13 mars 2019
Pierre Dardot, en entretien avec Eve Seguin
Université de Paris Ouest Nanterre La Défense et Université du Québec à Montréal

Nous entendons le commun comme un principe politique d’action. Il ne s’agit pas de simplement désigner en tant que commun des biens ou des ressources, ce qui est le sens habituel. Il s’agit plutôt de définir le commun comme action, comme un système qui régirait la relation entre des individus égaux et les choses. C’est en instituant des communs qu’on les fait exister, il est donc question d’un geste politique. Une communauté de personnes construit, réalise des choses, pose ensemble des gestes, et établit ses règles.

13 mars 2019
Jean-Hugues Roy
Université du Québec à Montréal

Le libre ne pèse pas lourd dans les institutions d’enseignement supérieur du Québec. Au cours des dix dernières années, les cégeps et les universités de la province ont dépensé près de 270 millions de dollars pour des logiciels propriétaires et pour des abonnements à des publications scientifiques payantes. En d’autres mots, de 2009 à 2018, l’accès à des logiciels produits par des entreprises comme Microsoft ou Oracle, ou encore à des ouvrages distribués par Elsevier, Taylor and Francis et d’autres grands éditeurs, a représenté environ 3,4% de l’ensemble des dépenses contractuelles des cégeps et universités québécoises.

13 mars 2019
Olivier Charbonneau
Université Concordia

Force est de constater que le libre accès impose son lot de mutations aux processus de la communication savante. Car les nouvelles méthodes de diffusion impliquent nécessairement un questionnement sur nos pratiques actuelles, afin de les confronter aux possibilités offertes par le numérique. Je vous propose donc ici une synthèse des faits saillants de ma présentation, qui s’inscrit à l’intersection de la bibliothéconomie et du droit.

13 mars 2019
Mylène Deschênes,Rémi Quirion
Fonds de recherche du Québec

Pour les Fonds, tout ce qui concerne le libre accès aux publications scientifiques et aux données de recherche est devenu une priorité. Il y a encore beaucoup à faire, mais l'équipe de Mylène a énormément travaillé sur ce sujet au cours des dernières années, et on sera sous peu en mesure de déposer une proposition assez concrète. Pour examiner cette question, nous nous sommes inspirés des pratiques tant du côté canadien et européen qu’américain.

12 mars 2019
Megan Kanerahtenha:wi Whyte
Art-thérapeute

L'art a le pouvoir de tout faire tenir ensemble. Il est si flexible qu’il peut être conçu au sein de n’importe quel espace. Dans le lieu fermé de la thérapie, la création artistique aide à atteindre des objectifs personnels, à développer l’estime de soi, à acquérir un sentiment de sécurité et à utiliser les médias sensoriels pour améliorer la qualité de la vie. En groupe, elle offre un espace serein pour explorer les questions de justice sociale, telles que la santé environnementale, la santé reproductive ou les problèmes de santé mentale.

12 mars 2019
Tiberius Brastaviceanu,Tim Lloyd,Fabio Balli
Sensorica et Breathing Games

L’intérêt pour la science ouverte gagne en popularité au sein du milieu scientifique, mais on investit peu pour développer les outils nécessaires à ces nouvelles pratiques. Comment les laboratoires et les équipements scientifiques actuels devront-ils être repensés?

10 mars 2019
Fabio Balli,Jean-Hugues Roy
Université Concordia,Université du Québec à Montréal

Le premier enjeu du libre est le système d’exploitation, qui gère tous les autres logiciels. Malheureusement, acquérir un ordinateur sans Windows, Mac OS ou Chrome reste encore difficile dans la grande distribution et dans les boutiques universitaires, tout comme il est rare de trouver des logiciels libres dans les salles de classes et les bibliothèques. De même, se faire rembourser la licence du système d’exploitation que l’on n’a pas demandé demande souvent une volonté de fer.

