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607 - Transmission et apprentissage des langues autochtones dans une perspective appliquée

Du mercredi 9 au jeudi 10 mai 2018

Le maintien et la revitalisation des langues autochtones du Canada comportent aujourd’hui des défis énormes pour tous les acteurs concernés, que ce soit les communautés autochtones qui prennent en charge l’enseignement de leurs langues respectives ou les chercheurs et les praticiens qui collaborent avec eux. Par ailleurs, la coexistence de différents contextes d’apprentissage implique différentes clientèles cibles et différents lieux d’enseignement.

Le colloque sur les langues autochtones qui s’est tenu au 85e Congrès de l’ACFAS proposait un regard actuel sur l’apprentissage des langues autochtones, notamment pour la clientèle des adultes, celle en milieu scolaire et celle se trouvant dans d’autres contextes. Plusieurs enjeux et besoins ont été articulés pendant ce colloque, particulièrement le manque criant de matériel pédagogique. En effet, la gestion des questions linguistiques et culturelles peut être extrêmement décentralisée dans le cas de certaines communautés autochtones qui sont responsables localement des initiatives de revitalisation linguistique ainsi que de l’instauration et de la gestion des programmes scolaires, tandis que d’autres groupes, comme les Cris et les Inuits, possèdent leur propre commission scolaire et des organismes centraux. Comme la situation d’une langue autochtone peut varier d’un important déclin dans l’usage à une utilisation courante de la langue, il peut être difficile, même à l’intérieur d’une même nation, d’établir un consensus autour d’objectifs communs en matière de transmission de la langue, par exemple en ce qui a trait au choix et à l’évaluation du matériel ou des méthodes pédagogiques adaptés. Or, comme le souligne le gouvernement du Québec dans son Plan d’action gouvernemental pour le développement social et culturel des Premières Nations et des Inuits (2017-2022), « le développement des communautés ne peut se réaliser sans un effort soutenu pour valoriser les langues autochtones, pour en augmenter le nombre de locuteurs et pour en promouvoir l’usage dans les activités du quotidien » (2017 : 34).

Dans le cadre du présent colloque, les coorganisateurs souhaitent donc réunir différents acteurs afin d’échanger sur des aspects tels que : les meilleures pratiques et les expériences concrètes en transmission ou en enseignement des langues autochtones, en portant une attention particulière à des sujets comme les méthodes et les outils d’apprentissage d’une langue autochtone en milieu scolaire (L1 ou L2), en milieu universitaire ou en milieu communautaire; les approches pédagogiques à privilégier pour pallier les niveaux variables de compétences en littératie dans la langue autochtone et dans la langue d’enseignement; l’effet d’une absence d’orthographe uniforme sur l’enseignement ou l’apprentissage d’une langue autochtone; ainsi que les expériences concrètes d’intégration de manuels d’apprentissage et de grammaires en langue autochtone dans l’enseignement, leur efficacité et leurs limites.

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Remerciements

Les organisateurs tiennent à remercier chaleureusement la Première Nation ilnu de Mashteuiatsh d’accueillir les participants de ce colloque sur son territoire, de même que le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur dont le soutien financier a grandement contribué à la mise en place de ce lieu d’échanges, de rencontres et de discussions. Un immense merci à ces deux partenaires!

Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
UQAM - Université du Québec à Montréal
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 45
Communications orales
Session de l’avant-midi
Batiment : UQAC
Local : K1-1000 (Nikanite)
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 45
Les défis reliés à l’élaboration de ressources didactiques en conscience phonologique en langue algonquine en contexte scolaire anicinabe
Nancy Crépeau (Université d’Ottawa)

