quintile le plus élevé et dont les probabilités de consommation sont élevées. De plus, cette recherche s’est attardée à l’identification de facteurs de risque et de protection associés à chacun des profils types. À cet effet, les résultats des analyses corroborent les associations retrouvées au sein de la littérature quant aux facteurs du travail (composantes de Siegrist et de Karasek), hors travail (statut marital, obligations parentales, revenu du ménage) et certaines caractéristiques individuelles (âge et genre).

16 h 05_rem_
Claudia Pelletier UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Charles Coté UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Mycalle Trudel UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

L’impact du retour au travail après un congé de maternité sur le stress psychologique des mères de Rouyn-Noranda.

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Les objectifs visent à vérifier deux hypothèses. La première hypothèse veut que les mères soient plus stressées lors des 5 premiers jours en emploi après un congé de maternité qu’un mois avant ledit congé. La seconde hypothèse stipule que les mères vivent un épisode de stress lors du retour au travail et ensuite le stress diminue. Afin de mesurer le stress psychologique des mères, le MSP-49 de Lemyre, Tessier et Fillion (1990) est utilisé. Les scores sont différenciés selon le sexe et indépendants des sources de stress. Les mères ont eu à évaluer leur niveau de stress un mois avant le retour au travail, la semaine du retour au travail et un mois après la reprise des activités professionnelles. Le groupe test est constitué de mères qui retournent au travail. Le groupe témoin regroupe des mères au foyer. L’utilisation de ces deux groupes permettra de montrer si le fait d’avoir un enfant constitue une source de stress ou si le retour au travail a un impact sur le score de stress. L’étude réalisée auprès des mères de Rouyn-Noranda n’a pas permis de vérifier les deux hypothèses de départ. Cependant, l’analyse de la variance à deux facteurs a permis de dégager certaines différences significatives entre les données sociodémographiques des mères. Sommairement, il a été vérifié qu’il existe des différences significatives entre les niveaux de stress et le travail à temps plein, les niveaux de stress et la tranche de revenu du ménage et les niveaux de stress et le nombre d’enfants.

16 h 30_rem_
Caroline Biron Université Laval

Mesurer les ingrédients actifs lors d’interventions organisationnelles en prévention du stress au travail

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L’étude vise à mettre en évidence la façon dont le contenu spécifique des interventions a été mesuré et lié aux résultats obtenus. L'étude a été menée dans trois contextes organisationnels (un établissement d'enseignement supérieur, un centre hospitalier et dans le secteur forestier public). Un total de sept projets d'intervention différents ont été suivis et évalués. Deux questionnaires mesurant les risques psychosociaux, la détresse psychologique ont été administrés à 18 mois d’intervalle. Un total de 1613 questionnaires ont été remplis (832 employés ont répondu au questionnaire de pré-intervention, et 781 complété le post-intervention). Par ailleurs, 266 personnes ont été rencontrées lors d'entretiens individuels ou de groupe afin de déterminer à quelles interventions elles ont été exposées. Des changements positifs ont été mesurés dans tous les projets d'intervention, bien que trois groupes d'intervention ont démontré des réductions significatives dans l’exposition à plusieurs risques psychosociaux. Aucune détérioration n’a été mesurée. Les données qualitatives ont permis de capturer le contenu des interventions implantées. Ces données ont permis de mesurer, lors du questionnaire de suivi, comment l’exposition à certains ingrédients actifs des interventions est associée à la réduction de l’exposition aux risques psychosociaux. Nous discutons des difficultés à capter les ingrédients actifs lors d’interventions complexes en prévention du stress au travail

16 h 55 - 18 h 30
LANCEMENT du livre Interaction entre la gestion des ressources humaines et la SST - L'enseignement aux futurs gestionnaires par Sylvie Gravel, Monique Lortie, Henriette Bilodeau et Jessica Dubé. Presses de l’Université du Québec 
Cocktail
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – Hall du 2D

