Imprimer

626 - La fabrique des analyses qualitatives : regards sur les processus de collaboration

L’Association pour la recherche qualitative (ARQ) s’intéresse cette fois-ci à la pratique « ordinaire » de l’analyse telle qu’elle se réalise au cœur des rencontres de travail entre collègues-chercheurs (souvent de divers horizons disciplinaires), étudiants-chercheurs, et même parfois acteurs sociaux de diverses appartenances. Aujourd’hui, le travail collaboratif est très encouragé en recherche, notamment dans la production des analyses, mais il est souvent passé sous silence, voire complètement occulté en raison des limites et exigences des formats de publication habituels. L’ARQ souhaite donc ouvrir cette boîte noire pour examiner ces interactions au cœur du travail concret d’analyse en réinsérant celui-ci dans les pratiques sociales qui le mettent en œuvre, le concevant comme une action collective négociée entre les personnes impliquées dans la production du sens des matériaux étudiés.

L’éclairage anticipé revêt une grande importance puisque le travail collaboratif qui se réalise à l’ombre des démarches plus visibles a une incidence sur les choix retenus en matière de direction et crée ce qui éventuellement est présenté en termes de résultats de recherche. Ainsi, quelles sont les interactions qui participent à la production des analyses? Quels sont les objets de négociation qu’elles révèlent? Quelles sont les normes ou conventions qui balisent les décisions prises (Rix et Lièvre, 2005)? Quels compromis sont nécessaires au maillage d’idées de toute provenance et comment celles-ci sont-elles sélectionnées et hiérarchisées pour permettre l’avancée du processus analytique?

Ce questionnement se veut une contribution au projet scientifique lancé par Bruno Latour. Cet anthropologue des sciences a observé des scientifiques au travail et ce qu’ils font précisément dans leur laboratoire, et il a décrit le processus de production de données comme un travail de construction sociale. Il a ainsi montré comment celles-ci sont suscitées et construites, entre autres à la faveur de la coopération de tout un réseau d’acteurs. Les travaux de Latour s’inscrivent plus largement dans le domaine de la sociologie des sciences ou de la connaissance, entamé dans le monde anglo-saxon par des auteurs tels que Thomas Samuel Kuhn et développé aujourd’hui par bon nombre de chercheurs posant un regard distancié et resocialisant sur la production scientifique (ex. : Callon, Lascoumes et Barthe, 2001; Collins et Pinch, 1993; Darré, 1977; 1999; Larochelle et Désautels, 2002).

Ancrées dans des expériences concrètes de recherche empirique, les présentations s’inscriront dans l’un ou l’autre de ces axes : 1) celui de la division du travail; 2) celui de la négociation des positions de savoir; 3) celui des médiations construites par le chercheur; et 4) celui de la pensée plurielle en tant que potentiel d’innovation. Ces quatre axes de réflexion combinés permettront de mieux comprendre la fabrique des analyses qualitatives en la (ré)insérant dans l’ensemble de pratiques sociales qui la mettent en œuvre.

Lire la suite »
Colloque
Section 600 - Colloques multisectoriels
Responsables
UdeM - Université de Montréal
UdeM - Université de Montréal
UdeM - Université de Montréal
Afficher tous les résumés
Avant-midi
08 h 30 à 12 h 00
Communications orales
La fabrique des analyses qualitatives (Partie 1)
Présidence/Animation : Joëlle Morrissette (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) 2120
08 h 30
Mot de bienvenue
08 h 45
Conférence d’ouverture – La fabrique de données et d’analyses : une approche ventriloque
François Cooren (UdeM - Université de Montréal)