L’élaboration de ressources didactiques en langue autochtone pertinentes pour les élèves issus des Premières Nations représente un défi important pour les acteurs en éducation. Le matériel didactique en langue française et les instruments d’évaluation disponibles sont souvent standardisés, essentiellement développés pour une population euro-canadienne et très rarement en langue autochtone. Plusieurs écrits scientifiques soulèvent pourtant la nécessité de développer des ressources qui tiennent compte du bagage culturel et linguistique des élèves autochtones (Ball et Bernhardt, 2008; Sterzuk, 2008). La présente communication expose les défis rencontrés dans l’élaboration d’un programme de métaphonologie bilingue et d’un instrument d’évaluation en conscience phonologique en anicinabemowin, destiné à des élèves de première année du primaire fréquentant des écoles au sein de leurs communautés. Ces défis sont notamment liés à la traduction d’instruments d’évaluation en conscience phonologique et en lecture, étant donné la diversité culturelle et linguistique qui existe chez les peuples autochtones. L’élaboration de telles ressources implique la prise en compte d’un continuum en langues française et algonquine.

Résumé
10 h 30
Pause
10 h 45
Le Wapikoni : le cinéma comme outil de valorisation, de transmission et d’archivage des langues autochtones
Lucille Veilleux (Wapikoni mobile), Virginie Michel (Innu Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam)

Depuis 2004, les studios mobiles du Wapikoni offrent des formations de création cinématographique et musicale dans les communautés des Premières Nations, au Canada et à l’étranger. En tant qu’organisme de médiation impliqué sur le terrain auprès de la jeunesse autochtone, le Wapikoni dresse un constat : les jeunes des communautés ont un réel besoin de s’exprimer dans leur langue, mais ont très peu de moyens et de ressources pour le faire, bien que ce constat varie d’une nation à l’autre, et même d’une communauté à l’autre.

Grâce à ses formations et à ses ateliers pratiques, le Wapikoni donne l’occasion aux participants, souvent accompagnés d’un aîné, de s’exprimer librement dans leur langue et de faire entendre leur voix, autant dans la communauté qu’ailleurs au pays. La vidéo devient ainsi un puissant outil de préservation, de revitalisation et de promotion des langues autochtones. De plus, le processus de création cinématographique contribue à documenter et à préserver des langues autochtones qui sont menacées de disparaitre si elles ne sont pas valorisées et utilisées par les jeunes générations.

Sous la forme d’atelier-discussion, le Wapikoni souhaite présenter la façon dont il met à profit les technologies numériques pour sauvegarder les traditions orales et les transposer dans des œuvres audiovisuelles qui pourront être ensuite diffusées largement et contribuer à l’enrichissement du patrimoine immatériel.

Résumé
Dîner
11 h 45 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
13 h 30 à 16 h 30
Communications orales
Session de l’après-midi
Batiment : UQAC
Local : P1-4250
13 h 30
Approches de l’enseignement de la langue innue au niveau secondaire et ses défis au quotidien : expérience de Uashat
Denise Jourdain (enseignante en langue innue)

L’école secondaire Manikanetish de Uashat accueille des élèves de plusieurs communautés innues, dont Pessamit, Matimekush et les communautés de Mamit Innuat, réunissant ainsi tous les dialectes dans les cours de langue innue et faisant en sorte que certaines expressions ne fassent pas l’unanimité au sein des élèves pourtant tous locuteurs de la langue innue. Dès lors, l’étude de la grammaire innue dans un écrit standardisé est l’unique élément qui aide l’enseignante à favoriser les apprentissages des élèves. Elle emploie du matériel varié : la Grammaire innue et le Dictionnaire montagnais-français de Lynn Drapeau; des tableaux de préfixes et de suffixes; de courts textes révisés par l’Institut Tshakapesh; de même que l’œuvre littéraire Tanite nene tutamin nitassi? de l’auteure innue An Antane Kapesh.

Dans cette présentation, il sera question du matériel utilisé en classe par l’enseignante, de la façon dont elle l’emploie et l’adapte dans ses cours ainsi que des défis rencontrés au quotidien, notamment les connaissances des élèves limités ou non intégrées de la grammaire innue à leur arrivée à l’école Manikanetish, et ce, même pour les élèves venant des écoles primaires innues, et l’absence de matériel didactique pour la transmission de la langue innue et d’un programme de formation pour l’enseignement de la langue innue au niveau secondaire.