Mercredi 8 Mai 2013

9 h 00 - 10 h 15
SESSION 5 - Ergonomie et intervention en milieu de travail
Communications orales
Présidence/animation : Sylvie Gravel École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
9 h 00_rem_
Caroline Jolly Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Elise Ledoux Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Sylvie Beaugrand Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Sylvie OUELLET UQAM - Université du Québec à Montréal, Pierre-Sébastien Fournier Université Laval

L'intervention du collectif de travail dans l'intégration sécuritaire et compétente des nouveaux travailleurs

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en raison des départs à la retraite, du roulement de la main-d'oeuvre et de l'essor du secteur, le besoin d'embaucher 20710 travailleurs d'ici 2021. Dans ce contexte, l'APSM, préoccupée par la question des conditions d'intégration des nouveaux travailleurs, a fait appel à une équipe de chercheurs ergonomes pour documenter la situation. L'étude a été menée dans 5 mines. Une approche systémique s'intéressant à l'organisation du dispositif d'accueil et de formation, à l'organisation de la production, et à l'activité de travail et de compagnonnage a été retenue. La présentation s'arrêtera sur le cas de deux mines à ciel ouvert. Plus de 47 entretiens individuels ont permis de recueillir les informations relatives à la formation et à l'intégration des nouveaux employés. De plus, l'accompagnement de 25 opérateurs sur le poste d'entrée a permis de comprendre l'activité, d'extraire les difficultés liées à l'opération des camions surdimensionnés et d'identifier des enjeux en matière de formation. Malgré l'opération individuelle de ces équipements, une dynamique de groupe émerge lors de l'analyse des données. Le collectif de travail permet de poursuivre la période d'intégration et de formation institutionnelle en soutenant les nouveaux travailleurs face aux situations nouvelles ou critiques qu'ils rencontrent. Ces actions effectuées par le collectif seront le coeur de cette communication.

9 h 25_rem_
Sylvie Montreuil Université Laval, Jean-Guy Richard Université Laval, Francis Coulombe Mainov

Prévention des risques de chutes par-dessus bord dans l'activité de pêche au homard : apport de la sécurité et de l'ergonomie

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Cette étude visait à documenter les situations à risque de chutes par-dessus bord des pêcheurs lors des opérations de pêche sur les homardiers. Après l'état de la question, la recherche a nécessité l'administration d'un questionnaire de perception des risques auprès de pêcheurs (N=39) ainsi que l'analyse de l'activité et des stratégies de gestion de risque de chute sur des bateaux (N=7 bateaux) à différents moments de la saison de pêche 2012 (20 sorties en mer). Nos résultats ont ensuite fait l'objet d'une validation auprès des pêcheurs ayant participé aux observations en focalisant les discussions sur l'identification des facteurs de risque et des moyens de prévention. Les résultats montrent que les deux principales causes de type d’accident sont la perte d’équilibre et l’entraînement par le gréement de pêche. Deux axes de prévention ressortent de cette étude : 1) des actions au niveau de la main d’œuvre (sensibilisation, formation et transfert de savoir d’expérience et de savoirs de prudence) et 2) l’amélioration de l’ergonomie et de la sécurité des deux principaux postes de travail sur le bateau: haleur et table-support des casiers. La présentation accordera une attention particulière aux stratégies de gestion des risques de chute observées en situations réelles de travail ainsi qu'à l'apport de l'analyse de l'activité à l'analyse du risque et du contexte particulier de ce milieu, constitué de capitaines propriétaires de bateaux, pour envisager des moyens de prévention.

