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624 - 13e Colloque sur les risques naturels au Québec

Le jeudi 10 mai 2018

À la demande de l’Assemblée générale de l’ONU et avec l’appui du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, le Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes 2015-2030 a été adopté lors de la troisième conférence mondiale de l’ONU tenue à Sendai, au Japon, le 18 mars 2015.

À l’échelle de l’Amérique du Nord, le Cadre de Sendai a donné lieu en mars 2017 à la cinquième Plateforme régionale pour la réduction des risques de catastrophes des Amériques (PR17). Celle-ci a permis aux délégués des Amériques d’approuver un plan d’action régional (PAR) qui concordera avec les engagements du Cadre d’action de Sendai pour la réduction des risques de catastrophes (RRC) 2015-2030.

La nouvelle Politique de sécurité civile 2014-2024 au Québec fixe de nombreuses orientations dont la principale est de « recourir en priorité à la prévention ». Une politique adéquate de prévention passe par une meilleure connaissance des aléas en amont des catastrophes et par une réévaluation de ces aléas en lien avec le changement climatique. Cette politique répond aux objectifs du Cadre d’action de Sendai.

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Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAR - Université du Québec à Rimouski
UQAR - Université du Québec à Rimouski
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 55
Communications orales
Développement d’outils pour l’analyse et la prévention des risques naturels (Partie 1)
Batiment : UQAC
Local : P1-6140
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 05
Modèle probabiliste d'évaluation des dommages causés par les inondations
Heather McGrath (Ressources naturelles Canada), Ahmad Abo El Ezz (Commission géologique du Canada ), Miroslav Nastev (Commission géologique du Canada )

La méthode la plus courante pour évaluer les dommages causés par les inondations en milieu urbain est l'application de courbes de profondeur-dommages. Pour diverses profondeurs d'eau, ces courbes indiquent les dommages en valeur absolue ou en valeur relative (fraction de la valeur de remplacement). Ces courbes sont dérivées pour différentes classes de bâtiments de façon analytique ou empirique en se basant sur les dommages observés suite à d’événements d’inondation antérieurs. Une classe de bâtiments représente un ensemble de bâtiments avec des propriétés semblables, par ex. : une maison à un seul étage avec sous-sol, à deux étages sans sous-sol, etc. Le résultat est une courbe de dommages indiquant une seule estimation des dommages pour une profondeur d'eau donnée. Cependant, étant donné la nature des matériaux et les types de construction ainsi que l'âge de la structure et son contenu, les dommages aux bâtiments peuvent être très variables. Dans ces conditions, utiliser une seule estimation de dommages pour une profondeur d’eau donnée pourrait être trompeur par rapport aux dommages réels. Cette recherche propose une nouvelle méthode pour présenter l'information sur les dommages de manière à ce que l'utilisateur ait une meilleure évaluation de la variabilité et de la probabilité de dommages excédentaires par rapport à la profondeur d’inondation. La méthodologie proposée est générale et applicable à tout ensemble de données et de courbes de profondeur-dommages associées.
 

Résumé
09 h 30
Modélisation spatiale des crues en régime Nival au Nouveau-Brunswick
Nawres YOUSFI (UQAM - Université du Québec à Montréal), Philippe Gachon ( Université du Québec à Montréal), Salah El-Adlouni (Université de Moncton)

La fréquence et l’intensité des inondations printanières et les dangers liés à l’eau sont en hausse dans l’Est canadien. Ce type d’inondation est le plus souvent associé à la présence d’une quantité importante d’eau sous forme de neige au sol, et de l’effet combiné de précipitations liquides parfois abondantes voire intenses lors de la phase de dégel. La complexité de ce phénomène réside dans l’identification et la compréhension des mécanismes impliqués et les facteurs responsables de ce régime nival ou nivo-pluvial de crue, à l'échelle régionale et à l’échelle du bassin versant.

