Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Voici un projet explorant l’histoire, déjà façonnée ou se composant. Passé et présent de la recherche, donc, question d’ouvrir aussi sur ce qui fera histoire, nécessairement.

Robert Gagnon,Denis Goulet
Université du Québec à Montréal,Université du Québec à Montréal

1969, année de la sortie du microsillon Québec Love de Robert Charlebois. Parmi les titres, Tout écartillé raconte les hauts et les bas d’un jeune Québécois, perdu dans « Paris aux sept péchés », qui « étudie le béton précontraint ». Quand on sait que les programmes de bourses et d’échanges culturels entre la France et le Québec ont foisonné pendant la Révolution tranquille, on ne s’étonne pas que Charlebois en ait fait le héros de sa chanson. Pourtant, bien avant les années 1960, les voyages d’études à l’étranger en général, et en France en particulier, ont constitué un moyen pour le Québec de se doter d’une élite scientifique, artistique et intellectuelle. 

Mireille Lacombe
Musée des maîtres et artisans du Québec

C’est une émotion indescriptible qui nous frappe lorsque l’on prend place sous le dôme d’un planétarium et que le ciel, à portée de main, nous est soudainement dévoilé dans toute sa splendeur. Cette expérience, de nombreux Québécois ont pu la vivre au cours des cinquante dernières années. 

Dossier | Revues savantes
Yves Gingras
Université du Québec à Montréal

La question des publications scientifiques est un enjeu intense de débats depuis une dizaine d’années. Le texte de Camille Limoges que nous reproduisons ici et qui avait été publié dans la revue Interface de l’ACFAS en mars-avril 1992, il y a donc 25 ans, nous rappelle que les discussions sur la prolifération des publications scientifiques ne sont pas nouvelles.

Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Nous vous présentons ici, dans le cadre de notre dossier Histoire de la recherche, des extraits d'un numéro des Salons d'Érudit mettant en lumière l'histoire des communautés scientifiques canadiennes. Ouverts au printemps 2017, les Salons proposent « un éclairage sur la société par les revues savantes ».

Stéphanie Gamache
Université Laval

Quel est le chemin à prendre pour rendre une ville accessible ? Faut-il aller, comme sur la photographie à gauche, vers des espaces simples et vastes, ou à droite vers des contraintes imposées : borne-fontaine, poteaux, poubelle ? 

La vice-première ministre, ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade, et la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Mme Marie Montpetit, ont dévoilé les lauréates et lauréats des Prix du Québec 2017 dans les domaines de la culture et de la science. C’est avec plaisir que nous vous présentons ici les lauréats des six prix scientifiques ainsi que la lauréate du prix de la Relève scientifique.

Virginie Lemieux-Labonté
Université de Montréal

Dans le cadre de sa thèse, la chercheuse s’intéresse aux microorganismes de la peau des chauves-souris, c’est-à-dire au microbiote cutané, en relation avec le syndrome du museau blanc.

Adèle Paul-Hus
Université de Montréal

Dans le cadre de mon doctorat, j’étudie les remerciements dans les articles scientifiques afin de mieux comprendre les pratiques d’attribution du crédit entre les chercheurs. Les remerciements, ces courts paragraphes que l’on retrouve généralement à la toute fin des articles scientifiques, relèvent d’une forme de courtoisie académique où les auteurs d’une publication soulignent la contribution de collègues, assistants de recherche et étudiants.

Alexandre Klein
Université Laval

Sous l’objectif de l’appareil, la garde-malade Charlotte Tassé (1893-1974), en uniforme. Attablée à son bureau du Sanatorium Prévost, la nouvelle présidente du conseil d’administration pose humblement pour la postérité.

Sandrine Paquette
Collège Montmorency

Vous êtes en examen, le stress vous gagne et vous avez l’impression de toujours répéter le même propos, le même mot? Vous croyez être bègue? Si c’est le cas, ne vous inquiétez surtout pas! Contrairement à ce que l’on pense, il existe plusieurs solutions pouvant contrer cette anomalie. Mais laissez-moi d’abord vous dire que le bégaiement n’est pas d’origine psychologique, même si des facteurs de cet ordre l’aggravent, tels le stress, la gêne et même le sentiment de honte. Mais alors, d’où vient le bégaiement?

