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81e du Congrès de l'Acfas

Colloque 471 - Repenser la famille, renouveler les pratiques, adapter les politiques

Du mercredi 08 mai à 09 h 00 au jeudi 09 mai à 12 h 15.
Responsable(s)
Denyse Côté UQO - Université du Québec en Outaouais, Isabel Côté UQO - Université du Québec en Outaouais, Sylvie Lévesque Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
Description

Les nouvelles configurations familiales occidentales dissocient conjugalité et parentalité, redéfinissent la filiation et contestent l’hétérosexualité : l’institution familiale se redéfinit de fond en comble. Il s’agit à la fois d’une « révolution silencieuse des recompositions familiales », d’une redéfinition des rôles de chacun au sein de la famille, adultes et enfants, d’un réaménagement des rapports entre les familles et la société. Cette mutation rend obsolètes les anciens modèles d’interprétation et d’intervention au point de susciter de sérieux questionnements sur l’adéquation du concept même de famille. Le fossé entre l’idéal familial et la réalité domestique se creuse : à titre d’exemple, le nouvel idéal de liens familiaux électifs est-il véritablement ancré dans la réalité des familles? Par ailleurs, la mobilité intrafamiliale est à l’ordre du jour : un enfant peut avoir, successivement ou concurremment, plusieurs parents, dans des unions à géométrie variable, qui s’occupent de lui et/ou qui lui ont donné la vie. De telle sorte que les aspects biologiques, sociaux et juridiques de la filiation ne coïncident plus toujours. La délocalisation crée également de nouvelles dynamiques, qu’il s’agisse d’adoption internationale, de mobilité internationale de l’aide domestique, ou de familles internationales dont la quotidienneté est rendue possible grâce aux nouvelles technologies. Notre colloque portera sur le thème des nouvelles familles et de la transformation des interventions familiales.

Mercredi 8 Mai 2013

9 h 00 - 10 h 30
Transmissions familiales et générations
Communications orales
Présidence/animation : Denyse Côté UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 1260
9 h 00_rem_
Mot de bienvenue
9 h 01_rem_
Marie-Agnès Barrere Centre national de la recherche scientifique

Familles, enfant et générations : restructurations et transformations des régulations familiales

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Les transformations des 30 dernières années ont conduit à une déstructuration de la famille dite conjugale. Baisse de la fécondité, augmentation des séparations conjugales, familles recomposées en sont les principaux éléments. Désormais lien conjugal et lien parental sont souvent dissociés. Quelles conséquences pour la place de l’enfant par rapport à ses géniteurs, aux adultes qui l’élèvent ? Quelles incidences sur le lien parental et les rapports entre parents ? Quelles politiques familiales, sociales et économiques mettre en place pour garantir le lien parental ? La contribution vise à analyser le sens de ces transformations où la relation entre l’enfant et chacun de ses parents est devenue le centre des préoccupations sociales, à travers la garantie de droits et de devoirs. De plus, à comprendre les transformations récentes des relations intergénérationnelles au sein de familles où désormais les grands-parents ont souvent une triple charge. Celle de leurs aînés, plus nombreux dans une société vieillissante. Celle de leurs petits-enfants alors que les modes de garde sont insuffisants. Et plus souvent aujourd’hui celle de leurs enfants adultes, victimes de séparations conjugales et/ou du chômage. D’où la nécessité de repenser les politiques sociales, mais aussi d’emploi, pour tenir compte des limites de nos Etats-providence, et permettre notamment aux hommes et surtout aux femmes de travailler plus longtemps tout en conciliant les impératifs d’une charge familiale multiforme.

