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511 - Contributions des milieux formels et non formels à l’éducation scientifique et technologique dans une perspective de croisements disciplinaires : bilan, enjeux et prospectives

Le mercredi 9 mai 2018

Les problèmes contemporains touchant notre planète et l’humanité deviennent progressivement plus complexes; leur résolution nécessite de croiser les savoirs et les expertises à l’aide d’approches qui se veulent plus holistiques, aussi dites intégrées ou de croisement disciplinaire (Venville, 2015). Au cours des dernières années, de nombreux curriculums ont migré vers cette perspective éducative, notamment en sciences et technologie (ST) (Rennie et al., 2012). Il en est résulté la création d’une myriade de courants éducatifs dont les mouvements phares ont été : ST-Société (STS), ST-Ingénierie-Mathématique (STIM), les « éducation à »  ainsi que les approches multi, inter et transdisciplinaire. Toutefois, il apparaît que les avantages prédits à cette tendance éducative sont loin d’être suffisants en soi pour que celle-ci soit appliquée à grande échelle. En réalité, il s’avère que les initiatives d’intégration demeurent marginales dans les différents milieux éducatifs (Charland et al., 2012; Hasni, 2011). Dès lors, il importe que professionnels et chercheurs puissent échanger sur les manières de mieux articuler cette approche à l’éducation scientifique et technologique offerte par les milieux d’éducation formels (école) et non formels (institutions muséales ou organismes à vocation ST).

Le présent colloque se veut ainsi un espace de réflexion et d’exploration des enjeux entourant l’intégration. Il vise plus particulièrement à échanger sur les préoccupations portées par les questions suivantes :

1) Quelles initiatives pédagogiques ou didactiques, provenant des milieux éducatifs ou de la recherche, incarnent une intégration réussie en contexte de formation aux ST?

2) Quel(s) sont les frein(s) et les levier(s) (passés, actuels ou futurs) à l’opérationnalisation de l’intégration en ST et quels enjeux en découlent?

3) Quelle(s) formation(s) offrir aux enseignants, éducateurs et autres intervenants des milieux éducatifs pour assurer une meilleure intégration en ST?

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Colloque
Section 500 - Éducation
Responsables
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
Ugo Collard-Fortin
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
UQAC - Université du Québec à Chicoutimi
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Avant-midi
08 h 45 à 10 h 40
Communications orales
Croisements disciplinaires et milieux non formels
Présidence/Animation : Ugo Collard-Fortin (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : P1-7090
08 h 45
Accueil- Mot de bienvenue
Diane Gauthier (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
09 h 00
Branche-toi ! Analyse d’un programme éducatif inspiré de l’approche tinkering au Centre des sciences de Montréal
Marie-Hélène Bruyère (UQAM - Université du Québec à Montréal), Anik Meunier (Université du Québec à Montréal), Olivier Grant (Centre des sciences de Montréal)

Le programme éducatif Branche-toi ! conçu par le Centre des sciences de Montréal (CSM) à l’intention des jeunes de la 1re à la 3e secondaire tente de répondre aux besoins suscités par l’implantation des contenus d’orientation scolaire et professionnelle (COSP) au sien de l’enseignement général (MESS, 2018). Il se démarque de ceux généralement proposés par les musées et centres de sciences en ce qu’il s’appuie sur l’approche du tinkering. Une récente exposition du CSM, Fabrik, expérimente déjà cette approche encore assez peu répandue (Rowell, 2012), mais pourtant jugée bénéfique dans l’apprentissage-enseignement des sciences et de la technologie (Vossoughi et Bevan, 2014). Le tinkering – une stratégie de type essai-erreur – suggère notamment de redéfinir les rôles habituellement joués par les éducateurs et, conséquemment, par les visiteurs de musée. Notre analyse se penchera principalement sur la description des pratiques de médiation afin d’identifier les impacts de l’implantation de l’approche du tinkering au sein du programme éducatif Branche-toi ! Cette étude de cas s’appuiera sur des entretiens auprès des principaux acteurs – concepteurs, éducateurs – concernés pour comprendre l’influence du tinkering sur les pratiques de conception et de mise en œuvre de ce programme auprès des visiteurs. Nous nous intéresserons aussi à la manière dont ces derniers se sont appropriés le contenu du programme et comment ils perçoivent leur rôle éducatif lors de son animation.

