Sébastien Piché Piché
Cégep régional de Lanaudière - L'Assomption

C’est en 1993 que s’est trouvé confirmé par la loi ce qui existait déjà dans la pratique : les cégeps comme lieu d’enseignement supérieur sont aussi des espaces de recherche. Auparavant, la loi stipulait que les cégeps avaient pour mission de « dispenser l’enseignement général et professionnel de niveau [sic] collégial ». Avec le projet de loi 44, les cégeps devaient dorénavant être considérés comme des établissements d'enseignement supérieur.

Mélissa Thériault
Université du Québec à Trois-Rivières

En cette période de l’année où la communauté scientifique s’éparpille aux quatre vents pour disséminer ses résultats de recherche avant de prendre (peut-être) des vacances bien méritées, il est bon de se rappeler que la science est produite par des humains, mais surtout pour eux et avec eux.

Vincent Larivière

Nous nous concentrerons ici sur la recherche fondamentale, dont les résultats peuvent être mesurés par les publications savantes écrites par les chercheurs.

Simon Mayer
Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ)

Dans le cadre de ses travaux de numérisation patrimoniale, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) lance en 2016 un grand chantier pour offrir une seconde vie au patrimoine scientifique publié au Québec. Aux ensembles de publications de l’ACFAS qui arrivent en ligne ces jours-ci sur www.banq.qc.ca, viendront s’ajouter de larges corpus de communications de travaux de recherche publiés depuis le XIXe siècle. Rappelons que BAnQ agit comme dépositaire de l’ensemble de la documentation publiée du Québec, et porte la mission de préserver et de diffuser ce précieux héritage.

Karen Messing
Université du Québec à Montréal

Pourquoi une professeure-chercheure, auteure d'une centaine d'articles évalués par ses pairs et de quelques livres académiques, choisirait de produire un livre à l'intention d'un auditoire général? Pourquoi ai-je passé cinq ans à mordre ma plume (virtuelle) pour vulgariser mes expériences de recherche en santé au travail, un sujet qui n'attire pas souvent l'intérêt des médias ni du public.

Simon-Pierre Hemle Djob Sotong
Université Laval

Aucune loi ne parle d’elle. Le juge n’en dit mot, il se limite à prononcer les paroles de la loi. Pourtant elle est bien là! Omniprésente ici et ailleurs, un véritable don d’ubiquité. Au Sud, elle maintient au pouvoir des élites qui accaparent les richesses de leurs jeunes nations : bonjour la pauvreté permanente, l’immigration économique et ses flots de morts en Méditerranée.

Gérard Bouchard
Université du Québec à Chicoutimi

[Archive du magazine, 1984] « Le métier de chercheur universitaire est un des derniers beaux métiers qui restent, une des dernières places fortes qui ne soient pas encore tout à fait prises par les bureaucraties et les égoïsmes collectifs, quelle qu’en soit la forme », de dire Gérard Bouchard

Marie-Claire Dumas, Jean-François Gosselin et Francis Sabourin
Concertation Montréal

Si l'on ajoute aux institutions d'enseignement supérieur, les 800 chaires et centres de recherche, les acteurs d’intermédiation et les organisations de soutien à la recherche et à l’innovation, Montréal compte plus de 1 000 acteurs dans son écosystème du savoir.

Nous avons ici une occasion exceptionnelle de mettre de l’avant ce qui distingue Montréal [...] comme une ville d’avant-garde qui intègrera concrètement la culture scientifique dans sa politique de développement culturel, comme cela se fait ailleurs dans le monde.

L'ACFAS en partenariat la Commission canadienne pour l’UNESCO

Tous les acteurs de la culture scientifique et les gouvernements sont invités à agir en coopération afin d’encourager et de promouvoir le développement de la culture scientifique dans le but de favoriser la diffusion des savoirs, de faciliter le dialogue sciences-société et d’améliorer la qualité de vie dans nos sociétés respectives.

Joëlle Le Marec,Bernard Schiele
Université Paris-Sorbonne,Université du Québec à Montréal

Le présent dossier a pour but de donner un aperçu des questions de culture scientifique, telles qu’elles se posent dans une dizaine de pays, ainsi que les actions lancées pour répondre aux problèmes distincts auxquels ils doivent faire face. Il présente aussi quelques expériences qui y sont menées.