L’objectif de cette étude est d’identifier ces paramètres climatiques, météorologiques et physiographiques dans les bassins versants jaugés du Nouveau Brunswick, afin de comprendre les facteurs en cause et améliorer la qualité de la modélisation des crues en régime nival. Une nouvelle approche probabiliste spatiale est proposée celle-ci consistant à estimer les crues printanières selon les paramètres identifiés dans des bassins versants homogènes et non-jaugés.

Les résultats préliminaires obtenus révèlent la pertinence de combiner plus qu’une variable explicative dans l’estimation des crues printanières. Le transfert de l’information avec l’approche par copules est brièvement présenté, celle-ci permettant de résoudre le problème d’un nombre réduit de données au sein de certains bassins versants. Les modèles proposés sont flexibles et peuvent être appliqués dans des sites variés.

Résumé
09 h 55
Analyse des facteurs de risque - le cas des inondations printanières de 2017 au Québec
Clémence Benoit (UQAM - Université du Québec à Montréal), Philippe Gachon (Université du Québec à Montréal), Benoit St-Onge (Université du Québec à Montréal)

L’identification des facteurs de risque des inondations, nécessite de prendre en compte à la fois les caractéristiques des aléas météorologiques, mais également les différents facteurs de vulnérabilité et d’exposition des systèmes naturels et humains qui contribuent à exacerber la sévérité des crues. Les changements climatiques dus aux activités humaines entrainent des bouleversements environnementaux qui s’opèrent à l’échelle locale, régionale et globale. Ces derniers altèrent l’exposition au risque, qui s’accroit d’autant plus en raison de l’urbanisation croissante, ce qui augmente également le risque de désastre. Les retours d’expérience à la suite d’événements majeurs constituent une première étape dans l’analyse des facteurs de risque.

 

Le cas de l’inondation du printemps 2017 au Québec est analysé, notamment dans le secteur de la municipalité de Rigaud qui a été fortement affectée par la montée des eaux. Une analyse des conditions hydrométéorologiques qui ont favorisé cette inondation est présentée, ainsi qu’une évaluation des changements récents dans les conditions de surface ou dans l’occupation du territoire, voire dans les conditions de vulnérabilité du milieu, à partir des données de télédétection ou autres disponibles. Le but ultime de cette étude est de mieux comprendre l’évolution des facteurs en cause et leur évolution probable dans le futur, notamment à partir des changements potentiels dans les régimes de précipitation et de température.

Résumé
10 h 20
Pause
10 h 40
Développement et application d’une méthodologie pour l’analyse de risque d’érosion et de submersion dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent
Susan DREJZA (UQAR - Université du Québec à Rimouski), David Didier (Université du Québec à Rimouski), Pascal BERNATCHEZ (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

Une méthodologie simple et opérationnelle permettant d’évaluer le niveau de risque associé à l’érosion et à la submersion côtière a été développée en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique du Québec. Le développement s’est effectué sur un secteur de la MRC de La Mitis qui connait déjà des problématiques liées aux aléas côtiers (30 km de côte). L’analyse se base sur des paramètres explicatifs ayant trait à l’aléa d’érosion (le scénario le plus probable dans un contexte de changements climatiques), l’aléa de submersion (probabilité des niveaux d’eau + vagues + ondes de tempêtes + hausse du niveau marin relatif), aux enjeux ainsi qu’à la présence éventuelle de structure de protection (capacité d’adaptation). Chaque paramètre s’est vu attribuer un score entre 1 et 5 selon sa propension à augmenter (5) ou non (1) la vulnérabilité des différents enjeux. La vulnérabilité a été calculée pour chaque bâtiment et chaque segment de voie de communication et un indice synthétique a été réalisé pour chaque portion de 500 m de côte. Ainsi, il est possible pour les gestionnaires de connaitre les éléments individuels les plus vulnérables, mais aussi les secteurs qui en regroupent une forte densité afin d’identifier où mettre en œuvre des solutions pour réduire le risque. Comme le développement de l’approche s’est effectué en collaboration avec les gestionnaires du ministère afin de répondre au mieux à leurs besoins, l’outil de gestion en ressort le plus opérationnel possible.