Résumé
14 h 15
Les actions de revitalisation, de mobilisation et de sensibilisation du nehlueun de Patrimoine et culture (atelier)
Monique Verreault (Pekuakamiulnuatsh Takuhikan)

En 2005, Pekuakamiulnuatsh Takuhikan s’est doté d’une politique d’affirmation culturelle. Toujours dans une démarche vers l’autonomie gouvernementale, il fallait préciser les principes et les visées de Pekuakamiulnuatsh Takuhikan en matière culturelle. C’est autour de quatre axes identifiés que Patrimoine et culture a déployé des actions afin de revitaliser la langue auprès des Pekuakamiulnuatsh. Ainsi, des ateliers, des initiatives et des outils à caractère communautaire sont offerts et permettent à celui qui veut s’initier ou à celui qui veut parfaire ses connaissances, d’apprendre. Des collaborations sont aussi instaurées avec l’éducation afin de multiplier les efforts de revitalisation.

Résumé
15 h 15
Pause
15 h 30
Les approches d’enseignement dans le cours de nehlueun, langue seconde (atelier)
Nathalie Larouche (École Mashteuiatsh), Claudie Robertson (Pekuakamiulnuatsh Takuhikan | Mashteuiatsh)

L’atelier se composera d’un court historique de l’enseignement de la langue nehlueun à Mashteuiatsh (approche : immersion, L2) et de la présentation de deux approches présentement utilisées, soit l’approche communicative et l’approche actionnelle.

Il sera question de la façon dont le programme de langue nehlueun langue seconde a été élaboré; de la manière dont s’est fait le choix des contenus à enseigner et des stratégies d’apprentissage à privilégier; ainsi que du mode de fonctionnement en classe avec un enseignant et une formatrice. Cette façon de faire a permis de perpétuer la transmission de la langue nehlueun. Dans cet atelier, les participants pourront en apprendre sur le programme et éventuellement le consulter. La démarche de la différenciation pédagogique, la pédagogie par le jeu et l’utilisation d’outils technologiques comme le TBI seront aussi abordés. Bref, l’atelier portera sur la manière de développer des compétences linguistiques et culturelles et sera accompagné d’exemples concrets d’applications dans divers contextes.

Résumé
Soir
17 h 00 à 19 h 00
Cocktail
Cocktail de réseautage
Batiment : UQAC
Local : K1-1000 (Nikanite)
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Avant-midi
09 h 00 à 12 h 00
Communications orales
Session de l’avant-midi
Batiment : UQAC
Local : P1-4250
09 h 00
L’enseignement des langues autochtones innu et atikamekw dans le cadre des camps linguistiques du Centre d’amitié autochtone du Saguenay (atelier)
Josie-Ann Bonneau (Centre d'amitié autochtone du Saguenay), Yann-Abel Chachai (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Marjolaine St-Onge (Centre d'amitié autochtone du Saguenay)

Le Centre d’amitié autochtone du Saguenay (CAAS) est un organisme communautaire autochtone fondé en 2011 ayant pour mission l’amélioration des conditions de vie des Autochtones qui vivent en milieu urbain, la promotion de la culture et le rapprochement entre les peuples.

Afin de répondre aux besoins de ses membres et aux objectifs de valorisation et de préservation des langues autochtones, le CAAS a mis sur pied des camps linguistiques destinés aux jeunes d’âge scolaire. Ces camps, qui ont lieu lors de journées pédagogiques et pendant la semaine de relâche, ont pour objectif de permettre aux jeunes d’apprendre et de pratiquer leur langue autochtone tout en étant en milieu urbain. Pour ce faire, l’équipe d’animation mise sur une approche ludique où les cultures autochtones sont mises à l’honneur. À titre d’exemple, nous organisons des activités telles que des sorties en forêt, des rencontres avec des ainé(e)s, des cercles de partage, etc. Plusieurs intervenant(e)s sont également invité(e)s à rencontrer les jeunes au cours de l’année.

