21 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Samuelle Ducrocq-Henry et Johanne Lebel, Acfas
UQAT et Acfas

Les médias sociaux sont fréquentés par plus de trois milliards d’internautes, et chaque jour s’ajoutent un million de nouveaux abonnés. Le tiers du temps passé sur Internet le serait désormais sur ces médias. Difficile de penser ce phénomène massif avec du recul tellement tout se passe si rapidement dans cette l’expérience en temps réel où nous sommes tous un peu embourbés.

21 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
René Audet
Université Laval

C'est principalement sur Twitter que j'ai mon activité de mise en réseau. Sa concision, sa simplicité, son « empreinte » limitée dans mon quotidien maintiennent mon intérêt, même si je sais que ce RS reste bien mystérieux pour plusieurs.Après 10 000 tweets (sur une période de plus de dix ans, il n'y a pas abus...), j'en viens au constat que ce réseau [Twitter] m'a bien servi, m'ouvrant à une diversité d'approches critiques, de postures intellectuelles, de phénomènes culturels – malgré toutes les dérives, tous les travers inévitables de tels médias.

21 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Florence Millerand
Université du Québec à Montréal

La possibilité technique n’est pas l’acte de communication. Il ne faut pas tenir pour acquis qu’une fonctionnalité technique entraîne nécessairement une pratique sociale.

21 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Samuel Nowakowski
Université de Lorraine et Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications

L'avenir est pour moi dans la présence multipliée des chercheurs sur les réseaux [...]. L'implication, les débats, les apports des chercheurs sur les médias pourraient contribuer à voir s'y développer un espace de délibération, quelque chose que j’appellerais univer(s)cité.

21 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Marilou Tanguay
Université du Québec à Montréal

Il y a beaucoup de liens à établir entre ma pratique de chercheuse, ma recherche et mon utilisation des réseaux sociaux. Premièrement, je suis une historienne qui se spécialise en histoire des médias. Je m’intéresse beaucoup à la présence (et à l’absence) des voix marginalisées dans les quotidiens généralistes au Québec. Il va de soi que la manière dont le sujet est porté par les médias (ou non), incluant les réseaux sociaux, me fascine.

21 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Laurent Turcot
Université du Québec à Trois-Rivières

J’ai développé une chaine YouTube avec l’idée de transmettre une culture générale en histoire au grand public, le tout dans l’esprit irrévérencieux et la forme dynamique propres aux youtubeurs. Ce média attire beaucoup les jeunes, qui n’écoutent presque plus la télé. Ils y sont non seulement pour se divertir, mais aussi pour s’informer. C’est une télé dont ils choisissent le menu à la carte.

20 novembre 2019
Jean-Claude Simard
Université du Québec à Rimouski

Le 23 octobre dernier, Google rendait publique une étude qui se targuait d'avoir atteint, pour la première fois, la suprématie quantique. Elle était aussitôt propagée dans l'espace médiatique international, stupéfait par le caractère fracassant de la nouvelle. Si l'on veut s'y retrouver, quelques explications s'imposent. 

19 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Valéry Ridde
Université de Montréal

J’utilise ce média [Twitter] comme un instrument complémentaire pour enrichir mes sources d’informations scientifiques (revues et conférences). Il me permet d’être à jour sur ce qui a été publié ou sur l’actualité concernant des domaines spécifiques, dans mon cas, ce sont les systèmes de santé au Sud. Je l’utilise aussi comme un moyen de partager mes résultats de recherche (articles, communications, etc.), –et ceux des étudiants que j’accompagne – et de communiquer sur nos activités de recherche dans les différents pays où je travaille. Mais je l’utilise aussi pour donner mon avis de scientifique et de citoyen sur les thèmes de mes recherches ou pour provoquer des débats et des controverses.

19 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Rémi Toupin
Université du Québec à Montréal

L'objectif de ma thèse de doctorat est de brosser le portrait Twitter de la participation des publics non scientifiques à la communication de contenus savants. Ce texte présente quelques résultats de mes recherches à propos de ceux et celles qui gazouillent les productions scientifiques relatives aux changements climatiques.

18 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Vincent Larivière et Stefanie Haustein
Université de Montréal

Depuis quelques années, les médias numériques dits « sociaux » ont pris une importance croissante dans la mesure des tendances et opinions, tant sociales que politiques. En effet, les sondages traditionnels sont maintenant réalisés, voire remplacés, par des estimations de tendances sur Twitter ou Facebook révélant, par exemple, la visibilité en ligne d’un politicien (il est suivi par 10 000 abonnés!), ou encore, l’opinion de la « société » par rapport à une thématique ou une personnalité donnée (80 % des tweets concernant Denis Coderre sont…). Et bien que seulement 12,1 % des internautes québécois soient actifs sur Twitter (Cefrio, 2013), de telles analyses gagnent en popularité et en crédibilité.

17 novembre 2019
Dossier | Médias sociaux
Nathan C. Hall, en entretien avec Marie-Pierre Cossette
Université McGill et Université Concordia

Tout comme vos communications scientifiques, vos participations à des activités associatives professionnelles ou étudiantes, vos échanges avec vos pairs ou avec votre groupe de recherche, votre activité dans les médias sociaux est une expression de votre personnalité universitaire, à laquelle s’ajoute cependant une perspective plus personnelle.

