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5 - Conditions d’exercice et de réussite de la recherche axée sur le patient

Ce colloque offre une occasion de réfléchir aux conditions de réussite et d’exercice de la recherche axée sur le patient (RAP). Il réunira des chercheurs de renoms provenant de divers horizons, des patients, des cliniciens-chercheurs et des décideurs en vue de discuter des enjeux relatifs à la RAP. Son instigateur, l’Unité SOUTIEN, a d’abord pour mission de contribuer à répondre, par des actions concrètes, aux besoins des patients et des acteurs du réseau de la santé et des services sociaux, et ensuite de constituer une masse critique d’expertise méthodologique multidisciplinaire alignée sur ces besoins. C’est dans cette optique que s’organise ce colloque. L’Unité a été créée à la suite d’une initiative des IRSC et a comme principaux partenaires le FRQS et le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Puisque l’Unité aura deux ans, il s’agit d’une occasion pour faire un bref bilan et discuter de l’essor de la RAP. L’activité est articulée essentiellement autour des axes suivants :

Bloc 1 : Qu’est-ce que la RAP et quels en sont les principaux enjeux?

Bloc 2 : Portrait de la RAP dans les publications et les médias

Bloc 3 : Faire de la recherche AVEC (et non sur) le patient, les professionnels et les décideurs : quels avantages?

Bloc 4 : Comment la RAP transforme-t-elle nos pratiques et les organisations en santé?

Comme on peut le lire sur le site des IRSC : « La Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) du Canada vise à faire en sorte que le bon patient reçoive les bons soins au bon moment. La recherche axée sur le patient désigne un continuum scientifique qui mobilise les patients et les partenaires, se concentre sur les priorités établies par les patients et améliore les résultats pour les patients. La recherche, menée par des équipes multidisciplinaires en partenariat avec les intervenants concernés, vise à appliquer les connaissances qui en sont issues afin d’améliorer les systèmes et pratiques de soins de santé. L’objectif de la SRAP consiste à se doter de soins de santé fondés sur des données probantes en instaurant des méthodes diagnostiques et thérapeutiques innovatrices au lieu d’intervention, afin d’améliorer la qualité et l’accessibilité des soins, ainsi que la reddition de compte. »

Le colloque sera une excellente occasion de réfléchir à la RAP, plus particulièrement en contexte québécois.

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Colloque
Enjeux de la recherche
Responsables
Emmanuelle Marceau
Unité de soutien SRAP du Québec
Marie-Dominique Beaulieu
Unité de soutien SRAP du Québec
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Avant-midi
09 h 00 à 11 h 15
Communications orales
Qu’est-ce que la recherche axée sur le patient (RAP) et quels en sont les principaux enjeux?
Présidence/Animation : Emmanuelle
Batiment : (BH) BURNSIDE HALL
Local : (BH) 1B45
09 h 00
Mot de bienvenue
09 h 10
La recherche « axée sur le patient » : de la rhétorique à la réalité?
Yves Gingras (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Par-delà les « buzzwords » qui se sont multipliés depuis les années 2000 (recherche translationnelle, médecine personnalisée, médecine de précision, recherche axée sur le patient), nous tenterons de voir ce que les discours sur le « tournant » vers les patients peuvent entrainer du point de vue de la hiérarchie des objets de recherche au sein du monde biomédical. Dans un univers où le « tout au génétique » est encore dominant et souvent implicitement proposé comme la voie de passage vers la médecine personnalisée ou la médecine de précision, que pourrait bien signifier une recherche préoccupée d’abord par le « patient »? Quel impact un tel tournant pourrait-il avoir sur les carrières des jeunes chercheurs qui prendraient au sérieux un tel appel à une « recherche axée sur le patient » ?