9 h 50_rem_
Jérôme Prairie Université Laval, Plamondon André Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Sandrine Hegg-Deloye Université Laval, Dominique Larouche Université Laval, Simoneau Martin Université Laval, Philippe Corbeil Université Laval

Risques biomécaniques à L5/S1 durant l’entrée de la civière avec patient dans l’ambulance en situation de travail

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Problématique : Dans un contexte contrôlé en laboratoire, il a été montré que les techniciens ambulancier paramédics (TAP) sont à risque de blessures au dos et aux épaules lors de l’exécution de l’entrée de la civière (Cooper et Ghassemieh 2007). Toutefois, aucune étude à ce jour n’a évalué l’ampleur du problème en situation de travail Objectif : Déterminer dans des contextes de travail réels les risques biomécaniques au niveau L5/S1 durant l’entrée de la civière avec patient dans l’ambulance. Méthode : 59 TAP ont été filmés sur le terrain durant 303 interventions préhospitalières. Les forces de compressions et de cisaillement au niveau L5/S1 ont été obtenues grâce à un modèle biomécanique (3DSSPP). Résultats : Dans 88% des situations de travail observées, l’entrée de la civière a été effectuée en équipe de deux TAP. Les TAP soulèvent en équipe une charge de 68±10kg. Au moment d’initier le soulèvement, les TAP adoptent une posture au dos en flexion sagittale de 32±10°. Les forces de compression et de cisaillement estimées au moment d’initier le soulèvement étaient de 3565±797N et 505±98N, respectivement. Conclusion : Les forces de compressions et cisaillement affectant la région lombaire sont supérieures aux normes recommandées par le National Institute for Occupational Safety and Health dans 64% et 53% des situations observées. Des transformations sont nécessaires afin de protéger la santé du dos des TAP lors de l’entrée de la civière avec patient dans l’ambulance.

10 h 15_rem_
Pause
10 h 35 - 12 h 15
SESSION 6 - Ergonomie et interventions en milieu de travail
Communications orales
Présidence/animation : Caroline Delisle Centre de santé et des services sociaux de la Vieille-Capitale
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
10 h 35_rem_
Bertrand Delecroix INRS

L'activité de travail comme élément de la performance globale, un moyen d'internaliser les externalités et développer la santé

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Cette communication présente comment une recherche-intervention menée par l'INRS au sein du secteur du traitement des déchets d'emballage en France a permis de redéfinir les critères de performance portés et défendus par chacune des parties prenantes, en s'appuyant sur l'activité de travail comme élément pivot de la performance. L'intervention repose sur trois niveaux: les acteurs de la gouvernance, en les mobilisant autour d'un thème commun fédérateur, la santé au travail et la performance globale, les acteurs chargés de la conception, au niveau territorial, d'un centre de tri et les centres de tri afin de recueillir du matériau sur l'activité réelle de travail, à faire circuler au travers de trois niveaux de l'intervention. Les critères traditionnels de la mesure de la performance économique - productivité, qualité, rentabilité - ont été remis en question en envisageant les effets externes que chaque acteur de la gouvernance génère auprès des agents des centres de tri en faisant peser tout un ensemble d'enjeux aux concepteurs des centres de tri de déchets d'emballage. En posant l'activité de travail comme LE pivot reliant les dimensions de la performance, l'intervention a favorisé la coopération entre les acteurs de la gouvernance, puis entre les différents acteurs de la conception des centres de tri pour que, en intégrant la qualité de vie au travail dès l'amont des projets de conception, les objectifs de chacun, et donc la performance globale, soient atteints.

11 h 00_rem_
Daniel Prud'homme Université Laval, Marie Bellemare Université Laval, Sandrine Caroly Université Pierre-Mendès-France Grenoble 2

L’action collective des équipes de santé au travail lors d’intervention visant la prévention des troubles musculosquelettiques

