Imprimer

301 - Rites et intermédialité

Du mardi 8 au mercredi 9 mai 2018

L’intermédialité peut référer autant à un phénomène qu’à une perspective d’analyse. Les phénomènes intermédiaux s’expriment en pratiques sociales, dont les pratiques artistiques et rituelles « hors place » (R. Grimes), c'est-à-dire, relevant de l’intermédialisation dans les domaines de la signification et de la communication. En tant que perspective, l’intermédialité désigne un « axe de pertinence » (Müller, Villeneuve, Marinello) qui considère les médias comme des processus marqués par des interactions constantes.

L’intermédialité est ainsi à la fois un objet à analyser, une dynamique des échanges sociaux et une approche (Éric Méchoulan). En tant qu’objet, elle concerne les relations entre les médias. Comme dynamique, elle permet l’évolution et la création de médias. En tant qu’approche, elle fait partie d’un système épistémologique qui met en question les sciences humaines en faisant ressortir l’importance de la perception, de l’expérience, de la technique.

Les rites, religieux ou profanes, peuvent être considérés comme des pratiques intermédiales. Ils ont recours à des médias variés, pouvant constituer des phénomènes intermédiaux et se situer au cœur d’un ou de plusieurs processus d’intermédialisation. Ce colloque accueillera des propositions de communication sur les rites sous l’angle de l’intermédialité ainsi que des contributions visant l’approfondissement des enjeux de l’intermédialité centrés sur la ritualité. Plus concrètement, on se confrontera aux questions suivantes : comment analyser un rite comme objet intermédial? Dans quelle mesure la ritualité peut-elle aider à mieux saisir les dynamiques de l’intermédialité? Comment rendre compte des relations entre les médias rituels et les autres médias? Quelle est la contribution spécifique d’une approche intermédiale à l’étude des rites? Quelle est l’importance des perspectives sur la ritualité pour l’intermédialité?

Lire la suite »
Colloque
Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines
Responsables
Université Laval
UCR - Universidad de Costa Rica
Afficher tous les résumés
Avant-midi
09 h 00 à 11 h 30
Communications orales
Première session
Présidence/Animation : Ângelo Cardita (Université Laval)
Discutant : Bértold SALAS MURILLO (UCR - Universidad de Costa Rica)
Batiment : UQAC
Local : P1-4170
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 15
Parodies musicales en ligne. Travestissement sonore intermédial et rituel « cultiste »
Annick Girard (Collège militaire royal de Saint-Jean)

Si le travestissement vestimentaire s'impose en parodie, le travestissement sonore que révèle le doublage sonore parodique se joue des apparences, mise sur l'illusion en trompant le regard et en occultant l'intermédialité/transmédialité parfois sous-jacentes. Véritable rite de passage, le travestissement sonore est parfois basé sur une intermédialité aux effets troublants, à savoir la création d'« un autre des mêmes » partagé entre une tradition iconoclaste de la culture populaire et une cristallisation des objets qui se côtoient sans se fondre. Notre communication vérifiera les effets de cette friction quand le cultisme associe une chanson populaire aux images d'un film qui ne saurait la contenir. Ainsi, les chansons cultes Beat it (1982) et Gangnam Style (2012) associées aux images de La chute (2004) d'Hirschbiegel travestissent auditivement ce film : Hitler est alors parodié par des célébrations cultistes musicales iconoclastes intermédiales. Ces chansons cultes préservent leur identité et ce qu'elles représentent, conservent cette autonomie essentielle pour que les dispositifs cinématographiques n'éclipsent pas la musique. Ces succès mondiaux, célébrés en ligne et en concert, revêtent donc une parodicité critique d'un Hitler mélomane facétieux mais fascinant à travers un cycle renouvelé d'hommages cultistes troublants.

