11 décembre 2018
Anne-Marie Leclerc
Université du Québec à Trois-Rivières

La santé chez les Autochtones est généralement perçue comme un équilibre entre le bien-être physique et psychique. Le premier correspond à l’homéostasie du corps, la saine alimentation et la pratique d’activités physiques. Le second réfère à l’intellect tout autant qu’à l’affectif et au spirituel. Cette dimension psychique s’explique par la relation avec le créateur, les ancêtres et la connexion avec l’environnement.

20 novembre 2018
Dossier | Habiter
Mathieu Gagnon ,Caroline Desbiens
Université Laval

Habiter le monde ne paraît plus être une simple affaire. Nous cherchons tant bien que mal à penser nos décisions quotidiennes en fonction de leurs conséquences globales sur l’environnement à l’échelle planétaire. Il ne s’agit plus simplement que de penser les limites naturelles de l’orgie matérialiste que l’on nomme développement économique, mais de penser la santé elle-même en termes d’équilibre entre l’humain et l’environnement plutôt qu’en termes d’amélioration des performances physiques ou mentales des individus (Habiter le monde au-delà de soi : De la santé améliorative à la santé écologique, Marie-Hélène Parizeau). Penser un humain qui est une créature de la Terre, qui appartient à celle-ci plutôt qu’elle ne lui appartient (La relation des femmes autochtones au territoire, Suzy Basile), ou au moins penser une appartenance mutuelle.

19 novembre 2018
Dossier | Habiter
Marie-Hélène Parizeau
Université Laval

Depuis une vingtaine d’années, une nouvelle définition de la santé émerge à la faveur du développement du modèle de l’innovation technologique et de ses vagues qui se succèdent – biotechnologies, nanotechnologies et convergence NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives). Actuellement, nous sommes dans la vague de l’intelligence artificielle. Dans le domaine plus spécifique de la médecine, de nouveaux modèles concernant les traitements et la relation patient-soignant ont déployé leurs discours et leurs pratiques : médecine de précision, médecine régénérative, médecine personnalisée, médecine translationnelle, etc.

19 novembre 2018
Dossier | Habiter
Suzy Basile
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Les Peuples autochtones du monde entier entretiennent une relation privilégiée et particulière avec la TerreChamp caché. Cette relation est au cœur de leur identité, de leur mode de vie et sa remise en cause entraîne des répercussions importantesChamp caché. Pour les peuples autochtones, le territoire représente un milieu de vie duquel découlent notamment la langue, la culture et l’économie. Plusieurs de ces peuples affirment avoir un lien étroit et inextricable avec le territoire et ses composantesChamp caché. Ce lien se distingue par l’appartenance des humains à la terre et non l’inverse, et par le fait qu’il persiste depuis des milliers d’années. Jonathan Y. Kingsley et ses collèges (2013) confirment que, depuis la colonisation, les peuples autochtones, malgré la destruction de leur environnement et la diminution des ressources accessibles, ont su garder un fort et authentique lien d’appartenance à leur territoire. Les femmes autochtones, pour leur part, ont un attachement particulier au territoire basé sur la relation entretenue avec ce dernier, sur la longévité de cette relation et sur les connaissances qui y sont rattachéesChamp caché. Elles ont des connaissances et des pratiques différentes de celles des hommesChamp caché. Elles ont aussi une expérience différente de celle des hommes en ce qui a trait aux conséquences de la colonisationChamp caché.

19 novembre 2018
Dossier | Habiter
Stefan Sobkowiak
Fermes Miracle

En 1990, je suis tombé sur le livre Permaculture: A Designers' Manual de Bill Mollison. J’ai dévoré cet ouvrage, à la base d’un cours universitaire. Là, je me suis retrouvé chez moi, d’autant que le cheminement de Mollison était très semblable au mien. Biologiste, il avait été pêcheur et forestier, et il avait développé une sensibilité pour les écosystèmes : la permaculture, comprendre l’écosystème, les cycles, du micro au macro, du travail des insectes au ruissellement des eaux…

18 novembre 2018
Dossier | Habiter
Catherine Larrère
Université Paris I Panthéon-Sorbonne