Résumé
09 h 40
Période de questions
09 h 55
Grands enjeux de la RAP du point de vue de la relève : résultats d’une enquête Delphi
Jean-Christophe BÉLISLE-PIPON (UdeM - Université de Montréal), Geneviève Rouleau (CR CHUM)

La recherche axée sur le patient (RAP) est de plus en plus discutée dans la littérature : elle fait l’objet de programmes spécifiques de subvention et est structurée par de nouveaux environnements de recherche. Conséquemment, la RAP a des impacts sur la formation et le développement de la relève en recherche. Pourtant, les enjeux de la RAP, tels qu’anticipés ou vécus par la relève, sont peu connus. Une enquête Delphi en 3 rondes a été réalisée auprès des boursiers de l’Unité Soutien pour mieux comprendre leur perspective de la RAP, les enjeux auxquels ils font face et leurs recommandations face au développement, soutien et déploiement de la RAP. Au fil des rondes, la perception des participants a été recueillie par des questions ouvertes, lesquelles ont mené à l’établissement d’énoncés à évaluer, permettant de dégager des positions fortes et des recommandations. Les résultats révèlent que la relève est confrontée à des enjeux concernant: leur niveau de préparation et de connaissances vis-à-vis la RAP, l’opérationnalisation de sa définition et l’accès à des ressources (financières, humaines). Leurs besoins entourant la conduite d’un projet RAP sont complexes, nécessitant des solutions variées et la mobilisation de plusieurs groupes d’acteurs. Représentant une importante force en recherche, la relève a besoin de soutien pour contribuer activement à l’essor de la RAP, d’autant plus qu’elle se considère un vecteur de sensibilisation et un leader de changement positif pour la RAP.

Résumé
10 h 15
Grands enjeux de la RAP du point de vue du patient
Karina Prévost (Unité de soutien SRAP du Québec)

S’il est vrai qu’il est très intéressant de faire de la recherche avec le patient, il peut devenir complexe, voire ardu d’impliquer directement le patient, de le considérer comme un partenaire et de tenir compte de son savoir expérientiel. Cette communication proposera un témoignage à partir de mon expérience patient, à titre de patient partenaire co-chercheur, dans différents projets de recherche. Après avoir décrit les projets auxquels j'ai participé, ainsi que mon rôle, je m'attarderai à identifier les principaux écueils et succès rencontrés. Ceci me mènera à identifier, puis proposer une réflexion sur les enjeux prioritaires de la recherche axée sur le patient…du point de vue du patient.

Résumé
10 h 35
Période de questions
10 h 55
Pause
11 h 15 à 12 h 10
Communications orales
Portrait de la RAP
Présidence/Animation : Marie-Dominique
Batiment : (BH) BURNSIDE HALL
Local : (BH) 1B45
11 h 15
La recherche axée sur le patient : acteurs, réseaux et interdisciplinarité
Philippe Mongeon (UdeM - Université de Montréal), Vincent Larrivière (Université de Montréal)

Basée sur les données du Web of Science, cette présentation dressera un portrait bibliométrique de la recherche basée sur le patient au Québec, au Canada et dans le monde. Après avoir détaillé la méthodologie utilisée, nous présenterons l’évolution de ce type de recherche dans le temps, la place qu’elle occupe dans le domaine médical, les principales institutions actives, ainsi que réseaux de collaboration. Ensuite, seront discutés les thématiques couvertes par les chercheurs, les travaux sur lesquels ils se basent (que citent-t-ils?), ainsi que leurs pratiques de citation (qui cite la recherche du domaine?). Enfin, les tendances en termes d’interdisciplinarité de la recherche seront abordées.

Résumé
11 h 35
La recherche axée sur le patient dans les médias
Yanick Villedieu (ICI Radio-Canada Première)

La place médiatique de la recherche axée sur le patient ? Dire qu’elle est mince est un euphémisme. L’expression elle-même, pas très « vendeuse » il est vrai, n’a pas trouvé sa place dans le vocabulaire des articles ou reportages grand public. Quant à l’image de la recherche médicale, elle varie, pour l’exprimer à gros traits, entre deux extrêmes : d’une part, le fol espoir que des découvertes vont avoir, dans un avenir pas si lointain, un effet presque miraculeux sur de grandes maladies comme le cancer ou l’alzheimer ; d’autre part et à l’inverse, l’impression que la recherche est sous le contrôle de compagnies pharmaceutiques plus intéressées à l’enrichissement de leurs actionnaires qu’au mieux-être des patients. Comment changer cette image ? Comment faire en sorte que le public ait une perception plus nuancée, dans un sens comme de l’autre, de la recherche clinique, de la façon dont elle est menée et de ses résultats ? En trouvant des exemples concrets de recherches faites avec et pour des patients d’ici par des chercheurs d’ici, et de recherches qui ont eu un avantage évident pour les patients. Nul doute que certains médias seraient intéressés à raconter ce genre d’expériences, si on les leur présentait de façon attrayante. Mais où dénicher ces exemples ? La balle me semble être dans le camp des chercheurs et des institutions dans lesquelles ils œuvrent : les médias, après tout, ne veulent pas parler uniquement des attentes aux urgences et des ratés du système de santé.