Comment fait-on parler des données qualitatives, qu’elles soient recueillies sous format vidéo, audio ou textuel, dans le cadre d’un travail analytique de type collaboratif? Dans cette communication, je présenterai certains éléments de notre méthodologie — les séances d’analyse de données — en mobilisant réflexivement l’approche analytique que nous défendons maintenant depuis près d’une dizaine d’années, soit la perspective dite « ventriloque » de la communication. Selon cette méthode d'analyse, communiquer consiste toujours à « faire parler » des figures à ontologie variable, que ces figures soient des faits, des principes, des textes, des personnes, des émotions ou encore des organisations ou des groupes. En mobilisant — explicitement ou implicitement, volontairement ou involontairement — ces figures, les interactants multiplient ainsi les auteurs de ce qu'ils avancent, ce qui a souvent pour effet de bâtir l’autorité même de leurs propos. La beauté de cette approche, selon nous, c’est qu’elle s'applique, comme nous le verrons, à l’entreprise analytique elle-même. Autrement dit, analyser des données, c’est toujours leur faire dire quelque chose tout en confrontant ce faire dire à la manière dont elles nous parlent également au travers d’autres analystes avec qui nous confrontons nos interprétations. Réaliser une séance d’analyse de données, c’est donc créer un dispositif de phonation pour les données que nous interprétons, afin que l’on s’assure qu’elles nous disent bien toutes la même chose.

Résumé
09 h 45
La fabrique des outils de récolte de données et d’analyse comparative internationale : un préalable nécessaire à la fabrique des analyses
France Picard (Université Laval), Annie Pilote (Université Laval), Gaële Goastellec (Université de Lausanne), Michel Turcotte (Université Laval), Noémie Olympio (École supérieure du professorat et de l'éducation Aix-Marseille Université), Marcelline Bangali (Université Laval), Jonas Masdonati (Université de Lausanne), Jérôme Rossier (Université de Lausanne)

Dans les études comparatives internationales en éducation, la fabrique des analyses s’amorce dès l’élaboration du projet, la construction des outils de collecte de données et du cadre comparatif qui servira à la production des résultats de recherche (Bray, Adamson et Mason, 2010). Nous donnerons à voir le processus de construction d’une recherche comparative qualitative et multicas (Gagnon, 2010; Merriam, 1988; Remenyi, 2012; Stake, 1995; Yin, 2009), menée dans 5 pays par des chercheurs d’horizons disciplinaires variés, et engageant des acteurs de divers statuts. Cette recherche servira d’étude de cas pour illustrer les moyens, les processus et les étapes qui ont jalonné la fabrique des outils de collectes de données, incluant leur validation, et du cadre comparatif d’analyse (Picard, Pilote, Turcotte, Goastellec & Olympio, 2015). Les quatre axes du colloque seront illustrés : 1/ Les médiations au sein de l’équipe pour construire un espace de travail à distance, ouvert et sensible aux variations sociopolitiques des systèmes éducatifs. 2/ La négociation des positions de savoir dans une recherche collaborative où les participants ont contribué avec les chercheurs à la fabrique des guides d’entretien (Bourassa et al., 2013; Desgagné, 2007). 3/ La pensée plurielle qui s’est révélée dans la construction d’un objet de recherche multidisciplinaire. 4/ La division du travail de fabrique des guides d’entretien et d’opérationnalisation du cadre théorique adoptant une approche itérative.

Résumé
10 h 15
Pause
10 h 30
L’analyse par questionnement analytique : comparaison de deux processus collaboratifs dans le cadre de démarches d’analyse de pratiques
Martin Caouette (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)

Cette communication compare deux processus d'analyse par questionnement analytique (Paillé & Mucchielli, 2008) dans le cadre d'études impliquant des démarches d'analyse de pratiques professionnelles. Ce type d'analyse consiste à formuler un ensemble de questions qui permettent de répondre aux objectifs de l'étude, de les développer et les subdiviser afin d'en arriver à produire un canevas investigatif qui guide l'analyse. Cette stratégie mène à des temps d'allers et de retours entre le chercheur et les participants à l'étude qui sont des partenaires de l'analyse, poursuivant ainsi la dynamique mise en place pour la collecte de données. La première étude porte sur les pratiques professionnelles d'éducateurs spécialisés en soutien à l'autodétermination d'adultes présentant une déficience intellectuelle. Lors de cette étude, deux groupes de participants ont contribué à l'analyse des données et à la validation et la modélisation des résultats. La seconde étude porte sur une pratique de soutien au développement professionnel d'éducateurs spécialisés nouvellement embauchés. Cette étude s'est distinguée par un processus d'analyse conjoint impliquant les participants à l'étude, mais aussi les promoteurs de l'étude. La communication soulignera les enjeux spécifiques à la collaboration dans ces processus d'analyse, notamment au regard du choix des questions de recherche, des enjeux spécifiques des acteurs, des outils à utiliser et des limites de la contribution de chacun des acteurs.