Résumé
09 h 45
Yennayer, le nouvel an Amazigh officialisé, et ses effets médiatiques
Mohand Mechaour (Université d'Oran)

La célébration du nouvel an amazigh en Algérie, se faisait dans différentes régions avec une ampleur, souvent, qui ne dépassent pas les foyers, excepté la région de Kabylie où sa célébration se manifeste à travers l’organisation de diverses activités culturelles ; expositions, conférences… etc. Pour ceux qui organisent ces activités, la célébration de Yennayer constitue une forme de résistance contre une marginalisation de leur culture amazighe par l’Etat algérien. Mais avec l’officialisation de cette fête qui s’accompagne de différents rites, partout en Algérie sont organisées des activités culturelles et le début de ces célébrations officielles est donné de Ghardaïa, le 9 Janvier 2018 tout en mobilisant les différents médias dans l’objectif de publiciser cet évènement et de donner un caractère national de ce rite. Yennayer est devenu aussi une journée fériée en Algérie. Cela a eu un grand effet sur la population de Kabylie, divisée entre ceux qui s’en réjouissent de cette « avancée » et ceux qui s’en méfient. Cette étude anthropologique traite de la réception de ces médiatisations par la population de Kabylie et comment chaque média a des effets différents sur la population en adoptant différentes approches dans le traitement de ce rite de Yennayer.

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 30
La liturgie chrétienne comme phénomène intermédial. Une approche inspirée de Leonardo Boff
Alex Villas Boas (Université catholique pontificale du Paraná (PUC PR))

Cette communication propose une analyse de la liturgie chrétienne comme phénomène intermédial, dans une approche inspirée du théologien brésilien Leonardo Boff. La dimension rituelle de la liturgie mobilise différents médias pour communiquer le message du « Mystère pascal », qui se révèle ainsi comme un lien cognitif et émotionnel. Dans ce sens, elle appelle un positionnement épistémologique attentif au caractère performatif des concepts et objets rituels. De plus, la liturgie valorise d’autres aspects comme la relation, l’interaction et la participation qui peuvent apporter une nouvelle importante à la lumière de l’intermédialité. La contribution du théologien, dans son petit ouvrage « Les Sacrements de la vie, la vie des sacrements » témoigne des traits dynamiques de l’approche intermédiale, comme l’adaptation, le flux et l’événement, dans la mesure où il propose l'interaction de la matérialité de la vie (y comprises les questions sociales) avec les éléments liturgiques. On établit ainsi une approche ouverte aux dimensions littéraires et théâtrales de l’intertextualité, du jeu et de la friction entre les dimensions du réel et de la fiction. Cette friction découle du défi d'accueillir l'hétérogénéité de la réalité. Ensuite, la liturgie, comme telle que montrée par Boff, est vue comme création culturelle qui comprend l’institution de l'espace de l’altérité.

Résumé
11 h 00
Rites et intermédialité dans l’Énigme du retour (2009). Bain, lecture, sommeil et rêve
Jean Hérald Legagneur (Université d'État d'Haïti // Université de Virginie)

Dans ce roman, Danny Laferrière a érigé la baignoire au rang d’objet par l’intermédiaire duquel le bain, la lecture, le sommeil et le rêve ont été institués en de véritables rituels. Le rêve y a aussi été transformé en moyens de voyager afin de replonger le narrateur dans la mémoire de son passé et de l’immerger dans les réalités sociales et culturelles de sa terre natale, c’est-à-dire l’amener à retracer la trajectoire anthropologique dans laquelle il est pris et nage en même temps. Aussi inscrivons-nous cette communication dans le second axe du colloque afin d’interroger ces phénomènes au regard des séquences de lecture du Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire que le narrateur a alternées, depuis sa baignoire, avec des gorgées de rhum Barbancourt et des moments de sommeil sans oublier les scènes de rêve qui s’y sont enchainés. Nous nous proposons donc de les analyser tant en tant que médias qu’en tant qu’approche, mais encore comme pratiques intermédiales en rapport avec ce rappel historique et ethnographique du narrateur à propos de cette localité d’Haïti (Abricots) que les « Indiens croyaient être le paradis » et où régnait « La vie langoureuse d’avant Colomb ».

