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601 - Regards multidisciplinaires sur l’adaptation aux changements climatiques dans les futures villes : quelles nouvelles formes, insuffisances et nouvelles pistes?

Le mercredi 9 mai 2018

L’adaptation aux changements et à la variabilité climatiques (CVC) dans les villes, les métropoles et les régions qui les entourent reste encore un sujet d’actualité partout dans le monde. Des chercheurs, des décideurs ainsi que des citoyens au Québec et partout dans le monde se posent des questions sur l’impact des CVC sur la ville actuelle, les métropoles, les régions urbaines et métropolitaines, et sur ses composantes de même que sur les mesures à prendre pour que nos futures villes arrivent à s’adapter aux CVC. Les grandes vagues de chaleurs, les inondations et autres phénomènes météorologiques qui ne cessent de s’abattre avec des degrés inédits de violence sur le bâti, les citoyens et les fonctions urbaines des villes nous obligent à revenir encore une fois, dans ce deuxième colloque sur l’adaptation aux changements climatiques. Nous souhaitons examiner les différents moyens d’adaptation déjà projetés et entrepris pour réduire les effets sur les villes, les métropoles et leurs régions, notamment sous ces aspects : formes d’habitations et de construction, style de déplacement et de mobilité, sécurité alimentaire, mode de vie des citoyens et mutations possibles du travail en ville. L’augmentation de la chaleur dans les villes a également orienté les réflexions vers la végétalisation des villes, l’agriculture urbaine, les nouvelles formes d’habitat et de vie quotidienne.

Ce colloque vise à cerner les différents risques des CVC pour les villes et à déterminer les meilleures mesures d’adaptation à ces phénomènes, envisagées sous les thèmes suivants : 1) la conception urbaine des villes; 2) la mobilité; 3) la végétalisation des villes; 4) l’agriculture urbaine; 5) le mode de vie en ville; 6) le travail en ville; 7) la sécurité alimentaire; et 8) l’intégration des connaissances locales et régionales dans l’élaboration des stratégies ou des politiques pour élaborer les stratégies d’adaptation.

Ce colloque réunira des chercheurs de haut niveau, des doctorants et des experts provenant de toutes les disciplines concernées par l’adaptation aux CVC et l’avenir des villes. Un ouvrage collectif sera édité après sélection des textes.

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Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
Université de Khemis Miliana
UdeM - Université de Montréal
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Avant-midi
08 h 45 à 12 h 00
Communications orales
Mieux cerner les formes de l’adaptation aux changements climatiques dans les villes
Présidence/Animation : Christopher Bryant (UdeM - Université de Montréal)
Discutant : Madani Azzeddine (Université de Khemis Miliana)
Batiment : UQAC
Local : P1-6350
08 h 45
Mot de bienvenue
08 h 55
Changement et variabilité climatiques dans le contexte urbain actuel
Mohamed Hichem Ait Abdelkader (Université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou), Fatah MAHDID (Université Mouloud Mammeri (U.M.M.T.O.) de Tizi-Ouzou )

Parmi les grands enjeux environnementaux et écologiques urbains, le changement climatique est l’un des plus importants à être le centre d’une menace anticipée de la part de la communauté scientifique. Les zones bâties en ville contribuent directement à l’élévation des températures par comparaison avec les espaces campagnards voisins, provoquant de cette manière des ‘‘îlots de chaleur urbains’’. En sus d’imperméabilité des espaces urbains et du manque de végétation, le changement climatique engendrera une transformation dans l’emploi des chauffages et de la climatisation par les citadins. Les matériaux des milieux urbains ont une inertie thermique plus grande que la terre ; à la fin de la journée, la ville se refroidit peu rapidement que les zones rurales d’alentours. Les villes sont formées d’une masse de surfaces (immeubles, toitures, rues, …), et pour cette raison, beaucoup d’énergie solaire y est assimilée. Cependant, la compacité d’obstacles ne laisse pas les rayons solaires de gagner les rues. Comme cela, la chaleur restituée par les surfaces est susceptible de se maintenir davantage dans les rues voire même après le crépuscule.Les villes rejettent aussi des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, entre autres, le dioxyde de carbone -(CO2) qui participa aussi au réchauffement climatique d’origine anthropique. L’environnement urbain dispose de propriétés radiatives, thermiques et aérodynamiques qui sont d’une autre nature que les zones naturelles et rurales.......

Résumé
09 h 10
Les modèles fondateurs de la conception des villes et de la mobilité urbaine
Ouari MERADI (Faculté des Sciences Économiques, de Gestion et Commerciales )

De nos jours, les territoires sont fortement organisés et leur valorisation dans un monde caractérisé par une forte concurrence spatiale est plus qu’une nécessité. Comme toute organisation, les villes sont gouvernées dans le  but de créer de la richesse et d’engendrer des emplois (BOUINOT J., 2002). L’émergence puis l’évolution des villes et des aires urbaines a constitué un sujet d’étude passionnant, les questions posées dans ce contexte sont multiples et interpellent des réflexions profondes. La formation des villes et des centres urbains, ainsi que leur évolution multidimensionnelle, est un processus difficile à cerner. Les centres urbains sont désormais organisés sous forme de réseaux complexes, ils s’interconnectent et s’influencent mutuellement. Il y a une multitude de réseaux urbains, et chaque réseaux offre des avantages fonctionnels et souffre en parallèle d’handicapes qui freinent la mobilité urbaine. Les villes se forment et s’interconnectent, la perception du développement n’est plus une question de fructification de la richesse ou de modernisation des techniques de production et de gestion (MONDADA L., 2000). Notre démarche scientifique est illustrative, elle est une présentation schématisée des principales approches théoriques ayant traité de la formation des villes en corrélation avec la notion de réseaux et de mobilité. Dans ce contexte, la question suivante s’impose d’elle-même : « Est-ce-que la formation des villes et leur évolution sont un processus .......

