Jean-Claude Simard Simard
Université du Québec à Rimouski

Sarrazin a d’abord et avant tout été chirurgien puis médecin en Nouvelle-France, avant d’agir ensuite à un double titre : botaniste correspondant pour le Jardin royal des Plantes médicinales et membre canadien de l’Académie des sciences de Paris, fondée en 1666. De telles pratiques en contexte colonial étaient alors courantes, plusieurs métropoles européennes entretenant un réseau d’assistants à travers le monde. Leur travail consistait à recueillir des spécimens dans tous les domaines scientifiques, à dresser, en quelque sorte, un catalogue des ressources.

Vincent Larivière et Cassidy R. Sugimoto
Université de Montréal et Université de l’Indiana à Bloomington

La question de la place des femmes en recherche a fait, au cours des dernières années, couler beaucoup d’encre dans la communauté scientifique. Cette question a d’ailleurs déjà été abordée ici dans la chronique « Femmes et sciences : les premières données mondiales démontrent l’inégalité » publiée il y a trois ans.

Dimitri Della Faille
Université du Québec en Outaouais

Notre ouvrage se situe quelque part entre une publication classique (style académique, problématisation, analyses, résultats et bibliographie) et une publication émergeant du milieu de la pratique musicale avec des codes stylistiques différents. Nous visions à concourir au décloisonnement des savoirs pour y inclure les savoirs de pratique. Ainsi, mon collaborateur et le co-auteur de ce livre, Cedrik Fermont, est musicien et n’a pas de formation universitaire. Sa contribution à parts égales à cet ouvrage participe de cette idée de coproduire de la connaissance avec et pour la communauté.

Pierre Fortin
Université du Québec à Montréal

Il est impératif que nous fassions un effort individuel et collectif accru pour développer la culture scientifique chez nous et chez nos enfants. La culture scientifique, c’est celle qui clame haut et fort qu’il y a des affirmations qui sont vraies et d’autres qui sont fausses, que la vérité, ce n’est pas ce qui nous fait sentir bien dans notre peau (genre « t’as droit à l’opinion qui te plaît, fie-toi sur ton vécu, man »), mais ce qui existe réellement, hors de nous et indépendamment de nous, que cela fasse notre affaire ou non.

Benoît Melançon
Université de Montréal

Si la recherche scientifique est le plus souvent le parent pauvre des médias, la situation est pire encore pour certaines disciplines, notamment les lettres et les sciences humaines. Comment changer cela? Les journalistes ont un rôle important à jouer dans ce domaine, comme les universitaires eux-mêmes.

Catherine Ouellet-Courtois
Université de Montréal

Dans la dernière édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) – « la » source de référence en psychologie et en psychiatrie –, le trouble obsessionnel-compulsif, le fameux TOC, a quitté la zone des troubles anxieux. Il a été rangé dans une toute nouvelle catégorie, celle des troubles obsessionnels-compulsifs. Le TOC s’y retrouve en compagnie des troubles d'accumulation compulsive, d'excoriation compulsive, de dysmorphie corporelle et de trichotillomanie.

Jean-Éric Ghia
Ici Radio Canada Première

Une introduction à la vulgarisation scientifique dès les études supérieures serait déjà, selon moi, un bon point de départ. D’autant que chaque chercheur devra un jour communiquer son expertise à des acteurs sociaux n'appartenant pas à sa communauté scientifique (gouvernements, entreprises, groupes communautaires, grand public, médias, etc.). Il devra alors chaque fois adapter son message, le principal écueil de la vulgarisation, pour un scientifique, étant de savoir se détacher de l’approche langagière propre à son domaine. Si j'en juge par ma propre expérience, je dirais que le pilier fondamental de la vulgarisation scientifique est d’écouter avant de parler.

C’est avec grande émotion que nous avons appris la nouvelle du décès de Louise Dandurand. Nous la savions affaiblie, mais espérions toujours qu’elle retrouve sa vigueur. À l’Acfas, nous avons eu la chance et le bonheur que Louise Dandurand nous consacre près de dix années comme bénévole : cinq à titre d’administratrice (2007-2012), et ses premières années de retraite, comme présidente (2012-2015), puis comme membre du Conseil d’administration à titre de présidente sortante.