Résumé
Dîner
11 h 30 à 14 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
14 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Deuxième session
Présidence/Animation : Martin LEPAGE (UQAM - Université du Québec à Montréal)
Batiment : UQAC
Local : P1-4170
14 h 30
Mot de bienvenue
14 h 45
Médialité et intermédialité du corps dans le rite funéraire dit « interrogatoire du mort » en Afrique subsaharienne (le cas des groupes joola et bakongo)
Erick Cakpo (Université de Lorraine-France)

« L’interrogatoire du mort » est une pratique funéraire répandue chez certains groupes ethniques d’Afrique subsaharienne. Pour ces peuples, la mort a rarement une cause naturelle si bien que ce rite permet au défunt lui-même de livrer les raisons de sa disparition — violation d’interdits, sorcellerie, empoisonnement, etc. —. Principal composant de la cérémonie, le corps, posé sur un bard, est censé orienter les porteurs vers l’objet du décès. À travers cette pratique funéraire, la dépouille mortelle devient l’élément activateur de la mémoire du défunt et de la communauté. La communication s’intéressera au corps dé-matérialisé qui, comme média agissant au cours de l’interrogatoire du mort, agrège ou annihile les gestes, les objets, les symboles ou les paroles, à travers un mécanisme particulier d’intermédialité où l’objet devient le rite et inversement. Il s’agira, en outre, dans une perspective socio-anthropologique, de porter l’analyse sur la triple médialité de l’« objet-corps » comme espace de confluence des médias rituels, des membres d’une même communauté ethnique, des mondes visible et invisible.

Résumé
15 h 15
Le « cannibalisme » des médias dans le film « L’Étreinte du serpent »
Maria TABOZA (Université Laval)

Le film « L’Étreinte du serpent » (2015), du réalisateur colombien Ciro Guerra, raconte l’histoire de Karamakate, un chaman qui vit isolé au cœur de la forêt Amazonie. Étant le dernier survivant de sa tribu, il semble avoir oublié son histoire, ses rites et ses symboles. Mais la rencontre avec Evans, un ethnobotaniste à la recherche d’une plante magique, lui fait se rappeler de son histoire, en exposant les conflits et la violence de la colonisation de l’Amérique. Dans quelle mesure de telles tensions se révèlent-elles à travers les matérialités qui prennent forme dans le film? Des médias venant d’une culture plus lettrée et technologique – comme le cahier de voyage, le livre, la photographie, le tourne-disque, la carte imprimée – dévoreraient-ils les rituels liés à l’oralité et d’autres formes d’enregistrement et de transmission de la connaissance autochtone? La notion d’intermedialité, en pensant la différence et l’espace entre-deux, contribue à la discussion du rituel du cannibalisme d’un média à l’autre, d’une culture à l’autre. Dans cette communication, on interrogera deux aspects d’intermédialité. Le premier est si l’idée de cannibalisme des médias, tel que discuté par Marshall McLuhan, était toujours valable et permettait de comprendre l’effacement et la survivance de la mémoire autochtone dans le film. Le deuxième trait du cinéma lui-même comme rituel de réconciliation des contradictions de la médiation culturelle et technologique.

Résumé
15 h 45
Pause
16 h 00
Le mausolée de Sidi el Khier (Sétif-Algérie), un espace médiateur entre le monde profane et le monde sacré par le biais du rituel
monia bousnina (université Sétif 1 Algérie)

Cet article explore les implications de l'utilisation de l’anthropologie spatio-symbolique comme méthodologie pour étudier des pratiques spatiales rituelles d’un fragment de la société algérienne (sétifienne, située dans l’Est algérien) imprégnée de la tradition culturelle musulmane. La pratique de croyances communes suppose une division bipartite de l’univers en un monde sacré et profane. La rencontre de ces deux mondes implique des dispositions spatiales et temporelles particulières auxquelles répond le sanctuaire du mausolée de Sidi el Khier (saint patron de la ville de Sétif). En d’autres termes, c’est par le biais de rituels supportés par des éléments matériels que va s’effectuer le passage de l’espace profane à l’espace sacré, du temps profane au temps sacré. Par l’intermédiaire de la pièce du tombeau (Le caractère du sacré se retrouve dans la  conception  cosmique de la pièce du tombeau qui se transforme en  « micro-sphére sacrée »lors du rituel ) et à travers certains éléments architectoniques, tels que la coupole sur cube (appelée en arabe, qubba, la demi-sphère qui surmonte le tombeau qui est assimilée à la voûte céleste que va rejoindre l'âme du mort, associée aussi à l’image de la transcendance) va s’effectuer cette transition du monde profane au monde sacré.

