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Finaliste

Marie-Pier Roussel

UQAC - Université du Québec à Chicoutimi

Étude des adaptations du muscle squelettique induites par la progression de la dystrophie myotonique de type 1 et de leurs modulations par les atteintes respiratoires et l’entraînement

Marie-Pier Roussel

Titre de la thèse non vulgarisé : Étude des adaptations du muscle squelettique induites par la progression de la dystrophie myotonique de type 1 et de leurs modulations par les atteintes respiratoires et l’entraînement.

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Selon moi, ce qui est le plus difficile à vulgariser n’est pas nécessairement les concepts les plus complexes, mais plutôt ceux pour lesquels des personnes non initiées ont de fausses croyances. Par exemple, beaucoup de personnes ne comprennent pas la différence entre l’effet fondateur et la consanguinité pour expliquer la prévalence de maladies : le premier dépend d’un patrimoine génétique restreint à une région géographique alors que le second dépend de l’union entre membres d’une même famille.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?  
Petite, je rêvais d’être une scientifique sans savoir trop dans quel domaine. Mon parcours m’a amenée à faire mes études universitaires en physiothérapie et c’est à ce moment que je me suis intéressée à nouveau à la recherche. Une fois mes études terminées, j’ai pratiqué comme clinicienne pendant un certain temps, mais je me suis rapidement rendu compte que la recherche me manquait et je me suis donc inscrite aux études supérieures. Pour moi la recherche est donc beaucoup plus qu’un choix de carrière, c’est une passion.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiante chercheuse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheuse?
Mon projet de recherche regroupe les sciences cliniques et fondamentales, mon quotidien varie donc beaucoup selon l’étape du projet de recherche à laquelle je suis rendue : je peux travailler directement avec les sujets pour les évaluer ou les entraîner, je peux assister un médecin dans la réalisation de biopsies musculaires, je peux analyser ces biopsies en laboratoire ou encore travailler rédiger des communications scientifiques à mon ordinateur. L’expérience la plus enrichissante demeure le contact avec les patients, surtout lorsqu’ils me rapportent à quel point l’entraînement a eu des effets qui dépassaient leurs attentes.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J’ai décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes parce que je considère qu’il est très important que la population en général soit au courant des avancées scientifiques, entre autres dans le domaine de la santé. Il y a beaucoup trop de fausses ou mauvaises informations qui circulent sur Internet et je crois qu’une grande partie de la solution passe par la vulgarisation scientifique, comme le permet le concours Ma thèse en 180 secondes.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
D’avoir à vulgariser son projet en 180 secondes est un des plus grands exercices de synthèse que j’ai eu à réaliser. Non seulement il faut faire comprendre un sujet complexe à un public général en très peu de temps, mais il faut aussi captiver ce public. Cet exercice est donc très formateur pour apprendre à faire un transfert de connaissances efficace.