Adèle Paul-Hus,Vincent Larivière
Université de Montréal,Université de Montréal

Nos données montrent donc que les mesures de collaboration simplement basées sur le co-autorat sous-estiment de façon importante les pratiques de collaboration des chercheurs, principalement dans les disciplines des sciences sociales et humaines, et que la taille des équipes de recherche est beaucoup plus homogène entre les disciplines lorsque les remerciés sont pris en compte. Aussi, nos résultats confirment le déclin du chercheur solitaire, et ce, dans l’ensemble des disciplines, y compris dans les sciences sociales.

Jean-Claude Simard
Université du Québec à Rimouski

Fils du peintre impressionniste Georges d'Espagnat (1870-1950), auquel il a d’ailleurs consacré un ouvrage au titre très sobre (Georges d'Espagnat, 1990), le physicien français Bernard d'Espagnat (1921-2015) a côtoyé le gratin de la physique quantique du 20e siècle. Élève de Louis de Broglie et de Louis Leprince-Ringuet, puis d’Enrico Fermi à Chicago et de Niels Bohr à Copenhague, il a aussi travaillé avec Roland Omnès et Abdus Salam.

Shawn McGuirk
Université McGill

Reconnaissant l’inquiétude croissante parmi les diplômés des programmes scientifiques STIM, l’organisme étudiant à but non lucratif Dialogue Sciences et Politiques (DSP, ou SPE pour Science & Policy Exchange en anglais) a organisé une consultation sur l’éducation STIM le 28 novembre 2015.

Frédérique-Emmanuelle Lessard
Université de Montréal

Environ un étudiant sur cinq rapporte des symptômes dépressifs suffisamment sévères pour nécessiter des soins thérapeutiques immédiats, alors que 3% rapportent être en burnout et que 7,8% ont sérieusement songé à s’enlever la vie au cours des 12 derniers mois, ce qui est relativement élevé lorsqu’on compare aux 2 à 3% qu’on retrouve chez la population du même âge.

Simon Varaine
Université Grenobles Alpes

J’ai eu la chance de faire partie du groupe de chercheurs français invités, pour animer avec Johanna Masse et Frédéric Dejean l’atelier Radicalisation : psychologie et politique au Forum international Science et société 2016. Je propose ici un retour personnel sur ce que ce Forum m’a apporté en tant que doctorant, sur les principaux questionnements qu’a suscités l’atelier et sur la manière dont j’ai tenté d’y répondre.

Robert Lamontagne
Université de Montréal

J’exerce le métier d’astronome et d’astrophysicien depuis plus de 30 ans (oui, je commence à être vieux!). Outre mes activités de recherche, j’ai consacré une partie importante de mon temps à la diffusion de ma science auprès du public – ce que l’on appelle, au sens noble du terme, la vulgarisation scientifique. Même à l’aube de ma carrière, j’ai toujours considéré qu’il s’agissait d’un aspect important mais souvent négligé de la tâche d’un scientifique.

Marcel Thouin,Pascal Lapointe
Université de Montréal,Agence Science-Presse

En tant que formateur d’enseignants de sciences qui est également auteur d’ouvrages de médiation scientifique (appelée aussi vulgarisation scientifique), et en tant que lecteur assidu de diverses revues de médiation scientifique, j’ai souvent constaté les grandes similitudes qui existent entre le travail de l’enseignant de sciences et celui du journaliste scientifique.

Pierre Cossette
Université du Québec à Montréal

Dans cet ouvrage, je propose une vision à la fois globale et détaillée des règles à suivre pour celui qui veut être un chercheur convaincant, c’est-à-dire un chercheur qui va persuader le rédacteur en chef d’une revue ainsi que les évaluateurs auxquels il fait appel que son manuscrit mérite d’être publié dans cette revue. Il a donc pour objectif d’aider les chercheurs, en formation ou non, à préparer un projet de recherche et à rédiger un texte destiné à une revue savante.