Résumé
11 h 00
« Les parents disent-ils la vérité? » : enjeux de reconnaissance des savoirs et négociation des relations de pouvoir en recherche qualitative participative
Annie Lambert (UdeS - Université de Sherbrooke)

Appuyée sur une approche participative, nous avons développé une recherche auprès de parents recevant les services de la protection de l’enfance dont les objectifs étaient de comprendre leur vécu au sein des trajectoires de services et de dégager leurs savoirs expérientiels à partir de leurs discours sur leur réalité. Or, avoir accès à la parole des acteurs est une chose, faire reconnaître leur parole et la considérer comme savoir en est une autre. Au fil de la recherche, en collaboration avec des acteurs du milieu et des parents, de nombreux enjeux et défis de reconnaissance des savoirs des parents ont pu être constatés, et ce, à chacune des étapes du projet. Une extrême vigilance des chercheuses est apparue nécessaire afin d’éviter que des biais ne soient induits par elles-mêmes, les professionnels ou les parents, à partir de présupposés théoriques, cliniques ou expérientiels. Donner une voix aux parents, dans un contexte balisé comme celui de la protection de l’enfance, semble confronter à une persistante remise en cause des discours des parents qui freine la reconnaissance de leur intelligence. La communication vise à réfléchir les enjeux de reconnaissance des savoirs et la négociation des relations de pouvoir au sein d’une recherche où les participants sont considérés comme vulnérables et en difficulté. Nous portons l’idée du droit des personnes de s’exprimer et d’être entendues comme celui de leur valeur ajoutée dans une construction commune et déhiérarchisée des savoirs.

Résumé
11 h 30
La patiente fabrication d’une étudiante-chercheuse au doctorat à travers un processus de collaborations itératives avec les membres de son équipe de recherche
Josée Lachance (UdeS - Université de Sherbrooke), Jean-François Desbiens (Université de Sherbrooke)

Dans le cadre des études doctorales, l’étudiante est mise au défi de construire la démarche d’analyse qualitative de ses données guidée par une équipe formée d’un directeur de recherche et deux directeurs adjoints. À la manière d’une recherche-action, le processus d’analyse au sein de l’équipe de recherche recoupe des idées clés dont le développement professionnel, la collaboration et la communauté réflexive. Comme au fondement de la recherche collaborative, nous retrouvons des dimensions transformatives et épistémiques. Notre démarche d’analyse a été conçue à partir de deux méthodes : l’analyse thématique et l’analyse avec les catégories conceptualisantes. À l’initiative de la doctorante, une deuxième démarche d’analyse a été proposée. Durant l’élaboration de la démarche d’analyses qualitatives des données, au fil des étapes, une organisation de collaboration entre la doctorante et les membres de mon équipe de direction s’est progressivement mise en place pour conduire à l’émergence d’une chercheuse capable d’autonomie, de créativité et de pertinence scientifique. Cette communication a donc pour objet de présenter le pas à pas du processus collaboratif à chacune des étapes. Un processus riche de réflexion et une analyse enrichit par les multiples regards. Une chercheuse est née au sein de l’œuvre collective.

