Dans le cadre de leur colloque annuel, l’Association des universités de la francophonie canadienne (AUFC) et le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF) proposent une réflexion sur les rapports que la recherche sur la francophonie canadienne entretient avec les communautés francophones. Il s’agira plus précisément de s’attarder aux modalités de construction et de diffusion du savoir sur la francophonie canadienne, un savoir caractérisé notamment par des ancrages minoritaire, culturel, communautaire, institutionnel et juridique.
Le sujet de ce colloque est en résonance avec des témoignages qualifiés d’alarmants relayés par différents médias au sujet des difficultés d’insertion professionnelle de certains diplômés de doctorat.
Les universitaires jouent un rôle crucial dans la protection de la biodiversité et la mise en œuvre du développement durable par leurs recherches et leur implication sur les scènes locales, nationales et internationales. Mais ces deux problématiques sont souvent envisagées de manière séparée. Reconnaissant que la biodiversité est un lieu de tensions entre environnement et développement durable, les chercheurs s’intéressent aux moyens de concilier la conservation et le développement durable et nous aident à repenser les liens entre la nature et les sociétés humaines.
Dans un récent article, la sociologue Monique Hirschhorn (2016, p. 288) revient sur la constitution, devenue malaisée, d’une sociologie de la société française, cet « objet encombrant, difficile à saisir et [actuellement] peu valorisé ». Au Québec, Fernand Dumont (1962, p. 278) fut l’un des premiers dans les années 1960 à constituer le Québec comme société globale à partir de « mécanismes par lesquels [elle] a tâché de se donner une représentation d’ensemble ».
Au cours des dernières années, nous nous sommes donné au Québec la liberté de « penser l’impensable ». Nous avons eu l’audace d’affronter la difficile question de l’euthanasie et d’en discuter publiquement, si bien qu’un certain consensus social a pu être dégagé, permettant d’agir un peu plus librement, malgré les risques.
Dans la réflexion éthique en science et en technologie, les enjeux liés au domaine de la santé ont souvent été mis à l’avant-scène. Le champ de l’éthique en science et en technologie dépasse néanmoins considérablement celui de l’éthique médicale et de la bioéthique classique.
Dans les sociétés démocratiques, la justice et la presse se côtoient, collaborent et parfois s’opposent. Il existe une tension intrinsèque et inévitable entre, d’une part, le droit du public à l’information, qui exige des institutions publiques qu’elles agissent en toute transparence, et d’autre part, l’équité et le bon déroulement des procédures judiciaires.
Une définition actualisée de l’innovation pédagogique s’articule autour de trois concepts. L’innovation pédagogique correspond à une nouveauté et à un changement pour une adaptation aux objectifs pédagogiques et aux étudiants. Elle s’envisage comme une réflexion pédagogique afin de promouvoir la réussite scolaire et ne se révèle une innovation pédagogique qu’à la condition qu’une pensée pédagogique l’édifie (Walder, 2013).
La coopération universitaire est fondamentale dans la relation France-Québec, dont l'acte de naissance est l'Entente entre le Québec et la France sur un programme d'échanges et de coopération dans le domaine de l'éducation (1965), qui a permis la mise en oeuvre des premières initiatives de mobilité étudiante et professorale, d'enseignement et de recherche. En 2008, naît l'Entente relative au Conseil franco-québécois de coopération universitaire (CFQCU) entre les deux gouvernements.
Ce colloque porte sur l’importance du calcul informatique de pointe (CIP) pour le Québec. Dans des domaines comme la dynamique des fluides, la physique ou la chimie numérique, le CIP joue un rôle prépondérant depuis plusieurs décennies et permet par exemple de concevoir des avions plus silencieux et économes. L’utilisation du CIP s’est cependant fortement diversifiée dans les dernières années.
L’œuvre d’art appelle à être reçue. Elle prend son sens dans cette complémentarité essentielle entre le créateur qui la met au jour et le récepteur qui la consomme, l’interprète, la fait résonner avec ses propres acquis et affects. Michel Tournier exprime cet apport du récepteur, en parlant du lecteur : « Un livre écrit, mais non lu, n'existe pas pleinement. Il ne possède qu’une demi-existence.
Héritée de la valorisation des sciences explicatives au détriment des sciences compréhensives (Apel, 1979), la dichotomie entre méthodes qualitatives et méthodes quantitatives est courante en sciences sociales. Cette dichotomie fait ombrage aux apports et à la pertinence des méthodes mixtes, soit aux démarches méthodologiques combinant qualitatif et quantitatif.
