Jean-Christophe Bérubé
Université Laval

C’est devant ses ordinateurs que le bio-informaticien de formation commence sa journée. Il est maintenant dans un parcours doctoral où il étudie comment notre bagage génétique joue sur nos risques de développer l’asthme. Ce matin, il travaille à l’analyse de données génétiques de centaines d’individus dans le but de mettre en lumière les mécanismes pulmonaires fondamentaux impliqués dans la maladie. Actuellement, les traitements offerts aux patients asthmatiques réduisent uniquement leurs symptômes. Et les médicaments existants n’arrivent toujours pas à guérir la maladie. Ce jeune chercheur, c’est moi-même, et je suis aux prises avec l’asthme...

Isabelle Mayer-Jouanjean
Université du Québec à Montréal et Ouranos

L'Histoire au service de l'adaptation aux changements climatiques. Découvrez la production vidéo de la lauréate.

Caroline Dallaire-Théroux
Université Laval

Alzheimer. Un mot qui inquiète, qui effraie. Nous connaissons tous une personne, de près ou de loin, qui est atteinte de cette maladie dégénérative aux conséquences dévastatrices. Elle engendre, en effet, de nombreux soucis économiques et sociaux pour les patients, les proches aidants et pour l’ensemble de la société.

Étant donné la difficulté à détecter les premiers symptômes cliniques au tout début de la maladie, le diagnostic ne tombe souvent qu’à un stade avancé. Les dommages irréversibles au cerveau sont alors considérables et s’accumulent déjà depuis plusieurs années. Les traitements connus à ce jour offrent la possibilité de ralentir la progression de la maladie, sans toutefois pouvoir la guérir ou même l’interrompre. De plus, la confirmation du diagnostic ne peut s’effectuer qu’au moment de l’autopsie, donc après le décès du patient.

France Landry
Université du Québec à Montréal

Comme chez tous les étudiants en rédaction, l’organisation du temps est primordiale. Comme la routine est difficile à maintenir chez les étudiants présentant un TDAH, des stratégies proactives sont essentielles.

Eve Seguin
Université du Québec à Montréal

La sévérité du choc post-traumatique dans lequel vivent les cibles de mobbing n’est comparable qu’à celle que provoque une autre forme d’agression : le viol . Même les survivants d’écrasements d’avion ne présentent pas de niveaux de traumatisme aussi élevés . La prévalence et la morbidité du mobbing en font, pour de nombreux chercheurs et intervenants, un problème de santé publique majeur.

Étienne Hébert
Université du Québec à Chicoutimi

Pour faire le calcul de votre stress, une simple soustraction :  Ressources - Demande = Stress. Si vos ressources sont supérieures à la demande, le résultat est positif, ça va bien, vous avez des ressources en quantité suffisante, vous avez une marge de manœuvre. Si la demande est trop élevée, là, on entre dans le négatif. Il y a donc un mauvais stress.

Geneviève Belleville,Flore Morneau-Sévigny
Université Laval,Université Laval

Le présent dossier du #MagAcfas porte justement sur cette délicate question de la santé psychologique des étudiants aux cycles supérieurs. Pour notre part, nous traitons ici de l’importance de la relation superviseur-supervisé quant au bien-être de l’étudiant. Nous nous sommes questionnés à savoir si certaines caractéristiques propres au milieu universitaire, à l’étudiant et au directeur de recherche peuvent créer un climat propice au développement de stress ou de détresse psychologique.

Coralie Mercerat ,Coralie Mercerat
Université du Québec à Montréal

En termes relationnels, créer une relation de confiance avec son directeur ou sa directrice de thèse est également primordial pour trouver du réconfort, voire parfois la motivation qui nous manque pour passer par-dessus les difficultés.

Sophie Dufour-Beauséjour
Institut national de la recherche scientifique - Eau Terre Environnement

"J'échouais systématiquement à devenir le type de chercheuse que j'idéalisais. Il m'était impossible d'assimiler toutes les connaissances générées dans mon domaine [physique], et je refusais de feindre la confiance alors que j'étais dans le brouillard. Je me sentais insécure avec le sentiment d'être une imposteure parmi mes collègues masculins qui affichaient une assurance inébranlable."