9 h 20_rem_
Florina Gaborean Ville de Gatineau

Les familles recomposées à l’épreuve de la transmission : héritages, donations et planification successorale

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??Transmettre le patrimoine dans une famille recomposée peut devenir une affaire problématique et délicate. La multiplication des figures parentales et l’existence de plusieurs types de liens fraternels complexifient les rapports de succession.Comment protéger son conjoint en présence d’enfants d’un premier mariage ou rétablir l’équilibre entre des enfants nés d’unions différentes?Quelles sont les attentes des héritiers ? Quels sont les biens transmis et les stratégies utilisées ? Cette communication présente les données issues d’une enquête de terrain menée auprès des familles recomposées québécoises. L’analyse s’appuie sur 34 entrevues semi-dirigées conduites auprès des (beaux)-parents, des (beaux)-enfants et des notaires spécialisés en droit familial et immobilier.

9 h 40_rem_
Michèle VATZ-LAAROUSSI Université de Sherbrooke, Lucille Guilbert Université Laval, Fasal Kanouté Université de Montréal, Laura Anson , Tania Canales Université McGill, Lilyane Rachedi UQAM - Université du Québec à Montréal, Amelia Leon , Ariane Presseau , Marie-Louise Thaw Université de Sherbrooke, Javorka Zivanovic Sarenac Université de Sherbrooke

De la transmission à la construction des savoirs et des pratiques dans les relations intergénérationnelles de femmes réfugiées au Québec

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Parler de familles immigrantes en intervention sociale, c’est souvent parler des problèmes intergénérationnels et des difficultés d’intégration. À partir d’une recherche menée auprès de trios de femmes réfugiées au Québec (des grands-mères, des mères et des filles), ce texte s’intéresse aux processus originaux de circulation des savoirs et de construction de nouvelles pratiques entre ces générations de femmes. Leurs rapports à l’autonomie mais aussi à la famille, au travail, à la santé ou à la collectivité se transforment et se modulent différemment selon les générations et les événements de leur trajectoire. Ces  échanges intergénérationnels sont importants pour l’insertion des divers membres des familles immigrantes et il est nécessaire que les intervenants en aient une compréhension renouvelée.

10 h 30_rem_
Pause
10 h 45 - 12 h 15
Trajectoires homoparentales
Communications orales
Présidence/animation : Sylvie Lévesque Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 1260
10 h 45_rem_
Emilie Moget Université catholique de Louvain, Susan Heenen-Wolff

Les familles homoparentales : leur intégration sociale à la lumière des avancées législatives, des pratiques d’intervention et de la recherche

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Penser la famille, le renouvellement des pratiques et les adaptations en matière de politique familiale amène à s’intéresser aux familles homoparentales. Leur apparition au sein de nos sociétés occidentales bouleverse notre perception et définition de la famille. Comment, en Belgique, ces transformations sont-elles vécues ? Quelle analyse comparative peut-on effectuer entre le Québec et notre pays ? Pour donner des premières réponses à ces questions, nous analysons l’intégration sociale de ces familles à la lumière des avancées législatives et des pratiques d’intervention en Belgique, ainsi qu’à partir de notre propre recherche clinique sur la dynamique familiale au sein des familles homoparentales. La Belgique, tout comme le Canada, représente l’un des pays pionniers en matière des droits LGBT (mariage,2003; adoption,2006; PMA,2007). Toutefois, les lois ont devancé les mœurs. Malgré une intégration relative des familles homoparentales dans le paysage social, un travail de fond est à poursuivre, et ceci à différent niveaux d’intervention : le milieu éducatif, associatif, la formation des intervenants sociaux mais aussi le domaine de la recherche. Dans ce cadre, nous nous intéressons au vécu des familles homoparentales : étude qualitative et longitudinale, la prospectivité de notre démarche tend à découvrir la singularité de leur fonctionnement familial. Enfants et parents sont régulièrement rencontrés, leur vécu subjectif est analysé sous le prisme des théories psychologiques.

11 h 05_rem_
Isabel Côté UQO - Université du Québec en Outaouais

Deux mères, un donneur et des enfants : motivations des actrices et acteurs quant à l’établissement de la famille lesboparentale avec donneur connu

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Une des pratiques familiales émergentes méconnue est la famille homoparentale. Bien qu’elle soit l’objet de recherche depuis plusieurs années, il reste un important travail de production de savoirs sur cette dynamique familiale. Cette communication présente une partie des résultats d’une recherche portant sur un type spécifique de famille homoparentale soit la famille lesboparentale dont les enfants sont nés d’un donneur de sperme connu. Plus spécifiquement, nous analyserons les motivations des mères à avoir leurs enfants avec un donneur connu et les raisons qui ont amené les donneurs à collaborer à l’établissement du projet parental du couple lesbien.