Joëlle Le Marec
Paris-Sorbonne, France

Longtemps, la culture scientifique a été pensée pour le domaine limité des sciences physiques et biologiques, soit des sciences mathématisées et très instrumentées. Les sciences humaines et sociales, quant à elles, ont été implicitement considérées comme faisant déjà partie de la culture et ne nécessitant pas d’efforts de traduction, de vulgarisation ni de communication.

Michelle Riedlinger
Université of the Fraser Valley, Canada

Les plateformes de médias sociaux permettent l’éclosion de nouveaux espaces de communication sociopolitique engagée, et les citoyens s’investissent dans des discussions sur les enjeux scientifiques lorsqu’ils disposent d’espaces légitimes pour le faire.

Gauhar Raza,Surjit Singh
Conseil de la recherche scientifique et industrielle, Inde

En Inde, les enquêtes sur la compréhension de la science par le public émergent d’un mouvement scientifique largement conduit par la société civile; les préoccupations de cette dernière influant même sur les grands objectifs de recherche. Le People’s science movement, par exemple, un conglomérat de plusieurs associations comptant des milliers de bénévoles, visait l’atteinte des publics profanes.

Per Hetland
Université d’Oslo, Norvège

La recherche en communication scientifique dans les pays nordiques est fortement influencée par la tradition anglo-américaine. Toutefois, il existe un modèle nordique spécifique souvent ignoré par la recherche dans le domaine. Ce modèle repose sur quatre piliers.

Susanne Hecker,Anett Richter,Aletta Bonn
Centre Helmholtz de recherche environnementale, Allemagne

Nous croyons fermement que la science participative offre un formidable potentiel pour affronter les défis sociaux et scientifiques d’aujourd’hui. Pour les citoyens, la science participative accroît la littératie scientifique; pour les scientifiques, s’engager avec la communauté fournit une occasion irremplaçable d’apprentissage et d’innovation.

Germana Barata
Université d'État de Campinas, Brésil

L’état de la communication scientifique, dans tout pays, va de pair avec le développement de sa science et de sa technologie. Au Brésil, c’est à la fin des années 1990 que ces dernières atteignent leur maturité et leur reconnaissance internationale. Dans cette lancée, on assistera à une hausse des investissements et au développement des politiques en matière de communication scientifique. Aujourd’hui, il est temps d’aller plus loin et de renforcer, entre autres, les collaborations nationales et internationales.

Bernard Schiele
Université du Québec à Montréal

Cette courte note explore les formes contemporaines de participation et d'engagement qui donnent voix au chapitre à ceux qui jusqu'à présent avaient été exclus des débats sur les enjeux qui les concernaient parce que leur savoir et leur expérience, acquis au cours de leur existence, dévalorisés et jugés inopérants, ne correspondaient pas aux critères d'une compétence reconnue, et les privaient ainsi d'un droit de prise de parole, réservé à ceux, seuls, qui pouvaient s'en réclamer, particulièrement dans les domaines qui convoquaient l'expertise en science et en technologie.

Andrée Bergeron
Centre Alexandre Koyré d'histoire des sciences et des techniques, France

Dans un ouvrage récent, Bernadette Bensaude-Vincent appelle à écrire une « histoire située » de la culture scientifique et technique, culture qu’elle décrit comme un mouvement spécifiquement français, émergeant dans les années 1980 et désormais révolu, supplanté par un mouvement de participation du public.

Hester du Plessis
Conseil des sciences sociales et humaines, Afrique du Sud

Après plus de 20 ans de démocratie, la fracture raciale et politique en Afrique du Sud demeure présente, et la communication scientifique cherche toujours à occuper un rôle central pour faire ce qu’elle pourrait faire de mieux : fournir la vérité à l’appui des preuves scientifiques impartiales.

Michel Claessens
Commission européenne, Belgique

En ce début de 21e siècle, on peut sans se tromper, affirmer que le soutien à la culture scientifique, cette forme de diffusion pédagogique des connaissances qui cherche à mettre le savoir (et éventuellement ses limites et ses incertitudes) à portée d'un public non expert, est toujours aussi nécessaire et important, mais les raisons de cet engagement sont quelque peu différentes.

Anne Laure Mahé
Université de Montréal

Dessinons les élections, lancé en février 2017, est un blogue qui propose des analyses sur l'élection présidentielle française du printemps 2017, mais sous forme de bande dessinée! Chaque BD est coécrite par un.e chercheur.euse en sciences sociales et un.e bédéiste.

