Dans un récent article, la sociologue Monique Hirschhorn (2016, p. 288) revient sur la constitution, devenue malaisée, d’une sociologie de la société française, cet « objet encombrant, difficile à saisir et [actuellement] peu valorisé ». Au Québec, Fernand Dumont (1962, p. 278) fut l’un des premiers dans les années 1960 à constituer le Québec comme société globale à partir de « mécanismes par lesquels [elle] a tâché de se donner une représentation d’ensemble ».
Dans les sociétés démocratiques, la justice et la presse se côtoient, collaborent et parfois s’opposent. Il existe une tension intrinsèque et inévitable entre, d’une part, le droit du public à l’information, qui exige des institutions publiques qu’elles agissent en toute transparence, et d’autre part, l’équité et le bon déroulement des procédures judiciaires.
Ce colloque porte sur l’importance du calcul informatique de pointe (CIP) pour le Québec. Dans des domaines comme la dynamique des fluides, la physique ou la chimie numérique, le CIP joue un rôle prépondérant depuis plusieurs décennies et permet par exemple de concevoir des avions plus silencieux et économes. L’utilisation du CIP s’est cependant fortement diversifiée dans les dernières années.
Les technologies de l’information et des communications (TIC) occupent une place grandissante dans une multitude de sphères de l’activité humaine. De nouvelles tâches sont automatisées et les acteurs sont davantage interconnectés. Des secteurs sensibles et névralgiques reposent de plus en plus sur de telles infrastructures technologiques. C’est le cas notamment des marchés financiers, avec l’apparition des transactions à haute fréquence, et des villes, qui deviennent de plus en plus « intelligentes ».
SVP, réservez votre lunch à communications.frq@frq.gouv.qc.ca Ce colloque est organisé par Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.
Les pratiques discursives en santé publique s’objectivent à travers diverses interventions sociales dont la prévention des maladies, l’éducation sanitaire, la promotion, la surveillance et la protection de la santé. L’éducation à la santé a pour objectif de prévenir le développement des maladies et s’est élaborée à partir de savoirs épidémiologiques précisant non seulement les maladies, mais aussi les facteurs de risques et les populations vulnérables associées.
Dans une économie de la connaissance, l’une des missions prioritaires de l’université est de contribuer à l’insertion professionnelle de ses étudiants. Or, dans une perspective internationale, on constate une hausse marquée du chômage chez les docteurs, tant dans les pays du Sud que du Nord. De plus, très peu d’entre eux ont accès à des postes universitaires pour lesquels ils sont formés alors qu’ils sont par ailleurs mal préparés à une carrière hors de l’université.
Dire que le numérique a largement investi le champ scientifique relève désormais de l’évidence. Les chercheurs, sans distinction disciplinaire, utilisent les outils numériques pour améliorer l’efficacité de leurs travaux : du simple usage d’ordinateurs et du Web pour échanger avec les pairs, accéder à leurs travaux et diffuser des résultats au recours à des instruments lourds de collectes de données.
Ce colloque s’appuie sur celui de 2016, « PÉRISCOPE : méthodologies dérivées de perspectives socioculturelles pour composer avec les enjeux de la recherche en partenariat », et il approfondit certaines des thématiques abordées.
Le colloque propose un espace de réflexion sur les enjeux de la collaboration dans la mise en réseau des organismes. Par des interventions, la présentation de projets de collaboration et l’animation de tables rondes, le colloque mettra en valeur et en question les différentes approches des organismes de recherche et d’innovation, et exposera les retombées des réalisations de ces organismes sur les milieux preneurs.
Le contexte des organismes à vocation sociale, qu’ils soient à but lucratif ou non, évolue rapidement. Malgré leurs budgets souvent restreints, ces organismes doivent mettre en place davantage de mécanismes et de pratiques formelles de gestion pour répondre aux demandes de leurs principales parties prenantes. De plus, dans un environnement d’austérité, ils doivent aussi innover dans leurs démarches de financement, une des raisons possibles de la démarche de diversification de leur CA.
La recherche collégiale maintient le cap contre vents et marées. Il faut attendre 1967 pour la voir véritablement naître, car c’est au sein même du projet de création des cégeps qu’elle est conçue. Cinquante ans plus tard, est-elle encore trop méconnue? Sans conteste. Est-elle sous-utilisée? Sans aucun doute. Pourtant, elle a su s’enraciner dans les trois secteurs — société et culture, nature et technologies, santé — et dans la plupart des domaines de recherche. Selon quels modèles s’est-elle implantée? Que sont les chercheuses et chercheurs devenus?
Au nom d’un « supplément démocratique » et d’une «acceptabilité sociale », toutes les initiatives visant l’engagement et la participation de citoyens ou de consommateurs sont favorablement perçues comme étant un « progrès ». Aujourd’hui, l’initiative de rallier les différentes parties prenantes motivées par un projet à travers un processus de collaboration et d’échange est de plus en plus encouragée. Cependant, le regroupement de ces acteurs ne suffit pas à lui seul à garantir le succès du projet.