Résumé
11 h 55
Période de questions
Dîner
12 h 10 à 13 h 30
Dîner
Dîner libre
Batiment : Dîner libre
Local : Non applicable
Après-midi
13 h 30 à 15 h 15
Communications orales
Faire de la recherche AVEC (et non sur) le patient, les professionnels et les décideurs : quels avantages?
Présidence/Animation : Priscille-Nice
Batiment : (BH) BURNSIDE HALL
Local : (BH) 1B45
13 h 30
 La recherche en partenariat avec les patients : qu’est-ce que ça donne?
Antoine Boivin (UdeM - Université de Montréal)

La stratégie de recherche axée sur les patients a multiplié les expériences canadiennes de recherche en partenariat avec les patients. De sujets de recherche, les patients sont appelés à jouer un rôle de partenaire dans le leadership, l'élaboration des priorités, le design, la mise en oeuvre et le transfert des connaissances de recherche.

Cette transformation implique une modification importante de la gouvernance, de la composition des équipes de recherche, de la relation entre chercheurs et patients, et de la pratique de la recherche.


Face à un bouleversement aussi important, plusieurs chercheurs se questionnent sur les preuves scientifiques que le partenariat avec les patients peut améliorer la recherche. 

L'objectif de cette présentation est de commencer à "ouvrir la boîte noire" du partenariat avec les patients en recherche, clarifier ses prémisses et hypothèses, identifier certaines tensions sous-jacentes, brosser un portrait des données scientifiques disponibles et discuter des pièges et défis cachés derrière la question simple et complexe "qu'est-ce que ça donne"?

Résumé
13 h 50
L’avantage de l’implication des organisations en RAP : processus et effets de la recherche participative organisationnelle
Paula BUSH (Université McGill)

Cette communication sera l’occasion de présenter un survol des différentes synthèses produites sur l’engagement des organisations dans le contexte de la RAP. Ce faisant, elle nous permettra de distinguer l'engagement des organisations de l'engagement des personnes et des communautés. Enfin, elle fournira l’occasion de dégager les conditions gagnantes pour le déploiement de la RAP dans les organisations et quelques pistes d’action afin d’y parvenir.

Résumé
14 h 10
Période de questions
14 h 25
Discussion avec des chercheurs et des patients à partir de leur expérience en RAP
Priscille-Nice Sanon (Unité de soutien SRAP du Québec), Alexandre Grégoire (Unité de soutien SRAP du Québec)

Présentations et discussions avec des chercheurs et des patients à partir de quatre capsules vidéo relatant des exemples riches et différents en RAP.

Résumé
14 h 55
Période de questions
15 h 15
Pause
15 h 15 à 16 h 35
Communications orales
Comment la RAP transforme-t-elle nos pratiques et les organisations en santé?
Présidence/Animation : Matthew
Batiment : (BH) BURNSIDE HALL
Local : (BH) 1B45
15 h 30
L’Unité de soutien à la recherche axée sur le patient du Québec : accomplissements et leçons apprises
Marie-Dominique Beaulieu (Unité de soutien SRAP du Québec)

L'Unité de soutien à la recherche axée sur le patient du Québec a débuté ses travaux en avril 2014. La mission de l'Unité est de soutenir la transformation des pratiques cliniques et organisationnelles en soins et services de première ligne par la recherche. Tout un défi! Pour se faire, l'Unité consacre des activités aux développements méthodologiques en recherche axée sur le patient, à l'appui de la communauté scientifique et du réseau dans la conception de recherches en lien avec sa mission et par la favorisation d'activités de réseautage et de courtage de connaissance. Nous présenterons les résultats accomplis jusqu'à maintenant et les défis qui ont dû être relevés.

