25 avril 2019

Le présent sondage s'inscrit dans une analyse globale de la publication, huit ans après le début de sa parution en ligne.

18 avril 2019
Frédérique Dubois
Université de Montréal

Dans la coopération à l’échelle du groupe, chaque individu a la possibilité de participer, à la hauteur de ce qu’il veut et peut, à la constitution d’un bien commun. Tous en retirent les mêmes bénéfices, à la mesure de l’effort collectif. La coopération humaine se joue essentiellement à cette échelle, c'est ce qui la caractérise...

18 avril 2019
Dossier | Revues savantes
Alessandro Pozzi,Alexandre Marois,Valérie Demers
Université Laval,Université Laval,Université du Québec en Outaouais

L’idée de la création de la revue Psycause est née de ce constat : le développement et l’acquisition de savoirs savants jouent un rôle de premier plan dans la formation en psychologie, mais il n’existe quasi aucune initiative extracurriculaire de développement des compétences de recherche, dont la rédaction scientifique.

17 avril 2019
Sylvie Vauclair
Institut de recherches en astrophysique et planétologie

Nous vivons la période la plus extraordinaire de toute notre histoire. Dans le passé, la vie ne se concevait que sur le sol terrestre ou dans les océans. Il était impossible de s’en échapper, sauf par le rêve ou la poésie. À présent, des êtres vivants sur la surface de la Terre ont réussi à s’extraire de leur berceau planétaire. Ils ont conquis la troisième dimension, la verticalité. Ils ont quitté le sol pour évoluer dans le ciel qui, jusqu’alors, paraissait inaccessible. Les conséquences sont immenses, avec des répercussions fondamentales sur les sociétés humaines.

16 avril 2019
Dossier | L'aire de Milner
Luc Dupont
Journaliste scientifique et UQAM

La neuroscientifique Brenda Milner aura eu droit à 22 témoignages émotivement chargés, illuminant tantôt les regards, tantôt les embuant; 22 témoignages issus des chercheuses et des chercheurs doctoraux et postdoctoraux de toutes les époques, passé-e-s naguère par son laboratoire. Et qui, pour cette ultime occasion, avaient fait le voyage à Montréal, pour lui rendre hommage!

16 avril 2019
Nathalie de Marcellis-Warin et Marcelin Joanis
CIRANO

"Plus que jamais, face la complexité des enjeux et à la rapidité des changements socioéconomiques, il nous apparaît important que les gouvernements fondent les politiques publiques sur des données probantes, issues de toutes les disciplines", Nathalie de Marcellis-Warin

16 avril 2019
Marcelline Bengali,David Litalien
Université Laval,Université Laval

La problématique liée à « la perception d’incompatibilité entre les compétences acquises par les titulaires d'un doctorat et les compétences recherchées par les employeurs potentiels (organisations publiques, privées et associatives) » est un sujet qui préoccupe de plus en plus.

16 avril 2019
Anne Prégent
Collège Montmorency

En s’imposant des régimes restrictifs, les personnes qui souffrent d’anorexie mettent leur vie en danger. Plusieurs professionnels de la santé comme les nutritionnistes et les psychologues sont alarmés, car 5% des personnes anorexiques en décèdent (Coumau, 2017). Ce trouble est plus commun qu’on pourrait le penser, car 1% des jeunes femmes de 12 à 30 ans en souffrent (Gravel, 2015). L’anorexie est un trouble du comportement alimentaire se caractérisant par une alimentation insuffisante suivie d’une importante perte de poids, dont plusieurs théories tentent d’en expliquer la cause.

14 avril 2019
Jennifer Morin
Collège Montmorency

Est-il possible de ne pas reconnaître le visage d’un membre de sa famille, d’un ami, ou pire, de soi-même ? Eh oui, si vous souffrez de prosopagnosie. Cette condition qui touche 1 personne sur 50 se définit comme un problème d’identification ou de reconnaissance du visage. Cela complique passablement la vie, et pour traverser leur quotidien ils doivent trouver d’autres moyens pour identifier les proches, les enfants, les amis.

14 mars 2019
Fabio Balli,Johanne Lebel
Université Concordia,Acfas

Ouvertes : la science, la donnée, l’innovation, la production de connaissances. Libres : l’accès aux articles savants, les logiciels, les licences. Tout un univers qui se retrouve au titre du dossier sous le terme de « communs ».

13 mars 2019
Pierre Dardot, en entretien avec Eve Seguin
Université de Paris Ouest Nanterre La Défense et Université du Québec à Montréal

Nous entendons le commun comme un principe politique d’action. Il ne s’agit pas de simplement désigner en tant que commun des biens ou des ressources, ce qui est le sens habituel. Il s’agit plutôt de définir le commun comme action, comme un système qui régirait la relation entre des individus égaux et les choses. C’est en instituant des communs qu’on les fait exister, il est donc question d’un geste politique. Une communauté de personnes construit, réalise des choses, pose ensemble des gestes, et établit ses règles.

