14 juin 2018
Delphine Lobet,Vincent Larivière
Université de Montréal

S’il y a une crise du livre savant, ce serait moins une crise d’origine budgétaire qu’une crise de son usage. Les livres ne seraient pas victimes de coupes budgétaires, mais du désintérêt des universitaires. Une rapide analyse bibliométrique va nous permettre de valider cette hypothèse en répondant à cette question : le livre savant fait-il face à une crise de la citation?

13 juin 2018
Laureline Lefèvre Raynaud
ACFAS

« À compétence égale, je crois qu’il est temps que les femmes prennent les places qui leur reviennent. S’il y a des femmes qui ont les qualifications requises pour remplir un poste, et l’intérêt qu’il faut, il n’y a, à mon avis, aucune raison de suivre la tradition en donnant ces postes exclusivement aux hommes. Si par cette nomination, je peux aider à créer des traditions nouvelles et ouvrir la porte à d’autres femmes, j’en serai doublement heureuse. »

12 juin 2018
Alexandre Klein, Hervé Guillemain et Marie-Claude Thifault
Université Laval, Université du Mans et Université d’Ottawa

Si la maladie mentale semble aujourd’hui moins stigmatisée, sa prise en charge soulève encore d’importants questionnements. Entre les malades, apparemment abandonnés à leur sort, errants dans les rues de nos villes et ceux internés dans des conditions que l'on pensait révolues depuis longtemps, on peut s’interroger sur l’évolution récente des soins de santé mentale dans nos pays industrialisés. C’est ce que propose cet ouvrage qui retrace, en se concentrant sur l’espace francophone, l’histoire contrariée d’une utopie : celle de la désinstitutionnalisation qui entendait faire sortir les malades des asiles pour les soigner au sein de la communauté. Un rêve qui ne se réalisa malheureusement pas comme prévu.

12 juin 2018
Pauline Beaupré, Sylvain Letscher et Angela AuCoin
UQAR et Université de Moncton

Le colloque voulait célébrer la pensée libre des personnes vivant des situations de handicap et celle des personnes qui interagissent auprès d’elles. En effet, le point de vue des différents acteurs impliqués lors du parcours d’inclusion scolaire, sociale et professionnelle des personnes vivant des situations de handicap est rarement exposé selon différentes perspectives.

12 juin 2018
Jules Racine St-Jacques
Université Laval

Le père Lévesque était davantage un entrepreneur intellectuel qu’un chercheur au sens propre du mot. On ne lui connaît aucun ouvrage scientifique à proprement parler. En revanche, il a beaucoup écrit sur les sciences sociales et leur rapport avec la religion et la société. C’est avant tout quelqu’un qui a eu la volonté d’entreprendre, avec un souci d’efficacité, des œuvres intellectuelles au Canada français, pour faire avancer, oui, la condition socio-économique des Canadiens français, mais pas tant au nom du nationalisme – il a rapidement pris ses distances vis-à-vis des nationalistes groulxiens – que d'un humanisme chrétien soucieux de la condition humaine dans son entièreté. Pour lui, toute action, qu'elle soit économique, scientifique, sociale ou politique, doit viser le mieux-être de l'humain : tout l'humain et tous les humains.

12 juin 2018
Dossier | Revues savantes
Marie-Pierre Baron
Université du Québec à Chicoutimi

s

12 juin 2018
Entretien avec Sylvane Casademont et Nicolas Ngo
Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

L’État français s’est doté en 2017 d’une Stratégie nationale de la culture scientifique, technique et industrielle. Les grands objectifs sont de cadrer les actions de développement de la culture scientifique, technique et industrielle et fédérer tous les acteurs concernés autour de grandes priorités nationales. Cinq grandes orientations viennent structurer l’exercice : faire mieux connaitre les acteurs et favoriser leur reconnaissance mutuelle; développer la connaissance du numérique et ses usages; renforcer le débat démocratique et l’appui aux politiques publiques; faire découvrir la démarche scientifique au plus grand nombre et enfin partager la culture de l’innovation et la connaissance du patrimoine technique et industriel.