Anthropocène : l’idée de qualifier de ce nom une nouvelle ère géologique a été proposée, au début des années 2000, par un certain nombre de scientifiques, dont Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie. Selon ces spécialistes, les impacts des actions humaines avaient alors pris une telle ampleur qu’ils modifiaient durablement le système Terre dans son ensemble. Ainsi aurait pris fin l’holocène, une période marquée par un climat constant et modéré favorable aux développements de nos sociétés. L’anthropocène serait l’ère non seulement du réchauffement climatique, mais aussi de l’aggravation des phénomènes extrêmes (cyclones, inondations, sécheresses) et d’une érosion accélérée de la biodiversité.

18 novembre 2018
Dossier | Habiter
Guy Mercier
Université Laval

Nos sociétés contemporaines préservent maintes traces de leur habitat ancien, souvent en leur attribuant une nouvelle vocation. Se constitue ainsi un patrimoine bâti qui, à sa manière, maintient un lien avec le passé. Parfois, ce patrimoine devient la principale raison d’être d’un lieu, voire d’une ville entière, pourvu qu’à la seule réminiscence du passé s’ajoutent des activités, des infrastructures et des services qui en stimulent la fréquentation. Dès lors, le patrimoine urbain et le tourisme forment une paire dont l’un et l’autre des éléments se confortent mutuellement. Mais cet équilibre est fragile, comme en témoignent le surtourisme et la tourismophobie, que l’on déplore de plus en plus aujourd’hui. D’où un nécessaire arbitrage politique pour se prémunir des dérives.

18 novembre 2018
Dossier | Habiter
Michelle Bélanger
Université Laval

À l’heure où des milliards d’images sont échangés chaque jour à travers le web, pratiquement chaque coin de la Terre est représenté et documenté en ligne, et nous pouvons « pratiquer » ces lieux par l’intermédiaire de leurs équivalents numériques. Cette expérience virtuelle et visuelle du monde ne peut qu’influencer, façonner même, celle que l’on en fait in situ, et, conséquemment, la manière dont on l’habite. 

18 novembre 2018
Dossier | Habiter
Étienne Berthold
Université Laval

Cohabiter implique un partage, un échange. À l’échelle de la ville contemporaine, ce partage et cet échange passent notamment par une meilleure compréhension des principes et des enjeux du développement durable, qui, sans qu’on s’en rende toujours compte, transforment, petit à petit, plusieurs pratiques d’aménagement du territoire. Je retracerai ici quelques-unes des transformations qui caractérisent actuellement la ville, donnant à apercevoir autant de défis qui attendent l’urbaniste et l’aménagiste de demain.

18 novembre 2018
Dossier | Habiter
Alexandre Lebeuf-Paul
Première Nation des Pekuakamiulnuatsh

Les Premières Nations sont présentes sur le territoire du Québec depuis des milliers d’années. Elles étaient même là bien avant l’arrivée des Européens sur le continent. Ainsi, la notion de cohabitation ne date pas d’hier. Les Premières Nations partageaient déjà entre elles l’immensité du territoire, utilisaient les rivières et les lacs pour se déplacer, s’entraidaient et, de façon générale, respectaient le territoire de chacune.

17 novembre 2018
Dossier | Habiter
Steve Plante
Université du Québec à Rimouski

Je me souviens d’un temps où tout semblait plus simple. Les choses étaient parfois compliquées, certes, mais jamais trop complexes. Les solutions étaient élémentaires, souvent inspirées des pratiques passées. Linéaire, l’histoire apportait son lot de progrès, dans une direction qui semblait aller vers le mieux. Rassurante, elle semblait alors bien déterminée à nous aider. Des solutions binaires nous réconfortaient autant que le recours au bien et au mal, une pensée qui rendait tolérable l’intolérable et compréhensible, l’inexplicable. Habiter le monde était en effet plus simple.

17 novembre 2018

Les Prix du Québec 2018 dans les domaines de la culture et de la science ont été dévoilés. C’est avec plaisir que nous présentons ici les lauréates et les lauréats des six prix scientifiques, ainsi que le lauréat du prix de la Relève scientifique.