10 mars 2019
Sylvain Baillet ,Annabel Seyller,Guy Rouleau
Université McGill

Il y a maintenant deux ans, le Neuro est devenu la toute première institution universitaire au monde à pratiquer sur le mode « sciences ouvertes ». Ouvrir et partager le savoir et les techniques neuroscientifiques est, selon nous, un vecteur d’accélération du processus de découverte de mécanismes neurobiologiques, pouvant mener à de nouvelles options de traitement. Nous faisons le pari ambitieux que l’ouverture radicale des pratiques de recherche s’impose en neurosciences.

10 mars 2019
James M. Walker
Université Indiana Bloomington

Les travaux d’Elinor Ostrom soulignent l’importance de la « diversité institutionnelle » comme complément de la « biodiversité » et comme base de résilience aux fins d’un développement durable. Pour elle, les institutions qui utilisent les connaissances locales sont nécessaires pour résoudre les problèmes d'interactions imbriquées qui se produisent au cours du temps et lorsque les domaines biophysiques et humains se chevauchent. Un thème central de cette approche est l’idée de s’éloigner de politiques gouvernementales « unidimensionnelles ». Comme elle l'a expliqué cependant, il n'existe pas de panacée.

9 mars 2019
Johanne Lebel
Acfas

Voici, tirés des archives de Découvrir, quelques textes qui au fil des ans ont abordé cet univers des communs.

10 février 2019
Louise Cossette
Université du Québec à Montréal

Le cerveau des filles et des garçons fonctionne de même manière. Les fonctions cognitives, le langage, la mémoire ou le raisonnement sont tout simplement très diversifiés, peu importe le sexe.

10 février 2019
Entretien avec Louise Caroline Bergeron, corédactrice invitée
Université du Québec à Montréal

On ne réalise pas trop le solide ancrage des biais de genre dans notre culture, et qui de ce fait, en corollaire, nécessiterait un profond changement culturel pour être délogé. Et parce qu’on n’en réalise pas la profondeur, on reste encore trop en surface quand il s’agit de contrer ces biais. On cumule des indicateurs, on mesure la progression des pourcentages, on fait des portraits d'effectifs, on ajuste les procédures, mais cela ne suffit pas. Il faut réaliser des changements substantiels dans nos mentalités, éliminer des habitudes psychologiques et comportementales qui maintiennent les préjugés de genres, comme de races, comme de classes. Au-delà des chiffres, questionner le milieu.

10 février 2019
Chloé Freslon,Carine Monat
Journalistes

20 % est une série d'entretiens réalisés avec des femmes qui oeuvrent en sciences – humaines, sociales et naturelles – et en technologies et ingénierie. De divers horizons et origines, vous découvrirez une multitude de parcours, de quotidiens dans ces mondes majoritairement composés d'hommes. La série est diffusée sur la chaine des balados du magazine Québec Science, à raison d’un par semaine à partir du 11 février, jour du lancement et de la Journée internationale des femmes et des filles en science. Le magazine Québec Science et l’Acfas coproduisent 20 %, en collaboration avec la commission canadienne de l’Unesco, l’Oréal Canada, et la radio choq.ca.

10 février 2019
Patrice Potvin,Abdelkrim Hasni
Université du Québec à Montréal,Université de Sherbrooke

Durant leur parcours scolaire, nombreuses sont les embûches que rencontrent les jeunes filles pour développer leur intérêt à l’égard des sciences et de la technologie (S&T) et accéder aux carrières qui y correspondent. En se basant sur les recherches qui sont actuellement disponibles et qui portent sur cette problématique, le présent article présente certaines de ces embûches ainsi que quelques pistes de solutions prometteuses ayant été identifiées par les chercheurs et les praticiens.

10 février 2019
Sophie Brière
Université Laval

Les avancées politiques et juridiques en faveur de l’égalité permettent aux femmes d’obtenir en plus grand nombre un diplôme universitaire et d’avoir un accès élargi au marché du travail. Cependant, force est de constater que les parcours des femmes dans certaines professions historiquement masculines sont très variables.

