Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Voici un projet explorant l’histoire, déjà façonnée ou se composant. Passé et présent de la recherche, donc, question d’ouvrir aussi sur ce qui fera histoire, nécessairement.

Jeanne Millet
Université de Montréal

J’ai découvert la puissance du dessin comme outil de recherche scientifique en consultant un livre sur l’architecture des arbres de la forêt tropicale. Les dessins illustraient synthétiquement le fonctionnement des systèmes complexes que sont les arbres. Dès lors, mon regard s'est transformé. Dans le désordre apparent des branches, je reconnaissais le plan d’organisation d’une structure dont l’édification suivait une séquence de développement aux règles simples.

Vincent Larivière
Université de Montréal

Cette chronique montre que le nombre de revues savantes croit encore de manière exponentielle, principalement depuis l’arrivée de l’ère numérique. Par contre, cette croissance amène également plus de « bruit ».

Emmanuelle Bernheim,Pierre Noreau
Université du Québec à Montréal,Université de Montréal

La thèse : un guide pour y entrer… et s’en sortir propose un tour d’horizon des défis et des satisfactions que rencontrent l’étudiant ou l’étudiante inscrits au troisième cycle. Bien que chaque destinée et chaque expérience soit singulière, les figures imposées reviennent invariablement : choisir un directeur de thèse, forger une question de recherche, rédiger la thèse, la soutenir, construire un CV académique diversifié.

Jean-Claude Simard
Université du Québec à Rimouski

En tant qu’historien des sciences et des techniques, l'auteur ne se prononce pas sur le bien-fondé de la démarche visant à promouvoir une industrie 4.0. En revanche, la trame historique que mobilise ce courant et sur laquelle s’appuie son argumentaire présente un grand intérêt et mérite qu’on s’y arrête.

Natalie Stake-Doucet
Université de Montréal

Ce qui m’intéresse dans le cadre de mes recherches, c’est de comprendre comment ce système hétérogène affecte le travail des infirmières. J’ai pour ma part travaillé comme infirmière dans divers milieux hospitaliers, et j’ai toujours eu l’impression de porter des œillères. Les tâches à accomplir étaient relativement claires, mais les raisons, les décisions, les règles administratives qui les entouraient semblaient obscures et insaisissables.

Entretien avec Ted Hewitt
Président du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada - CRSH

Nous n’avons pas à trancher entre recherche disciplinaire et recherche multidisciplinaire. Les deux doivent coexister et même s’entrecroiser. Les travaux disciplinaires permettent d’obtenir des données précises qui peuvent contribuer, ou être nécessaires, à la résolution de problèmes plus larges.

David Montminy
Université de Montréal

Remplacer, dans une photo, le philosophe Michel Foucault assis à son bureau par un robot, c’est assez facile. Mais déterminer de quoi ce robot aurait besoin pour produire de la connaissance foucaldienne, c’est un peu plus ardu. Une première réponse assez intuitive serait de le munir d’une capacité de raisonnement exceptionnelle. Un tel robot producteur de savoir devrait donc être muni d’un appareil logicomathématique infaillible, d’un ordinateur superpuissant en somme.

Alexandre Klein
Université Laval

Nous sommes au Sanatorium Prévost, dans Cartierville, une banlieue chic au nord de Montréal, et il est un peu plus de 17 heures, ce mercredi 13 octobre 1954, lorsque Rachel Gagnon se voit remettre des mains de Wilbrod Bonin, le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, son certificat de perfectionnement en psychiatrie accompagné d’un insigne professionnel créé pour l’occasion.

Alexandre Turgeon
Université d'État de Bridgewater, Massachusetts, États-Unis

Sur Twitter, je scrute les tweets liés aux hashtags #ggi (grève générale illimitée), #polqc (politique québécoise),et #assnat (Assemblée nationale). C’est ainsi que je tombe, le 16 mai 2012, sur un tweet parmi tant d’autres.

Julie Bouchard
Université de Montréal

Fonder une école, réaliser une recherche, élever un enfant : trois défis pouvant sembler a priori fort différents. Ils tirent pourtant leur source d’un même souffle dans ma thèse de doctorat : contribuer à la réussite éducative de tous. L’image qui me vient pour l’illustrer est celle d’un enfant qu’on a porté, accompagné et qui a grandi, petit à petit. Il part, le sac à dos rempli des outils qu’on lui a fournis.