16 novembre 2018
Dossier | Habiter
Charles-Mathieu Brunelle
Espace pour la vie

En 2018, les quatre musées d’Espace pour la vie, le Biodôme, l’Insectarium, le Jardin botanique et le Planétarium Rio Tinto Alcan, ont porté leur regard sur les multiples manières du vivant – faune, flore et autres organismes vivants – d’habiter la planète. Du nid à la tanière, de la vie dans l’Univers à notre occupation humaine, beaucoup de champs ont été couverts. Ce thème, « la nature nous habite », a aussi inspiré le présent magazine, qui a invité un philosophe, Mathieu Gagnon, et une géographe, Caroline Desbiens, à réaliser un dossier sur la notion d’habiter, dossier qui sortira à la mi-novembre. En préambule, Découvrir a échangé sur la question avec Charles-Mathieu Brunelle, directeur d’Espace pour la vie.

16 novembre 2018
Sarah Lafontaine
Université de Sherbrooke

Ce concours nous aide à mieux vulgariser nos idées. Peu importe que nous soyons un auditeur profane ou un chercheur chevronné possédant 30 ans d’expérience, les termes simples, les exemples et les analogies nous aideront toujours à mieux comprendre l’essence d’un projet.

16 octobre 2018
Christian Bégin
Université du Québec à Montréal

Encadrer aux cycles supérieurs : étapes, problèmes et interventions est issu d’une demande maintes fois formulée de mettre par écrit le contenu des formations sur l’encadrement aux cycles supérieurs que j’anime depuis plus de 20 ans. Cet intérêt était aussi souvent exprimé par les professeurs que j’ai accompagnés à titre de mentor dans leurs premières expériences de direction de recherche, et par ceux qui venaient me consulter à l’occasion pour des difficultés particulières. Tous exprimaient le désir d’avoir accès à un document écrit auquel ils pourraient référer au besoin. Bien que je travaille sur le sujet depuis longtemps, je voulais m’assurer que le contenu de l’ouvrage n’allait pas être une redite de ce que d’autres avaient pu écrire. J’ai alors parcouru plus de 150 articles et ouvrages sur le sujet qui se sont ajoutés aux ressources que j’avais déjà consultées pour mes recherches antérieures. Cette recension des écrits m’a confirmé qu’il n’existait pas vraiment d’ouvrages ou d’articles de la sorte qui abordent l’encadrement de façon aussi distinctive sur le plan des étapes, des problèmes associés et des interventions possibles.

15 octobre 2018
Pierre Noreau
Université de Montréal

Après un baccalauréat en droit, Pierre Noreau prend le chemin des études supérieures, mais cette fois en science politique. Et c’est en juriste qui oeuvrera à l’intersection de la sociologie, de la science politique et de la philosophie qu’il intègre la Faculté de droit de l’Université de Montréal à la fin des années 1990. Droit public, administratif, de la famille, de la protection de la jeunesse, des autochtones, etc., il est et restera un généraliste s’intéressant à tout objet où le droit met son nez. Pour lui, la fonction du droit, peut importe le domaine, vise toujours les mêmes finalités générales : assurer la coordination mutuelle des comportements, éviter les conflits, régler les problèmes, atteindre des objectifs communs, et répartir le pouvoir.

14 octobre 2018
Dossier | L'aire de Milner
Luc Dupont
Journaliste scientifique et UQAM

Doctorant-e-s, postdoctorant-e-s, chercheur-e-s établi-e-s, figures de proue des principaux domaines d’élection de la neurologie et des neurosciences, nonagénaires comme trentenaires, au total 350 scientifiques d’ici et d’ailleurs, venus se rassembler autour de la centenaire Brenda Milner, « vedette consentante » de ce Centennial Symposium, seront repartis de l’Institut et Hôpital neurologiques de Montréal (Neuro), le vendredi 7 septembre dernier – au terme de deux riches journées de conférences et de témoignages avec un million d’images-souvenirs… Ainsi que deux étonnements de taille.