Comment une telle approche dans un contexte communautaire peut soutenir l’apprentissage d’une langue autochtone? Quelles stratégies sont utilisées par les animateurs pour atteindre leur objectif de transmission linguistique? Voici des questions qui seront abordées lors de notre présentation. De plus, nous exposerons les défis rencontrés et les améliorations possibles.

Résumé
10 h 00
L’orthographe standardisée de l’innu : avantages et défis
Jérémie Ambroise (Institut Tshakapesh), Hélène St-Onge (Institut Tshakapesh)

L’innu est une des rares langues autochtones à être parvenue à se doter d’une orthographe standardisée, et ce, malgré le fait qu’elle présente d’importantes variations dialectales d’ordre phonologique. Depuis les tout premiers écrits au XVIIe siècle jusqu’à aujourd’hui, nous retracerons l’évolution de l’écriture innue incluant, notamment, le processus d’uniformisation rendu nécessaire par le manque d’homogénéité des pratiques orthographiques dans le système scolaire des années 70, défavorisant ainsi le partage de matériel pédagogique d’une communauté à l’autre. L’Institut Tshakapesh, alors connu sous le nom d’IECAM, et puis sous celui d’ICEM, se veut un chef de file dans ce processus qui, avec l’aide des linguistes Lynn Drapeau et José Mailhot, a abouti à la création du premier guide d’orthographe. Bien qu’aujourd’hui la standardisation de l’innu écrit soit a priori terminée, les défis restent multiples en ce qui concerne la diffusion et l’application de ce nouveau standard orthographique.

Notre présentation portera sur les avantages de l’adoption d’une orthographe standardisée, les défis auxquels nous sommes confrontés ainsi que les différentes solutions adoptées.

Résumé
10 h 45
Pause
11 h 00
Vers une exploitation didactique des contes et légendes en langue autochtone (atelier)
Jimena Terraza (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans cet atelier, il sera question d’une approche développée dans l’ouvrage Moose Cree: a learner’s grammar, dont la présentatrice est l’auteure. Il s’agit d’une grammaire pédagogique destinée à des apprenants adultes du cri langue seconde (dialecte cri de Moose). Dans cette grammaire, les concepts grammaticaux sont présentés dans le contexte d’une narration (un conte, une légende, une histoire de vie, etc.) et sont expliqués selon leur fonction dans ce contexte particulier. Il s’agit d’un point de départ pour pouvoir illustrer la complexité grammaticale de la langue à partir d’extraits réels de celle-ci (par opposition à des phrases créées ad hoc).

L’obviation, les ordres verbaux, les classes verbales et la formation des mots sont quelques-unes des notions linguistiques qui seront abordées au cours de l’atelier. La présentation des séquences didactiques pour enseigner l’obviation, l’ordre indépendant et conjonctif et la formation des mots permettra de bien illustrer la démarche. Une âtalôhkân appelée Mištasiw et un conte raconté par une ainée de la communauté de Moose Factory seront mis à profit lors de cette présentation. Cette approche peut s’adresser tant à des apprenants de langue seconde qu’à des apprenants de langue maternelle, et éventuellement être adaptée à d’autres langues de la famille algonquienne comme l’innu, l’atikamekw ou l’algonquin.