Résumé
15 h 50
La recherche axée sur le patient : une stratégie de transformation du système de santé?
Jean-Louis Denis (UdeM - Université de Montréal)

La recherche axée sur le patient (RAP) s'inscrit dans un questionnement plus large sur l'utilité sociale des connaissances. Ainsi, les scientifiques doivent démontrer par leurs méthodes et résultats qu'ils génèrent des bénéfices au-delà du monde de la recherche. Si la RAP vise à accroître les moyens de produire une recherche dite utile, ce projet ouvre à un ensemble de controverses. La RAP met en tension deux conceptions de la recherche: une recherche centrée sur la compréhension des phénomènes et une recherche centrée sur l'efficacité des interventions. Nous allons lors de cette conférence explorer comment ces conceptions de la recherche marquent le développement de la RAP et conséquemment déterminent son potentiel transformatif.

Résumé
16 h 20
Période de questions
16 h 35
Mot de clôture
16 h 40 à 17 h 00
Communications par affiches
Affiches des boursiers
Présidence/Animation : Matthew
Batiment : (BH) BURNSIDE HALL
Local : (BH) sous-sol zone affiches
1
Session d’affiches des boursiers de l’Unité de soutien SRAP du Québec
Matthew MENEAR (Université Laval)

Communication par affiche des boursiers de l'Unité de soutien SRAP du Québec et cocktail.

Résumé
2
Les coûts des soins de santé chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques : le statut de santé mentale importe-t-il?
Samantha GONTIJO GUERRA (UdeS - Université de Sherbrooke)

Objectif: Présenter les résultats d'une étude visant à documenter les coûts associés à la cooccurrence des conditions chroniques physiques et psychiatriques.

Méthodes: Les données proviennent de l’enquête ESA menée auprès de personnes âgées vivant à domicile. Des coûts d’utilisation des services de santé sur 2 ans ont été mesurés à partir des bases de données administratives. Des modèles linéaires généralisés ont été utilisés pour étudier les coûts en fonction de la présence simultanée des troubles psychiatriques et de conditions physiques [arthrite, cancer, accident vasculaire cérébral (AVC), diabète, maladies cardiovasculaires et respiratoires].

Résultats: Les participants atteints à la fois des troubles psychiatriques et des maladies cardiaques, de l'AVC ou des maladies respiratoires ont engendré des coûts plus élevés atteignant 1696 $ (IC95%: 30 $-3422 $), 14 772 $ (IC95%: 1909 $-31454 $) et 5343 $ (IC95%: 343 $-10 343 $), respectivement. Les coûts excédentaires associés à la cooccurrence des troubles physiques et psychiatriques atteignent près de 600 M $ par 1 000 000 de personnes âgées.

Conclusion: La présence simultanée de troubles psychiatriques et de certaines conditions chroniques physiques a un effet synergique sur les coûts des soins de santé. Ces résultats soulignent la nécessité d'améliorer et de favorises les approches holistiques de soins de santé visant la prévention et le traitement des maladies chroniques ce qui pourrait sauver des coûts importants pour la société.

Résumé
3
La consommation de benzodiazépines chez les personnes âgées qui ont un syndrome de stress post-traumatique
Catherine Lamoureux-Lamarche (UdeS - Université de Sherbrooke)

Objectifs : Les objectifs de cet article sont d’étudier l’association entre le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) et l’utilisation de benzodiazépines (BZD) et d’évaluer si le sexe, la dépression et l’anxiété influencent cette association.

 

Méthodes : Les données utilisées proviennent de l’étude ESA-Services (2011-2013). Cette étude inclut une population de 1453 personnes âgées de 65 ans et plus qui consultent en première ligne et qui sont couvertes par le régime public d’assurance médicaments. Le SSPT a été mesuré à l’aide de l’Impact of Event Scale–Revised. La base de données des services pharmaceutiques de la RAMQ a été utilisée pour mesurer l’utilisation des BZD. Les critères du DSM-5 ont été utilisés pour mesurer la présence d’une dépression majeure et d’un trouble d’anxiété. Les interactions suivantes ont été analysées : PTSS*sexe, PTSS*dépression et PTSS*anxiété.