Résumé
Dîner
12 h 00 à 13 h 30
Dîner
Dîner
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) 2120
Après-midi
13 h 30 à 16 h 45
Communications orales
La fabrique des analyses qualitatives (Partie 2)
Présidence/Animation : Annie Malo (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) 2120
13 h 30
La fabrication d’un métier : des traductions réciproques entre recherche et milieu professionnel
Corinne Mérini (Université Blaise Pascal), Serge Thomazet (Université Clermont Auvergne), Jean Bélanger (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Nous rendons compte d’une recherche sur le métier « d’assistant au projet de vie » mis en place en France pour aider les familles à élaborer et opérationnaliser le projet de vie de leur enfant handicapé. Notre question de recherche vise à cerner la construction des gestes professionnels et d’un métier situé dans des espaces organisationnels d’intermétiers (Thomazet & Mérini, 2014). Notre recherche-intervention (Mérini & Ponté, 2008)  s’appuie sur un collectif de recherche et la confrontation des professionnels à des traces tangibles de leur activité (outils, enregistrement vidéo, etc.) à partir d’une méthodologie d’autoconfrontations (Goigoux, Margolinas & Thomazet, 2004). Nous rendons alors le travail visible, mais aussi les négociations (Mérini, 2015) et traductions (Callon, 1986) indispensables à sa stabilisation. Nos résultats montrent des activités et préoccupations (Clauzard & Veyrunes, 2007) dans un premier temps centrées sur des gestes d’accompagnement des familles, puis vers la mobilisation de l’environnement. Nous montrons la nécessité de permettre le développement conjoint et la négociation entre pratiques professionnelles et recherche. Nous identifions ensuite des conditions favorables à ce processus conjoint, ce qui nous permettra de décrire la dynamique de recherche mise en œuvre. Enfin, nous terminons par une analyse des processus de négociations actifs dans le dispositif de développement professionnel et la recherche.

Résumé
14 h 00
Le développement de la collaboration entre chercheurs et praticiens dans la production de savoirs issus d’un processus analytique
Liliane Portelance (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières), Colette Gervais (UdeM - Université de Montréal), Mylène Quessy (Commission scolaire Chemin du Roy), Lyse D'Amours (École Marie-Rivier)

Des acteurs de cultures professionnelles différentes, chercheurs et praticiens, se rassemblent pour concevoir et réaliser un projet de recherche. Leur rassemblement donne lieu à une dynamique relationnelle particulière, caractérisée par un agencement d’identités collectives (Kaddouri, 2006). Dans chaque culture s’élaborent et se transmettent des procédures, normes, valeurs qui formatent les modes de pensée et d’action (Durand et al., 2002). À travers les discours et les références mobilisées ainsi que dans le raisonnement d’explicitation s’exprime la culture professionnelle de chacun (Buysse et Martineau, 2013). Or, la collaboration peut représenter un défi.

 

Une équipe de chercheurs et de praticiens s’est rassemblée durant les sept années de la réalisation d’une recherche. L’objectif général est de coproduire et coanalyser des dispositifs de formation à l’intention des formateurs de stagiaires en enseignement. La coconstruction des savoirs a nécessité une continuelle négociation des positions de savoir, des remises en question dans la prise de parole (Cook et Friend, 1991). Comment s’est développée la collaboration interprofessionnelle et interculturelle dans la production de savoirs issue des analyses qualitatives? Les résultats présentés émergent d’un processus méthodologique qui s’apparente à un récit de vie de groupe (Dominicé, 2008) reconstitué à partir d’entretiens individuels. Nous avons identifié les éléments significatifs de l’évolution du travail collaboratif.

Résumé
14 h 30
Pause
14 h 45
La fabrication sociale des analyses : regards sur un projet de recherche en sociologie des sciences et des techniques
Florence Millerand (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Cette communication abordera le thème de la fabrication sociale des analyses à partir d’une réflexion sur les formes de collaboration et de médiation qui ont permis à une équipe pluridisciplinaire de chercheur-es du domaine science, technologie, société (STS) de conduire un projet de recherche sur le développement de grandes infrastructures scientifiques en sciences de la nature. L’interdisciplinarité et la coconstruction des analyses avec les acteurs des « terrains » constituent deux enjeux majeurs pour le projet. L’analyse des formes de collaboration et des médiations construites par l’équipe de recherche révèle un important travail de définition et de traduction favorisant (et contraignant) l’émergence et la coordination des connaissances. L’utilisation de supports diversifiés pour la représentation des savoirs (ex : articles, posters, schémas) et la mise en œuvre de modes de travail collaboratif (ex : « data packages » au service d’analyses thématiques orientées) permettent l’émergence d’objets frontières autour desquels s’articulent les points de vue différenciés sur les données et analyses. D’une part, les données produites résultent d’un important travail de façonnage suscitant des enjeux pour la reconnaissance des cultures épistémiques impliquées, d’autre part les différentes configurations de l’engagement des chercheur-es au sein des terrains requièrent une négociation constante des positions d’acteurs.