Le transfert d’une recherche fondamentale à une recherche clinique demande au chercheur de s’assurer que la nouvelle technique de laboratoire soit éthiquement acceptable tout en se conformant aux différentes réglementations. Ce transfert ajoute un délai de plus de deux ans aux multiples années de recherche fondamentale. Un manque de formation en thérapie cellulaire, un manque de connaissance ainsi que l’interprétation de réglementations complexes peuvent expliquer en partie les causes de ce long délai. Par contre, l’enjeu le plus problématique est le manque de financement.
Le partage des connaissances acquises est une partie intégrante du travail de tout chercheur, voire une responsabilité. Cette diffusion du savoir passe invariablement par la publication et la participation à des conférences. À cette ère numérique et mondiale, la connaissance de l’anglais, considéré comme la lingua franca du monde universitaire, est plus que jamais nécessaire, mettant fréquemment les chercheurs devant un choix déchirant, soit celui de publier en anglais ou en français.
Une partie importante des recherches empiriques en sciences humaines et sociales implique une collecte de données auprès de participants. Ces participants appartiennent souvent à des milieux particuliers, par exemple communautaires, professionnels, institutionnels. Pour les chercheurs œuvrant dans ces domaines, l’accès au terrain représente assurément une préoccupation importante : il peut représenter un processus complexe posant certains défis ou contraintes et nécessitant des stratégies ou adaptations.
La recherche doctrinale en droit fait l’objet de nombreuses réflexions épistémologiques et méthodologiques, notamment en raison du caractère relativement récent de celle-ci. En effet, l’enseignement du droit étant auparavant dispensé par des avocats praticiens, la recherche juridique a réellement émergé par la consolidation de professeurs en droit consacrant leurs carrières à l’enseignement et à la recherche. Parallèlement, les théories critiques en droit se taillent une place de choix au sein du monde de la recherche juridique nord-américaine.
En sciences sociales et humaines, le recours à la recherche empirique et à la recherche de terrain, que celles-ci soient de nature qualitative ou quantitative, va de soi. La discipline juridique fait piètre figure, car ces méthodes de recherche demeurent peu utilisées et leurs pratiques, peu documentées. Pourtant, pour rendre compte de l’articulation entre le droit et les activités sociales, la diversification des méthodes de recherche est un allié précieux, voire indispensable.
Au Québec, des milliers d’interactions entre patients et professionnels de la santé sont enregistrées quotidiennement et produisent des données médico-administratives et de santé qui sont compilées de façon systématique. D’autres données sont collectées spécifiquement à des fins de recherche via, entre autres, des cohortes populationnelles ou des cohortes hospitalières composées de patients atteints de certaines maladies. Toutes ces données de santé sont des outils précieux pour la recherche et l’avancement des connaissances.
Ce colloque souhaite inviter les participants à réfléchir aux enjeux de la recherche en éducation de la petite enfance dans le contexte du vingtième anniversaire de la politique familiale du Québec en 2017. Il donnera lieu à des échanges, des débats et des discussions sur les effets de cette politique familiale québécoise sur les services éducatifs destinés à la petite enfance, soit les services de garde régis ainsi que les services d’éducation préscolaire.
Ce colloque offre une occasion de réfléchir aux conditions de réussite et d’exercice de la recherche axée sur le patient (RAP). Il réunira des chercheurs de renoms provenant de divers horizons, des patients, des cliniciens-chercheurs et des décideurs en vue de discuter des enjeux relatifs à la RAP.
Dans le régime contemporain de production des savoirs, le modèle dominant (positiviste réaliste) de la science la présente comme l’étude objective de la réalité. Selon ce modèle, l’utilisation de la méthode scientifique garantit que ni les personnes ni les contextes n’influencent les résultats, ce qui rend ces derniers généralisables et universels. La neutralité du processus de recherche et des chercheurs est nécessaire pour garantir la scientificité — et donc la vérité — d’une connaissance.
Face aux grands enjeux actuels liés aux questions maritimes, les acteurs québécois du milieu de la recherche ont ressenti le besoin de s’impliquer et de participer activement à l’élaboration et à la mise en place d’un réseau intersectoriel destiné au développement durable des environnements, des ressources maritimes, des économies du transport maritime et portuaire, et des communautés maritimes.
Cette table ronde propose de contribuer à la réflexion sur les grands enjeux de la diffusion de la recherche scientifique. Il s’agira de traiter des difficultés que pose le contexte actuel de la recherche aux revues québécoises de sciences sociales et humaines de langue française : l’évaluation quantifiée de la recherche; le classement international des revues; le formatage des articles selon les codes des revues américaines; l’internationalisation de la diffusion; l’anglicisation du monde scientifique, etc.
L’innovation est souvent perçue comme émanant d’entreprises privées, de communautés de pratique, voire d’universités. En revanche, les gouvernements, reconnus comme facilitateurs d’innovation — en créant lois, contextes et institutions propices — ne sont pas perçus comme innovants. Si certaines activités innovantes leur sont dûment attribuées, il s’agit souvent d’innovations en matière de gouvernance ou de mise en œuvre de technologies extérieures.