Monique Loiselle
Université de Montréal

Mon intérêt pour l’étude anthropologique du mariage consanguin a débuté lorsque j’ai pris conscience du discours paradoxal que tenaient les gens de mon village quand il était question de parenté. Certaines personnes de la communauté ignoraient carrément les « apparentés ». En revanche, d’autres mentionnaient qu’après les cousins germains, la parenté ne comptait plus. Enfin, certains affirmaient posséder une petite parenté avec leur conjoint, mais sans que cela ne semble porter à conséquence.  C’est à la suite de ces propos que j’ai commencé à m’intéresser à cette question et par le fait même à la consanguinité. Je voulais aussi en connaitre davantage sur les origines des familles et sur l’histoire de mon village. Ma curiosité avait été piquée.

Marie-Catherine St-Pierre
Université Laval

Dans l’écran de mon ordinateur se déroule une rencontre entre enseignantes, orthophonistes et chercheuses de diverses régions du Québec. Des échanges se vivant dans une ambiance de grande collaboration, et pas moins riche, parce que virtuels. Des échanges ralliant deux domaines de pratique, l’enseignement et l’orthophonie –. Des échanges alliant les connaissances relatives au langage et les expériences pédagogiques.

Daniel Poitras
Université de Toronto

Les résultats auxquels il était parvenu eurent l’effet d’une bombe : on y découvrit que 53% des étudiant.e.s de l’Université de Montréal étaient fils et filles de professionnels, de financiers, commerçants, hommes d’affaires et fonctionnaires, au détriment des fils et filles des cultivateurs et des ouvriers (21%), deux catégories pourtant beaucoup plus nombreuses dans la société. J.-Y. Morin concluait à l’inégalité d’accès à l’université et suggérait : « Il convient donc que l’État subventionne l’Université »,

Pascal Bastien
Université du Québec à Montréal

Le Laboratoire Paris XVIII s'intéresse aux modes de circulation de l’information dans le Paris du siècle des Lumières. Comment les bruits, rumeurs et nouvelles se transmettent-ils dans une ville qui compte alors 500 000 habitants? 

François-Olivier Dorais
Université de Montréal

L'image ci-dessus représente la page couverture du septième numéro de la Revue du Nouvel-Ontario (RNO). Publication interdisciplinaire de langue française portant sur l'Ontario français, cette revue constitue un espace de réflexions et de débats privilégié sur les divers enjeux sociaux, politiques, historiques, culturels et économiques se rapportant à la collectivité franco-ontarienne. Son importance se signale par son rôle central dans la construction du champ des études sur l'Ontario français et, plus largement, dans l'établissement d'un champ réflexif propre à la francophonie ontarienne.

Martin Normand
Université d'Ottawa

De nombreux acteurs institutionnels et de la société civile se sont prononcés sur le principe de l’offre active. Des commissaires linguistiques ont préparé des rapports spéciaux et des outils pour sa mise en œuvre; des groupes issus du milieu de la santé ont élaboré des guides de formation, des énoncés de position ou encore des outils de promotion. Le principe attira aussi l’attention de chercheurs dans une variété de domaines. Ce sont tous ces documents qui alimentent actuellement mes propres travaux.    

Gabriel Girard
Université de Montréal

De promenades en déambulations, de lectures en discussions, s’est établie une véritable cartographie sensible des lieux marqués par l’histoire de l’épidémie. On pense spontanément au Parc de l’espoir, à l’angle des rues Sainte-te Catherine et Panet, symbole de la mobilisation des activistes pour doter la ville d’un lieu de mémoire.

Marc Gauthier
Université Laval

Montréal, 1879.  L’Art Association inaugure ses nouvelles galeries au square Phillips. À cette occasion, elle sollicite ses membres qui prêtent généreusement leurs œuvres personnelles. Heureusement, les administrateurs de l’association ont publié un catalogue. Il est conservé aux archives du Musée des beaux-arts de Montréal, le descendant direct de l’association. Montréal, 2017. Un chercheur enquête sur les 357 oeuvres exposées.

Jacques G. Ruelland
Université de Montréal

Le concepteur de cette affiche délirait-il? Mais non! Il s’agit du produit de la recherche en typographie expérimentale, une aire de recherche technologique, industrielle et universitaire actuellement en plein développement au Québec. Pour comprendre comment et pourquoi cet avatar de la typographie classique s’inscrit dans notre histoire, il faut d’abord retracer l’arrivée de l’imprimerie à Montréal.