10 février 2019
Vincent Larivière et Cassidy R. Sugimoto
Université de Montréal et Université de l’Indiana à Bloomington

Bien que les femmes soient de plus en plus présentes dans ces rôles de leadership, elles ne comptent encore que pour 25% des derniers auteurs des articles savants. Les équipes de recherches sont donc principalement menées par des hommes, et le crédit associé aux découvertes leur revient de façon prédominante.

9 février 2019
Rémi Quirion
Fonds de recherche du Québec

Si aujourd’hui la société québécoise ne tolère plus les inégalités, il y a encore du chemin à parcourir, notamment dans le milieu de la recherche. Pourquoi, par exemple, les femmes et les personnes racisées sont-elles moins représentées dans des postes de haut niveau académique ? Dans une période de plein emploi, nous ne pouvons pas nous priver du plein potentiel de la population québécoise. C’est particulièrement le cas en recherche, alors même que la diversité dans les laboratoires peut avoir un impact très positif sur la qualité et les retombées des travaux scientifiques dans la société.

8 février 2019
Fanny Eugène
Fonds de recherche du Québec

Les mesures mises en place par les FRQ ne transformeront pas, à elles seules, le milieu de la recherche. Cette transformation requiert des efforts soutenus et concertés. Nous avons la chance de collaborer avec des personnes dynamiques dans les universités, au collégial, dans le milieu communautaire, le secteur privé et au sein du gouvernement, et ce aux niveaux provincial, fédéral et international. En nous appuyant sur ces collaborations, nous voulons revoir la façon dont nous définissons l’excellence en recherche, un chantier qui se poursuivra dans les années à venir.

6 février 2019
Francine Descarries
Université du Québec à Montréal

Au regard de ce texte de 1988, je continue de penser que les concepts de socialisation et de reproduction sociale sont des outils conceptuels indispensables pour comprendre comment et pourquoi la plupart des hommes et des femmes en viennent à concevoir comme « naturelle », voire logique la division/hiérarchie sociale des sexes; à adopter et à valoriser les comportements qui sont attendus d’eux et d’elles et, enfin, à souscrire aux images, simplifiées et figées, projetées et entretenues par les stéréotypes sexuels.

5 février 2019
Sylvie Ayral,Yves Raibaud
Conseil national de la recherche scientifique (CNRS, France)

Quelque chose ne tourne pas rond chez les garçons. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au collège, ils représentent 80 % des élèves sanctionnés tous motifs confondus, 92 % des élèves sanctionnés pour des actes relevant d’atteinte aux biens et aux personnes, ou encore 86 % des élèves des dispositifs Relais qui ¬accueillent les jeunes entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire. Tous ces garçons ont-ils des problèmes, des troubles du comportement et/ou de l’apprentissage? Eh bien non, loin s’en faut. Des travaux récents1 montrent que leurs transgressions et leurs difficultés scolaires sont, le plus souvent et quelque soit leur milieu social d’origine, des conduites liées à la construction même de leur identité masculine.

25 janvier 2019
Lovasoa Ramboarisata
Université du Québec à Montréal

Comment former une génération réflexive de gestionnaires ou leaders, sensibles tant aux enjeux néocoloniaux, si bien caricaturés par l’humoriste nigérien Mamane dans son long-métrage Bienvenue au Gondwana, un pays en proie à la fois à des gouvernants corruptibles et à la dépendance vis-à-vis des Occidentaux. La République de Gondwana correspond à ce que Kurtzman et coll. (2004) qualifient de pays opaque (à haut degré de corruption et aux systèmes légaux, comptable, économique et de gouvernance inefficace) et pourrait facilement occuper les derniers rangs dans les indices comme l’indice de la perception de la corruption de Transparency International et l’indice de la démocratie du magazine The Economist.