 

Résultats : La prévalence du SSPT était de 4.5%. 31.2% des participants consommaient des BZD. La consommation de BZD était associée avec le SSPT (RC: 1.8; IC: 1.1-3.1). La dépression majeure avait un impact significatif sur l’association entre le SSPT et la consommation de BZD (RC: 0.2; IC: 0.1-0.9).

 

Conclusion : Les résultats ont montré que l’utilisation de BZD était encore élevée chez les personnes âgées qui avaient un SSPT. Les personnes âgées qui avaient une dépression majeure et un SSPT étaient moins à risque de consommer des BZD, ce qui est concordant avec les lignes directrices. 

Résumé
4
Stratégies d’engagement des personnes utilisatrices et de leurs proches dans les soins de collaboration en santé mentale : une revue systématique
Matthew MENEAR (Université Laval)

Objectif : Cette étude vise à identifier et décrire les stratégies d’engagement des personnes utilisatrices et leurs proches touchées par la dépression ou les troubles anxieux dans les soins de collaboration en santé mentale (SCSM) de première ligne.

 

Méthodes : Dans le cadre d’une revue réaliste participative, nous avons effectué la mise à jour d’une revue systématique Cochrane d’interventions de SCSM pour la dépression et les troubles anxieux. La recherche d’articles a été effectuée dans les bases de données Cochrane CCDAN, CINAHL et dans trois registres d’essais cliniques. Les articles étaient inclus s’ils décrivaient des essais contrôlés randomisés ou des essais cliniques d’interventions en SCSM pour la dépression ou les troubles anxieux. À partir des articles inclus, nous avons réalisé une analyse descriptive des stratégies d’engagement des personnes utilisatrices et leurs proches dans les SCSM.

 

Résultats : Des 4643 nouvelles références identifiées, nous avons exclus 4339 articles à la lecture des titres et résumés. Après la lecture des 304 articles restant, nous avons inclus 69 articles décrivant 55 interventions différentes. Ces 55 nouvelles interventions ont été ajoutées aux 79 interventions déjà incluses par la revue Cochrane (134 interventions au total).  Les données à extraire des articles ont été identifiées avec l’aide de nos partenaires et incluent des informations sur les stratégies d’engagement suivantes : psychoéducation, autogestion des soins, planification des soins, prise de décision partagée, approches motivationnelles, soutien par les pairs et services d’intervenants pivots.

 

Conclusion : L’amélioration de l’accès aux services de santé mentale de qualité est une priorité partagée des gouvernements, des professionnels de santé, des chercheurs et des personnes utilisatrices. Les résultats de cette étude participative fourniront des renseignements utiles sur les stratégies qui appuient la prestation de soins de collaboration plus axée sur la personne et les proches.

 

Résumé
5
Développement d’un instrument de mesure adapté aux personnes avec multimorbidité
maxime sasseville (UdeS - Université de Sherbrooke)

Objectifs : 1) Planification : Développer des dimensions conceptuelles pertinentes et formulation d’une définition opérationnelle pour chaque dimension; 2) Opérationnalisation : Générer et sélectionner des énoncés pour chacune des dimensions identifiées afin d’obtenir une première version de l’instrument de mesure; 3) Validation : Évaluer la validité de l’instrument.

Méthodes : 1) Des entrevues semi-structurées individuelles sont effectuées chez dix (10) personnes atteintes de multimorbidité, cinq (5) proches aidants membres de la famille,cinq (5) infirmières cliniciennes et dix (10) professionnels de la santé. Objectif 2) Le contenu des dimensions et des énoncés pertinents seront tirés d’instruments de mesure existants ou développés (si inexistants) en lien avec les dimensions développées à l’objectif 1. Objectif 3) La validité́ de contenu sera évaluée par une méthode Delphi électronique chez un groupe d’experts en gestion des maladies chroniques (n = 20). La validité́ apparente sera évaluée par des entrevues cognitives.