Note au sujet du délai de publication de l'article sur l'enquête de la FAÉCUM sur la question de la santé psychologique des étudiants.

Olivier Gagnon
Université Laval

L’incertitude sur les possibilités d’emplois futurs est un facteur qui a pesé sur mon bien-être surtout vers la fin de la rédaction de mon mémoire. À ce moment, j’ai commencé à réaliser que, bien que les études supérieures ouvrent des portes qui sont inaccessibles autrement, ces emplois impliquent souvent des sacrifices que je n’avais jamais considérés.

Mathieu Seppey
Université de Montréal

La réalisation d’une étude à l’étranger présente plusieurs défis. Pour ma part, mon mémoire au Mali m’a permis d’en relever quelques-uns, le premier étant de faire travailler mon système « D », alias ma débrouillardise. Ceci implique une certaine flexibilité et la nécessité d’oser faire certaines choses : camper dans des centres de santé, faire des kilomètres à moto sur des pistes dans la brousse ou faire de l’autostop le long du goudron avec un sac-à dos de 40 kilos.

Sara Mathieu-C.,Émilie Tremblay-Wragg,Marie-Eve Gadbois ,Élise Labonté-LeMoyne
Université de Montréal,Université du Québec à Montréal,Université du Québec à Montréal,HEC Montréal

Les étudiant.e.s présent.e.s ont toujours fait partie des plus performant.e.s, peu habitué.e.s à reconnaitre et partager leurs difficultés au grand jour. Mais heureusement, il y en a toujours un, une qui ose s’ouvrir et rapidement, tout le monde s’y retrouve. Autour du feu, après une journée chargée par plus de 8 heures de rédaction, on peut alors se dire qu’on s’est lancé dans « toute une thèse », puis reconnaitre, humblement, que « ce n’est pas la première thèse jamais écrite »!

Jean-Claude Simard
Université du Québec à Rimouski

Une révolution est en cours dans la compréhension de la théorie darwinienne, et elle change notre vision de son histoire, bien sûr, mais aussi de l’histoire générale des idées et de la société au XXe siècle. En effet, sous la direction du Français Patrick Tort, la première édition vraiment complète des travaux du grand scientifique est en cours . Prévue en 35 volumes, cette traduction des Œuvres de Darwin reprendra les 29 volumes de l’édition anglaise qui fait autorité, celle de Barrett et Freeman (London, Pickering & Chatto), mais y ajoutera six volumes constitués d’articles et de manuscrits demeurés inédits du vivant de Darwin.

Chantal Leclerc, Samuelle Ducrocq-Henry et Bruno Bourassa
Université Laval, UQAT, Université Laval

"La surcharge de travail est reconnue comme étant l’une des plus grandes sources de stress. Les professeur∙e∙s disent qu’il est devenu très difficile de composer avec la multiplicité, la lourdeur et la complexité des tâches à réaliser", Bruno Bourassa.

Marie-Pierre Cossette,Jean Christophe Bélisle-Pipon ,Louis-François Brodeur ,Sylvie Fortier ,Olivier Lemieux,Simon Massé,Madison Rilling
Université Concordia,Université de Montréal,HEC Montréal,Université du Québec à Rimouski,Université Laval,Université du Québec à Rimouski,Université Laval

En 2011, avec l’application de la loi 130, le gouvernement restructurait les trois Fonds subventionnaires du Québec et nommait Rémi Quirion comme scientifique en chef des Fonds de recherche du Québec (FRQ). Préoccupé par les enjeux de la relève, M. Quirion se dota, en 2014, d’un comité-conseil d’étudiantes chercheuses et des étudiants chercheurs : le Comité intersectoriel étudiant (CIÉ).

Marie Audette et Jean-Christophe Bélisle-Pipon
Université Laval et Université de Montréal

La diversité des parcours des doctorants représente un apport essentiel qui peut se traduire dans l’ensemble des secteurs d’activités, de la R et D en entreprise à la fonction publique, des milieux communautaires aux organisations d'économie sociale.