Résumé
11 h 05
Volet fluvial de la mesure 2.6 du PACC 2013-2020 : « Soutien aux municipalités situées le long du Saint-Laurent confrontées aux aléas côtiers d’inondation et d’érosion »
Patrick Lajeunesse (Université Laval), Jean-François Bernier (Université Laval), Audrey Lavoie (MDDELCC), Élisabeth Bussières (MDDELCC), Anne Blondlot (Consortium Ouranos), Caroline Larrivée (Consortium Ouranos), Gabriel Rondeau-Genesse (Consortium Ouranos), David Huard (Consortium Ouranos)

Les municipalités situées le long du tronçon fluvial du Saint-Laurent sont exposées aux fluctuations des niveaux d'eau et à l'érosion des berges, dont la fréquence et l’intensité sont affectées par les changements climatiques. Ces aléas menacent les berges, les écosystèmes riverains, le cadre bâti, ainsi que la sécurité des populations.

Le volet fluvial de la mesure 2.6 du PACC 2013-2020 du gouvernement du Québec, qui vise à répondre aux préoccupations exprimées par les municipalités, s'appuie sur une collaboration étroite entre les équipes du Laboratoire de géosciences marines de l’Université Laval, du MDDELCC, du consortium Ouranos et des organismes coordonnant les Tables de concertation régionales (TCR) du territoire étudié.

Le volet fluvial est constitué de trois projets. Un premier, réalisé par l’Université Laval, porte sur la caractérisation des rives et l'appréciation des vulnérabilités liées à l'érosion. Le second projet, piloté par le MDDELCC, concerne l'évaluation des zones vulnérables aux fluctuations de niveaux d'eau en climat actuel et futur. Finalement, l’étude réalisée par Ouranos vise à documenter l’évolution des principaux facteurs hydro-climatiques influençant les risques naturels de fluctuation des niveaux d'eau et d’érosion.

La conférence présentera rapidement les objectifs, collaborateurs, échéanciers et livrables des trois projets, ainsi que la méthodologie et des résultats préliminaires portant plus spécifiquement sur l’étude visant l’érosion des berges.

Résumé
11 h 30
Quels sont les besoins des acteurs de l’Est du Québec concernant l’adaptation de leur territoire aux aléas côtiers ? Résultats d’ateliers participatifs menés dans 17 MRC
Guillaume Marie (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Pascal Bernatchez (Université du Québec à Rimouski), Christian Fraser (Université du Québec à Rimouski), Susan Drejza (Université du Québec à Rimouski)

Le projet de recherche Résilience côtière a été initié en janvier 2017, en partenariat avec les municipalités et MRC côtières de l’Est du Québec, afin de développer des outils et des solutions d’adaptation aux aléas côtiers pour réduire la vulnérabilité des communautés et des écosystèmes. Une tâche très importante d’acquisition de connaissance est nécessaire, mais il est important pour l’équipe pluridisciplinaire de développer des outils qui répondent réellement aux besoins des différents acteurs du territoire (professionnels des municipalités, MRC et ministères, élus, Premières Nations, organismes de concertation) et de permettre aux communautés côtières de prendre les meilleures décisions pour leur développement selon leurs particularités. Le projet a débuté par une série d’ateliers participatifs dans les 17 MRC côtières. D’une durée d’une journée, ils ont permis à un total de 357 acteurs locaux et régionaux d’exprimer leurs besoins, qu’ils ont ensuite priorisés par un système de vote. Globalement, les éléments de communication et de sensibilisation ont été plébiscités ainsi que le besoin de partage de connaissances et d’accès aux données. Les outils d’identification de solutions et de cartographie (dynamique côtière, exposition aux aléas, zones d’intervention prioritaire…) ont également été priorisés. Des différences parfois marquées apparaissent selon les régions, la priorisation variant de façon moindre selon le type d’acteurs.

