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Finaliste

Gabrielle Houle

Université McGill

Fondements génétiques du tremblement essentiel

Gabrielle Houle

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Les gens sont souvent étonnés d’apprendre qu’on fait régulièrement du clonage dans les laboratoires de génétique. On pense tout d’abord à la brebis Dolly, mais clonage ne veut pas nécessairement dire reproduire un organisme au complet; on utilise aussi cette méthode de biologie moléculaire afin d’isoler et multiplier un fragment d’ADN d’un organisme que l’on veut étudier.

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
Ma thèse de doctorat représente le plus gros casse-tête de ma vie. La recherche c’est un peu comme un immense casse-tête, mais avec un nombre infini de pièces et pour lequel personne n’a encore la solution.

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiante chercheuse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheuse?
Mon quotidien consiste principalement à imaginer de nouvelles stratégies et de les mettre en application afin de mener à bien mon projet de recherche. Récemment, j’ai eu la satisfaction d’obtenir une subvention de recherche spécifiquement afin de réaliser une expérience que j’ai imaginée et planifiée de A à Z.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
J’ai participé à Ma thèse en 180 secondes afin de sensibiliser la population sur le tremblement essentiel, une maladie neurologique peu connue, mais invalidante. Je veux aussi informer le grand public sur la puissance des outils génétiques actuels ainsi que les possibles retombés pratiques telles que le développement de nouveaux outils diagnostiques et médicaments.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
Je ne sais pas si j’ai atteint le sommet, mais j’ai définitivement rencontré une bonne montagne; expliquer son projet de recherche et convaincre le public qu’il s’agit d’une problématique importante en moins de trois minutes, c’est réellement tout un défi!