Marcelo Otero
Université du Québec à Montréal

Dans une société où la dépression est la figure de proue de la nervosité sociale, le lieu typique des tensions de l’individualité, c’est-à-dire la manière sociale d’être un individu aujourd’hui, est avant tout l’univers quotidien du travail.

Luc Bonneville
Université d’Ottawa

Dans le milieu universitaire, celui de l’enseignement et de la recherche, ce "dépassement de soi", ce "toujours plus", cette "dispersion quotidienne", etc., sont repérables par l’observation d’individus toujours pressés, asservis à la montre et qui vivent l’urgence au quotidien.

Marc Guyon
Centre de Recherche sur le Travail et le Développement du Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM, France)

Les résultats de recherche que je présente ici témoignent au sein du secteur de la recherche scientifique d’une forme de souffrance face à un contrôle [objectif] non seulement rigoureux mais de plus en plus "comptable", face à une organisation du travail désormais entièrement orientée par l’optimisation des ressources et de la production du système scientifique, et qui l’emporteraient même sur la créativité.

Chantal Leclerc, en collaboration avec Bruno Bourassa et Christian Macé
Université Laval

Comment reconnaître ce qui peut favoriser ou, à l’inverse, compromettre la santé psychologique et l’engagement dans une carrière professorale? Pour répondre à ces questions et avoir accès aux expériences se profilant derrière les données quantitatives disponibles, une démarche de recherche qualitative a été réalisée auprès de 18 groupes de professeur·e·s.

Chantal Leclerc
Université Laval

Sont ici présentées quelques données extraites d’enquêtes quantitatives réalisées au Canada et au Québec, entre 2003 et 2010, sur la question de la santé psychologique des professeurs chercheurs.

Jacques Forest
Université du Québec à Montréal

Jacques Forest présente ici, dans un topo vidéo de 9 minutes, des éléments de la théorie de l’autodétermination, une théorie de la motivation humaine qui aide à penser les forces modulant la santé psychologique des chercheurs, comme celle de nous tous...

Johanne Lebel, rédactrice en chef
Acfas

Elles ont en moyenne 27 ans. Encore jeunes, mais déjà expérimentées, elles sont, comme beaucoup d’autres, déstabilisées par le numérique. Elles allaient précaires, mais tranquilles, sur un chemin bien défini. Désormais, elles sont prises dans un vent de désordre, stimulant et déstabilisant. 

Samuelle Ducrocq-Henry
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Il y a sans aucun doute un besoin d'actions plus globales, comme de planifier une vaste concertation générale et supra institutionnelle sur la réalité professionnelle et personnelle que nos choix organisationnels imposent, et sur ce qu’on souhaite vraiment devenir comme société du savoir.

Mariama Diallo
Journaliste

Les résultats de l’étude confirment l’intuition de Michel Léger : « Les habitudes de confort sont le défi principal à la transformation écologique ».

Lou Sauvajon
Journaliste

Un des défis, et pas des moindres, pour les deux intervenants : constituer une base de données, à partir des descriptions qualitatives tirées des archives historiques, qui pourra appuyer la mesure prédictive recherchée par les assureurs.

Aurélie Lagueux Beloin
Journaliste

Pour Antoine Boisclair, un terrain vague, c’est pourtant une réserve de quelque chose : « C’est l’endroit où l’on peut se réinventer, une utopie ». En reprenant l’idée de Michel Foucault, l’auteur les associe à une hétérotopie, la représentation d’un idéal irréel, mais pourtant localisable. Comme la mort dans le cimetière, le terrain vague est une utopie qui n’existe pas alors qu’on peut le pointer sur la carte.

Anne Gabrielle Ducharme
Journaliste

Le contexte politicosocial québécois, caractérisé par une crainte de voir le français s’éteindre, a nui à l’apprentissage et à l’intégration des élèves issus de milieux non francophones.

Isabelle Burgun
Journaliste, Agence Science-Presse

Gaz de schiste, pétrole, hydroélectricité. Le développement énergétique et même minier, provoque de plus en plus souvent de levers de boucliers au sein de populations locales. Loin d’être identifiée comme le « Pas dans ma cour », cette protestation symbolise la nécessaire recherche d’acceptabilité sociale.