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10 août 2020
Commission canadienne pour l'UNESCO
Préparé par Leslie Chan, Budd Hall, Florence Piron, Rajesh Tandon et Lorna Williams

L'UNESCO a lancé des consultations internationales visant à élaborer une recommandation sur la science ouverte qui sera adoptée par les États membres en 2021.

La Commission canadienne pour l'UNESCO, pour sa part, vise à contribuer au processus de consultation par le biais du document, La science ouverte au-delà du libre accès : Pour et avec les communautés. L'Acfas, partenaire de la Commission canadienne pour l'UNESCO, présente ici cette étape de la consultation menée par la Commission canadienne pour l'UNESCO.

Nous reproduisons ici l'introduction et les faits saillants.

UNESCO

Introduction

L'UNESCO a récemment lancé des consultations internationales visant à élaborer une recommandation1 sur la science ouverte qui sera adoptée par les États membres en 2021. Cette recommandation comprendra une définition commune, un ensemble de valeurs partagées et des propositions d'action.

À l'invitation de la Commission canadienne pour l'UNESCO, La science ouverte au-delà du libre accès : Pour et avec les communautés [version intégrale en PDF] vise à contribuer au processus de consultation en répondant aux questions suivantes :

  • Pourquoi et comment la science devrait-elle être « ouverte »?
  • Pour qui et avec qui?
  • S'agit-il simplement de mettre les articles et les données scientifiques à la disposition des chercheurs et chercheuses du monde entier au moment de leur publication, afin qu'ils et elles ne passent pas à côté de résultats importants qui pourraient contribuer à leurs travaux ou les accélérer?
  • Cette ouverture pourrait-elle également permettre aux citoyennes et citoyens du monde entier de contribuer à la science avec leurs capacités et expertises, par exemple par le biais de la science citoyenne ou de projets de recherche-action participative?
  • Une science véritablement ouverte inclut-elle une pluralité de modes de connaissance, y compris ceux propres aux cultures autochtones, aux cultures des pays du Sud et à d'autres groupes exclus et marginalisés dans le Nord global?

Le document comporte quatre sections : « La science ouverte et la pandémie » présente et explore différentes formes d'ouverture qui sont apparues dans le cadre d’une crise où la science semble soudainement essentielle au bien-être de tous. Les trois sections suivantes expliquent les principales dimensions de trois formes d'ouverture scientifique : l'ouverture aux publications et aux données, l'ouverture à la société, et l'ouverture aux savoirs2 et épistémologies3 exclus. Nous concluons par des considérations.

Points saillants

  • Même si de nombreux pays et universitaires considèrent que la « science ouverte » désigne la même chose que le « libre accès » aux publications et aux données, nous soutenons qu'elle peut et doit aller plus loin.
  • En analysant toutes les possibilités d’« ouverture » de la science pendant la pandémie COVID-19, nous montrons que, pour être plus pertinente, la science pourrait également s'ouvrir à la société, en particulier aux organisations de la société civile et aux mouvements sociaux.
  • Nous suggérons aussi une plus grande ouverture aux savoirs et aux systèmes de pensée qui proviennent des peuples autochtones, des minorités et des cultures des pays du Sud. Ces savoirs sont souvent ignorés ou exclus de la science eurocentrique, alors qu'ils pourraient enrichir les conversations scientifiques.
  • Enfin, nous proposons des considérations pour chacune de ces formes d'ouverture afin de parvenir à une science ouverte équitable et décolonisée, pour et avec les communautés, au-delà du libre accès.

 

  • 1. Towards a UNESCO Recommendation on Open Science Building a Global Consensus on Open Science - https://en.unesco.org/sites/default/files/open_science_brochure_en.pdf
  • 2. Nous distinguons entre 1) les savoirs et modes de connaissance ou épistémologies autochtones et 2) les savoirs scientifiques provenant de groupes marginalisés au sein de la science anglophone hégémonique. Ce dernier groupe comprend les femmes, les minorités, les universitaires autochtones, les universitaires non anglophones et les universitaires des pays les moins favorisés. Nous montrons plus loin que ces deux familles de savoirs subissent l’exclusion, bien que ce ne soit pas de la même manière.
  • 3. Notre utilisation de la forme plurielle est significative, comme le montre le document plus loin

Auteur(e)

  • Commission canadienne pour l'UNESCO
    Préparé par Leslie Chan, Budd Hall, Florence Piron, Rajesh Tandon et Lorna Williams

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