Marie LeBel
Université de Hearst

Ces clés suspendues sont celles des chambres de l’hôpital psychiatrique de North Bay dans le Nord-Est de l’Ontario; la « Côte » comme on disait dans la région, en menaçant, d’un ton qui se voulait taquin, l’un des nôtres de le « laisser sur la côte à North Bay ». Je me souviens que mon père nous servait une tirade similaire lorsqu’en station wagon familial nous passions à l’Annonciation… Autres lieux d’internement, même imaginaire de la folie.

Chantal Bayard
INRS - Centre Urbanisation Culture Société

Dans le cadre de mes recherches, je m’intéresse aux expériences, aux mises en scène et aux représentations de la maternité sur les réseaux sociaux. De manière générale, je cherche à comprendre comment et pourquoi les femmes enceintes et nouvellement mères affichent leur maternité sur les réseaux sociaux, et quelles sont les conséquences de cette utilisation sur leurs expériences de la maternité.

Maxime Descoteaux
Université de Sherbrooke

Le « projet génome humain » était d'établir le séquençage complet de l'ADN. Celui du « connectome » humain est de cartographier l’entièreté des liaisons neuronales du cerveau. Sur la présente image, chaque ligne représente un tracé complexe de la circuiterie cérébrale, c’est-à-dire la connexion entre chaque région du cerveau. Les couleurs sont, elles, aléatoires et choisies pour des raisons esthétiques.  

Sandra Harrisson
Université du Québec de Trois-Rivières

C’est dans les archives médicales, où se trouvent les nombreux dossiers de patients, que je pars à la découverte des parcours psychiatriques des personnes atteintes de problèmes de santé mentale. Quatre années, assise à ce bureau, à lire des milliers de pages relatant l’expérience de l’hospitalisation au sein du département de psychiatrie de courte durée de l’Hôpital Montfort. 

Mathieu Perron
Université du Québec à Trois-Rivières

Ces petits bouts de papier numérotés sont un certificat d’appui et une reconnaissance du gouverneur, tous deux adressés à la veuve Arnaud du faubourg Saint-Laurent à Montréal en février et mars 1769 pour l’obtention d’une licence autorisant le détail des boissons fortes dans son auberge.

Jacques G. Ruelland
Université de Montréal

Dans cette image, le premier « atelier » d’entretien de la Laurentide Pulp & Paper, au Lac-à-la-Tortue, vers 1920. L’époque héroïque des avionneries québécoises! 

Marie-Claude Thifault
Université d'Ottawa

Ce travail de broderie sur un linge de vaisselle a été réalisé par Marguerite-Marie, une épileptique internée à l’âge de 12 ans à l’Hôpital Saint-Jean-de-Dieu. Entre les murs de cette institution asilaire montréalaise où elle passera toute son existence (1921-1950), Marguerite-Marie rêvait d’une vie, hors des murs, semblable à celle de ses sœurs qui tour à tour se marieront et pour qui soigneusement, avec patience et talent, elle brodera, sur des coupons de cotonnade, les initiales des futurs époux ou des gerbes de fleurs piquées de rose et de lilas. C’est ainsi que j’ai eu accès à la correspondance de Marguerite-Marie et que j’ai pu ajouter sa voix au récit de son internement et par là même à l’histoire de la psychiatrie québécoise.

Kateri Lemmens
Université du Québec à Rimouski

Et s’il s’agissait de faire parler l’expérience de la création de l’intérieur, en déployant tous les doigts de la main de la bibliothèque vers la vie et de la vie vers la bibliothèque? Et s’il s’agissait de raconter et de témoigner d’un cheminement de création avec les idées et les images et les formes?

Robert Gagnon,Denis Goulet
Université du Québec à Montréal,Université du Québec à Montréal

1969, année de la sortie du microsillon Québec Love de Robert Charlebois. Parmi les titres, Tout écartillé raconte les hauts et les bas d’un jeune Québécois, perdu dans « Paris aux sept péchés », qui « étudie le béton précontraint ». Quand on sait que les programmes de bourses et d’échanges culturels entre la France et le Québec ont foisonné pendant la Révolution tranquille, on ne s’étonne pas que Charlebois en ait fait le héros de sa chanson. Pourtant, bien avant les années 1960, les voyages d’études à l’étranger en général, et en France en particulier, ont constitué un moyen pour le Québec de se doter d’une élite scientifique, artistique et intellectuelle. 