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Au Québec, les équipes de santé au travail (ÉSAT) sont composées de médecins, d’infirmières et de techniciens en hygiène industrielle. Ces acteurs, tout en exerçant chacun certains rôles qui leur sont propres, doivent également travailler collectivement pour mener à bien leurs interventions. Ces interventions consistent principalement en l’élaboration et la mise à jour de programmes de santé spécifique à un établissement (PSSE) dans lesquels les risques pour la santé, notamment musculosquelettiques, sont identifiés. Nous cherchons ici à comprendre les différentes formes d’action collective déployées lors des interventions en prévention des troubles musculosquelettiques. Pour ce faire, nous utilisons le modèle de De la Garza et Weill-Fassina (2000), qui distinguent cinq formes d’’action collective : la co-activité, la co-action, la coopération, la collaboration et l’entraide. À partir d’entretiens et d’observations réalisés auprès de 14  acteurs, provenant de 8  équipes, nous mettons en évidence que ces différentes formes de travail collectif sont présentes et qu’elles varient selon les situations auxquelles les ESAT font face, notamment selon que l’on se retrouve en région urbaine ou semi-urbaines. Ainsi, il apparaît que les conditions pour créer de véritables collectifs de travail, au sens de Caroly (2011), ne sont pas toujours présentes.

11 h 25_rem_
Valérie Albert UQAM - Université du Québec à Montréal, Nicole Vézina UQAM - Université du Québec à Montréal, Henriette Bilodeau École des Sciences de la Gestion (ESG) - UQAM

Relier Ie déroulement, Ie contexte et les effets d'interventions ergonomiques participatives grâce à la recherche évaluative : un protocole d'évaluation de I'implantation

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Malgré un apparent consensus quant à I'intérêt des interventions ergonomiques participatives dans les entreprises, des revues systématiques récentes présentent des conclusions divergentes quant à leur efficacité pour la prévention des troubles musculosquelettiques. Une explication possible est la diversité des interventions ergonomiques évaluées. Les effets d'interventions ergonomiques participatives plus complexes apparaissent particulièrement difficiles à cerner, puisque ces interventions sont composées de nombreuses actions qui mobilisent plusieurs acteurs interdépendants. La forme de I'intervention dépend donc directement du contexte de I'entreprise dans laquelle elle se déroule. La recherche évaluative vise précisément à construire une meilleure compréhension entre Ie déroulement, Ie contexte et les effets des interventions. Or, la multiplicité des formes que peuvent prendre les interventions ergonomiques participatives pose un défi pour la recherche. À cet effet, nous proposons d'évaluer une forme particulière d'intervention ergonomique participative. Celles-ci seront basées sur une même démarche et prodiguées par des étudiants-finissants utilisant les mêmes outils de collecte des données, contribuant à la rigueur de I'etude et permettant une description fine des processus. La modélisation des interventions permettra notamment de révéler les actions performantes en fonction des contextes des entreprises, permettant ainsi d'améliorer I'efficacité des interventions.

11 h 50_rem_
Elise Ledoux Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Sylvie OUELLET UQAM - Université du Québec à Montréal, Pierre-Sébastien Fournier Université Laval, Caroline Jolly Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail

Les horaires fly-in/fly-out dans le secteur minier québécois : lorsque le milieu de travail devient milieu de vie

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D’après une étude réalisée par le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines (2012) portant sur les besoins de main-d’œuvre anticipés pour les 10 prochaines années, la région du Nord-du-Québec sera en 2021, la principale région minière du Québec avec dix-sept mines en développement ou en exploitation. Afin de pourvoir à leur besoin en main-d’œuvre, les sites miniers éloignés des centres urbains, proposent aux travailleurs qu’ils embauchent, des horaires de type « fly-in fly-out ». Dans le cadre d’une étude s’intéressant aux conditions d’intégration des nouveaux travailleurs dans le secteur minier, des entrevues menées auprès de 10 cadres et 6 mineurs ont permis de mettre en évidence les difficultés que posent l’adaptation à ce type d’horaire ainsi  que les avantages qui peuvent en être retirés. De plus, la présence sur le site pendant plus de 10 jours a permis d’observer comment les personnes s’informent de la « progression de chacun dans la run », et l’analyse des entrevues suggère que cette connaissance aurait une influence sur le type et la nature des interactions, particulièrement entre l’encadrement de proximité et leur équipe.  Enfin, nous illustrons comment certains dispositifs mis en place en matière de SST, notamment le CPSST,  vont prendre en compte le fait que le milieu de travail est aussi un milieu de vie et étendre leurs actions à l’amélioration des conditions de vie sur le site.