11 h 25_rem_
Mona Greenbaum Coalition des familles homoparentales, Kévin Lavoie Université de Montréal

Accompagner les parents et futurs parents gais et lesbiens vers la réalisation de leur projet familial : récit d’une pratique novatrice en milieu communautaire

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Des milliers d’enfants au Québec vivent avec des mères ou des pères qui entretiennent une relation amoureuse avec une personne du même sexe et forment ainsi des familles homoparentales. Loin d’être un phénomène marginal, l’émergence de ces familles résulte d’un ensemble de facteurs interdépendants, tels que la diversité croissante des constellations familiales, la démocratisation des technologies de procréation assistée et l’adoption de lois reconnaissant les droits et les responsabilités juridiques des parents gais et lesbiens. Longtemps exclus des univers familiaux, ces parents doivent néanmoins faire face à certains obstacles, dont l’invisibilité de leur réalité familiale et l’hétérosexisme présent dans certains milieux.Depuis près de 15 ans, la Coalition des familles homoparentales du Québec, organisme à but non lucratif fondé en 1998, propose une série d’ateliers à l’intention des parents et futurs parents gais et lesbiens pour les aider à concrétiser leur projet familial.Cette communication vise à présenter le contexte social et juridique dans lequel s’inscrivent ces formations, ainsi que les connaissances et les méthodes pédagogiques choisies pour informer etoutiller les personnes participantes.Les retombées observées et les défis rencontrés dans la mise en pratique de ces ateliers sont également abordés.

12 h 15_rem_
Dîner
13 h 00 - 13 h 15
Lancement des numéros 24.2 et 25.1 de la revue Nouvelles pratiques sociales
Cocktail
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 1260
13 h 15 - 14 h 45
Transformation des normes, des rôles et des solidarités familiales
Communications orales
Présidence/animation : Florina Gaborean Ville de Gatineau
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 1260
13 h 15_rem_
Francine Demontigny UQO - Université du Québec en Outaouais, Carl Lacharité UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières, Annie Devault UQO - Université du Québec en Outaouais, Marie-Ève Girard Chaire de recherche du Canada sur la santé psychosociale des familles

Perspectives de pères d’un enfant alimenté autrement dans une société valorisant l’allaitement maternel

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L’allaitement maternel comme le meilleur mode d’alimentation pour l’enfant est promu par les organismes de santé publique tant Québécois qu’internationaux. Cependant, un peu plus d’un couple québécois sur quatre choisit une autre option d’alimentation. Cette étude vise à décrire et comprendre l’expérience des pères dont l’enfant n’a pas été allaité ou a été sevré de façon précoce. Vingt-huit pères décrivent trois trajectoires de décision et les effets de l’alimentation artificielle sur leur rôle, la vie familiale et le soutien professionnel perçu. Les pères ressentent une pression sociale d’alimenter l’enfant au sein, tant des professionnels de la santé que de la société.

13 h 35_rem_
Jean-Martin Deslauriers Université d’Ottawa

Les pères ayant des difficultés d’accès à leur enfant à la suite d’une séparation : la reconnaissance de la problématique et un exemple de pratique sociale non-militante