Résultats: La collecte et l’analyse des données sont actuellement en cours. Au moment de la soumission, la revue de littérature est complétée et révèle un large éventail hétérogène de domaines mesurés incluant : Santé générale, facteurs psychosociaux, gestion de la maladie, état fonctionnel et services de santé.

Conclusion : Le projet permettra de mettre à disposition des chercheurs en sciences infirmières, ainsi que d’autres disciplines s’intéressant aux interventions de gestion des maladies chroniques en contexte de multimorbidité un instrument adapté aux personnes atteintes de multimorbidité permettant de rendre compte des effets des interventions de gestion des maladies chroniques.

Résumé
6
Enjeux quant aux soins de survie : apprendre de l’expérience de survivantes du cancer qui désirent retourner au travail
Karine Bilodeau (UdeS - Université de Sherbrooke)

Objectif : Le but est d’identifier les enjeux quant aux soins de survie à l’aide de l’exploration des parcours de retour au travail (RAT) de survivantes de cancer du sein.

Méthode : Une étude qualitative de cas multiples a été réalisée. Le cas est défini comme le parcours de la survivante du cancer du sein dès la fin des traitements. L’unité d’analyse est la survivante du cancer. Neuf participantes ont été recrutées. Elles étaient interviewées au moins deux fois pour documenter leur parcours de RAT qui évoluait dans le temps. Un total de 23 entrevues semi-dirigées ont été réalisées. Les données transcrites ont fait l’objet d’une analyse de contenu itérative.

Résultats : Un mois après la fin des traitements, les survivantes sont préoccupées par leur capacité de RAT en raison de la présence de symptômes récurrents du cancer (ex., fatigue, trouble de concentration). Deux à six mois plus tard, les participantes se sentaient plus confiantes face à leur RAT. Elles s’étaient mises au défi en augmentant leurs activités (ex., physique, domestique). De manière générale, les participantes ont rapporté avoir reçu peu d’information de la part des professionnels de la santé quant aux effets secondaires, le RAT et les ressources disponibles.

Conclusion : L’exploration du parcours de RAT après le cancer a permis de souligner des lacunes quant à l’offre de soins. Les résultats suggèrent que les survivantes bénéficieraient d’un soutien de la part des professionnels lors de moments clefs.

Résumé
7
Étude du processus d’application des connaissances de l’Algo dans les services de soutien à domicile québécois : protocole de recherche
Mélanie RUEST (UdeS - Université de Sherbrooke)

 

Objectifs: (1) identifier les caractéristiques décrivant le processus d’application des connaissances (AC) de l’Algo ainsi que la manière dont elles influencent le processus et (2) dégager les stratégies d’AC à favoriser pour la suite de l’adoption.

Méthodes : Étude de cas multiples (n = 6) avec un devis mixte concomitant niché (cas = service d’ergothérapie composé de gestionnaire(s), d’ergothérapeute(s) et d’utilisateur(s) de l’Algo). Pour chaque cas, une composante quantitative (passation d’un questionnaire pour établir le niveau d’adoption de l’Algo et le portrait des caractéristiques influençant ce dernier) et une composante qualitative (réalisation de focus groups et d’entrevues semi-dirigées) seront réalisées. Pour les cas se situant à des stades avancés d’adoption, un patient ayant été rencontré à domicile par un intervenant non-ergothérapeute avec l’Algo se joindra aux membres des cas lors des focus groups. En parallèle à la réalisation des composantes du devis mixte, un patient joindra également l’équipe de recherche lors de la révision des outils de collecte de données et de l’analyse de celles-ci pour la composante qualitative.

Conclusion: Cette étude permettra de documenter le processus d’AC pour une connaissance conçue en partenariat avec les milieux cliniques, une forme de recherche valorisée, mais dont les retombées sont peu étudiées. L’inclusion de la perspective des patients permettra de bonifier la compréhension des caractéristiques relatives à ceux-ci pouvant influencer ce processus.

Résumé
8
Diminution de l’usage de médicaments potentiellement inappropriés pour les personnes âgées hospitalisées : essai pragmatique randomisé
Benoit Cossette (UdeS - Université de Sherbrooke)

Introduction: l’usage de médicaments potentiellement inappropriés (MPI) par les personnes âgées hospitalisées est un problème complexe pour lequel un système d’alertes informatisées (SAI) a montré des bénéfices.