12 h 15_rem_
Dîner
13 h 30 - 14 h 45
SESSION 7 - Ergonomie et interventions en milieu de travail
Communications orales
Présidence/animation : Isabelle Létourneau Université de Sherbrooke
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
13 h 30_rem_
Francois Aubry Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail, Frédéric Gilbert UQAM - Université du Québec à Montréal

La santé au travail des préposés aux bénéficiaires nouvellement recrutés en CHSLD à l'épreuve des exigences en termes de qualité de pratiques : l'exemple de la formation AGIR

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La formation AGIR fût proposée en 2008 par le MSSS du Québec. Destinée prioritairement aux préposés aux bénéficiaires, elle a pour objectif de bonifier la qualité de leurs pratiques. L'introduction de ces nouvelles injonctions qualitatives conduit les préposés à respecter des normes temporelles contradictoires, entre l'exigence de "travailler vite" afin de répondre à la charge de travail et la nécessité de "ralentir" au contact du résident. Quelles conséquences cette situation cause-t-elle pour les préposés nouvellement recrutés? Nous prenons appui sur les résultats d'une étude qualitative réalisée en 2012 dans deux CHSLD de la région de Montréal, où nous avons réalisé trente entrevues avec des préposés nouvellement recrutés (moins de 6 mois) et expérimentés. Nous montrons que le collectif de travail des préposés joue un rôle majeur de création de stratégies de régulation nécessaire afin de maîtriser ces enjeux. Néanmoins, du fait de la situation actuelle d'intensification du travail causée en partie par l'intégration de nouvelles normes relatives à la qualité des pratiques, le processus d'intégration des nouvelles recrues est souvent réduit au minimum (quelques minutes d'entraide). De ce fait, la santé et la sécurité au travail des plus jeunes recrues peuvent être fragilisées par un manque d'encadrement par les préposés expérimentés, et plus particulièrement par des lacunes dans la transmission de ces stratégies de régulation.

13 h 55_rem_
Marie Bellemare Université Laval, Anne Céline GUYON Université Laval, Anabelle VIAU-GUAY Université Laval, Louis Trudel À déterminer, Johanne Desrosiers Université de Sherbrooke, Isabelle Feillou Université de Montréal

Analyse de l’implantation de l’approche relationnelle de soins : étude de cas dans un CHSLD

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Depuis 2003, l’Association pour la santé et la sécurité du travail secteur affaires sociales (ASSTSAS) dispense une formation à l’approche relationnelle de soins (ARS) dans les CHSLD.  Cette approche vise à améliorer la santé et la sécurité au travail des soignants, notamment en diminuant les comportements perturbateurs chez les résidents (Sloane et al., 2004). La littérature portant sur ce type d’approche démontre que l’implantation représente en général plusieurs défis (Burgio et al., 2002). Nous avons ainsi réalisé une étude de cas d’un projet en cours d’implantation afin de cerner les facteurs favorables et les obstacles au déploiement de l’approche. Des entretiens ont été  menés dans un CHSLD auprès d’acteurs du projet. En début de projet, on remarque une perception positive de l’approche et de ses effets anticipés chez tous les acteurs rencontrés, bien que le formateur et les représentants syndicaux expriment des inquiétudes sur les possibilités réelles de déploiement de l’approche. En fin de projet, les acteurs, tout en demeurant positifs vis-à-vis du bien-fondé de l’approche, pointent certains éléments comme ayant empêché une implantation complète de l’approche dans le CHSLD. Certains facteurs sont reliés au contexte de l’établissement. D’autres obstacles relèvent plutôt de politiques qui dépassent l’installation elle-même. Ces résultats permettent de dégager des pistes d’action visant à mieux soutenir l’implantation de telles approches.