Résumé
09 h 25
Le courage mémoriel d’une gestion durable et la responsabilisation réelle pour adapter, dans les meilleures conditions les tissus urbains aux variabilités climatiques
Yannick Brun-Picard (Collège Jacques Prévert Les Arcs)

Les évènements climatiques paroxysmiques frappent de plus en plus fréquemment les zones urbanisées. L’emprise anthropique sur l’épiderme terrestre participe physiquement à l’intensification des phénomènes liés aux CVC. Un grand nombre de chercheurs et d’organismes œuvrent pour endiguer les conséquences humaines, floristiques, faunistiques et économiques. Quelles facettes sont occultées, dissoutes, ignorées dans les adaptations et les projets d’urbanisation ayant subis ou pouvant subir, à courte échéance, les affres d’un évènement climatique paroxysmique ? Nous partons du postulat que pour pouvoir répondre à un phénomène dû à la variation climatique et anticiper ses conséquences, il est nécessaire de connaître les facteurs multiplicateurs de ce dernier. Ainsi, nos propos sont à la convergence de la conception urbaine, de la végétalisation et de l’intégration des connaissances. L’analyse des expansions urbaines contemporaines au regard des dégâts subis lors d’évènements climatiques alimente un constat au vitriol. La focalisation sur le projet sans intégrer le bassin versant, le refus de prendre en considération les crues centennales dans les anticipations, la rentabilisation exacerbée d’une spéculation à courte vue sont à minima des facettes à corriger pour s’adapter aux CVC. La prise en considération des territoires dans leur étendue, leurs interdépendances, leurs ressources propres et leurs potentialités devrait pouvoir devenir la norme d’aménagement et non de belles.......

Résumé
09 h 40
Pause
10 h 10
L’idéal de ville résiliente: mutations morphologiques du front d’eau de Manhattan dans un contexte de risques climatiques
Marilyne Gaudette (UQAM - Université du Québec à Montréal), Sylvain Lefebvre (Département de géographie, Université du Québec à Montréal)

Le contexte actuel de changement climatique qui s’opère à l’échelle planétaire réinterroge en profondeur la nature des opérations de reconquête mises sur pied sur les fronts d’eau urbains depuis les années 1960 par les risques de submersion qu’il induit. Phénomène encore récent, la prise en compte des risques climatiques dans les schémas de réaménagement des façades littorales impose effectivement un renouvellement des approches en matière d’aménagement qui se pose en rupture avec le mode de pensée et les pratiques urbanistiques antérieures. Les formes urbaines générées par l’émergence d’un idéal de ville résiliente font l’objet d’une thèse, dont cette communication exposera les premiers résultats. C’est à partir d’une démarche historicointerprétativeet sous l’angle d’une analyse morphogénétique et sémiogénétique de quatre opérations d’aménagement que le processus de formation/transformation des formes urbaines du front d’eau de Manhattan et des représentations qui en idéalisent la forme sera analysé. Ce projet de thèse permet en outre d’interroger l’insertion de ces nouvelles pratiques urbanistiques au sein de l’histoire de ce front d’eau et de cerner la rupture morphologique impulsée par l’entrée d’une nouvelle logique d’interface ville/eau. Finalement, en mettant en lumière l’hybridation de la ville et de la nature au sein des formes urbaines, cette recherche caractérise les prémisses d’un nouveau modèle de reconquête urbaine compatible avec les risques climatiques.

Résumé
10 h 25
Les « forums hybrides » locaux de l’adaptation aux changements climatiques : des vecteurs d’appropriation des connaissances ?
Pascale Bosboeuf (Université Paris-Est), Jérôme Rollin (Lab’Urba, Université Paris-Est )

Cette communication propose d’examiner les difficultés de dialogue entre le champ des savoirs scientifiques sur l’adaptation aux changements climatiques (ACC) et celui de l’action publique locale en France. Elle interprétera les raisons fondamentales de leur déconnexion :
- d’une part les scientifiques ont des difficultés à produire des connaissances orientées
vers la mise en action ;
- d’autre part les décideurs et l’opinion publique ont des représentations souvent
erronées des sciences du climat.
Cet examen, réalisé dans une perspective interactionniste, privilégie les relations entre les individus et objets intervenant dans les phases de sollicitation et de production des connaissances liées à l’ACC. En effet, ces phases sont importantes à étudier puisqu’elles peuvent donner lieu à une déconnexion entre savoir et action publique. Ce parti-pris interactionniste exige d’analyser les modalités de production des savoirs (Latour 1989,Granjou 2010), mais aussi les forums hybrides (Barthe et al. 2001). L’hypothèse est que leur généralisation mène à la création de communautés de destin (Lardon et al. 2008) fondant le
socle de projets de territoire en adaptation. L’ACC appelle un ancrage territorialisé. La portée sociétale des options d’adaptation, l’interpellation de nos rapports à la nature et à l’incertitude par le problème climat sont autant de motifs justifiant d’interroger la relation scientifiques-décideurs. L’étude des inondations par l’Agence de l’eau Adour-Garonne offrira......