Résumé
15 h 15
Analyse des pratiques d’une équipe multidisciplinaire de chercheurs dans un processus de recherche partenariale sur le « soutien à la lecture et à l’apprentissage multimodaux en français à l’école » (SLAME)
Jean Bélanger (UQAM - Université du Québec à Montréal), Sylvie Cartier (UdeM - Université de Montréal), Virginie Martel (UQAR - Université du Québec à Rimouski), Jean-François Boutin (Université du Québec à Rimouski)

La place de la recherche partenariale et sa méthodologie est de plus en plus documentée (Bernier, 2014). Il reste toutefois que la dimension relationnelle associée à ce type de recherche n’est pas toujours simple à appréhender. L’animation de ce type de recherche nécessite bon nombre de compétences particulières, notamment celle de traducteur et d’acteur de médiation (Bernier, 2014). Les chercheurs sont souvent mis dans cette position sans y être nécessairement préparés. Dans le cadre d’un projet de recherche partenarial portant sur le développement de pratiques d’enseignement-apprentissage du français par la lecture multimodale, la présente étude vise à documenter les pratiques d’une équipe de chercheurs multidisciplinaires (incluant un chercheur spécialiste du processus de mobilisation) dans la gestion des médiations inévitables à ce type de projet (Clavier, 2010). Pour ce faire, une analyse thématique des verbatim des rencontres d’équipe projet (chercheurs et praticiens) de la première année, ainsi que du contenu des planifications des chercheurs permettra de faire ressortir les pratiques qui ont permis de construire et de maintenir le partenariat actif dans cette recherche. Cette analyse s’appuie sur un cadre conceptuel s’appuyant à la fois sur la sociologie de la traduction (Akrich et al. 2006 ; Callon et Latour, 1986) pour le processus de mobilisation ainsi que sur la description des compétences d’intermédiation de Clavier (2010).

Résumé
15 h 45
Les processus de collaboration entre les acteurs : l’antichambre de la démarche d’analyse d’une recherche-action-formation
Sylvie Beaudoin (UdeS - Université de Sherbrooke), Sylvain Turcotte (Université de Sherbrooke), Catherine Gignac (UdeS - Université de Sherbrooke)

La présente communication porte sur l’expérience vécue lors d’une recherche-action-formation menée en collaboration avec une équipe-école d’un établissement d’enseignement primaire. Elle vise à présenter, au travers du double dispositif d’accompagnement professionnel situé au cœur de la démarche, comment les deux univers distincts mais complémentaires (chercheurs et équipe-école) en sont arrivés à opérationnaliser leur collaboration, puis à donner du sens à leur expérience. La nature collaborative de la recherche-action-formation requiert que l’analyse des données soit réalisée conjointement avec les cochercheurs, ouvrant nécessairement la porte à des interactions basées tout d’abord sur la recherche d’une compréhension mutuelle, puis sur la négociation du sens donné aux expériences vécues. Comment s’articule cette rencontre entre les chercheurs et les cochercheurs? Quelles sont les conditions nécessaires à la création de cette zone de partage permettant la production de savoirs qui ont du sens pour tous? Comment chaque univers en vient-il à se recréer au contact de l’autre, amenant une reconstruction de la réalité propre à chacun? Des notes des rencontres de l’équipe de recherche, des extraits de journaux de bord et de résumés de rencontres collectives donneront accès à l’antichambre de la démarche d’analyse propre à ce projet. Cette communication contribuera aux discussions de l’axe 2 (négociation des positions de savoir) et 3 (médiations) de l'appel de communications du colloque.

Résumé
16 h 15
Plénière
Soir
16 h 45 à 17 h 00
Cocktail
Lancement des numéros de la revue Recherches qualitatives
Présidence/Animation : Chantal Royer (UQTR - Université du Québec à Trois-Rivières)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) mezzanine zone cocktail
17 h 00 à 18 h 00
Cocktail
Remise du prix Jean-Marie Van der Maren et cocktail de l’Association pour la recherche qualitative
Présidence/Animation : Joëlle Morrissette (UdeM - Université de Montréal)
Batiment : (T) TROTTIER
Local : (T) mezzanine zone cocktail