14 octobre 2018
Jean-Michel Lapointe, en entretien avec Ha-Loan Phan (Acfas)
Université du Québec à Montréal

Je suis tombé dans la soupe wikipédiesque, car on m’y a poussé. En 2014, dans un cours d’édition numérique à l’Université de Montréal, le professeur Marcello Vitali-Rosati nous obligeait à ébaucher un nouvel article encyclopédique sur le sujet de notre choix. À l’époque, je traversais l’œuvre de Jean-Pierre Issenhuth, figure passablement obscure des lettres québécoises, bien sûr absente de Wikipédia. J’ai créé son article pour répondre à la commande et j’ai pris goût à ce travail contributif : faire exister la culture (savante) québécoise sur le Web, rassembler la documentation pertinente, synthétiser les écrits, lier les articles entre eux pour créer un réseau de sens, indexer l’information pour faciliter son repérage dans les portails thématiques, etc. Depuis, je n’ai cessé de contribuer à l’encyclopédie, tant et si bien que désormais Wikipédia fait intégralement partie de mon travail de bibliothécaire à l’UQAM.

14 octobre 2018
Haibi Manal
Collège Montmorency

S’endormir sans crier gare durant une conversation, lors d’un repas ou même au volant : voilà la réalité des gens souffrant de la narcolepsie. Cette maladie, rare et mal comprise, atteint tout de même une personne sur 2000. Difficile à diagnostiquer, les chercheurs n’ont pas encore trouvé de traitement médical et seules des hypothèses en expliquent l’origine.

1 octobre 2018
Vincent Larivière et Cassidy R. Sugimoto
Université de Montréal et Université de l’Indiana à Bloomington

Bien que les femmes soient de plus en plus présentes dans ces rôles de leadership, elles ne comptent encore que pour 25% des derniers auteurs des articles savants. Les équipes de recherches sont donc principalement menées par des hommes, et le crédit associé aux découvertes leur revient de façon prédominante.

18 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Tina Gruosso,Morgane Urli
Université McGill,Université Laval

Postdoctorant, postdoc, chercheur postdoctoral, stagiaire postdoctoral voir boursier postdoctoral… autant de noms pour un seul et même travail. Nous sommes entre éternels « étudiants » et de « stricts salariés ». Confusion d’appellation, confusion de statut, également.

18 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Geneviève Deblois
Centre de recherche sur le cancer de l’hôpital Princess Margaret, Toronto

Désirant tenter ma chance en recherche académique, le postdoctorat s’est imposé comme une suite logique. Par ailleurs, en tant que mère de deux enfants, cette décision, bien que mûrement réfléchie, comportait nécessairement plusieurs sacrifices, tant personnel que professionnel. Sachant l’importance d’acquérir une expérience extérieure au lieu de la formation doctorale, j’ai entrepris un postdoctorat à Toronto. Or, désirant ne pas modifier mon implication familiale ni le milieu de vie et les horaires des enfants, j’ai aussi établi une collaboration postdoctorale avec un laboratoire à l’Université McGill. Cet arrangement permettait de revenir à Montréal toutes les semaines pour être avec mes enfants, tout en acquérant une expérience hors Québec. Limitée dans mes choix vu ma situation familiale, j’ai pris soin de sélectionner un laboratoire et des directeurs de recherche qui appuyaient totalement cette démarche. Je savais que ces années seraient difficiles, mais qu’il s’agissait d’une excellente opportunité pouvant m’ouvrir les portes pour la recherche en milieu académique, et j’étais donc prête à faire ces sacrifices.

17 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Tina Gruosso,Morgane Urli
Université McGill,Université Laval

Lors de nos premières discussions en préparation du présent dossier, nous nous sommes aperçues que nous avions de nombreuses impressions communes sur le postdoctorat que nous avons attribué à la similarité de nos parcours. Aujourd’hui, à la lecture des différentes contribution au dossier, nous réalisons que ces impressions se retrouvent chez beaucoup de postdocs, et ce, quel que soit leur parcours ou leur domaine de recherche.

