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Antoine Zboralski
Deuxième prix

Antoine Zboralski

Université de Moncton

Caractérisation de facteurs génétiques et métaboliques liés à la colonisation de la rhizosphère de Solanum tuberosum et d’Arabidopsis thaliana par des Pseudomonas spp. phytobénéfiques producteurs de phénazines

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?

Les bactéries sont souvent diabolisées dans l’imaginaire collectif, ce qui ne m’a pas facilité la tâche. Responsables de maladies ou de pourritures, il peut être difficile de les voir comme bénéfiques. En dépit de ce défi, mon sujet s’explique plutôt bien, car il est facile de le connecter avec des sujets tournant autour de l’alimentation et de l’utilisation de pesticides, qui interpellent beaucoup le public.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?

Mon projet de recherche est issu de mes préoccupations environnementales, en particulier en lien avec l’agriculture, l’alimentation et la préservation de la biodiversité. C’est une étape de mon cheminement sur les questions de respect de la nature et du monde vivant en général qui me permet d’aborder ces sujets plus en profondeur et de m’y former.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiant chercheur? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheur?

Comme beaucoup d’étudiants ou d’étudiantes au doctorat, mon quotidien est parsemé d’expériences au laboratoire, de lecture d’articles, de rédaction, de réflexions, de discussions entre collègues et amis et avec mon directeur. La partie la plus enrichissante est certainement l’interface que l’on forme malgré nous entre la science et le reste de la société, qui nous pousse à vulgariser nos connaissances avec nos amis, nos familles etc.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?

Je souhaite apporter ma pierre à l’édifice de la vulgarisation scientifique. Le déni de la science est de plus en plus important dans nos sociétés, que ce soit sur des questions de santé publique comme pour les vaccins ou les pesticides, ou sur des questions plus théoriques comme la forme de la Terre. Il est plus que jamais primordial de renforcer le lien entre science et société, alors que notre espèce entre dans une crise environnementale sans précédent dans son histoire que la science nous permettra peut-être de mieux vivre.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?

C’est une question très étrange, je ne considère pas atteindre de nouveaux sommets en participant à tel ou tel concours. MT180 est simplement pour moi une occasion d’explorer un peu le champ de la vulgarisation scientifique, sans prétention d’exceller dans ce domaine.