Résumé
10 h 45
L’impact du changement climatique sur les lagunes littorales de la péninsule du Cap Bon (Nord Est de la Tunisie) Scénarios d’érosion et de submersion à l’horizon 2100
Noura BRAHMI (Unité de recherche géomatique des géosystèmes), Mohsen DHIEB (Laboratoire SYFACTE, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sfax (détaché auprès de l’Université du roi Abdulaziz, Arabie Saoudite), Université de Sfax)

Le phénomène de l’élévation du niveau marin se traduirait probablement par un accroissement des risques de submersion et d’érosion sur les espaces littoraux bas. L’étude a été menée pour estimer l’étendue des terrains submersibles à l’horizon 2100 au sein des lagunes littorales de la péninsule du Cap Bon. Une analyse détaillée des caractéristiques du littoral, de l’occupation et des usages du littoral, un diagnostic de l’évolution du littoral, et une description de la sensibilité du littoral ont permis de faire une cartographie prévisionnelle du risque. Nous allons montrer par l’intermédiaire d’une application cartographique basée sur une modélisation numérique de terrain que les zones humides littorales de la presqu’île du Cap Bon pourraient être très vulnérables à une submersion marine attendue. La finalité de cette présente recherche est de réaliser une cartographie prévisionnelle de l’évolution du système cordon littoral – lagunes littorales de la péninsule du Cap Bon. Cette cartographie repose sur trois scénarios d’élévation du niveau marin de 38 cm, 50 et 55 cm d’ici 2100. Nous allons montrer par l’intermédiaire d’une application cartographique basée sur une modélisation numérique de terrain que les systèmes lagunaires de la presqu’île du Cap Bon pourraient être très vulnérables à une submersion marine. La position future de la ligne de rivage a été simulée au moyen d’un logiciel de S.I.G, à partir de levés topographiques de précision infra-métrique réalisés au GPS ....

Résumé
11 h 00
Une expérimentation de type Living Lab en contexte local et municipal d’adaptation aux changements hydroclimatiques
Anthony VOISARD (UdeS - Université de Sherbrooke), Catherine Théberge (Centre d’innovation sociale en agriculture, Cégep de Victoriaville), Simon Dugré (Centre d’innovation sociale en agriculture, Cégep de Victoriaville), Marie-Joëlle Brassard (Centre d’innovation sociale en agriculture, Cégep de Victoriaville)

Les communautés locales doivent planifier des mesures d’adaptation aux changements climatiques afin de limiter le plus possible les coûts économiques, sociaux et environnementaux qui y sont associés. Dans le cas spécifique du réservoir d'eau potable Beaudet à Victoriaville, le dérèglement climatique se traduit par une accentuation de l'ensablement du réservoir provenant notamment d'un déséquilibre morphologique de la rivière Bulstrode. En 2016, la municipalité de Victoriaville faisait appel à l’équipe multidisciplinaire du CISA (Centre d’innovation sociale en agriculture) pour accompagner une expérimentation Living Lab visant à harmoniser les enjeux des acteurs en amont et ceux liés à la restauration du réservoir d’eau. L’approche Living Lab se caractérise ainsi par le fait qu’elle est « portée par les usagers » qui sont eux-mêmes issus de plusieurs champs d’activités. Le 31 novembre 2017, moment charnière à cette recherche, des dialogues se tenaient sur les options dégagées des études préalablement produites. Ces interventions ont mobilisé une soixantaine d’acteurs ciblés.  De là, un plan d’action ressortait incluant 12 pratiques jugées prioritaires et 37 actions pour les réaliser. Cette communication vise à présenter les enjeux de la démarche méthodologique de notre recherche-action, qui auront un impact sur une phase 2 consistant à produire un modèle de gouvernance participative modifiant positivement notre rapport à l’eau dans un contexte de changement hydroclimatique.

Résumé
11 h 15
Transfert de risques de catastrophes et de technologies propres devant le changement climatique : une approche durable et sécuritaire pour les villes moyennes latino-américaines
Élfide Mariela Rivas Gómez (Universidad Autónoma de Nuevo León), Carlos Aparicio (UANL - Universidad Autónoma de Nuevo León )

Les catastrophes ne sont pas naturelles, elles sont un problème non résolu par le développement global. La vulnérabilité est définie par des facteurs comme l’exposition physique, la fragilité sociale et le manque de résilience. Notre travail consiste en une approche théorique de l’analyse des transferts de risques de catastrophes et de technologies propres devant le changement climatique, dans les villes moyennes sécuritaires et durables d’Amérique Latine. Les localités moyennes développent des fonctions de services, autant que les grandes métropoles, ce qui leur permet d’établir des réseaux complémentaires de gestion en cas de catastrophes naturelles. Si le changement climatique (CC) est une menace globale, nous voulons comprendre sa relation avec les notions de risque et de catastrophe, ainsi que les effets de ceux-ci dans les villes de cette région du monde. Pour étudier le transfert de risque de catastrophe (TRC), nous considérons l’évolution des politiques de rétention et de transfert comme une étape de la gestion intégrée du risque (GIR) dans ce type de villes. Pour le transfert de technologies propres (TTP), nous explorons sur ce concept et la production d’énergie durable dans les pays susmentionnés. En outre, via nos recherches nous voulons définir ce que sont des villes moyennes latino-américaines sécuritaires et durables. Enfin, nous terminerons notre étude en proposant certaines pistes méthodologiques pour une étude de cas : la ville mexicaine Victoria de Durango.