Résumé
Afficher tous les résumés
Avant-midi
09 h 00 à 11 h 30
Communications orales
Troisième session
Présidence/Animation : Annick Girard (Collège militaire royal de Saint-Jean)
Batiment : UQAC
Local : P1-4170
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 15
La fonction médiatrice du rite. Tension et transformation dans Ixcanul (2015), de Jayro Bustamante
Bértold SALAS MURILLO (UCR - Universidad de Costa Rica)

Deux axes s’intègrent dans le long-métrage guatémaltèque Ixcanul (Le volcan, 2015), de Jayro Bustamante: l’ethnie et le genre. Nous y trouvons un récit de fiction qui se nourrit de l’ethnographie et du regard documentaire, de façon que cet amalgame s’inscrit à l’intérieur d’une trame de interactions tendues qui rendent compte d’une société comblée d’asymétries. Autant l’ethnie que le genre jouent aussi un rôle dans les activités rituelles qui font partie du film (fiançailles, mariage, sacrifice, funérailles). Il est aussi intéressant que les rites déterminent la mise en scène, c’est-à-dire les ressources et procédés du médium. En outre, dans la dynamique sociale décrite par Ixcanul, ni le genre ni le rite se montrent immuables, mais ils se transforment comme résultat des transactions qui caractérisent l’univers représenté. Notre communication examine le rôle médiateur du rite (entre les hommes et les femmes, les personnages et leur destin, ou entre ceux-ci et l’endroit), ainsi que les différentes tensions qui affectent les rôles de genre et les pratiques rituelles.

Résumé
09 h 15
La magie, la sorcière et les ritualités identitaires néo-païennes: intermédialité de la transgression
Martin LEPAGE (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Figure mythologique, littéraire ou anthropologique ayant marqué l’imaginaire occidental, la sorcière a le plus souvent été dépeinte comme une menace aux dogmes religieux et à l’ordre social. Les pratiques magiques et la sorcellerie, autrefois attribuées aux victimes d’accusations et de propagande politico-religieuse, participent aujourd’hui d’une prise de pouvoir, individuelle et collective, consciente de son caractère contreculturel. Dans cette optique, cette communication montrera comment les néo-païens composent sur le plan rituel avec les représentations médiatiques (littéraires, télévisuelles, cinématographiques, virtuelles, rituelles) de la sorcière moderne. Plus précisément, nous verrons en quoi l’intéraction de ces représentations, leur intermédialité, varie en fonction d’une identité qui transgresse certaines normes sociales et religieuses. En effet, depuis les années 1960, le paganisme contemporain propose une réinterprétation féministe, écologiste et auto-habilitante de la sorcière. Avec l’avènement d’Internet en particulier, la magie et la sorcellerie sont médiatisées de nouvelles manières s’influencant les unes les autres, certaines étant plus normatives, d’autres servant de contre-exemples. Une étude de cas montrera aussi comment peuvent converger certains éléments de transgression à partir desquels mes répondants construisent leurs ritualités.

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 30
Parole et rite dans Balafons d’Engelbert Mveng : une analyse intermédiale
Zacharie-Blaise MFONZIE (Complexe Scolaire Bilingue l'Excellence de Yaoundé)

La parole dans la négro-culture est la fois un objet de communication, un rite et un moyen de l’expression des rites. Ce statut multiforme lui accorde le statut de média et d’intermédia. Balafons d’Engelbert Mveng prend en charge toutes ces considérations de la parole. Une question importante qui sera abordée dans ce travail est la suivante: en quoi consiste l’intermédialité de la parole rituelle dans Balafon d’Engelbert Mveng ? L’intention dans cette communication est de démontrer le caractère intermédial de la parole rituelle africaine. Trois pistes principales pistes seront explorées dans cette communication. La première présentera la médiateté/médialité et l’intermédiateté/intermédialité de la parole rituelle africaine. La deuxième étudiera comment cette parole assume son statut intermédial. Au sortir de l’analyse les propos dégageront les enjeux cette pratique intermédiale.