Objectif: évaluer le changement dans l’usage de MPI avec une intervention pharmacien-médecin basée sur les alertes d’un SAI comparativement aux soins cliniques usuels.

Méthodes: essai randomisé pragmatique réalisé dans un hôpital universitaire. Les hospitalisations de patients avec une sélection des critères gériatriques de Beers ou STOPP ont été randomisées aux soins cliniques usuels ou à l’intervention pharmacien-médecin. Le résultat clinique primaire était la cessation ou la réduction de dose d’un MPI.

Résultats: Les analyses ont été réalisées pour 231 patients ayant 128 et 126 hospitalisations dans les groupes témoin et intervention respectivement. L’âge moyen était de 81 ans et 60% étaient des femmes. Comparativement au groupe témoin, les cessations de médicaments et les réductions de doses étaient plus fréquentes à 48h post-alerte (45,8% vs 15,9%; différence absolue: 30,0%; IC95%: 13,8%-46,1%) et au congé de l’hôpital (48,1% vs 27,3%; différence absolue: 20,8%; IC95%: 4,6%-37,0%) dans le groupe intervention.

Conclusion: Pour les personnes âgées hospitalisées, comparativement aux soins cliniques usuels, une intervention pharmacien-médecin, à partir des alertes d’un SAI, a mené à une augmentation significative des cessations et réductions de doses pour les MPI ciblés.

Résumé
9
L’ordonnance de traitement en santé mentale au Québec : un protocole coconstruit avec un patient partenaire
Marie-Hélène GOULET (Université McGill)

Objectif : Chez les personnes qui ont un trouble mental grave et présentant un risque de violence envers eux-mêmes ou autrui dans la société, l’ordonnance de traitement (OT) constitue une réponse légale de plus en plus utilisée. Le but de cette affiche est de proposer le protocole d’une étude visant à explorer l’expérience liée à l’OT au Québec chez les patients, proches, professionnels, psychiatres et décideurs.

Méthodes : Le devis de l’étude est une recherche-action participative. Le cadre conceptuel utilisé est celui du partenariat avec le patient qui reconnaît l’apport du savoir expérientiel en valorisant l’engagement du patient dans les soins, l’enseignement, l’organisation des soins et la recherche.

L’étude se déroulera dans les quatre instituts spécialisés en santé mentale et psychiatrie légale du Québec. Un comité d’experts composé de représentants de chaque type d’acteurs-clés agira à titre consultatif. Un échantillonnage de convenance (6 à 10 par groupe) permettra de recruter des participants pour des entretiens individuels semi-structurés à partir des critères d’inclusion et d’exclusion validés par le comité d’experts. Les données seront examinées par une analyse de contenu.

Conclusion. Des personnes qui ont déjà été sous OT seront intégrées au processus de la recherche (conception du devis, recrutement, collecte de données, validation de l’analyse et transfert de connaissances), ce qui leur assurera une voix au chapitre du débat sur l’utilisation de l’OT.

Résumé
10
L’intersectionnalité : un levier d’influence sur l’organisation des services en déficience physique pédiatrique
Veronique Foley (UdeS - Université de Sherbrooke)

Résumé:

Plus de 1.3% des enfants présentent une déficience physique au Québec. Leurs besoins et ceux de leurs familles sont nombreux et complexes, compte tenu de difficultés motrices, émotionnelles ou sensorielles, des difficultés de socialisation, mais également des enjeux de marginalisation et d'exclusion. Plusieurs acteurs sont présents pour tenter de répondre à ces besoins, dont le système de santé et de services sociaux. Pourtant, malgré cette connaissance des besoins, les inégalités sociales pour ces familles persistent et l'accès à des services pertinents et suffisants reste limité.

Objectif

Développer un cadre conceptuel permettant de mieux illustrer à l'aide des principes de l'intersectionnalité les écarts entre les besoins et les services offerts pour soutenir les familles d'enfant ayant une déficience physique, le positionnement du chercheur et la place des familles dans cette identification.

Méthode

Scoping review (analyse de la portée) et analyse approfondie de la littérature (décembre 2016). Analyse thématique  soutenant la synthèse des résultats.