13 mars 2019
Jean-Hugues Roy
Université du Québec à Montréal

Le libre ne pèse pas lourd dans les institutions d’enseignement supérieur du Québec. Au cours des dix dernières années, les cégeps et les universités de la province ont dépensé près de 270 millions de dollars pour des logiciels propriétaires et pour des abonnements à des publications scientifiques payantes. En d’autres mots, de 2009 à 2018, l’accès à des logiciels produits par des entreprises comme Microsoft ou Oracle, ou encore à des ouvrages distribués par Elsevier, Taylor and Francis et d’autres grands éditeurs, a représenté environ 3,4% de l’ensemble des dépenses contractuelles des cégeps et universités québécoises.

13 mars 2019
Olivier Charbonneau
Université Concordia

Force est de constater que le libre accès impose son lot de mutations aux processus de la communication savante. Car les nouvelles méthodes de diffusion impliquent nécessairement un questionnement sur nos pratiques actuelles, afin de les confronter aux possibilités offertes par le numérique. Je vous propose donc ici une synthèse des faits saillants de ma présentation, qui s’inscrit à l’intersection de la bibliothéconomie et du droit.

13 mars 2019
Mylène Deschênes,Rémi Quirion
Fonds de recherche du Québec

Pour les Fonds, tout ce qui concerne le libre accès aux publications scientifiques et aux données de recherche est devenu une priorité. Il y a encore beaucoup à faire, mais l'équipe de Mylène a énormément travaillé sur ce sujet au cours des dernières années, et on sera sous peu en mesure de déposer une proposition assez concrète. Pour examiner cette question, nous nous sommes inspirés des pratiques tant du côté canadien et européen qu’américain.

12 mars 2019
Megan Kanerahtenha:wi Whyte
Art-thérapeute

L'art a le pouvoir de tout faire tenir ensemble. Il est si flexible qu’il peut être conçu au sein de n’importe quel espace. Dans le lieu fermé de la thérapie, la création artistique aide à atteindre des objectifs personnels, à développer l’estime de soi, à acquérir un sentiment de sécurité et à utiliser les médias sensoriels pour améliorer la qualité de la vie. En groupe, elle offre un espace serein pour explorer les questions de justice sociale, telles que la santé environnementale, la santé reproductive ou les problèmes de santé mentale.

12 mars 2019
Tiberius Brastaviceanu,Tim Lloyd,Fabio Balli
Sensorica et Breathing Games

L’intérêt pour la science ouverte gagne en popularité au sein du milieu scientifique, mais on investit peu pour développer les outils nécessaires à ces nouvelles pratiques. Comment les laboratoires et les équipements scientifiques actuels devront-ils être repensés?

10 mars 2019
Fabio Balli,Jean-Hugues Roy
Université Concordia,Université du Québec à Montréal

Le premier enjeu du libre est le système d’exploitation, qui gère tous les autres logiciels. Malheureusement, acquérir un ordinateur sans Windows, Mac OS ou Chrome reste encore difficile dans la grande distribution et dans les boutiques universitaires, tout comme il est rare de trouver des logiciels libres dans les salles de classes et les bibliothèques. De même, se faire rembourser la licence du système d’exploitation que l’on n’a pas demandé demande souvent une volonté de fer.

10 mars 2019
Sylvain Baillet ,Annabel Seyller,Guy Rouleau
Université McGill

Il y a maintenant deux ans, le Neuro est devenu la toute première institution universitaire au monde à pratiquer sur le mode « sciences ouvertes ». Ouvrir et partager le savoir et les techniques neuroscientifiques est, selon nous, un vecteur d’accélération du processus de découverte de mécanismes neurobiologiques, pouvant mener à de nouvelles options de traitement. Nous faisons le pari ambitieux que l’ouverture radicale des pratiques de recherche s’impose en neurosciences.

10 mars 2019
James M. Walker
Université Indiana Bloomington

Les travaux d’Elinor Ostrom soulignent l’importance de la « diversité institutionnelle » comme complément de la « biodiversité » et comme base de résilience aux fins d’un développement durable. Pour elle, les institutions qui utilisent les connaissances locales sont nécessaires pour résoudre les problèmes d'interactions imbriquées qui se produisent au cours du temps et lorsque les domaines biophysiques et humains se chevauchent. Un thème central de cette approche est l’idée de s’éloigner de politiques gouvernementales « unidimensionnelles ». Comme elle l'a expliqué cependant, il n'existe pas de panacée.

9 mars 2019
Johanne Lebel
Acfas

Voici, tirés des archives de Découvrir, quelques textes qui au fil des ans ont abordé cet univers des communs.

10 février 2019
Louise Cossette
Université du Québec à Montréal

Le cerveau des filles et des garçons fonctionne de même manière. Les fonctions cognitives, le langage, la mémoire ou le raisonnement sont tout simplement très diversifiés, peu importe le sexe.