16 mai 2018
Brigitte Schroeder-Gudehus
Université de Montréal

À quoi servent les congrès scientifiques, et les congrès scientifiques internationaux en particulier? Comment s’explique l’accroissement spectaculaire de ce nouveau mode de communication aux dernières décennies du 19e siècle? Aussitôt que l’Europe retrouva la paix en 1871, leur nombre – plus de 400 jusqu’à la guerre de 1914 – passa d’une quarantaine entre 1870 et 1880, à près de 200, entre 1904 et 1914. Cette courbe de croissance exponentielle, qui correspond à celle des congrès dans tous les domaines confondus de l’activité humaine, tendait à peine s’aplanir, quelque peu avant de s’effondrer, lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

10 mai 2018
Stéphane Allaire et collaborateurs
Université du Québec à Chicoutimi

Une planification adéquate est incontestablement la principale clé du succès d’un colloque. La grande majorité des éléments identifiés la concerne. Deux d’entre eux se démarquent principalement, soit l’identification d’une thématique pertinente et attrayante ainsi que la compétence et la complémentarité des conférenciers retenus, incluant un conférencier de renom. En ce qui a trait à la thématique, sa pertinence doit bien sûr être scientifique. Il importe aussi d’y trouver un ancrage plus vaste afin de contribuer au lien science-société ainsi qu’à la mobilisation des connaissances auprès d’une diversité de publics cibles.

4 mai 2018
Alain Breuleux,Stephanie J. Beck
Université McGill

Nous explorons l’idée que la conférence ou le colloque comme forme de communication scientifique peut évoluer vers une plus grande interactivité suite, entre autres, aux transformations de nos infrastructures sociotechniques de communication.

4 mai 2018
Irina Perlitch
Université McGill

À mon arrivée à ma première conférence, l’an passé à Gatineau, je ressentais un peu de tout, sauf de l’excitation. J’avais les nerfs en boule. J’étais entourée de scientifiques bardés de doctorats et cumulant des années d’expérience. Et soudainement, je me sentais comme la petite nouvelle à l’école. Mes compétences sociales étaient vite tomber à l’eau, je ne voulais approcher personne, voulant éviter le péril de « la » question à laquelle je ne saurais répondre.

4 mai 2018
Etienne Hébert
Université du Québec à Chicoutimi

Que peut-on dire des aspects psychologiques de la participation à un colloque? Comment envisager et affronter les composantes affectives inhérentes? La participation à des colloques peut être visualisée comme l’ouverture et l’entretien d’un chemin en forêt. La première fois qu’on le parcoure, on débroussaille, et on s’assure de le baliser correctement. C’est plus long, plus difficile, plus périlleux. Toutefois, plus le chemin est déblayé, plus il est possible d’y être à l’aise.

4 mai 2018
Tina Gruosso
Université McGill

Première question : les congrès comme occasions uniques d’accéder en un instant à une quantité massive de nouvelles données, sont-ils alors encore nécessaires à l’heure du tout numérique et des visioconférences? Deuxième question : que comprendre au fait que j’assiste encore à des congrès en 2018 alors que je peux avoir accès à tout moment aux toutes dernières données depuis le banc de mon laboratoire?

4 mai 2018
Stéphane Allaire et Johanne Lebel
Rédacteur invité, UQAC, et rédactrice en chef du magazine de l'ACFAS

La recherche est une activité hautement collective. Elle se construit à travers l’écrit. Par le partage de textes coconstruits, commentés, révisés, réécrits, publiés, cités. Elle se réalise aussi par la parole. Par les échanges « en personne ». Par la rencontre. La voix, le regard, la poignée de main. Le plaisir, l’excitation, la fatigue, l’ennui, puis, tout à coup, l'inspiration.