Jean-Philippe Warren
Université Concordia

Cette maison appartenant à la famille Casaubon est certainement la plus célèbre habitation de l’histoire de la sociologie québécoise. En 1886, à son retour de Paris, où il s'était initié à la méthode d’analyse élaborée par deux disciples dissidents de Frédéric Le Play, Henri de Tourville et Edmond Demolins, Léon Gérin s’était fait la promesse de mettre cet enseignement en pratique et de lancer rapidement des études monographiques au pays.

Alain Farah
Université McGill

C’est beau, le début. Une page blanche. Le moment où tout est encore possible. Je travaille toujours de la même manière : entouré du plus de livres possible et d’un seul petit carnet. Je ne sais pas ce qu’est la recherche en littérature. Dans le doute, je me répète cette phrase de Robbe-Grillet : la littérature cherche ce qu’elle cherche.

Jean Bernatchez
Université du Québec à Rimouski

En arrière-plan de la photo, une école primaire : la brique et l’asphalte affichent des dessins aux couleurs criardes, invitant les élèves à des jeux. En avant-plan, une structure en spirale leur permet de grimper au ciel pour se prétendre maîtres des lieux, qu’ils dominent du regard. 

Dossier | Revues savantes
Gérard Boismenu
Université de Montréal

Voici le premier billet d’une nouvelle chronique. Pour ouvrir cet espace, entièrement dédié aux revues savantes, Gérard Boismenu propose une réflexion sur cette institution dont la vocation n’a pas bronché depuis sa création au 17e siècle : échanger, valider, diffuser.

Propos recueillis par Danielle Ouellet, 1990

Gérard Bergeron (1922-2002) est l'un des pères de la science politique au Québec. Intellectuel avant tout, fasciné par le pouvoir, il a produit une oeuvre imposante et diversifiée au long de sa carrière. Comme professeur à l'Université Laval et à l'École nationale d'administration publique (ÉNAP), il a préféré ne pas être mêlé à l'action pour mieux jouer son rôle d'observateur, éclairé bien sûr.

Propos recueillis par Danielle Ouellet, 1989

Jeune chercheur dans les années 1970, Claude Hillaire-Marcel a été le premier spécialiste au Québec de la géochimie isotopique et le fondateur du Centre de recherche en géo­chimie isotopique et en géochronologie de l'Uni­versité du Québec à Montréal (GEOTOP). Si la discipline semble quelque peu ésotérique, elle nous permet de retracer l'évolution climatique et géolo­gique de notre planète Terre. Quant à la carrière de ce chercheur, c'est l'évolution de nos propres structures de recherche qu'elle permet, entre autres, de retracer. 

Propos recueillis par Yanick Villedieu, 1988

Dans les recherches de Karen Messing, généticienne à l'Université du Québec à Montréal, c'est l'être humain qui compte d'abord et avant tout. Cette chercheuse a d'ailleurs obtenu une formation en sciences humaines (baccalauréat en psychologie de l'Université Harvard) avant d'opter pour les sciences appliquées (maîtrise en génétique et doctorat en biologie de l'Université McGill). Elle s'intéresse depuis plusieurs années aux effets des radiations ionisantes sur l'humain. Une humaniste (et féministe ...) à rencontrer.

Adèle Morvannou
Université de Sherbrooke

Si le poker était marginal avant les années 2000, il est aujourd’hui le troisième jeu de hasard et d’argent le plus populaire au Québec. Peut-on être passionné des jeux d’argent dans l’harmonie?

Philippe-Edwin Bélanger (INRS),Comité intersectoriel étudiant (CIÉ) des Fonds de recherche du Québec

Le présent dossier entend contribuer aux discussions sur l'enjeu de l'employabilité des diplômés des études supérieures en se concentrant sur le passage de la formation à la profession.

Nathan C. Hall, en entrevue avec Marie-Pierre Cossette
Université McGill et Université Concordia

Tout comme vos communications scientifiques, vos participations à des activités associatives professionnelles ou étudiantes, vos échanges avec vos pairs ou avec votre groupe de recherche, votre activité dans les médias sociaux est une expression de votre personnalité universitaire, à laquelle s’ajoute cependant une perspective plus personnelle.