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Audrey Yank

Finalistes - 2013

Audrey Yank

Université McGill

Mention spéciale du jury 

L’amélioration de l’efficacité énergétique des foyers à la biomasse et la production de briquettes d’écailles de riz en Afrique de l’Ouest

 

Avez-vous déjà essayé d'expliquer votre thèse ou votre mémoire à votre famille? 
Au début, je récoltais souvent des visages confus lorsque je m'aventurais à parler de ma recherche. J'évitais parfois d'aborder le sujet! Je sentais que les gens étaient parfois mal à l'aise de ne pas comprendre et tentaient de changer de sujet : « Aaaah. Intéressant. Belle journée hein?» Maintenant, c'est le jour et la nuit! J'utilise des mots pour créer une image dans la tête des gens. Depuis, les gens sont intéressés et me posent des questions quand je leur explique! 


Pour vous, la recherche est-elle un but ou un moyen? 
La recherche est arrivée dans ma vie après un heureux concours de circonstances. Même si j'ai toujours eu une curiosité et un intérêt pour l'apprentissage, j'ai senti le besoin de prendre du recul après la fin de mon baccalauréat. J'ai d'ailleurs refusé une maitrise qui m'a été offerte à ce moment! Puis après une année de travail, une autre occasion s'est présentée et j'ai senti que c'était le bon moment cette fois. Ma maitrise est alors une continuité de ce travail, ce qui donne beaucoup pertinence à ma recherche. C'était essentiel pour moi qu'elle s'intègre dans un contexte concret et appliqué. 

Concrètement, à quoi ressemble la vie d'un étudiant-chercheur? 
J'adore l'autonomie et la flexibilité que me procure le travail de recherche! Je suis celle qui est en charge de mon projet et cela me motive beaucoup. Au baccalauréat on apprend à apprendre, à la maitrise on apprend à gérer! Je suis responsable de mon horaire et cela me permet de m'impliquer ailleurs en parallèle pour garder un équilibre et ne pas être qu'en tête-à-tête avec mon ordinateur! 

Pourquoi avez-vous décidé de participer au concours Votre soutenance en 180 secondes? 
J'aime beaucoup partager ma passion et j'ai un côté pédagogue. Je fais souvent de la vulgarisation scientifique à l'écrit et ce concours était un défi oral à relever. J'ai apprécié l'exercice  car maintenant je peux parler plus facilement (et brièvement!) de ce que je fais, tout en suscitant l'intérêt de l'auditeur, peu importe qui me pose la question! J'aime créer ce pont entre la recherche et la société, car si on ne réussit pas à communiquer la recherche, à quoi sert-elle réellement? 

Quelles frontières avez-vous dépassées en participant à ce concours? 
Ma recherche s'effectue avec et pour les femmes de l'Afrique de l'Ouest. C'est important pour moi de donner une voix à ces femmes à travers mon travail et ce concours était une opportunité de faire tomber les frontières géographiques. Parler de mon projet permet de faire prendre conscience que la planète n'est qu'un gros village et que nous sommes tous connectés finalement.

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D'après l'idée originale de