10 février 2019
Entretien avec Louise Caroline Bergeron, corédactrice invitée
Université du Québec à Montréal

On ne réalise pas trop le solide ancrage des biais de genre dans notre culture, et qui de ce fait, en corollaire, nécessiterait un profond changement culturel pour être délogé. Et parce qu’on n’en réalise pas la profondeur, on reste encore trop en surface quand il s’agit de contrer ces biais. On cumule des indicateurs, on mesure la progression des pourcentages, on fait des portraits d'effectifs, on ajuste les procédures, mais cela ne suffit pas. Il faut réaliser des changements substantiels dans nos mentalités, éliminer des habitudes psychologiques et comportementales qui maintiennent les préjugés de genres, comme de races, comme de classes. Au-delà des chiffres, questionner le milieu.

10 février 2019
Chloé Freslon,Carine Monat
Journalistes

20 % est une série d'entretiens réalisés avec des femmes qui oeuvrent en sciences – humaines, sociales et naturelles – et en technologies et ingénierie. De divers horizons et origines, vous découvrirez une multitude de parcours, de quotidiens dans ces mondes majoritairement composés d'hommes. La série est diffusée sur la chaine des balados du magazine Québec Science, à raison d’un par semaine à partir du 11 février, jour du lancement et de la Journée internationale des femmes et des filles en science. Le magazine Québec Science et l’Acfas coproduisent 20 %, en collaboration avec la commission canadienne de l’Unesco, l’Oréal Canada, et la radio choq.ca.

10 février 2019
Patrice Potvin,Abdelkrim Hasni
Université du Québec à Montréal,Université de Sherbrooke

Durant leur parcours scolaire, nombreuses sont les embûches que rencontrent les jeunes filles pour développer leur intérêt à l’égard des sciences et de la technologie (S&T) et accéder aux carrières qui y correspondent. En se basant sur les recherches qui sont actuellement disponibles et qui portent sur cette problématique, le présent article présente certaines de ces embûches ainsi que quelques pistes de solutions prometteuses ayant été identifiées par les chercheurs et les praticiens.

10 février 2019
Sophie Brière
Université Laval

Les avancées politiques et juridiques en faveur de l’égalité permettent aux femmes d’obtenir en plus grand nombre un diplôme universitaire et d’avoir un accès élargi au marché du travail. Cependant, force est de constater que les parcours des femmes dans certaines professions historiquement masculines sont très variables.

10 février 2019
Vincent Larivière et Cassidy R. Sugimoto
Université de Montréal et Université de l’Indiana à Bloomington

Bien que les femmes soient de plus en plus présentes dans ces rôles de leadership, elles ne comptent encore que pour 25% des derniers auteurs des articles savants. Les équipes de recherches sont donc principalement menées par des hommes, et le crédit associé aux découvertes leur revient de façon prédominante.

9 février 2019
Rémi Quirion
Fonds de recherche du Québec

Si aujourd’hui la société québécoise ne tolère plus les inégalités, il y a encore du chemin à parcourir, notamment dans le milieu de la recherche. Pourquoi, par exemple, les femmes et les personnes racisées sont-elles moins représentées dans des postes de haut niveau académique ? Dans une période de plein emploi, nous ne pouvons pas nous priver du plein potentiel de la population québécoise. C’est particulièrement le cas en recherche, alors même que la diversité dans les laboratoires peut avoir un impact très positif sur la qualité et les retombées des travaux scientifiques dans la société.

8 février 2019
Fanny Eugène
Fonds de recherche du Québec

Les mesures mises en place par les FRQ ne transformeront pas, à elles seules, le milieu de la recherche. Cette transformation requiert des efforts soutenus et concertés. Nous avons la chance de collaborer avec des personnes dynamiques dans les universités, au collégial, dans le milieu communautaire, le secteur privé et au sein du gouvernement, et ce aux niveaux provincial, fédéral et international. En nous appuyant sur ces collaborations, nous voulons revoir la façon dont nous définissons l’excellence en recherche, un chantier qui se poursuivra dans les années à venir.

6 février 2019
Francine Descarries
Université du Québec à Montréal

Au regard de ce texte de 1988, je continue de penser que les concepts de socialisation et de reproduction sociale sont des outils conceptuels indispensables pour comprendre comment et pourquoi la plupart des hommes et des femmes en viennent à concevoir comme « naturelle », voire logique la division/hiérarchie sociale des sexes; à adopter et à valoriser les comportements qui sont attendus d’eux et d’elles et, enfin, à souscrire aux images, simplifiées et figées, projetées et entretenues par les stéréotypes sexuels.

5 février 2019
Sylvie Ayral,Yves Raibaud
Conseil national de la recherche scientifique (CNRS, France)

Quelque chose ne tourne pas rond chez les garçons. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au collège, ils représentent 80 % des élèves sanctionnés tous motifs confondus, 92 % des élèves sanctionnés pour des actes relevant d’atteinte aux biens et aux personnes, ou encore 86 % des élèves des dispositifs Relais qui ¬accueillent les jeunes entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire. Tous ces garçons ont-ils des problèmes, des troubles du comportement et/ou de l’apprentissage? Eh bien non, loin s’en faut. Des travaux récents1 montrent que leurs transgressions et leurs difficultés scolaires sont, le plus souvent et quelque soit leur milieu social d’origine, des conduites liées à la construction même de leur identité masculine.