Résumé
11 h 30
Le développement urbain, les zones d’habitats informels et le rôle des acteurs locaux pour s’adapter aux changements climatiques. Cas de la ville de Bejaia (Algérie)
Aimad Edine BELKHIRI (Université de Bejaïa)

Les villes littorales sont les premières entités exposées aux changements climatiques comme les aléas naturels : érosions côtières, les orages, les inondations et l’élévation des niveaux de mer. À côté de ces impacts naturels, s’ajoutent les actions anthropiques, puisque les villes sont des lieux de concentration massive des individus; cette situation a eu comme conséquence une urbanisation effrénée engendrant essentiellement l’occupation irrationnelle et exacerbée de l’espace urbanisable, qui se caractérise par un fort développement de l’habitat informel non réglementé, notamment dans les zones périphériques. L’habitat individuel (auto-construction) a occupé des espaces importants, cet étalement horizontal des habitations a été et demeure toujours la cause directe de l’asphyxie et de la désarticulation de l’espace urbain. Pour faire face à ces impacts et atténuer les impacts causés par les changements climatiques, les villes doivent élaborer des politiques de planification, notamment dans ces zones, tout en impliquant l’ensemble des acteurs de la ville. Dans cet ordre d’idée, la problématique de la recherche serait de vérifier les causes de prolifération de l’habitat informel dans la ville de Bejaia et le rôle des acteurs locaux pour faire face aux changements climatiques,  notamment les inondations dans ces zones, et de vérifier le degré de concertation visant des objectifs communs par l’implication de tous les acteurs territoriaux. Pour répondre à cette problématique......

Résumé
11 h 45
Période de questions
09 h 40 à 12 h 00
Communications par affiches
Expériences étrangères sur l’adaptation aux CVC
Batiment : UQAC
Local : P1-6350
1
Les grandes vagues de chaleur et les incendies forestiers à Bejaia : Vulnérabilité, désarroi et difficulté d’adaptation
Abdenacer SIFER (Université de Bejaïa), Melilia Mesbah (université de Bejaia - Algérie)

Bejaia est une région touristique par excellence, avec un climat tempéré, un patrimoine architectural, historique et culturel ancestral conjugué à des mers boisées qui se côtoient à de montagnes forestières des plus riches de l’Afrique du Nord. Des milliers de touristes font d’elle la destination sacrée de leurs vacances. Néanmoins, depuis quelques années, des incendies ravageurs (souvent expliqué par les grandes vagues de chaleur et le réchauffement climatique) causent des dégâts considérables sur le plan humain, environnemental et économique. Non seulement les habitants et les touristes se trouvent exposés aux risques liés à ces incendies, mais plus grave encore, en recense chaque été des dizaines de morts et des centaines d’hectares de forets brulés avec des répercussions non négligeables sur la biodiversité de la région et de l’écosystème en général. Cette étude en s’appuyant sur une méthode qualitative à base d’entretiens auprès de diverses directions des autorités locales et une analyse de contenu des réactions de la société civile sur les réseaux sociaux, vise à la compréhension de la vulnérabilité de cette région face à ce nouveau défi, ses effets sociopolitiques et les pistes avancées pour s’adapter aux CVC ainsi que leur efficience..

Résumé
2
La Contribution Prévue Déterminée au niveau National (CPDN) dans le dispositif de l’adaptation aux changements climatique en Centrafrique
jean claude bomba (Université de Bangui), Marcel KEMBE (Université de Bangui), Raoul ZAGUY (Université de Bangui)

La République Centrafricaine est confrontée aux effets néfastes des changements climatiques. Même si jusqu’à ce jour, aucune étude scientifique exhaustive n’est venue  confirmer l’évolution temporelle et spatiale de la variabilité climatique, des dispositions climatiques nouvelles sont déjà perceptibles de manière empirique. Ces nouvelles dispositions climatiques perturbent le déroulement habituel des activités socioéconomiques et deviennent ainsi de menaces graves pour les modes de vie, la cohésion sociale, la gestion des ressources agricoles et du développement durable. Tous les segments de la société et de l’économie centrafricaine vont progressivement subir les effets de ces nouvelles dispositions climatiques. Des documents de stratégie visant à inverser la tendance à la dégradation de l’environnement et des ressources naturelles ont été élaborés notamment, «la contribution prévue déterminée au niveau national (CPDN) » C’est une compilation de mesures d’adaptation axée sur un développement sobre en carbone et une résilience accrue des secteurs agricoles et de sécurité alimentaire aux effets néfastes des changements climatiques. Ce document a été préparé comme engagements de la Centrafrique en vue de la Conférences des parties aux Changements Climatiques de Paris en 2015 qui a abouti aux accords de Paris. C’est dans ce contexte que la présente réflexion est élaborée.Il s’agit de mener une réflexion sur la manière dont les différentes mesures d’adaptation aux effets......  