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La question de l’accès des pères à leur enfant à la suite d’une rupture conjugale constitue un sujet abordé de différentes façons sur les tribunes publiques. Entre les actions d’éclat de certains et le refus des autres de reconnaître cette réalité, se trouvent des situations complexes et délicates de pères n’ayant peu ou pas accès à leur enfant. Cette communication porte sur les pères qui vivent cette situation. De façon plus spécifique, il s’agit de pères qui souhaiteraient, pour les uns, un accès plus régulier à leur enfant ou pour les autres, la possibilité de le voir au moins de façon minimale. Dans un premier temps, en se basant sur les récits de pères(14) et d’intervenants(4) rencontrés, les facteurs explicatifs de ces difficultés d’accès seront présentés selon une perspective globale. Dans un deuxième temps, nous décrirons les services d’un organisme offrant des services de soutien à cette population. Les résultats de l’évaluation de l’organisme seront dévoilés. Nous discuterons de l’approche qui y est privilégiée, à partir du point de vue des pères qui ont bénéficié de cette aide et des intervenants qui y oeuvrent. Également, seront présentés les commentaires des pères sur l’aide reçue. En conclusion, nous énoncerons quelques enjeux et suggestions de pratiques dans ce champ d’intervention sociale.

13 h 55_rem_
Isabelle Van Pevenage Centre de recherche et d'expertise en gérontologie sociale, Marianne Kempeneers Université de Montréal

De la proximité à l’aide au sein des familles : le cas des baby-boomers québécois

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Depuis le tournant des années 1980,  la question des solidarités familiales suscite un intérêt marqué tant sur la scène scientifique que politique. L’extrême polysémie de ces notions de « solidarité » et de « solidarité familiale » contribue cependant au maintien de zones floues dans l’interprétation que l’on peut faire des diverses dynamiques de solidarités. Il en est ainsi notamment à propos de la notion de proximité.  Parler de solidarités, c’est en effet parler de proximité, concrète ou symbolique, entre les individus. La dynamique des solidarités familiales suppose trois éléments distincts, à savoir a) l’existence d’un entourage concret, d’une « structure » familiale donnée; b) une « proximité » minimale entre les membres de cet entourage; 3) la mise en œuvre concrète d’échanges de biens et de services sur le mode d’une réciprocité à long terme traversant les générations. C’est le deuxième élément, le concept de « proximité » en lien avec le troisième élément, les échanges concrets, que nous discuterons dans cette communication. Sur base des données de l’enquête « Biographies et solidarités familiales au Québec », les questions que nous posons sont les suivantes : une fois située la structure de l’entourage comme bassin minimal d’opportunités, dans quelle mesure ces différents indicateurs de « proximité » se combinent entre eux ? Par ailleurs, dans quelle mesure ces diverses proximités au sein des familles sont-elles associées à des échanges d’aides concrètes?

14 h 45_rem_
Pause
15 h 00 - 17 h 00
Enfance et jeunesse : adoption et protection
Communications orales
Présidence/animation : Isabel Côté UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 1260
15 h 00_rem_
Geneviève Pagé UQO - Université du Québec en Outaouais

Devenir parent par le biais du programme Banque mixte : une expérience uniforme d’incertitude?

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Au Québec, les postulants à l’adoption qui refusent de considérer l’adoption internationale ou régulière doivent se tourner vers le programme Banque-mixte. Ce programme leur permet d’accueillir un enfant jugé à haut risque d’abandon, sans toutefois qu’ils aient la garantie que ce dernier devienne un jour admissible à l’adoption. Cette expérience très particulière de parentalité a très peu été étudiée jusqu’à maintenant. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, la présente auteure a tenté de mieux comprendre comment les parents Banque-mixte développent le sentiment d’être le parent de l’enfant qu’ils accueillent, alors qu’ils n’ont ni lien de sang, ni filiation juridique avec ce dernier. Pour ce faire, elle s’est servie de la méthodologie de la théorisation enracinée et a interrogé 25 parents Banque-mixte. Alors que l’on pourrait croire que tous les parents Banque-mixte vivent une expérience similaire en raison de l’incertitude liée à la probabilité que l’enfant devienne adoptable, les résultats de la présente étude montrent plutôt qu’il existe une variabilité d’expériences, pouvant être situées sur un continuum d’incertitude. Trois profils d’expérience différents seront présentés, selon que les participants n’ont vécu aucune incertitude, ont vécu une incertitude passagère ou ont vécu de l’incertitude chronique. Ultimement, il semble que l’incertitude n’empêche pas les parents Banque-mixte de développer le sentiment qu’ils sont les parents de l’enfant qu’ils accueillent.