14 h 20_rem_
Marie-Michelle Gouin Université Laval, Manon Truchon Université Laval

Caractérisation des relations entre les acteurs impliqués dans un programme de réadaptation en milieu de travail à la suite d’un trouble musculosquelettique

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Les programmes de réadaptation contenant des interventions en milieu de travail faciliteraient le retour au travail après un trouble musculosquelettique (Franche et al., 2005; Van Oostrom et al., 2009). Les relations entre les parties prenantes seraient: « au cœur du processus de réintégration au travail » (Durand et al., 2007 : 40), mais leur caractérisation ne fait pas consensus. Les concepts varient, s'inscrivant dans la perspective unitariste (préoccupations identiques des parties) ou pluraliste (possibilité de divergences). Une meilleure catégorisation des relations pourrait améliorer le processus de prise de décision, chaque conception référant à des types différents. L’un des objectifs de cette étude de cas multiples (N=6) exploratoire est de documenter les relations entre les parties prenantes au programme pour tenter de caractériser le processus de prise de décision (consultation, concertation ou négociation). Les données recueillies proviennent d’observations, de rencontres (cliniques/en milieu de travail), d’entrevues semi-dirigées et de la consultation de documents pertinents. Leur analyse inductive est menée pour chaque cas (intra-cas), puis de manière transversale (inter-cas). L’analyse préliminaire laisse entrevoir que le processus de prise de décision varierait selon les parties prenantes impliquées (p. ex., concertation entre cliniciens vs possibilité de négociation entre cliniciens et employeur). L'analyse sera complétée au moment du congrès.

14 h 45_rem_
Pause
15 h 15 - 16 h 50
SESSION 8 - Pratiques de gestion, stress et harmonisation travail/vie personnelle
Communications orales
Présidence/animation : Marie Bellemare Université Laval
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 2D
15 h 15_rem_
Mouna knani Université Laval, Pierre-Sébastien Fournier Université Laval, Caroline Biron Université Laval

L’influence des facteurs de l’environnement psychosocial sur l’apparition du syndrome de l’épuisement professionnel

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Cette étude vise à comprendre l’influence des facteurs organisationnels sur l’apparition de syndrome de l’épuisement professionnel dans un contexte de la venue d’une nouvelle technologie. Plus spécifiquement, l’étude vise à examiner les conséquences de l’épuisement professionnel sur la décision de quitter son travail. Afin de mieux comprendre l’interaction entre les différents facteurs organisationnels et l’épuisement professionnel, nous avons dégagé un modèle qui comprend, outre les trois dimensions de l’épuisement professionnel (l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et l’accomplissement personnel) un ensemble de facteurs organisationnels, notamment la demande psychologique (la charge de travail), la latitude décisionnelle et le soutien social. Le modèle comprend aussi l’impact de l’épuisement professionnel sur l’intention de quitter son travail. Dans la présente étude, 184 agents et conseillers en gestion des études utilisateurs du logiciel Banner dans une grande université canadienne ont complété un questionnaire en 2010. Le modèle d’équations structurelles (MES) retenu montre lors de l’implantation d’une nouvelle technologie, que les facteurs organisationnels ont un effet pathogène sur la santé mentale notamment sur l’apparition de l’épuisement professionnel. En sus, il est avéré que le syndrome de l'épuisement professionnel particulièrement la dépersonnalisation, a un impact sur la décision de quitter son emploi.