Résumé
09 h 40
Les activités muséales et l'apprentissage des S-T
Diane Gauthier (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Le ministère de l’Éducation lors du dernier remaniement des programmes disciplinaires du secondaire, a prescrit l’intégration de différents thèmes, relevant tacitement de l’éducation relative à l’environnement et au développement durable (EREDD), aux curricula de Sciences-Technologie (S-T). Les enseignants touchés par cette mesure doivent composer avec l’ajout de contenus à caractère environnemental et articuler leurs activités de S-T autour de ce dernier thème. Toutefois, cette intégration de contenus relatifs à l’EREDD ne s’est pas opérée sans heurts pour bien des enseignants. En effet, de nombreuses publications spécifient que face à la pression induite par ce changement, il n’est pas rare que les enseignants se sentent démunis et se tournent vers les ressources externes pour obtenir des outils et des idées d’activités éducatives pour les soutenir dans leur tâche. Ainsi, plusieurs écoles ont senti le besoin de s’ouvrir aux partenariats et collaborations en mesure de leur apporter le support et le renforcement nécessaires. Ces partenariats constituent un mode de fonctionnement à privilégier qui est conforme à la philosophie de partage des connaissances, de confrontation d’idées et de synergie dans l’action inhérente à cette forme d’éducation. La communication traite des résultats de l’analyse d'activités muséales porteuses des principes de l’EREDD réalisées auprès d’élèves du secondaire.

Résumé
10 h 20
Pause
10 h 40 à 12 h 30
Communications orales
Croisements disciplinaires et milieux formels
Présidence/Animation : Diane Gauthier (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)
Batiment : UQAC
Local : P1-7090
10 h 40
Intégration en sciences et technologie: quels freins et quels leviers sont à considérer pour une mise en œuvre effective ?
Ugo Collard-Fortin (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi)

Les sciences et la technologie (ST) occupent une place centrale au sein des sociétés occidentales (Honey, et al., 2014). Cependant, de nombreux observateurs constatent que les formes d’éducation qui s’y rattachent peinent à rencontrer les défis actuels (e.g. désaffection des jeunes pour les ST, etc.)  de la formation aux ST (Giordan, 2010). Afin de répondre à cette situation, nombre d’institutions scolaires, notamment au Québec, proposèrent l’inscription au curriculum d’éléments novateurs tels que l’intégration des disciplines scientifiques entre-elles ainsi que du volet technologique (Hasni, 2011). Pour plusieurs, la voie de l’intégration est celle la plus à même de répondre aux enjeux auxquels fait actuellement face l’éducation aux ST (NRC, 2012). Toutefois, ces importants remaniements ont induit de nouvelles façons de faire pour les enseignants, c’est-à-dire de nouvelles pratiques d’éducation aux ST dont la mise en œuvre ne s’est pas opérée sans heurts, voire n’a pas encore été entreprise (CSÉ, 2013). Dans un effort de synthèse, cette communication souhaite donc présenter les principaux freins et, sous forme de propositions, les leviers à la mise en œuvre de l’intégration dégagés par une revue de littérature sur le sujet. Ceux-ci s’articulent autour de quatre registres d’enjeux : 1-les enseignants et leurs formations, 2- l’évaluation en contexte intégré, 3- la structure scolaire et du curriculum ainsi que 4- l’enseignement de la technologie.

Résumé
11 h 20
Les facteurs d’efficacité de la pensée design comme démarche de conception technologique
Diane Pruneau (Université de Moncton), Boutaina El Jai (Université de Moncton), Natacha Louis (Université d'Ottawa), Liliane Dionne (Université d'Ottawa)

La pensée design, qui met de l’avant la prise en compte des besoins des usagers, l'abduction et le prototypage rapide, représente une avenue prometteuse en enseignement des sciences. Employée avec succès par des organisations internationales, elle fournit des résultats positifs en environnement et en santé. Toutefois, on connaît peu les stratégies d’intervention assurant sa réussite. Notre recherche vise à identifier les stratégies qui, durant la pensée design, favorisent l'élaboration de solutions. Une analyse documentaire de sites web d'organisations internationales, d'entrevues et un essai prolongé de la démarche ont permis d’identifier des outils facilitateurs. L’équipe de design idéale serait multidisciplinaire, multiculturelle et multi-compétences. La compréhension de l’expérience des usagers et l’immersion dans le milieu sont de bonnes solutions. La synthèse du problème passerait idéalement par l’énoncé: Comment pourrait-on? Le brainstorming et la réorganisation des idées par thèmes stimuleraient la fluidité et la créativité des solutions. La construction rapide de prototypes permettrait de fournir une image tangible, mais inachevée de nouvelles solutions. Des outils numériques et Facebook faciliteraient le travail à distance: pour construire le problème et proposer, choisir et prototyper des solutions. La pensée design et les outils numériques collaboratifs sont encore à étudier pour objectiver la démarche de conception technologique promue en sciences et technologie.

Résumé
12 h 00
Contributions des milieux formels ou non-formels à l’éducation scientifique et technologique dans une perspective de croisements disciplinaires: synthèse et prospectives
Ugo Collard-Fortin (UQAC - Université du Québec à Chicoutimi), Diane Gauthier (UQAC)