3 mai 2018

"Les scientifiques sont des gens normaux.Bon. Énoncé comme ça, c’est un peu bizarre, mais cela a été mon sentiment initial quand j’ai assisté à mon premier congrès lors de ma première année de thèse. J’étais tétanisée, je devais présenter des travaux sur lesquels j’avais contribué, mais que je n’avais ni initiés ni même trop développés à cette époque. Le syndrome de l’imposteur était au plus haut point, mon anglais dans l’approximatif, et la tâche ressentie comme surhumaine."

3 mai 2018
Morgane Urli
Université du Québec à Montréal

Je suis introvertie. Ne vous méprenez pas, je suis sociable et je ne pense pas être timide. Face à une assemblée, je peux effectivement avoir le trac et craindre le regard des autres. Mais cela n’est pas assez fort pour m’empêcher de dire ce que j’ai à dire. Introversion n’est pas timidité. En tant qu’introvertie, je n’ai aucun problème à échanger et à engager des discussions animées qui peuvent durer des heures… avec une ou deux personnes.

2 mai 2018
Denise Pérusse
Fonds de recherche du Québec

L’intersectorialité que nous voulons aussi promouvoir, c’est celle qui consiste à dépasser la simple réunion ou juxtaposition de plusieurs disciplines et secteurs (voire l’instrumentalisation d’une discipline ou d’un secteur par un autre) pour se saisir d’un objet de recherche.

2 mai 2018
Laurie-Anne Alarie
Collège Montmorency

Si des scientifiques tels que Florin Amzica et Adrian Owen ont réussi à démontrer des signes de conscience que l’on n’aurait jamais cru pouvoir déceler chez certains patients, il est possible d’émettre l’hypothèse que les comateux soient bien plus conscients que ce que nous croyions. Tout indique que, au cours des prochaines années, les études et les découvertes à ce sujet se multiplieront. Faisons confiance à la science!

16 avril 2018
Catherine Ouellet-Courtois
Université de Montréal

Force est de constater que même la thérapie jugée comme étant la plus efficace pour les troubles alimentaires fait fi de la composante socioculturelle de cette pathologie. On cherche à traiter les femmes atteintes en essayant de leur faire comprendre qu’elles accordent trop d’importance à la minceur, pour ensuite les réinsérer dans un contexte où on les incite à reproduire les comportements spécifiques à leur trouble.

16 avril 2018
Laureline Lefèvre Raynaud
ACFAS

Cathon illustre ce portrait de Marcelle Gauvreau (1907-1968), scientifique, enseignante, élève de toujours et communicatrice québécoise, qui influença plusieurs générations d'enfants en leur enseignant la botanique, la biologie et les sciences dès leur plus jeune âge.

15 avril 2018
Emy Tremblay
Université du Québec à Chicoutimi

Les sédiments au fond des lacs sont des témoins précieux du passé de nos écosystèmes boréaux. Comme un disque dur, ils enregistrent les évènements survenus dans la forêt tels que les feux ou les changements dans la composition des communautés végétales. Les diverses épidémies d’insectes depuis la dernière glaciation y ont aussi laissé des traces. À cet égard, les écailles du papillon de la tordeuse des bourgeons de l’épinette se sont révélées comme d'excellents indicateurs. Une découverte sur le point de révolutionner la façon d’étudier les enjeux autour de la tordeuse.

15 avril 2018
Stéphanie Thibault
Association des communicateurs scientifiques du Québec

Entre les réseaux de neurones artificiels, les données massives et les enjeux éthiques, l’intelligence artificielle (IA) suscite autant d’engouement que d’inquiétude. Et bien souvent, les discussions sont teintées d’idées reçues, d’amalgames et d’hésitations, tant le concept d’IA est encore mal compris. À quoi a-t-on vraiment affaire?

25 mars 2018
Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Notre huitième dossier est dédié à l'histoire de la recherche au Québec et au Canada francophone. Ce dossier, financé en partie par le gouvernement du Canada, vise à souligner le 150e anniversaire de la Confédération canadienne. Nous y ajouterons de nouveaux contenus tout au long de l’année.