Résumé
3
Le mal de l’urbain face à l’absence de la culture urbaine
Rofia Abada (Laboratoire ville et santé , option: ville et projet urbain, université Constantine 3 département d'architecture et d'urbanisme), Abdenacer SIFER (Université de Bejaïa)

Le territoire algérien souffre face à une urbanisation galopante et en plein essor, mais aussi anarchique et parfois chaotique, la ville algérienne cet être vivant qui au fil des années tant à perdre sa symbolique, laissant place à un habitat dénudé de toute âme et à des espaces publics stériles et inutilisés, face à ces constats une dégradation conséquente du paysage urbain ; en contre parti des équipements stratégiques voient le jour notamment dans les grandes métropoles algériennes tel qu’Alger, Constantine, Oran, Annaba… Ces projets phares se dressent et cohabitent avec les bidonvilles qui se démolissent et renaissent sans cesse à l’image des favelas brésiliennes. Un étalement urbain sans précédent pousse les limites des villes algériennes vers la dégradation, la pollution et l’insécurité, dés lors les risques environnementales augmentent et plonge le paysage urbain dans le chaos. « Le mal de vivre urbain »[1] s’installe est face à lui la politique de la ville reste figée sans action ni réaction ! Dysfonctionnements, défaillances de l’urbain chamboulent l’image de la ville algérienne, laissant place aux nuisances, aux pollutions, au manque d’eau et d’espaces verts, ainsi qu’aux négligences de la population non respectueuse de son cadre de vie. Face à  tous ces constats désastreux on se pose plusieurs questions : Comment arriver au stade du mieux vivre de l’urbain ? Comment trouver des remèdes aux maux du paysage urbain face à une esthétique absente ?..........

Résumé
4
Ville intelligente au prisme de l’Emergence en Côte d’Ivoire: nouvelle mode institutionnelle ou déconstruction paradigmatique dans un contexte de variabilités climatiques
Kabran Aristide DJANE (Université Peleforo Gon Coulibaly de Korhogo ), Aminata BAMBA (Département de Sociologie, Université Peleforo Gon Coulibaly (Korhogo/Côte d’Ivoire))

Le concept de ville intelligente trouve refuge dans le concept clé d'émergence. Si la première reste complexe dans sa socio-construction, il faut néanmoins noté qu’il a permis de faire avancer les discours théoriques sur l’intelligibilité de l’objectif 11 « Ville durable » des Objectifs du Développement Durable. Ainsi la notion de ville intelligente se voulant, une dimension du concept émergence dans les préoccupations de gouvernance trouve alors une raison d’existence empirique. Notre production présente ainsi, le rapport complexifié existant entre ces deux concepts. Ce rapport suscite, par ailleurs, une nécessité de regard distancié qui oblige que tout chercheur des sciences sociales de l’environnement différencie l’axiologie, l’épistémologie et la méthode d’investigation adoptées par le rapport paradigmatique entre ces deux notions. C’est pourquoi, cette production discute théoriquement ce rapport à partir de ces trois dimensions suscitées tout en indiquant leur rapport d’influence guidé par une trajectoire empirique contextualisée par le cadre de développement actuel et de variabilités climatiques, qu’observent les populations de la ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire et surtout à la matricialisation de la recomposition de leur adaptation à toutes ces dynamiques (institutionnelle et environnementale).

Résumé
5
Changements climatiques et sécurité alimentaire en milieu rural : cas de l’arrondissement de Sirarou au nord du Benin
Offin Lié Rufin AKIYO (Université de Parakou)

L’agriculture constitue un secteur clé de développement de l’économie béninoise en général et de l’arrondissement de Sirarou en particulier. Mais depuis quelques années, cette activité est confrontée à plusieurs problèmes socioéconomiques et environnementaux dus aux actions anthropiques et aux changements climatiques. L’objectif de la présente recherche est de mettre en exergue les conséquences de l’évolution du climat sur l’alimentation des populations dans ce milieu d’étude. Et pour y parvenir, la revue documentaire, l’enquête par questionnaire et l’observation sont les techniques utilisées pour collecter les données avec les outils comme la fiche de lecture, le questionnaire et la grille d’observation au niveau de 292 enquêtés constituant l’échantillon obtenu à base de la formule de SCTIWARTS. L’analyse des résultats obtenus est faite sur la base de la démarche déductive. Ainsi, au terme de ce travail, il ressort que trois facteurs essentiels expliquent l’insécurité alimentaire dans le milieu d’étude à savoir : la variabilité pluviométrique due à une agriculture extensive, la baisse des rendements agricoles et enfin les stratégies d’adaptation limitées des populations agricoles. Pour remédier à ces différents problèmes, il est nécessaire de privilégier le renforcement des capacités des producteurs sur les mesures d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques et mettre en place une agriculture intelligente du climat.

