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Finaliste

Charlotte Capt

UdeM - Université de Montréal

Déchiffrer le lien entre la double transmission uniparentale des mitochondries et la détermination du sexe chez les bivalves

Charlotte Capt

Titre de la thèse non vulgarisé : Déchiffrer le lien entre la double transmission uniparentale des mitochondries et la détermination du sexe chez les bivalves.

Avez-vous déjà tenté de vulgariser votre thèse à votre famille? Qu’est-ce qui a constitué le plus gros défi? Ce processus a-t-il suscité des réactions cocasses?
Bien sûr! Il y a beaucoup de notions différentes à introduire dans mon domaine qui sont difficiles à expliquer pour des personnes qui n’ont aucun background en biologie. Justifier l’importance de projets qui sont dans le domaine de la recherche purement fondamentale n’est pas évident. De plus, vu la connotation sexuelle qui est associée au mot « moules », lorsque j’explique que le but de ma recherche est d’étudier comment le sexe est déterminé chez ces espèces, ça capte immédiatement l’attention de tout le monde. Je dirais que le défi majeur consiste à essayer de faire en sorte que mon interlocuteur retienne davantage l’intérêt de mon projet que les allusions lubriques qu’il provoque…

Pour vous, que représente votre recherche : un rêve d’enfance devenu réalité, un choix de carrière réfléchi, etc.?
À dix ans, ma mère m’a expliqué ce qu’était la biologie et ce jour-là j’ai décidé que, plus tard, je serai biologiste. C’est un choix que je n’ai jamais regretté!  Les domaines en biologie sont cependant très vastes, donc ma spécialisation s’est faite au fur et à mesure des choix de cours et de stages, très variés, que j’ai faits. C’est un aspect que je trouve passionnant et stimulant dans cette branche!

Au quotidien, à quoi ressemble votre vie d’étudiante chercheuse? Quelle est l’expérience la plus enrichissante que vous avez vécue en tant que chercheuse?
Mon temps est principalement dépensé devant un ordinateur puisque mon projet consiste à faire des analyses bio-informatiques. À côté de ça, je lis et rédige des articles scientifiques, agis comme démonstratrice pour certains cours auprès des étudiants du premier cycle, participe à des congrès et j’ai fait un peu de travail en laboratoire. J’ai eu quelques occasions de voyager, expérience très enrichissante d’un point de vue scientifique et culturel, lors de stages ou de congrès.  Venir m’installer au Québec pour une période aussi longue qu’un doctorat est l’expérience la plus marquante, étant suisse.

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Ma thèse en 180 secondes?
Parce que je voulais me lancer dans un nouveau défi, et, étant donné l’originalité et la perplexité que suscite mon projet de recherche, je me suis dit que ça serait très intéressant de voir si j’étais capable de le résumer et le vulgariser. Comme défi personnel, mais aussi pour essayer d’expliquer, à plus large échelle, que des sujets en science fondamentale ont également un rôle essentiel à jouer, même s’ils peuvent paraître loufoques au premier abord.

En participant à ce concours, en quoi avez-vous atteint de nouveaux sommets?
C’est très valorisant d’avoir réussi à vulgariser mon projet de doctorat. Je ne savais pas si j’en serais capable au moment de m’inscrire, et obtenir une telle reconnaissance dans mon travail procure un immense gain de motivation et de satisfaction personnelle. C’est aussi agréable de constater que mon sujet de thèse provoque soudainement autant d’intérêt et de félicitations auprès de mes proches! Finalement, le travail de synthèse et de promotion qui est demandé pour un tel exercice m’a donné l’opportunité d’avoir un nouveau regard sur mon étude, que je compte bien exploiter.