6 novembre 2019
Christian Bergeron
Université d'Ottawa

Les francophones hors-Québec vivent comme des équilibristes entre leurs communautés d’appartenances. D’une part, ils sont confrontés aux rapports de force avec la culture anglophone dominante (« de faire voir et de faire croire ») et d’autre part, ils sont confrontés aux rapports de force avec le Québec sur les variétés d’une même langue francophone (« de faire connaître et de faire reconnaître »).

25 octobre 2019
Rémi Tavon
Université de Sherbrooke

[Proposition lauréate du Concours de vulgarisation de la recherche - édition 2019] Grâce à de nombreuses applications mobiles, il est facile de se déplacer à pieds sans se perdre dans les méandres tortueux de nos villes. Toutefois, ces déplacements peuvent donner du fil à retordre à certains usagers, comme les personnes en fauteuil roulant. Comment mieux les orienter dans leurs déplacements et bien outiller les villes dans la planification de leurs travaux de réfection, en s'aidant de l'analyse d'images et de la reconnaissance automatique d'objets sur celles-ci?

25 octobre 2019
Mylène Legault,Jean-Nicolas Bourdon
Université du Québec à Montréal

[Proposition lauréate du Concours de vulgarisation de la recherche - édition 2019] Comment favoriser l'inclusion de la neurodiversité dans les modèles standards de la cognition humaine, et dans la recherche scientifique par laquelle les personnes sont directement concernées? Pourquoi est-il nécessaire de rejeter l'essentialisme en sciences cognitives, et concevoir l'architecture cognitive comme émergeant d'un réseau de relations réciproques entre le cerveau, le corps et l'environnement, y compris culturel? Éléments de réponses.

25 octobre 2019
Elise Bouchard
Université du Québec à Montréal

[Proposition lauréate du Concours de vulgarisation de la recherche - édition 2019] Comment, à l'échelle du globe, les différentes caractéristiques physiques des arbres se distribuent-elles, selon le climat, les sols et l’élévation? Incursion dans la science fonctionnelle des végétaux pour comprendre le comportement de certaines plantes en milieu naturel, et comment certaines espèces pourraient être affectées par les changements globaux du climat.

25 octobre 2019
Alexandra Schilte
Université du Québec à Montréal

[Proposition lauréate du Concours de vulgarisation de la recherche - édition 2019] Abandonner sa vie sédentaire pour se faire nomade est un phénomène social de plus en plus remarqué. En d’autres mots, « tout plaquer » (ou presque) pour partir à l’aventure, sans billet de retour. Et qui plus est, faire le choix de raconter cette aventure sur le Web. Mais quel est le sens de ce mode de vie? Quelles en sont les représentations?

17 octobre 2019
Vincent Larivière et Cassidy R. Sugimoto
Université de Montréal et Université de l’Indiana à Bloomington

Cette chronique présente une analyse empirique de la parité hommes-femmes présente dans le classement de Leiden, ainsi qu'une discussion sur l'incidence des choix méthodologiques et des hypothèses sur le classement des universités. Nous concluons par une discussion plus large sur la construction d’indicateurs relatifs au bien commun.

17 octobre 2019
François-Olivier Dorais
Université du Québec à Chicoutimi

La place du français dans les sciences est une thématique qui ne perd jamais de sa pertinence, surtout pour les nouvelles générations de chercheurs qui, pour être davantage connus, lus et cités, sont de plus en plus soumis à des impératifs de formation et de publication en anglais.

16 octobre 2019
Chérif F. Matta, Denise Koch, Pierre-Nicholas Roy et Gilles Peslherbe
Université Mount Saint Vincent, Université Concordia, Université Waterloo, Université Concordia

Les langues ne sont pas seulement des outils de communication pratiques; elles véhiculent également un mode de pensée et constituent un véritable filtre cognitif. Les mêmes faits scientifiques peuvent être exprimés différemment selon les langues : une simple transcription, qu’elle soit littérale ou plus élaborée, ne peut suffire.

16 octobre 2019
Jean-Claude Simard
Université du Québec à Rimouski

Dans cette nouvelle chronique, j'aimerais montrer que Darwin ne fut pas non plus le raciste ou l'esclavagiste que certains voient en lui, et que les développements dommageables qu'on a pu tirer de sa grande théorie évolutionniste, non seulement lui étaient étrangers, mais le rebutaient. Pour asseoir une telle position, on se penchera ici sur un cas particulièrement éloquent, celui du gouverneur Edward John Eyre (1815-1901).

15 octobre 2019
Majella-J. Gauthier
Université du Québec à Chicoutimi

En climatologie, règle générale, plus on s’éloigne de l’équateur plus il fait froid. Mais, des particularités météorologiques ou encore des exceptions régionales parsèment la planète. C’est le cas d’un certain type de temps qui caractérise la région de Chicoutimi au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

15 octobre 2019
Dossier | Revues savantes
Marie-Pierre Baron
Université du Québec à Chicoutimi

Au Canada, la plupart des revues scientifiques sont hébergées par des universités. Il serait intéressant, plutôt que de se battre lors de la course aux subventions, que les montants associés aux revues scientifiques soient gérés par les universités afin que chacune ait sa part du gâteau.