16 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Comité intersectoriel étudiant des Fonds de recherche du Québec

Dans le cadre de ces travaux, le CIÉ a collaboré avec l’Association canadienne des stagiaires postdoctoraux (ACSP), qui a mené en 2016 une vaste consultation auprès de la population des postdoctorants canadiens et canadiennes. Le CIÉ tient à remercier chaleureusement l’ACSP, et tout particulièrement Joseph S. Sparling, pour l’analyse spécifique des données qui sont présentées dans cet articleChamp caché. Elles offrent un éclairage sur cette population d’intérêt et sur ce qui la caractérise, tout en identifiant certains enjeux qui la touchent. Il est à noter que les commentaires accompagnant la présentation des données sont rédigés par les membres du CIÉ.

16 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Francis Laliberté
Université de Sherbrooke

Initialement, je voyais le postdoctorat comme une occasion de lancer ma carrière de chercheur, et de développer mon autonomie et mon expertise, tout en apprenant une nouvelle technique expérimentale. Mais réalistement, je savais que la voie qui mène à un poste de chercheur ou de professeur est longue et compétitive.

12 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Évelyne Jean-Bouchard
Université de Montréal

J’ai décidé de commencer un postdoctorat un peu à reculons. Après la défense de ma thèse, je manquais de créativité et d’enthousiasme pour imaginer et mettre en œuvre un nouveau projet de recherche. C’était un peu comme si, après la fin d’un marathon, on nous demandait de courir un 10km supplémentaire. Puis j’ai entrepris lentement de nouvelles lectures, j’ai rencontré quelques personnes et l’idée a fait peu à peu son chemin.

12 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Held Barbosa de Souza et Vincent Larivière
Université de Montréal

Les présents résultats montrent que la recherche menée par les postdoctorants financés par les fonds québécois et canadiens a, en moyenne, davantage d’impact scientifique que celle des professeurs et des doctorants.

12 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Claude Perreault, en entrevue avec Tina Gruosso
Université de Montréal

Les postdoctorants et postdoctorantes ont une place bien particulière dans mon laboratoire. Un postdoctorat n’est pas un doctorat prolongé. Il est important qu’il y ait une césure entre les deux. Le premier facteur distinctif est la plus grande prise de risques que le postdoctorant peut se permettre. Je dirais qu’un projet de recherche se mesure à partir de l’équation suivante : la valeur est égale à l’intérêt scientifique multiplié par l’impact médical, divisé par le risque et le coût. Le risque ici, pour le postdoctorant, c’est celui de ne rien trouver qui soit publiable. Le niveau de risque est relié au bénéfice attendu. Les étudiants à la maîtrise et au doctorat doivent sélectionner des projets à faible risque.

12 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Jean-François Gélinas
Université McGill

Les études doctorales permettent de développer étape par étape une indépendance par rapport à son superviseur quant à la prise de décision relative à son projet de recherche. Au niveau du stage postdoctoral, cette indépendance permet de prendre en charge son projet et d’accroitre son niveau de responsabilité. De plus, il est attendu que le stagiaire appuie les membres juniors de l’équipe (étudiants au doctorat et à la maîtrise), le tout dans le but d’en faire un leader, soit pour une carrière académique (poste de professeur) ou dans tout autre domaine. Pour ma part, ces caractéristiques du postdoctorat m’ont mené à amorcer mon stage par une discussion avec mon superviseur concernant mes attentes et les responsabilités que je voulais avoir plutôt que de me faire dicter celle-ci comme dans la plupart des emplois.

12 septembre 2018
Dossier | Postdoctorat
Comité intersectoriel étudiant des Fonds de recherche du Québec

La consultation 2017 du Comité intersectoriel étudiant (CIÉ) intitulée La relève en recherche et les carrières hors des murs de l’université : état des lieux et pistes de solutions visait à creuser la thématique de l’insertion professionnelle de la relève en recherche. Plus précisément, nous nous sommes penchés sur l’insertion professionnelle hors des murs de l’université, c’est-à-dire aux carrières qui s’écartent du milieu académique dit traditionnel (professeure, professeur, recherche en milieu universitaire). Menée en trois volets, les résultats d’un premier volet ont été publiés en septembre 2017 dans l’article intitulé Le CIÉ consulte : état des lieux sur les carrières hors des murs de l’université. Nous souhaitons ainsi rendre compte des réflexions et des discussions suscitées par les résultats de l’ensemble des volets de notre consultation.