Résumé
Dîner
11 h 55 à 13 h 30
Dîner
Diner
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
13 h 30 à 16 h 50
Communications orales
Développement d’outils pour l’analyse et la prévention des risques naturels (Partie 2)
Batiment : UQAC
Local : P1-6140
13 h 30
Instabilités rocheuses et occurrence des chutes de pierres sur les routes 132 et 198 en Haute-Gaspésie : instrumentation et résultats préliminaires
Francis GAUTHIER (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Tom Birien (Université du Québec à Rimouski), François Truchon (Université du Québec à Rimouski), François Bossé (Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports)

Les chutes de pierres représentent un aléa majeur pour les usagers des routes de la Haute-Gaspésie. Annuellement, le ministère des Transports (MTMDET) effectue près de 400 interventions de déblaiement des roches tombées sur la chaussée. Pour le moment, la gestion de l’aléa est réactive et s’appuie sur l’expérience de la « patrouille de roche » qui assure le maintien des routes. Une analyse préliminaire des conditions météorologiques propices aux chutes de pierres montre qu’elles se concentrent durant le dégel printanier et lors des pluies estivales. En marge de cette analyse, on connait peu les facteurs aggravants et déclencheurs des instabilités rocheuses dans les roches sédimentaires densément fracturées du nord de la Gaspésie. Le projet vise à améliorer notre compréhension des processus météoritiques dans ces falaises pour soutenir le développement d’une capacité prédictive basée sur une analyse croisée entre les interventions du MTMDET et les données des stations météorologiques de la région. Pour y arriver, quatre parois rocheuses ont été instrumentées avec des tiges thermiques (jusqu’à 3 m de profondeur), des stations de suivi micro-météorologique (Tair, bilan radiatif, humidité) et des extensomètres qui enregistrent les mouvements des discontinuités de la roche liés aux cycles de gel-dégel et d’hydratation-déshydratation. Finalement, les taux d’érosion des parois rocheuses sont quantifiés à diverses échelles spatio-temporelles à partir de relevés lidar.

Résumé
13 h 55
Portrait thermique diurne et nocturne de l’île de Montréal (2016) à haute résolution
Yves Baudouin (UQAM - Université du Québec à Montréal), Amélie Rodier (Université du Québec à Montréal)

Afin de mieux comprendre et réduire la présence d’îlots de chaleur, la ville de Montréal (division géomatique), à l’été 2016, a accompli une couverture thermique aéroportée pour l’ensemble de l’île. Cette couverture aéroportée s’avère particulièrement intéressante car la résolution géométrique est de deux mètres pour les images de jour et d’un mètre pour celle captée la nuit; de plus il s’agit d’imagerie thermique hyperspectrale composée de 32 bandes, réparties entre 8 et 11.5 microns.

Cette couverture aéroportée a nécessité au préalable l’élaboration d’un protocole de saisie terrain afin de valider les valeurs thermiques aéroportées récoltées. Ainsi des mini-stations météorologiques (Hobo) et des capteurs (I-Button) ont été répartis sur diverses surfaces du territoire Montréalais et après compilation, des vérifications ont été réalisées. Delà, les lignes de vol ont été assemblées, mosaïquées et morcelées en fonction des 19 arrondissements et 14 villes liées de l’île de Montréal.

Ainsi une cartographie (diurne et nocturne) de chacune de ces entités administratives a été produite et a fait l’objet d’une analyse afin de dégager le comportement thermique de surface des divers matériaux qui façonnent notre milieu urbain.

La présentation a donc pour objet de présenter la méthodologie appliquée et les résultats obtenus de cette couverture thermique de surface.

Résumé
14 h 20
Élaboration d’un atlas en ligne de la vulnérabilité de la population québécoise aux aléas climatiques
Nathalie Barrette (Université Laval), Benoit Lalonde (Université Laval), Francis Roy (Université Laval), Louis-Pierre Tanguay (Université Laval), Marie-hélène Vandersmissen (Université Laval)

L’augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements climatiques extrêmes causés par les changements climatiques accentue la menace qui pèse sur la population. Or, la vulnérabilité de la population à ces aléas varie dans le temps comme dans l’espace, faisant en sorte que certains groupes sont plus à risque. Les municipalités ont à faire face aux conséquences associées aux changements climatiques.