25 janvier 2019
Yves Gingras
Université du Québec à Montréal

Ce récit est plutôt le témoignage important, émouvant et surtout courageux d’une jeune chercheuse encore idéaliste (mais c’est peut-être un pléonasme…) confrontée à une société privée visée par un recours collectif et dont les avocats (c’est leur fonction) ne reculent devant rien (tant que c'est légal...) pour s’approprier les données, pourtant confidentielles, produites dans le cadre de sa recherche doctorale sur la controverse entourant l'implantation d’un parc éolien dans le Centre-du-Québec. Ce n’est pas la première fois que des chercheuses, mêmes établies et reconnues, sont aux prises avec ce genre de prédation juridique. L’auteure évoque d’ailleurs les précédents survenus à l’Université d’Ottawa en 2012 et à l’Université Western Ontario en 2016, où les chercheuses ont elles aussi dû se défendre pour assurer la confidentialité des données recueillies dans le cadre de recherches pourtant conformes aux règles édictées en matière d’éthique de la recherche.

12 décembre 2018
Céline Saint-Pierre
Professeure émérite, Université du Québec à Montréal

En 1960, Céline Saint-Pierre entreprend des études dans une discipline toute nouvellement installée. La sociologie. Et c’est bien ce qu’elle recherchait : un champ de connaissance qui lui permettrait de comprendre sa société. Mais plus encore, par la recherche dans ce domaine, au-delà de l’enseignement, elle pourrait rendre service à sa société en la révélant à elle-même. Dès 1969, on la retrouve à l’Université du Québec à Montréal, à la fondation du département de sociologie. Le mouvement ouvrier et les classes sociales, les changements sociaux et les nouvelles technologies, le travail des femmes, seront les principaux objets de recherche de cette sociologue du travail. On reconnait à Céline Saint-Pierre, qui a œuvré dans un temps de forte croissance pour le milieu de la recherche, une contribution significative. Entre autres, à l’administration de la recherche universitaire, à la création de centres de recherche, au secrétariat général de l’Association internationale de sociologie et à la présidence du Conseil supérieur de l’éducation.

11 décembre 2018
Yves Gingras,Marie-Jean Meurs
Université du Québec à Montréal,Université du Québec à Montréal

L’accumulation massive de données, la construction d’ordinateurs de plus en plus puissants, le développement d’algorithmes s’inspirant des « réseaux de neurones » du cerveau, l’apprentissage automatique et autres avancées dans le traitement des données ont spectaculairement accéléré la pénétration du numérique dans la vie privée et publique. Toutes ces techniques sont aujourd’hui regroupées sous ce qu’il est convenu d’appeler « l’intelligence artificielle » (IA).

11 décembre 2018
Jacques A. de Guise
École de technologie supérieure

Quand je suis arrivé à l’ÉTS à la fin des années 1990, ce lieu du « génie pour l’industrie », j’ai tout de suite exprimé que je voulais faire de la recherche sur le terrain, et comme les technologies de la santé sont mon industrie, et que mes utilisateurs sont les professionnels de la santé, je devais réaliser mes travaux à l’hôpital. Depuis, mes laboratoires ont toujours été extramuros. À l’Hôpital Sainte-Justine, à l’Hôpital Notre-Dame, et maintenant au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Il n’en demeure pas moins que c’est une activité de l’École où une cinquantaine de personnes de cette institution y travaille. Le Laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO), est en fait le premier laboratoire hors de murs de l’ÉTS.

11 décembre 2018
Dossier | L'aire de Milner
Luc Dupont
Journaliste scientifique et UQAM

Voici donc des scientifiques désireux d’établir une cartographie entière des connexions neuronales fonctionnelles du cerveau humain, qu’ils appellent joliment déjà le connectome. Et comme il se doit, ils se sont donné une matrice collaborative, le Projet Connectome Humain (ou Connectome Human Project), comme leurs pairs attelés naguère au décodage génomique l’avaient fait il y a 20 ans sous le titre de Projet Génome humain. L’entreprise rassemble 16 composantes des National Institutes of Health américaines (NIH), parmi lesquelles on retrouve deux consortia : l’un porté par l’Université de Washington, l’Université Oxford (R.-U.) ainsi que celles de l’Indiana et du Minnesota; l’autre est conduit par l’Université Harvard, l’Hôpital général du Massachusetts (ou Massachusetts General Hospital) et l’Université de la Californie à Los Angeles (UCLA). Pour ce Symposium, le sujet était présenté par l’un des pionniers du domaine – et cocréateur du terme même de connectome – le Pr Olaf Sporns.