Résultats

Le modèle conceptuel  permet de mettre en évidence les avantages et les désavantages vécus par les familles, la consultation des groupes moins souvent entendus, le positionnement du chercheur et son influence.

Conclusion

Le modèle proposé permet d'illustrer avec plus de nuance le vécu par les familles, les enjeux de pouvoir sous-jacents et les situations de vulnérabilité et de résilience. L'approche intersectionnelle permet un regard micro et macro sur l'expérience vécue des familles et l'organisation de services en identifiant des leviers d'action possibles afin d'améliorer l'accès et la qualité des  services offerts en positionnant la famille au coeur de la démarche.

Résumé
11
L’observance du traitement pharmacologique des aînés diabétiques exposés à la polypharmacie : revue de littérature
Marie-Eve GAGNON (UQAR - Université du Québec à Rimouski)

Introduction : La gestion du diabète et des comorbidités associées nécessitent plusieurs traitements pharmacologiques. L'observance au traitement est primordiale pour des résultats optimaux.

Objectif : Le but de cette revue de littérature est de faire état des connaissances concernant l’observance au traitement pharmacologique des aînés diabétiques exposés à la polypharmacie.

Méthode : Une recherche documentaire a été réalisée dans les bases de données CINAHL, MEDLINE et Psychology and Behavioral Sciences Collection. Les études ont été sélectionnées selon les critères PICO. P : des participants de 65 ans et plus ayant un diagnostic de diabète. I : l’exposition à la polypharmacie (cinq médicaments ou plus), C : comparé à une autre population si applicable. O : l’observance au traitement pharmacologique.

Résultats : La recherche dans les bases de données a mené à 26 articles quantitatifs et qualitatifs éligibles. Les résultats sont catégorisés selon leur type (facteurs, taux d’observance, thèmes majeurs face à l’observance et autres). L’observance est difficile à déterminer puisqu’elle peut être complète, sous-optimale et absente. De plus, plusieurs facteurs objectifs et subjectifs peuvent l’influencer.

Conclusion : Ces résultats permettent de mieux comprendre l'observance et les enjeux qui s'y rattachent, de sorte que les perspectives du patient soient mieux prises en compte dans les recherches et les recommandations impliquant les médicaments.

Résumé
12
Proposition de projet de recherche sur les patients peu susceptibles de bénéficier des initiatives d’engagement en fonction du traitement, du diagnostic ou du biomarqueur
Yi-Sheng CHAO (CRCHUM)

Objectifs

Engager les patients dans les soins de santé est devenu une approche importante pour améliorer les systèmes de santé. Nous visons à comprendre la faisabilité d'identifier les patients sous-desservis qui sont peu susceptibles de bénéficier des initiatives d'engagement.

 

Méthodes

Cette proposition de projet de recherche a utilisé les données de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé, menée entre 2007 et 2015. L'information sur toutes les variables et les biomarqueurs a été examinée pour déterminer l'état de la maladie. Le diagnostic de la maladie du patient sous-traité n'a pas pu être confirmé avec les médicaments actuels ou les niveaux de biomarqueurs.

 

Résultats

Il y avait 26560 variables examinées, dont 71 étaient liées au diagnostic de la maladie et 232 étaient des biomarqueurs pour le diagnostic clinique. L'utilisation des médicaments selon les codes Anatomical Therapeutic Chemical pourrait être récupérée par liaison de données, bien que le nombre de prescriptions ait été limité à 15. Les maladies communes à trois sources d'identification des patients étaient les maladies cardiovasculaires, la dyslipidémie et le diabète.

 

Conclusion

Il est possible d'identifier les patients sous-desservis qui n'avaient peut-être pas reçu des soins complets et un plan de traitement. Les avantages de l'engagement des patients peuvent être limités à cette population. L'étape suivante consiste à quantifier les sources et le facteur de risque de devenir des patients mal desservis.

Résumé
Soir
17 h 00 à 18 h 30
Cocktail
Affiches des boursiers et cocktail
Présidence/Animation : Matthew
Batiment : (BH) BURNSIDE HALL
Local : (BH) sous-sol zone cocktail