15 h 20_rem_
Nérée St-Amand Université d’Ottawa

Adoption internationale : l’exode des berceaux?

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Cette présentation passera en revue les grandes tendances de l’adoption internationale et interculturelle et remettra en question certains des mythes qui s’y rattachent. En privilégiant une analyse critique à une analyse fonctionnaliste, l’auteur mettra en évidence certaines pratiques douteuses et des contradictions qui se cachent derrière des actes de générosité pour ensuite proposer des pistes de solutions qui tiennent compte de l’intérêt des enfants et de leurs mères tout autant que celui des pays et cultures appauvries.

15 h 40_rem_
Catherine Turbide UQAR - Université du Québec à Rimouski, Marie-Christine St-Jacques Université Laval

Étude des jeunes et des familles suivies en centre jeunesse en raison des conflits sévères opposant leurs parents séparés : réflexions théoriques et méthodologiques

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Les effets négatifs de la séparation parentale pour les enfants sont relativement bien connus, mais l’ampleur de ces impacts varie selon le contexte dans lequel se déroule la séparation (Amato, 2010). Les jeunes dont les parents se séparent dans un contexte de conflits sévères représentent un des groupes les plus fragilisés par la séparation (Amato, 2010; Bing et al 2009; Fabricius et al 2007). Si les connaissances sont assez importantes en ce qui concerne les impacts des conflits sévères sur l’adaptation des enfants de la population générale, il en va tout autrement de ceux suivis par le DPJ (Ayoub, et al 1999). On sait que ce sont 80,7 % d’entre eux qui vivent au sein de familles monoparentales ou recomposées (Saint-Jacques et al., 2006). La majorité des enfants vivant dans ces structures familiales ont vécu la séparation de leurs parents (Juby et al., 2005). Dans les milieux de pratique, les intervenants ont l’impression d’être de plus en plus confrontés à ces situations. L’étude de ces familles sous cet angle pose cependant des défis théoriques et méthodologiques de taille. Comment appréhender l’impact du conflit sévère sur le développement de l’enfant en tenant compte des autres difficultés familiales (ex : violence, abus, négligence)? Cet atelier propose une réflexion théorique et méthodologique autour de l’étude des réalités des enfants suivis en centre jeunesse et dont les parents se sont séparés dans un contexte de conflits sévères.

16 h 00_rem_
Christiane Guay UQO - Université du Québec en Outaouais, Sébastien Grammond Université d’Ottawa

Les enjeux de l’application des régimes de protection de la jeunesse aux familles autochtones

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Le régime provincial de protection de la jeunesse tend à marginaliser les conceptions autochtones de la famille, qui sont souvent fondées sur le rôle de la famille élargie et des formes d’adoption coutumières propres à chaque communauté. En effet, les intervenants sociaux et les tribunaux prennent généralement des décisions en se fondant sur leurs propres références culturelles, ce qui les conduit à méconnaître les conceptions autochtones de la famille. Les directives données par le législateur de tenir compte de la culture autochtone ont eu peu d’effet pratique. Seule l’autonomie gouvernementale des peuples autochtones en matière de protection de la jeunesse paraît pouvoir changer la donne.




Jeudi 9 Mai 2013

9 h 00 - 10 h 30
Habitus familiaux, école et marché du travail
Communications orales
Présidence/animation : Denyse Côté UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 1260
9 h 00_rem_
Mélanie Bourque UQO - Université du Québec en Outaouais, Nathalie St-Amour UQO - Université du Québec en Outaouais

Un second souffle pour les familles québécoises : la nécessaire adaptation du marché du travail?