11 décembre 2018
Anne-Marie Leclerc
Université du Québec à Trois-Rivières

La santé chez les Autochtones est généralement perçue comme un équilibre entre le bien-être physique et psychique. Le premier correspond à l’homéostasie du corps, la saine alimentation et la pratique d’activités physiques. Le second réfère à l’intellect tout autant qu’à l’affectif et au spirituel. Cette dimension psychique s’explique par la relation avec le créateur, les ancêtres et la connexion avec l’environnement.

20 novembre 2018
Dossier | Habiter
Mathieu Gagnon ,Caroline Desbiens
Université Laval

Habiter le monde ne paraît plus être une simple affaire. Nous cherchons tant bien que mal à penser nos décisions quotidiennes en fonction de leurs conséquences globales sur l’environnement à l’échelle planétaire. Il ne s’agit plus simplement que de penser les limites naturelles de l’orgie matérialiste que l’on nomme développement économique, mais de penser la santé elle-même en termes d’équilibre entre l’humain et l’environnement plutôt qu’en termes d’amélioration des performances physiques ou mentales des individus (Habiter le monde au-delà de soi : De la santé améliorative à la santé écologique, Marie-Hélène Parizeau). Penser un humain qui est une créature de la Terre, qui appartient à celle-ci plutôt qu’elle ne lui appartient (La relation des femmes autochtones au territoire, Suzy Basile), ou au moins penser une appartenance mutuelle.

19 novembre 2018
Dossier | Habiter
Marie-Hélène Parizeau
Université Laval

Depuis une vingtaine d’années, une nouvelle définition de la santé émerge à la faveur du développement du modèle de l’innovation technologique et de ses vagues qui se succèdent – biotechnologies, nanotechnologies et convergence NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives). Actuellement, nous sommes dans la vague de l’intelligence artificielle. Dans le domaine plus spécifique de la médecine, de nouveaux modèles concernant les traitements et la relation patient-soignant ont déployé leurs discours et leurs pratiques : médecine de précision, médecine régénérative, médecine personnalisée, médecine translationnelle, etc.

19 novembre 2018
Dossier | Habiter
Suzy Basile
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Les Peuples autochtones du monde entier entretiennent une relation privilégiée et particulière avec la TerreChamp caché. Cette relation est au cœur de leur identité, de leur mode de vie et sa remise en cause entraîne des répercussions importantesChamp caché. Pour les peuples autochtones, le territoire représente un milieu de vie duquel découlent notamment la langue, la culture et l’économie. Plusieurs de ces peuples affirment avoir un lien étroit et inextricable avec le territoire et ses composantesChamp caché. Ce lien se distingue par l’appartenance des humains à la terre et non l’inverse, et par le fait qu’il persiste depuis des milliers d’années. Jonathan Y. Kingsley et ses collèges (2013) confirment que, depuis la colonisation, les peuples autochtones, malgré la destruction de leur environnement et la diminution des ressources accessibles, ont su garder un fort et authentique lien d’appartenance à leur territoire. Les femmes autochtones, pour leur part, ont un attachement particulier au territoire basé sur la relation entretenue avec ce dernier, sur la longévité de cette relation et sur les connaissances qui y sont rattachéesChamp caché. Elles ont des connaissances et des pratiques différentes de celles des hommesChamp caché. Elles ont aussi une expérience différente de celle des hommes en ce qui a trait aux conséquences de la colonisationChamp caché.