21 mars 2018
Vincent Larivière,Diane Marie Plante,Philippe Mongeon
Université de Montréal,Université de Montréal,Université de Leiden

Cette chronique vise à explorer de manière empirique l’interdisciplinarité de la recherche en sciences sociales et humaines à travers ses objets d’étude, définis à partir des mots présents dans les titres des articles publiés. Plus spécifiquement, nous analysons ici la relation entre les objets d’études et les disciplines des sciences sociales et humaines, ce qui nous permet d’identifier quels sont les objets d’étude communs aux différentes disciplines (les indisciplinés), et ceux qui sont les plus fortement reliés à une ou quelques disciplines spécifiques (les disciplinés). Dans l’ensemble, ces données permettent de cartographier ce qui regroupe les disciplines de ce qui les distingue.

20 mars 2018
Julie Goulet-Kennedy
Université Laval et École Saint-François (Québec)

Les enseignants, intervenants et professionnels des écoles ont-ils facilement accès à des connaissances éprouvées qui leur permettraient de s'adapter aux défis innombrables de la scolarisation des enfants?

19 mars 2018
Mathieu Bujold et coll.
Université McGill

L'ACFAS publie ici le 117e Cahier scientifique, mais aussi le premier en version numérique d'une collection regroupant depuis 1979 des actes de colloques présentés dans le cadre de son congrès annuel.

19 mars 2018
Rencontre avec Yves Gingras, UQAM
Entretien réalisé par Johanne Lebel, ACFAS

Dans cet entretien, Yves Gingras relate les événements qui depuis plus de quatre siècles ont marqué le domaine des sciences au Québec. Des débuts de la Nouvelle-France, où médecins et militaires font un inventaire des ressources naturelles utiles, plantes et animaux, à aujourd’hui où il conclut sur l’autonomie des chercheurs et leur devoir d’intervenir socialement.

18 mars 2018
Mickaël Gardoni ,Alexandre Navarre
École de technologie supérieure

Ce livre est né d’une volonté commune des enseignants du programme de maitrise en gestion de l’innovation de concevoir un ouvrage vulgarisé qui résumerait les aspects fondamentaux des cours enseignés dans ce programme, mais aussi de rejoindre tous les praticiens qui oeuvrent dans le domaine de l’innovation, que ce soit dans le secteur public ou privé. Cette volonté avait aussi comme dénominateur commun de diffuser et donc de démocratiser, ou de démystifier, les nombreux aspects et spécialités qui caractérisent le spectre de la chaine de l’innovation. Ce dernier vocable, imparfait en soi mais souvent utilisé, permet de visualiser des étapes, lesquelles s’imbriquent de manière linéaire ou en parallèle afin d’amener une idée créative vers son (ou ses) marché(s).

18 mars 2018
Anne-Frédérique Turcotte
Université Laval

L’obésité est un problème connaissant une inquiétante croissance, sa prévalence ayant presque triplé depuis 1975 et ce, mondialement. Mais est-ce réellement une maladie? Cette question est importante puisque de considérer l’obésité comme telle permettrait d’améliorer les connaissances sur le sujet, de favoriser le développement de traitements, mais surtout d’agir en prévention. Ainsi, je tenterai de clarifier les enjeux, qui sont au cœur de plusieurs débats et controverses depuis maintenant quelques décennies.

18 mars 2018
Isabelle Laforest-Lapointe
Université de Calgary

Plusieurs avancées récentes ont démontré que les communautés de microbes influencent la santé humaine. Et il en serait de même quant à leur rôle sur le bien-être des plantes et des écosystèmes. C’est du moins ce que les travaux auxquels j’ai contribué laissent présager. En effet, notre article paru dans la revue Nature en 2017 démontre pour la première fois que la diversité du microbiome des feuilles pourrait jouer un rôle crucial dans la productivité des écosystèmes terrestres.