Ce colloque a pour but d’entendre des chercheuses et chercheurs des sciences humaines et sociales nous raconter comment elles et ils ont programmé leurs propres outils informatiques dans le cadre de leurs recherches. Qu’on parle d’« humanités numériques », de « sciences sociales computationnelles » ou de « méthodes informatiques », il s’agit souvent de la même chose : utiliser des outils informatiques avancés pour recueillir des données de recherche, les traiter ou les visualiser. Les présentations des différentes chercheuses et chercheurs se feront sur le mode du récit :
Les technologies de l’information et des communications (TIC) occupent une place grandissante dans une multitude de sphères de l’activité humaine. De nouvelles tâches sont automatisées et les acteurs sont davantage interconnectés. Des secteurs sensibles et névralgiques reposent de plus en plus sur de telles infrastructures technologiques. C’est le cas notamment des marchés financiers, avec l’apparition des transactions à haute fréquence, et des villes, qui deviennent de plus en plus « intelligentes ».
Bien que la réalité forestière ait évolué au cours des 30 dernières années, le concept de polyvalence, qui fait aujourd’hui référence à la gestion intégrée des ressources et du territoire (GIRT), reste d’actualité. À l’époque, les différents acteurs sur le territoire tentaient de légitimer leur présence devant l’industrie forestière. Actuellement, et en raison d’un nouveau contexte juridique, il est obligatoire de gérer les forêts en considérant les principes de la GIRT. Cela dit, il s’agit encore d’un concept complexe dont la mise en œuvre implique de nombreux défis.
SVP, réservez votre lunch à communications.frq@frq.gouv.qc.ca Ce colloque est organisé par Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.
Au Québec, une réflexion sur les cycles supérieurs est de mise. Depuis la dernière décennie, la moyenne des parcours étudiants au doctorat est passée de 5 ans à 10 ans. Le taux de non-persévérance a augmenté, ce qui signifie désormais qu’une majorité des étudiants et des étudiantes ayant entamé un programme de doctorat ou de maîtrise ne se verront pas octroyer de diplôme de cycles supérieurs. S’ajoute à cela le mal-être psychologique en raison du stress, de la compétitivité massive, de la surcharge de travail, du manque d’occasions, etc.
Ce colloque est organisé par le CREGÉS, le Centre de recherche et d’expertise en gérontologie sociale.
Le recrutement va de pair avec le consentement, tant il vise l’approche des participants potentiels pour vérifier leur intérêt, avant leur consentement formel. Puisque le processus de recrutement implique une transmission d’information, il se superposerait, selon la FDA, au consentement.
On a beaucoup parlé au sein des sciences sociales de la perspective critique du chercheur, de sa neutralité et de sa capacité à se positionner comme un contrepouvoir (Bourdieu, Tuhiwai Smith, Appadurai, Panikkar). La neutralité dans la production des savoirs a également suscité beaucoup d’écrits (Foucault, Hobsbawm, de Certeau). L’activité proposée vise à poser une première réflexion sur le travail de recherche dans un contexte d’activité militante et sur la posture et le rôle du chercheur engagé. Cette activité s’articulera autour de 3 axes de réflexion:
Les pratiques discursives en santé publique s’objectivent à travers diverses interventions sociales dont la prévention des maladies, l’éducation sanitaire, la promotion, la surveillance et la protection de la santé. L’éducation à la santé a pour objectif de prévenir le développement des maladies et s’est élaborée à partir de savoirs épidémiologiques précisant non seulement les maladies, mais aussi les facteurs de risques et les populations vulnérables associées.
Le développement durable (DD) est reconnu comme étant une nécessité absolue pour faire face à la pénurie des ressources, aux changements climatiques et autres impacts négatifs de l’activité anthropique. Or, le mouvement doit être plus global pour parvenir à une transition qui passe également par des transformations de nos comportements et de nos modes de production et de consommation. C’est ce que l’on peut appeler la transition socio-écologique.
Dans une économie de la connaissance, l’une des missions prioritaires de l’université est de contribuer à l’insertion professionnelle de ses étudiants. Or, dans une perspective internationale, on constate une hausse marquée du chômage chez les docteurs, tant dans les pays du Sud que du Nord. De plus, très peu d’entre eux ont accès à des postes universitaires pour lesquels ils sont formés alors qu’ils sont par ailleurs mal préparés à une carrière hors de l’université.
Dans les sociétés contemporaines, les capacités d’innovation technologique et sociale sont devenues un enjeu clé de positionnement compétitif de tout territoire ou organisation. Ces capacités d’innovation sont liées à des ressources internes des systèmes considérés, ainsi qu’à celles situées à l’extérieur. Dans ce dernier cas, le transfert de connaissances et de technologies joue un rôle particulièrement important, notamment lorsque les systèmes considérés sont des régions éloignées ayant des capacités d’innovation internes relativement limitées.
L’Institut Santé et société de l’UQAM vise à favoriser le développement de la recherche sur la « santé et la société » menée par ses membres et à en accroître la visibilité aux niveaux local, national et international. Ces recherches doivent contribuer à l’amélioration du bien-être et de la santé de la population, avec une préoccupation particulière pour les groupes défavorisés et marginalisés.