Mireille Lacombe
Musée des maîtres et artisans du Québec

C’est une émotion indescriptible qui nous frappe lorsque l’on prend place sous le dôme d’un planétarium et que le ciel, à portée de main, nous est soudainement dévoilé dans toute sa splendeur. Cette expérience, de nombreux Québécois ont pu la vivre au cours des cinquante dernières années. 

Dossier | Revues savantes
Yves Gingras
Université du Québec à Montréal

La question des publications scientifiques est un enjeu intense de débats depuis une dizaine d’années. Le texte de Camille Limoges que nous reproduisons ici et qui avait été publié dans la revue Interface de l’ACFAS en mars-avril 1992, il y a donc 25 ans, nous rappelle que les discussions sur la prolifération des publications scientifiques ne sont pas nouvelles.

Johanne Lebel
Rédactrice en chef

Nous vous présentons ici, dans le cadre de notre dossier Histoire de la recherche, des extraits d'un numéro des Salons d'Érudit mettant en lumière l'histoire des communautés scientifiques canadiennes. Ouverts au printemps 2017, les Salons proposent « un éclairage sur la société par les revues savantes ».

Stéphanie Gamache
Université Laval

Quel est le chemin à prendre pour rendre une ville accessible ? Faut-il aller, comme sur la photographie à gauche, vers des espaces simples et vastes, ou à droite vers des contraintes imposées : borne-fontaine, poteaux, poubelle ? 

La vice-première ministre, ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Mme Dominique Anglade, et la ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française, Mme Marie Montpetit, ont dévoilé les lauréates et lauréats des Prix du Québec 2017 dans les domaines de la culture et de la science. C’est avec plaisir que nous vous présentons ici les lauréats des six prix scientifiques ainsi que la lauréate du prix de la Relève scientifique.

Virginie Lemieux-Labonté
Université de Montréal

Dans le cadre de sa thèse, la chercheuse s’intéresse aux microorganismes de la peau des chauves-souris, c’est-à-dire au microbiote cutané, en relation avec le syndrome du museau blanc.

Adèle Paul-Hus
Université de Montréal

Dans le cadre de mon doctorat, j’étudie les remerciements dans les articles scientifiques afin de mieux comprendre les pratiques d’attribution du crédit entre les chercheurs. Les remerciements, ces courts paragraphes que l’on retrouve généralement à la toute fin des articles scientifiques, relèvent d’une forme de courtoisie académique où les auteurs d’une publication soulignent la contribution de collègues, assistants de recherche et étudiants.

Alexandre Klein
Université Laval

Sous l’objectif de l’appareil, la garde-malade Charlotte Tassé (1893-1974), en uniforme. Attablée à son bureau du Sanatorium Prévost, la nouvelle présidente du conseil d’administration pose humblement pour la postérité.

Sandrine Paquette
Collège Montmorency

Vous êtes en examen, le stress vous gagne et vous avez l’impression de toujours répéter le même propos, le même mot? Vous croyez être bègue? Si c’est le cas, ne vous inquiétez surtout pas! Contrairement à ce que l’on pense, il existe plusieurs solutions pouvant contrer cette anomalie. Mais laissez-moi d’abord vous dire que le bégaiement n’est pas d’origine psychologique, même si des facteurs de cet ordre l’aggravent, tels le stress, la gêne et même le sentiment de honte. Mais alors, d’où vient le bégaiement?

Monique Loiselle
Université de Montréal

Mon intérêt pour l’étude anthropologique du mariage consanguin a débuté lorsque j’ai pris conscience du discours paradoxal que tenaient les gens de mon village quand il était question de parenté. Certaines personnes de la communauté ignoraient carrément les « apparentés ». En revanche, d’autres mentionnaient qu’après les cousins germains, la parenté ne comptait plus. Enfin, certains affirmaient posséder une petite parenté avec leur conjoint, mais sans que cela ne semble porter à conséquence.  C’est à la suite de ces propos que j’ai commencé à m’intéresser à cette question et par le fait même à la consanguinité. Je voulais aussi en connaitre davantage sur les origines des familles et sur l’histoire de mon village. Ma curiosité avait été piquée.