Résumé
Dîner
12 h 00 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
13 h 30 à 17 h 00
Communications orales
La végétalisation des villes comme moyen d’adaptation, le mode de vie en ville...
Présidence/Animation : Abdelmadjid BOUDER (USTHB, Alger, Algérie)
Discutant : Yannick Brun-Picard (Collège Jacques Prévert Les Arcs), KHELIFA AMOKRANE (Universite Oran 2 , Algerie)
Batiment : UQAC
Local : P1-6350
13 h 30
Climat et villes sahariennes
SEDDIK HAMMACHE (Institut d'architecture et d'urbanisme de Blida), Abdelmadjid BOUDER (Université Houari Boumediene (USTHB) - Algérie)

Dans le débat actuel sur les changements climatiques dans les futures villes, cette contribution aborde les mutations de la ville du Sahara et la nécessité de construire avec le climat. Elle s’appuiera les contours d’une expérience accomplie à Ouargla, capitale régionale du Sud Est algérien. Elle illustre une problématique pendante en rapport à la production de la forme urbaine et de la typologie de l’habitat au Sud.
Dés les années 1970, l’Etat, soucieux de mieux intégrer le Sahara au territoire national, a mis en place une politique de mise à niveau en matière d’accès au logement, à l’emploi et aux équipements. Une vision qui voulait réduire le déséquilibre entre le Nord et le Sud. Pour exploiter le sous-sol (pétrole et gaz) des villes furent créées de toutes pièces (Hassi Messaoud). D’autres (Ouargla, Ghardaïa,..), situées à proximité des champs pétrolifères attirèrent une population venue du pays tout entier. Les investissements réalisés (routes, universités, aéroports) reconfigureront en totalité l’armature urbaine du Sud.
Les villes du Sud n’ont rien à envier à celles du Nord puisque elles disposent des commodités similaires. Mais les stéréotypes du Nord, impulsés par les programmes de l’Etat ont largement contribués au bouleversement des modes de vie. Si le progrès et la modernisation sont inévitables, l’abandon des structures ancestrales est il aussi inévitable?
L'urbanisme, l’architecture mineure ou majeure restent influencés par l’universalisme des contenus et.........

Résumé
13 h 45
Adaptation des villes au changement climatique, le géni ancestrale à la rescousse, cas des inondations de la Vallée du M’zab, Algérie
Abdelmadjid BOUDER (USTHB, Alger, Algérie), Lynda Hamadene (ENS - LVRGT - USTHB), Tarik CHELLA (ENS - LVRGT - USTHB)

Cette communication s’insère dans une suite logique du débat autour des effets attendus du changement climatique sur le mode de vie des individus à travers le monde. La production de l’espace oasien en Algérie comme ailleurs, est un exemple  édifiant de ce que le géni humain a pus offrir comme moyens d’adaptation aux conditions naturelles des plus extrêmes.Dans ce contexte, l’étude du cas des inondations du 01/10/2008, survenues dans la Vallée du M’Zab, située à 600 km au sud d’Alger, est un bon exemple de l’impact néfaste de la transgression du milieu naturel et du patrimoine culturel et architectural ancestral sue la société humaine d’aujourd’hui. En effet, le mercredi 1er  octobre 2008, des pluies diluviennes se sont abattues sur les Hauts-Plateaux entraînant une crue exceptionnelle des oueds. Ces cours d'eau se sont déversés dans l'Oued M'zab dont le niveau a atteint 8 mètres de hauteur par endroits. Le bilan des pertes humaines s'est élevé à  33 morts et 50 blessés,  près de 600 logements endommagés, des routes coupées et des infrastructures lourdement touchées. Ces inondations ont également causé des dégâts aux surfaces agricoles et au cheptel ovin. Huit communes sur les 13 que compte la wilaya (Ghardaïa, Bounoura, El-Atef, Daia Ben Dahoua,Guerarra,Bérianne, Metlili et Sebseb) ont été touchées par ces intempéries, a précisé le wali (http://www.algeria.com/).Cette catastrophe nous interpelle sur la nécessité de trouver un terrain d’entente entre la modernité............ 

Résumé
14 h 00
Les jardins partagés parisiens : la construction sociale d’une nature légitime
Léa Mestdagh (CNRS - Sorbonne nouvelle - Paris Descartes)

Cette communication vise à analyser une forme de végétalisation urbaine, les jardins partagés, et la manière dont leur multiplication dans les villes contemporaines, notamment à Paris, dessine les contours d’une certaine nature légitime. Depuis les années 1990, les jardins partagés se multiplient en France sous l’impulsion d’acteurs institutionnels et du monde associatif. Les discours tenus par les membres des collectifs jardiniers mobilisent toute une rhétorique du « sauvage » et du « retour » à une nature perçue comme « libre ».
Pourtant, l’observation de ces espaces révèle des choix d’aménagement et de culture porteurs de goûts et d’esthétiques fortement imprégnés de marqueurs sociaux. La nature des jardins partagés est une nature policée, fonctionnant selon un référentiel précis qui correspond à un certain segment de la population citadine. Cette dimension classiste se vérifie d’ailleurs dans le fait que ces jardins sont fréquentés par des membres de la classe moyenne cultivée, proches par leurs secteurs professionnels, leurs niveaux de diplôme élevés et leurs pratiques culturelles développées.
Cette communication se propose ainsi d’interroger les dimensions normatives et socialement classantes d’une pratique urbaine d’adaptation aux changements climatiques de plus en plus répandue et unanimement valorisée pour les fonctions sociales et environnementales qu’on lui prête. Elle s’appuiera sur une enquête de terrain effectuée à Paris dans le cadre d’une thèse de sociologie.