14 octobre 2019
Isabelle Arseneau, Université Laval, Audrey Groleau, Université du Québec à Trois-Rivières et Chantal Pouliot, Université Laval

Nous sommes trois didacticiennes des technosciences préoccupées par l’état du monde qui tentons de mettre à contribution nos expertises dans l’élaboration d’une société plus juste et plus saine. Dans nos écrits scientifiques ou destinés aux médias généralistes, nous valorisons une éducation aux sciences plus activiste en traitant notamment des inégalités et des relations de pouvoir dans les controverses sociotechniques.

14 octobre 2019

"Créés en 1977, les Prix du Québec sont la plus haute distinction décernée annuellement par le gouvernement du Québec en culture et en science. Ils sont la manifestation concrète de la gratitude du Québec tout entier à l’égard de l’œuvre admirable de ces femmes et de ces hommes d'exception." Nous présentons ici les six prix remis à des scientifiques

11 octobre 2019
Marie-Hélène Croisetière
Amis du Jardin botanique de Montréal

En septembre, le magazine de vulgarisation en botanique Quatre-Temps lançait son infolettre. À l’affût pour offrir à ses lecteurs et au grand public des articles inédits branchés sur l’actualité. Avec ce rendez-vous mensuel, l’équipe souhaite aussi fédérer, dans un rapport plus direct et régulier, chercheurs et amants de la botanique autour d’enjeux de société. Dans cette infolettre publiée chaque deuxième vendredi du mois depuis septembre, des spécialistes partagent leurs connaissances et leurs réflexions sur le monde qui nous entoure, en rappelant l’importance des plantes.

18 septembre 2019
Jean-Claude Simard
Université du Québec à Rimouski

Michel Serres nous a quittés le 1er juin dernier. À notre époque troublée, ce philosophe inclassable était le représentant de l’humanisme souriant, une espèce en voie de disparition. Tous ceux qui ont eu la chance de le croiser en gardent un souvenir impérissable. Ce fut mon cas. Serres était venu donner un séminaire à l’Université de Montréal en 1976, séminaire que j’ai suivi avec un plaisir sans mélange. Je revois notre petit groupe, rassemblé autour d’une longue table rectangulaire, dans cet édifice suranné que les philosophes appellent affectueusement le stone castle. Nous buvions littéralement ses paroles, car cet homme était un magicien du verbe. Il faut avoir entendu quelqu’un comme lui en conférence pour savoir ce qu’est une allocution alliant intelligence pétillante et esprit raffiné, le tout agrémenté d’une prodigieuse culture.

17 septembre 2019
Manon Blécourt
Université de Montréal et Acfas

Devenir chercheur, ça s’apprend! Loin de la figure du petit génie, intelligent dès l’enfance, le métier de chercheur est tout sauf inné. Ceux qui ont traversé les nombreuses années d’études nécessaires pour prétendre à ce titre vous le diront : l’initiation à ce métier relève de l’acquisition graduelle d’une panoplie de connaissances et de savoir-faire. C’est une route longue, parsemée de doutes et d’interrogations, mais surtout de rencontres, et d’expériences.

16 septembre 2019
Richard Courtemanche
Université Concordia

À l’intérieur d’un cours de maîtrise ou de doctorat, il y a beaucoup de discussions autour des avancées récentes, de la pertinence d’une méthodologie, de l’interprétation des données, des limites d’un aspect technique. On essaie d’être comme « une main de fer dans un gant de velours », car ces rencontres sont aussi une sorte de familiarisation avec la critique scientifique, critique qu’un chercheur dans son métier est appelé à recevoir comme à donner. Il faut communiquer les standards aux candidates et candidats, tout en enseignant.

10 septembre 2019
Isabelle Skakni
Université de Lancaster (UK)

De manière contre-intuitive, mes résultats révèlent que le type de quête dans laquelle se trouvaient mes participant-e-s n’était pas influencé par l’état d’avancement de leurs études. Leur quête dominante reposait avant tout sur les raisons fondamentales qui les avaient amené-e-s à entreprendre un doctorat et sur ce qu’ils et elles comptaient retirer des cette expérience.

10 septembre 2019
Josiane Boulad-Ayoub
Université du Québec à Montréal

Y a-t-il eu vraiment une évolution perceptible entre hier et aujourd’hui dans l’apprentissage au métier de chercheur? Distinguons entre les qualités nécessaires au chercheur et les objets, les outils et les stratégies nécessaires à une recherche fructueuse. Pas d’évolution sensible du côté du chercheur, les qualités requises qu’il s’agit de développer sont immuables. Que ce soit hier, ou aujourd’hui, ou demain, il faudra au jeune chercheur comme au chercheur aguerri lire sans cesse, faire preuve de patience, d’humilité, se montrer méthodique, systématique, déterminé, cultiver sa curiosité, son imagination, faire confiance à ses intuitions.