Luo Hui
Université de Science et technologie de la Chine

Les chercheurs ont retenu pour l’évaluation du milieu universitaire chinois les thèmes suivants : la politique globale, la gestion de la recherche scientifique, la démocratie et l’intégrité universitaire, et le développement humain.

Propos recueillis par Élaine Hémond, 1998

En 1972, Marie-Andrée Bertrand se dissocie des conclusions de ses collègues de la commission LeDain sur l'usage des drogues à des fins non médicales. Elle présente alors deux rapports dissidents où elle recommande non seulement la légalisation des substances psychotropes, mais aussi le contrôle de leurs prix et de leur qualité par l'État.

Martin W. Bauer
London School of Economics, Royaume-Uni

La « fabrication » de la science est affaire mondiale, la culture scientifique est chose locale. Lors d'une entrevue au plus chaud de la campagne du BREXIT, en juin 2016, Michael Gove, l'un des principaux partisans anti-Europe et ancien ministre de l'Éducation, refuse de s’associer à des économistes (la science de l'économie) soutenant la sortie de l'Union européenne, prétextant que « les gens dans ce pays en ont assez des experts ». Cette déclaration sera par la suite largement reprise comme emblématique d’un état inquiétant pour la science dans un Royaume-Uni post-BREXIT.

Propos recueillis par Sophie Malavoy, 1999

« La gestion du changement est quelque chose de très complexe. Il faut savoir jusqu'où on doit exercer une pression pour aller plus loin, tout en étant capable de relâcher au bon moment quand on sent qu'il faut un repos physiologique. On a toujours quelque chose à apprendre, mais il m'apparaît clairement que, pour qu'un changement se fasse, il faut une conjoncture favorable. Les changements imposés par un état de crise ne sont jamais faciles à vivre, même s'ils sont nécessaires », de dire Jean Rochon.

Propos recueillis par Danielle Ouellet, 1987

Louis-Edmond Hamelin, c’est l’homme du Nord et de la « nordicité », le géographe fondateur du Centre d’études nordiques de l’Université Laval. Mais c’est aussi un économiste, un écrivain « inventeur de mots », un ancien recteur redevenu étudiant et un passionné de montagne. Bref, un chercheur dont la « mouvance » témoigne d’une curiosité sans bornes et d’un désir permanent d’ascension.

René Audet
Université du Québec à Montréal

Peut-on qualifier le Frère Marie-Victorin d’environnementaliste? S’il est bien reconnu comme pionnier de la science au Québec, les nombreuses biographies dont il fut l’objet ne le qualifient jamais ainsi. Certains, le considèrent volontiers comme le précurseur de l’écologie québécoise, mais sa « sensibilité écologisteObjet inconnu » est plus souvent passée sous silence. Le fait s’explique sans doute par le fait que cette pensée ne fut jamais systématisée par le Frère lui-même et que les matériaux dont dispose celui qui entend le faire a posteriori sont éparpillés à travers son œuvreObjet inconnu. C’est justement là l’objectif de ce texte : réunir ces matériaux épars afin de présenter la pensée environnementaliste du Frère Marie-Victorin et d’en faire ressortir l’originalité par rapport aux courants dominants de son époque en matière de philosophie de la nature et de gestion des ressources naturelles.

Jean-Philippe Warren
Université Concordia

Le nom même des sciences sociales est trompeur : ce sont au moins autant des sciences que des technologies. Elles servent à comprendre de manière objective la réalité sociale, mais elles permettent aussi de la manipuler. Elles se sont par conséquent sans cesse offertes dans l’histoire comme savoirs et pouvoirs, reflétant les intérêts et les préoccupations des régimes politiques et économiques du moment.

Denis Goulet
Université de Montréal et UQAM

Ce laboratoire d’anatomie-pathologie et de bactériologie amorce ses activités en 1914. La photographie, prise cette année-là, a servi d’illustration dans l’annuaire de l’Université Laval, annonçant avec fierté son ouverture. Le laboratoire était situé au 2e étage du pavillon de médecine dans le Vieux-Québec, à proximité de l’Hôtel-Dieu. À cette époque, les laboratoires de pathologie et de bactériologie étaient généralement séparés pour éviter les contaminations. Mais la Faculté de médecine ne disposait pas des espaces suffisants pour aménager deux laboratoires distincts. Dix ans plus tard, les autorités universitaires procéderont à l’agrandissement et à la rénovation de l’immeuble. Inauguré en septembre 1924, il comportera deux laboratoires.