Résumé
Dîner
12 h 00 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
13 h 30 à 16 h 00
Communications orales
Session de l’après-midi
Batiment : UQAC
Local : P1-4250
13 h 30
Construction d’un analyseur morphologique et d’un module de l’étudiant pour l’enseignement de l’innu via un système tutoriel intelligent
Samuel Marticotte (UQAM - Université du Québec à Montréal), Fatiha Sadat (UQAM), Jimena Terraza (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette recherche vise à explorer comment on peut simuler le comportement d’un tuteur encadrant l’éducation d’un apprenant de la langue innue, une langue autochtone parlée principalement sur la Côte-Nord au Québec. La recherche antérieure a mené au développement d’un nombre grandissant de ressources humaines, culturelles et linguistiques, mais peu de matériel a été créé pour les apprenants qui désirent acquérir les rudiments de la langue innue. Un système tutoriel intelligent permet de créer des tâches et de la rétroaction personnalisée pouvant complémenter l’apprentissage de l’innu. Le premier objectif de cette recherche est d’étudier comment on peut conceptualiser un modèle expert, pédagogique et un modèle de l’étudiant, ainsi qu’une interface graphique adaptée aux besoins des apprenants de l’innu. Un second objectif est de déterminer si l’environnement d’apprentissage est efficace et s’il augmente la motivation à continuer l’étude de la langue.

Résumé
14 h 15
Transmettre la langue innue en milieu urbain : les besoins et les défis
Yvette Mollen (UdeM - Université de Montréal), Sukran Tipi (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

En réponse à son mandat principal de développer et d’offrir des programmes d’études et de formation répondant aux besoins des membres des Premières Nations, le Centre des Premières Nations Nikanite de l’Université du Québec à Chicoutimi a offert au trimestre d’hiver 2018 des ateliers d’initiation à la langue innue, en collaboration avec Yvette Mollen, responsable du contenu et de l’enseignement. Rendus possibles grâce à l’obtention d’un soutien financier de Patrimoine canadien octroyé dans le cadre de son Initiative des langues autochtones, les ateliers visaient à répondre aux différents besoins de la population autochtone vivant en milieu urbain, venue des communautés pour étudier ou travailler ou ayant grandi en milieu urbain principalement ou exclusivement en français. Tandis que l’atelier de niveau débutant comportait une initiation à la langue innue permettant aux Autochtones non locuteurs d’acquérir les bases de la grammaire et du vocabulaire, celui de niveau intermédiaire s’adressait plutôt aux Autochtones déjà locuteurs de la langue innue, ce dernier visant notamment l’acquisition d’une meilleure fonctionnalité à l’écrit par l’utilisation de l’orthographe standardisée afin de pouvoir comprendre, lire et écrire de courts textes.

Cette communication présentera les défis rencontrés pendant la conception du matériel d’apprentissage et dressera un bilan de cette première expérience d’enseignement de la langue innue sous forme d’ateliers à l’UQAC.

Résumé
15 h 00
Pause
15 h 15
Nehirowitewin : un programme de stimulation langagière en atikamekw (atelier)
Robert Sarrasin (Chercheur indépendant), Lucie Petiquay (CPE Premier pas | La Tuque)

Nehirowitewin est un programme de stimulation langagière en atikamekw pour les enfants de la prématernelle 4 ans. À travers des situations d’interaction structurées autour d’histoires relatives à la vie de l’enfant et à des personnages d’animaux, avec un vocabulaire de base d’environ 350 mots, on vise le développement de l’écoute, de la compréhension narrative et de la capacité expressive. L’exploitation d’une histoire comporte des activités prénarratives, la narration proprement dite et un bloc d’activités de prolongement, incluant illustrations et marionnettes, comptines, routines lexicales, jeux morphologiques (ex. : masko–maskocic) et jeux phonologiques. Ces activités prennent la forme de scénarios de questionnement et de dialogues déjà entièrement rédigés, en atikamekw, à titre de modèles.

Nous exposerons d’abord les grandes lignes du matériel et présenterons ensuite des exemples concrets d’application, avec des observations sur le parcours d’apprentissage des enfants et sur la formation à offrir aux éducatrices.

Par ailleurs, Nehirowitewin ayant été conçu dans le cadre d’un programme de soutien aux Autochtones en milieu urbain, nous soulèverons la question de sa pertinence dans le contexte des communautés. Nous discuterons aussi du rapport entre une approche traditionnelle et le mode d’organisation des activités dans le programme.

Résumé