Résumé
14 h 15
Pause
14 h 45
Nouvelle forme et adaptation des parcs de proximité Ou comment lutter contre les îlots de chaleur et répondre aux besoins des personnes âgées Etude de cas : l’agglomération de Monterrey
Laurène WIESZTORT (UMR 7533 LADYSS, et Discontinuités EA 2468), Carlos Aparicio (UANL - Universidad Autónoma de Nuevo León )

Les textes internationaux mettent en évidence l’importance des actions de réinsertion de nature en ville au coeur d’enjeux liés au réchauffement climatique : diminuer l’îlot de chaleur urbain, les pollutions, aérer la ville, protéger la biodiversité, améliorer le cadre de vie, notamment pour les citadins les plus affectés, les personnes âgées. Cette communication est tirée d’une recherche postdoctorale à l’UANL (Mexique) dans laquelle nous prétendons contribuer à l'impulsion d'une ligne de recherche relative à l'urbanisme gérontologique et voulons apporter des recommandations aux acteurs locaux. L’enjeu était l’analyse de deux phénomènes affectant les villes : le réchauffement climatique et le vieillissement démographique. Nous exposerons comment concilier la nécessité de créer de nouveaux espaces de nature dans nos villes et répondre aux requêtes des personnes âgées. La problématique est plus qu’intéressante en Amérique latine, car en 2050 un latino-américain sur quatre sera un citadin âgé. Monterrey, notre cas d’étude est une agglomération typique, industrielle, très contaminée et disposant de peu d'espaces verts. Le climat y est aride et les citadins souffrent de la chaleur.
Dans cette recherche, nous avons choisi de nous intéresser à deux formes de parcs de proximité : linéaire et ponctuel pour comprendre quelle forme serait la plus adaptée aux divers enjeux et configurations des villes d’aujourd’hui. Puis nous avons dégagé un certain nombre de variables spatiales et .....

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15 h 00
Port-au-Prince entre urbanisation précaire et changements climatiques: une analyse de la géographie urbaine et des risques
Louis-Marc PIERRE (Université d`Etat D`Haiti)

Haïti, selon la banque mondiale (2015), a une population urbaine de plus de 6 millions de personnes, soit environ 64 % de la population totale.  Chaque  année,  on  compte  jusqu’à  133  000  citadins haïtiens supplémentaires. Dans  10  ans  le  nombre  de  citadins  augmentera d’environ 2 millions de personnes et pourrait monter à environ 11 millions en 2050 avec un taux urbain de 76 %. Cette croissance accélérée souffre de déficits importants en services sociaux de base, en infrastructures et en équipements. Elle se fait de façon précaire et désordonnée dans l`irrespect de normes urbanistiques (Louis-Marc, 2014). Les villes s`étalent vers les mornes a très fortes pentes, les plaines inondables, la mer par le biais ‹‹de faire terre›› (Louis-Marc, 2017),  ce  qui renforce leur exposition aux risques de catastrophes naturelles.

Cependant, dans ce contexte d`urbanisation précaire, le climat d’Haïti a changé depuis les quatre dernières décennies. On assiste à une augmentation des températures moyennes. Les périodes pluvieuses, présentement, accuse une retard de trois mois  par rapport à l`habitude. Les projections de changement climatique les plus proches indiquent que les températures moyennes continueront à augmenter tout au long du 21ème siècle (MARNDR, 2003). La variabilité des précipitations commence à augmenter, entrainant plus de sécheresses sévères en saison sèches et de très fortes pluies en saison des pluies. De 1976 à 2014, les événements............

 

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15 h 15
La multifonctionnalité, une entrée pour renforcer le rôle de l’agriculture intra et périurbaine comme mesure d’adaptation aux changements climatiques à Dakar
Ndiogosse Soce (UdeM - Université de Montréal)

L’agriculture urbaine est positionnée comme un facteur important de sécurité alimentaire pour les villes ; notamment dans les pays en développement.

À Dakar, les 60 % de la demande régionale en produits maraichers sont assurés par cette agriculture. Toutefois, les espaces agricoles subissent une forte décroissance en faveur du développement urbain. Ce qui constitue une menace pour cette agriculture et pour la sécurité alimentaire urbaine de 23% de la population sénégalaise soit près de 4 millions d’habitants.

Cependant, l’agriculture en ville ne joue pas uniquement un rôle alimentaire. En effet, en convoquant le concept de multifonctionnalité, il est mis en lumière les rôles multiples que cette agriculture peut jouer. En effet, celle-ci a des fonctions d’ordre économique, social et surtout environnemental qui font d’elle une source d’adaptation aux changements climatiques.

Ce rôle joué par cette agriculture grâce à sa localisation in situ, pose la nécessité de son maintien en ville. Toutefois, maintenir l’agriculture en ville reviendrait à l’adapter à la demande urbaine. D’où l’intérêt de l’approche normative vis-à-vis de la multifonctionnalité. En effet, cette approche valorise la mise en adéquation de l’agriculture avec les attentes de la société. Ainsi, une agriculture durable favorisant une meilleure adaptation serait celle qui répondrait aux attentes des acteurs urbains à travers sa multifonctionnalité. D’où la question : Quelle multifonctionnalité est valorisée à Dakar ?