Jean-Hugues Roy
Université du Québec à Montréal

Quelle est la longueur moyenne d'un mémoire ou d'une thèse? Est-ce que j'en fais suffisamment? Est-ce que j'en fais trop? Les universités québécoises offrent bien peu de réponses aux étudiants des cycles supérieurs qui se posent ces questions. Mais la présente analyse de Jean-Hugues Roy, elle, y répond...

Dossier | Régions
Steve Plante,Pierre-André Tremblay
Université du Québec à Rimouski,Université du Québec à Chicoutimi

Le thème du présent dossier est « la recherche en région ». Il arrive à point nommé, dans un contexte fortement marqué par une tendance accrue à la centralisation tant politique que démographique dans quelques villes, au Québec et ailleurs. Cette conjoncture est dominée par une reconfiguration des services publics en santé, en éducation et en recherche, et, un peu partout, on s’interroge sur le rôle des universités, sur leurs modes de financement, leur représentation au sein de la société et sur les valeurs qui sous-tendent l’orientation et la pertinence des études supérieures. Pourquoi donc s’intéresser à la recherche en région?

Dossier | Régions
Hugo Asselin
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

Les recherches d'Hugo Asselin concernent les questions autochtones en lien avec la gouvernance du territoire et des ressources naturelles. Il travaille beaucoup avec les communautés Anicinapek (Algonquines) de l’Abitibi-Témiscamingue, mais aussi plus au nord avec les Cris, et plus à l’est avec les Atikamekw, notamment.

Dossier | Régions
André Gobeil,David Guimont
Cégep de Rivière-du-Loup et Living Lab en innovation ouverte (LLio),Cégep de Rivière-du-Loup et Living Lab en innovation ouverte (LLio)

Le Living Lab en innovation ouverte (LLio) du Cégep de Rivière-du-Loup est un service d’accompagnement, de référencement, de transfert et de recherche en innovation ouverte et en innovation usager, et ce tant pour les organisations et entreprises du Bas-St-Laurent que celles du Québec ou de l’étranger. Dans le cadre de nos mandats, nous avons jusqu’à présent, mis en œuvre et accompagné des projets d’innovation portés par les usagers à l’aide de la méthodologie Living Lab.

Dossier | Régions
Marie-Joëlle Brassard ,Simon Dugré ,Sandrine Ducruc ,Lucie Veillette

L’équipe du CISA répond aux préoccupations des producteurs agricoles, certes, mais aussi à celles des entreprises agroalimentaires, des institutions municipales et des organismes locaux et nationaux. La vision est systémique. C’est ainsi que la Ville de Victoriaville a fait appel au CISA pour soutenir la mise en place d’un système agroalimentaire territorial à toutes les étapes, de la production de semence à la gestion des déchets, en passant par la consommation. L’enseignement au cégep de Victoriaville se trouve de plus enrichi par les contributions du CISA aux différents projets d’innovation sociale. La formation technique en production légumière et fruitière biologique offerte au cégep de Victoriaville, la seule au Québec, profite de cette proximité du Centre.

Dossier | Régions

« Pascal Bernatchez dirige le laboratoire de dynamique et de gestion intégrée des zones côtières. Ses projets de recherche portent sur la quantification saisonnière des processus d'érosion, l'étude des géorisques côtiers, l'évaluation des impacts des changements climatiques et de la hausse du niveau marin sur les zones côtières du Saint-Laurent, la télédétection appliquée à l'étude des écosystèmes côtiers et sur le développement de modèles de gestion intégrée des milieux côtiers. Il fait partie d'un comité interministériel sur l'érosion des berges et a co-rédigé pour le gouvernement du Québec un plan de zonage préliminaire du risque d'érosion littorale pour la région de la Côte-Nord. » (source : site du chercheur)

Dossier | Régions
Stéphane Chouinard,Isabelle Deslauriers,Sébastien Piché
Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption,Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption,Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption

La rencontre entre les praticiens, les étudiants, les enseignants, les chercheurs et les bénéficiaires des résultats de la recherche génère une énergie créatrice qui ne pourrait exister sans l’apport spécifique de chacun. Dans une région comme Lanaudière, le Centre d’expertise et d’accompagnement en innovation sociale (CERESO) du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption peuvent donc être des acteurs-clés. « Plus nous sommes sur le terrain, plus nous constatons qu’il y a une multitude d’expertises non utilisées et non valorisées, même si elles ne proviennent pas des gens qui ont réalisé de longues études. De notre point de vue, la coconstruction bénéficie à tous ».