Résumé
11 h 00
Les lieux de projection du cinéma de Marguerite Duras : rituel et intermédialité
Luciene Guimaraes de Oliveira (Université Laval)

Motivé par les rencontres et les échanges des cinéphiles, le visionnement des films dans l’espace collectif d’un festival inscrit l’acte d’aller au cinéma dans un véritable rituel. C’est le cas notamment du cinéma de Marguerite Duras. Une bonne partie de sa filmographie des années 70 a été projetée lors des festivals plein air en marge du cinéma commercial. Avec l’avènement de la vidéocassette dans les années 80, l’acte solitaire de regarder un film dé-ritualise le cinéma en tant qu’une expérience collective. Christophe Wulf conçoit les rituels comme étant ce qui « compensent les expériences de perte liées à la modernité: celle du sens de la communauté, de l’identité, de l’authenticité dans le contexte de la montée de l’individualisme. » En tenant compte les changements entrainés par l’impact des nouveaux médias, cette communication vise à établir une relation entre l’intermédialité et le rituel. Si l’intermédialité s’avère un concept polymorphe, d’après Silvestra Mariniello, on se concentrera sur un de ses aspects qui a pour objet l’effet des médias sur l’espace et le vivre-ensemble, à l’exemple du cinéma de Marguerite Duras.

Résumé
Dîner
11 h 30 à 14 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : UQAC
Local : Dîner libre
Après-midi
14 h 30 à 17 h 00
Communications orales
Quatrième session
Présidence/Animation : Erick Cakpo (Université de Lorraine-France)
Batiment : UQAC
Local : P1-4170
14 h 30
Mot de bienvenue
14 h 45
Nikai: immersion interactive dans l’univers symbolique Uitoto. Un récit de création
Nelson Eduardo Vasquez (UQAM - Université du Québec à Montréal)

La communication proposée porte sur la démarche de création d'une installation immersive et interactive inspirée de l ’ expérience de contact de l'auteur avec la tradition orale Uitoto, nation autochtone de l'Amazonie Colombo-Péruvienne et une sélection de chants et récits traditionnels, propres à la vie quotidienne de la communauté (le temps profane) ainsi qu'à son aspect rituel (le temps sacré). Nikai est une œuvre qui cherche à transposer des éléments propres à la nature du récit oral aux supports interactifs et multimédias. Elle est le résultat d'une démarche d'exploration multidisciplinaire dans laquelle des concepts, des méthodologies et des techniques de production/création sont tirés de champs d'action divers tels que les sciences humaines, les arts sonores, le cinéma documentaire et le jeu vidéo, qui convergent dans les différentes dimensions de la démarche de création de l’œuvre. Cette démarche est traversée par la relation entre le concept de médiation culturelle, la notion d'imaginaire et le concept d'hybridation culturelle. 

Résumé
15 h 15
La performativité de l’intermédialité dans le rite
Ângelo Cardita (Université Laval)

Le but de cette communication est de renforcer la ritualité religieuse comme domaine d’analyse critique, par le biais de l’intermédialité. Plus précisément, notre objectif est de mettre le rite à l’épreuve de l’intermédialité, ce qui implique aussi de mettre l’intermédialité à l’épreuve du rite. Il sera donc question du rite comme phénomène intermédial ainsi que de la pertinence d’une approche intermédiale à la ritualité. Comme phénomène intermédial, le rite se caractérise par la coexistence de différents médias (la parole et le chant, le corps, le geste et l’image, l’espace et le temps, etc.). Plus encore, le rite est toujours la mise en scène des différents médias qui le composent. Ainsi, c’est le rituel lui-même qui semble réclamer l’approche intermédiale. Pour rendre cette perspective opérative, on reprendra les propositions de Chiel Kattenbelt sur le théâtre comme performativité de l’intermédialité ainsi que son modèle analytique, appliqués à une étude de cas de ritualité religieuse.

Résumé
15 h 45
Synthèse