15 h 40_rem_
Lise Chrétien Université Laval, Isabelle Létourneau Université de Sherbrooke, Marie-Ève Lécine Université Laval

Pratiquer l’harmonisation travail/vie personnelle dans les organisations, des habiletés à développer

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Même si les organisations offrent une panoplie de plus en plus large de mesures d’harmonisation travail-vie personnelle (HTVP), le conflit travail-vie personnelle vécu par les personnes en emploi s’aggrave. Ce constat est non seulement paradoxal, mais aussi très inquiétant car des répercussions importantes se font sentir sur la santé physique et mentale des personnes et la performance des organisations. Des travaux nous indiquent que pratiquer l’HTVP n’est pas naturel. C’est une pratique qui s’apprend et doit être supportée par des outils. Pour bien pratiquer l’HTVP, il faut d’abord prendre en compte le fait que tous les paliers de la société ont leur rôle à jouer. Pour cette communication, nous nous centrerons sur les acteurs organisationnels : les personnes en emploi, les employeurs et les syndicats. Une approche pour améliorer la situation consiste à intervenir directement auprès des personnes en emploi et des organisations. Pour les personnes en emploi, il s’agit de les soutenir dans une démarche d’HTVP alors que pour les organisations et les syndicats, l’approche consiste à les guider dans une démarche de changement culturel en matière d’HTVP. Cette communication présentera les démarches proposées aux acteurs principaux ainsi que les moyens pour les supporter.

16 h 05_rem_
Isabelle Létourneau Université de Sherbrooke, Lise Chrétien Université Laval, Marie-Ève Lécine Université Laval

Portrait des interventions relatives à l'harmonisation travail/vie personnelle en milieu de travail

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Les enquêtes menées par Duxbury et Higgins en 1991, 2001 et 2011 montrent que les Canadiens et les Canadiennes en emploi vivent des difficultés d'harmonisation travail-vie personnelle importantes. Un constat similaire est établi dans bon nombre de pays industrialisés (OCDE, 2012). Pour remédier à la situation, trois types d'intervention ont été expérimentées dans les milieux de travail : le soutien organisationnel par la mise en place de mesures d'harmonisation travail-vie personnelle (aménagement du temps de travail, congés rémunérés, etc.), le soutien du supérieur immédiat (instrumental, informationnel, émotionnel, etc.) et la formation des acteurs du monde du travail (personnes en emploi, employeurs, etc.) à la pratique efficace de l'harmonisation travail-vie personnelle. La présente communication vise à dresser un portrait de ces trois types d'intervention en expliquant en quoi chacune consiste, les liens qui les unissent, ce qui a été expérimenté jusqu'à présent dans les organisations, les résultats de ces expérimentations, notamment quant au bien-être des personnes en emploi, ainsi que les implications pratiques et théoriques des expérimentations menées. Ce portrait permettra non seulement d’apprécier l’importance de chacun de ces types d’intervention, mais aussi de mettre à jour de nouvelles perspectives de recherche.

16 h 30_rem_
Marie-Ève Caouette Université Laval, Caroline Biron Université Laval

Le climat de sécurité psychosociale et les pratiques de gestion des « Entreprises en santé » : une étude comparée de facteurs favorisant la santé psychologique

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Le présent projet s’articule dans une perspective de prévention primaire en étudiant la norme «Entreprise en santé »; il est important d’agir sur les causes plutôt que sur les conséquences du stress au travail (Semmer 2010). Les interventions primaires seraient plus efficaces car elles agissent à la source des problèmes de stress. En ce sens, deux construits sont pertinents à considérer car ils sont des déterminants de succès d’intervention et de protection d’exposition aux risques psychosociaux (RPS): le climat de sécurité psychosociale (psychosocial safety climate :PSC) ainsi que la préparation au changement (readiness for change :RFC).

17 h 00 - 18 h 30
LANCEMENT du livre : (Se) Former pour transformer le travail - Dynamiques de constructions d'une analyse critique du travail dirigé par Catherine Teiger et Marianne Lacomblez. Presses de l’Université Laval
Cocktail
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – Hall du 2D

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