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L’entrée des femmes sur le marché du travail, en lien avec les transformations socio-économiques et les objectifs politiques propres à la transformation de la protection sociale dans les pays développés, ont amené de nouvelles réalités de vie pour les familles. L’augmentation significative du modèle de la famille à double revenu et le nombre croissant de cheffes de familles monoparentales en emploi le démontre bien. Ces phénomènes ont engendré des difficultés pour les familles qui doivent conjuguer travail et vie familiale. Dans le présent article, nous montrons que la politique familiale mise en place par le gouvernement québécois depuis 1997 a libéré du temps pour que les femmes puissent intégrer le marché du travail mais qu’en contrepartie l’État québécois n’a pas agi de manière soutenue pour que les milieux de travail permettent aux familles de concilier vie professionnelle et vie familiale. En effet, comme il en sera question dans ce texte, malgré les mesures mises en place à ce jour, les parents-travailleurs québécois ont toujours des difficultés à trouver un équilibre entre le travail et la vie familiale. Le gouvernement québécois doit donc, comme c’est le cas ailleurs, poursuivre ses efforts en matière de conciliation travail-famille (CTF) en développant de nouvelles politiques publiques visant l’adaptation des milieux de travail. Il contribuera ainsi à donner un second souffle aux familles.

9 h 20_rem_
Marie-Hélène Poulin UQAT - Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Relations entre la pratique des routines familiales, le style d’attachement maternel, l’adaptation du parent et l’adaptation des enfants d’âge scolaire

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Une recension portant sur 50 ans de recherche sur les routines familiales révèle, entre autres, leur impact sur la santé et l’adaptation psychosociale, tant des parents que des enfants (Fiese et al., 2002). Peu d’informations sur la pratique des routines familiales de la population québécoise sont disponibles. Les routines familiales ont un rôle de médiation dans le cas de plusieurs phénomènes pouvant toucher les membres d’une famille (Kwok et al., 2006; Greening et al., 2007). Les données de cette recherche ont été collectées auprès de 125 dyades mère-enfant. Les analyses révèlent que les routines familiales sont prédites par le niveau de scolarité de la mère et elles prédisent elles-mêmes les compétences de l’enfant. Le niveau de stress parental de la mère est quant à lui prédit par la présence de troubles externalisés et un faible niveau de compétences chez son enfant mais également par le SSÉ familial et l’évitement dans le style d’attachement maternel. La fréquence des routines familiales, le niveau de scolarité de la mère ainsi qu’un faible stress parental permettent de prédire les compétences de l’enfant. Par ailleurs, les analyses mettent en lumière le rôle médiateur des routines entre la scolarité de la mère et les compétences de l’enfant. Ces résultats doivent être pris en compte par les intervenants psychosociaux puisque les routines familiales sont des pratiques faciles d’enseignement aux familles et ayant une portée significative sur le bien-être de tous.

9 h 40_rem_
Yves Couturier Université de Sherbrooke, Chantal Lefebvre chantal.lefebvre01@sympatico.ca, Angèle Bilodeau Direction de santé publique de Montréal, Robert Bastien Université de Montréal

Éléments de modélisation d’une pratique professionnelle d’intervention socioéducative basée sur la collaboration École-Famille-Communauté

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Cette communication présente la modélisation d'une forme particulière de pratique communautaire école-famille-communauté, celle de l'intervenant communautaire-scolaire au centre d'une initiative intersectorielle d’un quartier du nord de Montréal. Les résultats découlent d'une analyse qualitative réalisée sur un corpus de données documentaires, d'entrevues et de notes d’observation. Ils mettent en relief les dimensions et formes spécifiques du métier. Celui-ci est en continuité avec les métiers de l’animation sociale, avec pour spécificité un assemblage original de ces formes d’action dans une même initiative, notamment en raison de sa capacité à prendre en considération les conditions fondamentales d’une intervention socio-éducative.