L’objectif du projet est d’élaborer un atlas interactif en ligne fournissant des informations sur la distribution géographique de la vulnérabilité de la population aux vagues de chaleur et aux inondations à l’intention de professionnels de municipalités et de MRC du Québec méridional.

En s’inspirant des travaux les plus récents réalisés dans le domaine, différentes dimensions de la vulnérabilité ont été estimées à l’aide de données portant sur les caractéristiques démographiques, socioéconomiques, de l’accessibilité aux services et de l’environnement bâti des communautés. Ces informations ont été cartographiées à une échelle permettant aux urbanistes et aménagistes d’utiliser ces informations dans leur pratique professionnelle. Parallèlement, les informations géographiques issues des différents traitements statistiques seront diffusées sur internet à l’aide d’une version grand public de l’Atlas présentement en élaboration.

Résumé
14 h 45
Pause
15 h 05
Évaluation rapide du risque sismique en milieu urbain
Marie-josé Nollet (ÉTS - École de technologie supérieure), Ahmad Abo El Ezz (Commission géologique du Canada), Alex Smirnoff (Commission géologique du Canada), Olivier Surprenant (École de technologie supérieure ), Miroslav Nastev (Commission géologique du Canada)

L’objectif de ce projet est de développer un outil rapide d’évaluation du risque sismique créant un pont entre les experts en risque sismique et les responsables de la sécurité publique des communautés. L’outil ER2 (Évaluation Rapide du Risque) repose sur une méthodologie simplifiée d’estimation des dommages aux bâtiments intégrant 3 composantes essentielles du risque sismique : l’aléa sismique, l’inventaire des bâtiments exposés et les modèles de vulnérabilité respectifs. Ces modèles reposent sur des fonctions de fragilité développées pour des scénarios sismiques définis par la magnitude du séisme la distance à l’épicentre et les effets de site d’amplification. L’outil développé est une application web intégrant une interface graphique pour la visualisation de la répartition des dommages et des pertes économiques. Le tout offre aux utilisateurs non experts la possibilité de réaliser des scénarios complexes de risque sismique par une approche simple et intuitive. Afin d’optimiser le processus davantage, le nombre de classes typologiques de bâtiments des inventaires a été réduit. Ces classes s’appuient uniquement sur le matériau, l’année de construction et la hauteur des bâtiments. Les dommages estimés avec cette classification varient très peu avec la distance et la catégorie sismique des sites et cela pour des scénarios sismiques considérant les mouvements de sol de courte durée (M ≤ 5.5) ou de longue durée (5.5 < M ≤ 7.5). L’erreur moyenne obtenue est inférieure à 3.6%.

 

Résumé
15 h 30
Ce que nos études en sciences humaines et sociales sur les conséquences des inondations nous ont appris au cours des ans
Danielle Maltais (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

À la suite de graves inondations au Saguenay, une équipe de chercheurs de l’UQAC provenant de différentes disciplines en sciences humaines et sociales ont effectué diverses études transversales et longitudinales tant quantitatives, qualitatives que mixtes auprès de différents types de victimes : des femmes, des hommes, des aînés, des retraités, des pré-retraites, des propriétaires de résidence principale ou secondaire, des gens au mitan de leur vie et des adultes demeurant dans des communautés rurales, semi-rurales ou urbaines. Ces personnes ont volontairement contribué à l’acquisition de nouvelles connaissances portant sur les stress vécus, les difficultés rencontrés dans le processus de rétablissement ainsi que sur les conséquences à la fois négatives et positives de leurs expériences sur leur vie personnelle, conjugale, familiale, sociale et professionnelle ainsi que sur leur état de santé biopsychosociale. Nos études ont permis de constater que la perte de sa demeure en raison des crues des eaux est un évènement des plus traumatisants qui perturbent de façon importante la vie des individus et qui les confrontent à surmonter, dans les années qui suivent, différents stress qui mettent à dure épreuve leur fonctionnement social et leur qualité de vie. Cette communication permettra de présenter quelques faits saillants de nos études portant sur les conséquences des aléas hydrométéorologiques sur les individus et leur collectivité.

Résumé
16 h 15
Mot de clôture