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15 h 30
Changements climatiques et risques naturels en milieu urbain algérien : vers une gestion durable des risques d’inondation dans la ville de Sidi Bel Abbés, Algérie
Fatima TAHRAOUI , KHELIFA AMOKRANE (Universite Oran 2 , Algerie)

Les espaces urbains en Algérie font face aujourd’hui à des catastrophes naturelles dévastatrices et fréquentes marquées essentiellement par les séismes et surtout les inondations. La ville de Sidi Bel Abbés en est un cas assez représentatif de ces phénomènes car elle est traversée par l’oued Mekerra qui conditionne fondamentalement toutes les perspectives de son développement et aménagement future . On assiste en effet à une vulnérabilité croissante à cause d’une forte concentration de la population dans la ville et les quartiers périphériques de plus en plus importants . Si l’Etat a amélioré la gestion des risques naturels par la mobilisation de grands investissements, les efforts pour l’information, l’engagement et la préparation de la population au risque d’inondations sont aléatoires voire inexistants et représentent aujourd’hui un défi urgent à prendre en considération. Un plan national de prévention des risques d’inondations en milieu urbain est mis en œuvre mais sans intégrer profondément la société civile  pourtant fortement motivée  .

Le but de cette communication est de montrer qu’une gouvernance plus rapprochée, mobilisant mieux la société civile par le développement de la résilience au sein de la population en parallèle à l’intervention de l’Etat, représentent la problématique essentielle dans la gestion des risques naturels en milieu urbain à Sidi Bel Abbés en particulier et en Algérie en général.

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15 h 45
L'aménagement touristique balnéaire et l'adaptation aux changements climatique : étude de cas de la zone touristique de la ville de SOUSSE en Tunisie
tesnim hamrouni (Université d'Angers)

Aujourd'hui, à l’échelle de la planète, les changements climatiques touchent le milieu naturel et le milieu environnemental. Parmi les phénomènes environnementaux qui sont causés par l'élévation de la température on retient l'effet de serre, la diminution de la couche d'ozone et l'élévation du niveau de la mer. Le littoral tunisien couvre plus de 1 300 km de côte dont 500 km de plage sablonneuse ; une hypothèse d'augmentation de la température de +2°C induirait une élévation du niveau de la mer de +50 cm à l'horizon de 2100 (IPCC). Cette communication portera sur la ville de SOUSSE, fleuron de l’industrie touristique, qui est un exemple typique des conséquences prévisibles sur l'érosion des plages, l'inondation et
la destruction du bâti touristique. Dans un premier temps, nous confronterons l'analyse climatique, l'évolution de la température et des précipitations en Tunisie à la situation des côtes tunisiennes. Nous aborderons ensuite une étude de conception urbaine de la zone touristique de la ville de Sousse en rapport avec une étude morphologique de sa plage de baignade ; nous traiterons ainsi des changements et des impacts naturels et anthropiques des plages face aux aménagements touristiques balnéaires. Enfin, nous nous risquerons sur les mesures à prendre pour gérer au mieux le
patrimoine naturel et urbanistique et préserver l’avenir de ce site

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16 h 00
Amélioration des pratiques locales dans l’assainissement des cours d’eau des villes camerounaises par des contrats de rivières : cas de la rivière Fouolap dans la ville de Mbouda
Valérie Audrey TOUKAM NAGHEU (Ecole Nationale Supérieure des Travaux publics (ENSTP) de Yaoundé-Cameroun), Esoh Elamé (Université de Padoue Italie/ ENSTP Yaoundé), Jean François Wounba (ENSTP Yaoundé), Louis François BEKONO (ENSTP Yaoundé)

Le présent travail est une contribution à la prise en compte des rivières urbaines dans les modes de vies en ville au Cameroun. En effet, l’urbanisation croissante couplée aux activités agro-industrielles, constituent des facteurs à l’origine du changement climatique dont l’impact est préjudiciable sur les écosystèmes aquatiques, notamment les rivières urbaines. L’étude de cas spécifiée dans cette communication est la rivière Fouolap (RF) qui traverse la ville de Mbouda subissant le long de son parcourt une pollution d’origine anthropique due aux activités menées dans son bassin versant. Ce constat a permis d’envisager le Contrat de Rivière (CR) comme solution à son assainissement. Le CR, est une démarche participative amplement utilisé dans les pays développés, surtout en Belgique, en France, au Québec. Les observations, les entretiens et les représentations sociales ont permis d’analyser les pratiques qui accentuent la dégradation de cet écosystème. Aussi, l’analyse des paramètres physico-chimiques, bactériologiques et biologiques ont permis d’attester cette pollution à travers des valeurs ne respectant pas les normes de qualité des eaux des rivières. En outre, l’analyse des enjeux environnementaux, socio- économiques, a permis de définir les atouts de la RF. Ainsi, le plan d’action du CR proposé laisse transparaître dans cette recherche les indices de durabilité pouvant être capitalisés pour réduire les pratiques préjudiciables à l’origine du changement climatique.

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16 h 15
Période de questions
16 h 45
Mot de clôture