Dossier | Régions
Fadia Naim
Cintech agroalimentaire

Cintech est un CCTT spécialisé en développement de produits et de procédés alimentaires ainsi qu’en évaluation sensorielle. Notre mission est québécoise, mais nous avons aussi des clients provenant d’autres provinces, de l’Europe et des États-Unis. Notre équipe est hautement qualifiée, elle se démarque par son caractère multidisciplinaire et son expérience dans tous les secteurs de l’industrie. Ce qui nous distingue aussi, c’est notre offre intégrée.

Dossier | Régions
Julie Guillemot,Elise Mayrand
Université de Moncton, campus de Shippagan,Université de Moncton, campus de Shippagan

L’objectif de notre processus d’accompagnement est d’amener les communautés à concevoir des démarches d’adaptation reflétant la situation propre à leur village. Pour ce, nous avons d’abord réalisé des collectes de données qui pourraient être utilisées localement. Quels sont les impacts majeurs du changement climatique et qui les subit? Quels sont les besoins des membres de la communauté et vers quelles ressources ces derniers se tournent-ils pour trouver de l’aide? Comment les populations se représentent-elles les risques associés aux effets du changement climatique?

Dossier | Régions
Nadine Arbour,Josée Thivierge
Centre d’Étude des COnditions de vie et des BESoins de la population - ÉCOBES,Centre d’Étude des COnditions de vie et des BESoins de la population - ÉCOBES

ÉCOBES bénéficie d’une expertise et d’un positionnement exceptionnels pour travailler avec les acteurs de l’éducation et de la santé. Si le Centre déploie ses activités partout au Québec de même qu’à l’international, les liens privilégiés développés avec les organisations et les acteurs au Saguenay–Lac-Saint-Jean sont particulièrement importants pour nous. La qualité de ces liens avec les milieux de pratique nous permet de répondre efficacement à leurs besoins, de mettre en œuvre des projets de grande qualité et de favoriser l’innovation, processus nécessaire pour faire face aux enjeux actuels en éducation et en santé. Vue de la région, la recherche pose de nombreux défis stimulants.

Dossier | Régions
Guy Chiasson,Marie-José Fortin
Université du Québec en Outaouais,Université du Québec à Rimouski

La création du Centre de recherche sur le développement territorial (CRDT) en 2003 répondait à cette volonté de construire une capacité de produire de la connaissance à l’extérieur des territoires métropolitains. Ce qui distingue le CRDT des autres dispositifs déjà en place, c’est la conviction qu’il est important de faire de la recherche non seulement en région non métropolitaine, mais également sur les régions et territoires non métropolitains, de façon à mieux comprendre en particulier les propres trajectoires de développement de ces territoires. Ces deux tendances (faire de la recherche en et sur les territoires non métropolitains) sont des conditions essentielles pour une occupation dynamique du territoire québécois.

Lors du Gala de l'Acfas 2016, Yanick Villedieu, animateur de la soirée, s'est entretenu avec les lauréats des prix Acfas destinés aux chercheuses et chercheurs.

Le ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, M. Luc Fortin, et la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade, ont dévoilé le 4 novembre dernier les récipiendaires des Prix du Québec dans les domaines de la culture et de la science, le 4 novembre 2016.

Em mai 2016, dans le cadre du 84e Congrès de l'Acfas tenu à l'UQAM, dix chercheuses et chercheurs sont venus échanger avec Charles Tisseyre, animateur bien connu de l'émission Découverte de Radio-Canada. Leur travail a élé sélectionné par un jury pour faire partie des 20 images de l'édition 2016 du concours La Preuve par l'image.