10 h 30_rem_
Pause
10 h 45 - 12 h 15
Mutations et transitions familiales
Communications orales
Présidence/animation : Mélanie Bourque UQO - Université du Québec en Outaouais
Bâtiment – Local : Pavillon Charles-de Koninck – 1260
10 h 45_rem_
Alessandra Froelich Université de Sherbrooke, Magninin KONÉ Université de Sherbrooke, Michèle VATZ-LAAROUSSI Université de Sherbrooke

Les transformation du lien conjugal dans les transitions familiales : le cas des familles immigrantes et réfugiées au Québec

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Dans le cadre de ses activités, la RIFE (Rencontre interculturelle des familles de l’Estrie) a identifié une problématique particulière auprès de la population qu’elle dessert: le manque d’informations en lien avec les séparations conjugales en contexte de migration. Ainsi, d’une part, les immigrants font état de l’absence d’un espace d’échange et d’information sur les problèmes de couple et, de l’autre, les intervenants manifestent un sentimentd’inconfort et d’impuissance sur ce même sujet.Face à ces constants, nous nous sommes interrogés :Quelle est la place de la culture et de la mobilité migratoire dans les processus liés aux séparations conjugales et recompositions familiales pour des familles immigrantes au Québec? Et, plus particulièrement : comment, pour ces familles, la transformation du lien familial s'articule à la question de l’acculturation, de l’intégration sociale et de l’appartenance? Dans la communication proposée dans le cadre de ce colloque, nous présenterons les résultats d’une recherche de type exploratoire visant à dresser un portrait préliminaire des séparations et divorces au sein des familles immigrantes au Québec, des trajectoires pré et post-migratoires qui y sont associées et des conséquences sociales et psychologiques pour les différents membres de la famille (conjoint, conjointe, enfants).

11 h 05_rem_
Pierre-Yves Wauthier Centre Interdisciplinaire de recherche sur la Famille et La Sexualité

Comprendre les transformations de la conjugalité par l’observation des évolutions du contexte idéel et matériel des (non)couples contemporains

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En anthropologie, on considère que l’exercice de la parenté se déploie sur deux axes : l’axe vertical de la filiation et l’axe horizontal de la quête de partenaires parentaux (ou sexuels). On considère également que l’exercice de la parenté se décline, se transforme et s’adapte selon deux éléments majeurs de la vie sociale : d’une part, le contexte de subsistance du groupe social et, d’autre part, le contexte idéologique qui fonde la société. Nous proposons ici de partager quelques observations concernant les transformations de l’axe horizontal de l’exercice de la parenté nord-occidentale : la relation conjugale contemporaine. Nous exposerons comment la multiplicité des parcours conjugaux que nous connaissons correspond à des changements sociaux liés au contexte de subsistance et au contexte idéologique de la société. En référence à nos enquêtes ethnographiques de terrain (en speed dating et en milieu polyamoureux — pris ici comme des phénomènes émergents questionnant l’hétéro-mono-normativité à une époque donnée) et à d’autres ressources en sciences sociales, nous dresserons un tableau des éléments économiques, géographiques et technologiques, d’une part, et d’évolutions idéologiques récentes, d’autre part, qui sont mobilisés, en Occident francophone, par ceux qui cherchent LE partenaire « qui va rester cette fois » ou ceux qui cherchent à cultiver plusieurs relations simultanément dans la transparence.

11 h 25_rem_
Denyse Côté UQO - Université du Québec en Outaouais

« Mais je voulais que ça cesse! » : récits de mères sur la garde partagée et la violence postséparation

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La garde physique partagée s’impose de plus en plus au Québec à titre de modèle en matière de garde parentale post-séparation. Elle correspond en effet aux normes et valeurs contemporaines de la famille démocratique et négociatrice et d’une coparentalité transcendant toute rupture conjugale. Mais lorsqu’on sait que la violence conjugale peut également survivre à une rupture conjugale, force est de reconsidérer le présupposé de la supériorité de la garde physique partagée qui s’est rapidement propagé dans les discours et représentations publiques. Cet article analyse le discours de mères victimes de violence qui ont découvert, bien malgré elles, que la garde partagée a plutôt ouvert la voie pour elles à une pérennisation de la violence et à leur revictimisation.

12 h 15_rem_
Mot de clôture

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