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312 - Explorer, réfléchir, créer, bouleverser : l’essai littéraire comme espace de recherche-création

Le colloque Explorer, réfléchir, créer, bouleverser : l’essai littéraire comme espace de recherche-création souhaite approcher et explorer l’art de l’essai en examinant ses pratiques, ses caractéristiques et ses possibilités dans les démarches de recherche-création en création littéraire.

Quelles sont les perspectives de la recherche-création en création littéraire que l’essai permet d’aborder? Quelles sont ses formes, ses caractéristiques et comment les pratiques d’écriture en ligne contribuent-elles à en transformer la pratique? L’essai offre-t-il un espace privilégié où il est possible de réfléchir et de créer lorsque l’on est à la fois chercheur et artiste en maintenant, plutôt qu’en résolvant, la tension entre recherche et création? Comment l’essai permet-il à l’écrivain et au chercheur-créateur de penser les enjeux de sa pratique artistique, de sa discipline, voire du champ des savoirs? Comment s’établit la relation entre l’essai et les autres pans de l’œuvre d’un écrivain? Plus particulièrement, l’essai peut-il être un instrument de création littéraire, voire un mode privilégié de cheminement dans diverses pratiques artistiques? Ainsi, à la faveur du développement de la recherche-création au sein du monde universitaire, nous souhaitons susciter un questionnement sur l’essai en tant qu’approche de la création et de la connaissance, et comme mode de participation à la vie intellectuelle.

Ce colloque, qui a lieu le jeudi 11 mai 2017, dans le cadre du 85e Congrès de l’Acfas (Université McGill, Montréal), sera l’occasion pour le public, les conférenciers et l’équipe de la Chambre claire, dirigée par Kateri Lemmens (UQAR) et subventionnée par le FRQSC, d’approfondir ses recherches sur l’art de l’essai, ses modalités et ses pratiques. Ce colloque regroupe ainsi des présentations et des échanges qui explorent l’essai autour des axes suivants :

– Les formes et les caractéristiques de l’essai en littérature et en recherche-création en création littéraire.

– Les modalités des transformations de la pratique de l’essai par les pratiques d’écriture en ligne.

– Les caractéristiques de l’essai comme pratique littéraire et artistique et comme conciliation de la recherche et de la création en milieu universitaire.

– L’essai comme espace de pensée et d’exploration : de la subjectivité, de l’intimité, du savoir, de la connaissance, du social, du politique, de la création, etc.

– La situation et le rôle de l’essai au cœur de l’œuvre et de la pratique d’un écrivain.

– L’essai comme modalité d’écriture de la pensée chez les femmes.

Repères bibliographiques : on pourra consulter la bibliographie élaborée par l’équipe de recherche sur le site du projet : http://chambreclaire.org/projet/bibliographie.

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Colloque
Section 300 - Lettres, arts et sciences humaines
Responsables
UQAR - Université du Québec à Rimouski
Cégep de Drummondville
UQAR - Université du Québec à Rimouski
UQAR - Université du Québec à Rimouski
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Avant-midi
09 h 00 à 10 h 35
Communications orales
L’essai : recherche et création
Présidence/Animation : Guillaume Dufour Morin (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Batiment : (BR) BRONFMAN
Local : (BR) 310
09 h 00
Mot de bienvenue
Kateri Lemmens (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
09 h 15
Absolument compatibles, absolument complémentaires
Pierre-Luc LANDRY (Collège militaire royal du Canada)

L’essai littéraire comme «  espace privilégié  » de recherche-création souscrit à l’insécabilité de la beauté et de la pensée. La pensée essayistique articulée et érudite produit à la fois une œuvre d’art (le texte) et un discours savant récupérable par la discipline dans lequel il s’inscrit (le contenu du texte). L’essai incarne parfaitement l’esprit de la recherche-création en études littéraires, comme il utilise le langage même de la discipline.

L’essai littéraire est exploration. L’essai littéraire est labyrinthe. L’essai littéraire est compte rendu de la pensée en mouvement. L’essai littéraire est indiscipliné, baroque, éhonté, désirant, transgressif.

C’est le postulat que je souhaite défendre dans ma pratique de l’essai littéraire, partout, en tout temps, et que je mettrai à l’épreuve dans une communication individuelle au format expérimental — essayistique —, convoquant à la fois Virginie Despentes et bell hooks, Myriam Suchet et Robert Lévesque, Catherine Mavrikakis et Martine Delvaux, les études autochtones et les recherches féministes, les théories queer et les subaltern studies, de manière à faire émerger quelque chose comme une véritable recherche-création réfutant l’idée de tension entre deux discours absolument compatibles, absolument complémentaires.

Résumé
09 h 35
L’essai ludique : le lieu des délires constructifs
Cassie Bérard (UQAM - Université du Québec à Montréal)

La fiction a le loisir de renchérir sur le réel et de procéder par bouleversements. Et si le genre de l’essai, dans un rapport de concurrence avec la fiction, était aussi capable de détraquements ludiques ? Exploration d’univers parallèles, expérimentations critiques sous forme d’enquête, réfutation du dénouement des intrigues fictionnelles, dévoilement du caractère anticipateur des œuvres, voilà des manœuvres critiques qui situent l’art de l’essai entre le jeu et l’audace intellectuelle. Elles correspondent à des pratiques qui, comme celle de Pierre Bayard, prouvent qu’il n’existe pas de meilleur lieu que l’essai littéraire pour se laisser gagner par le délire. L’essai, non sans questionner de manière plus sérieuse notre rapport au réel, peut aussi se permettre de déjouer la fiction et, ce faisant, de dépasser une vision noire du monde pour s’en émerveiller, s’en amuser un peu.

Cette communication visera à évaluer le potentiel ludique du genre de l’essai. Non régi par des règles strictes, multiforme et effronté, l’essai favorise la création de regards. En son sein sont permises les lectures décalées, les hypothèses indéfendables, les dérives et les déboires. L’essayiste y aiguise ses armes critiques et son imagination, montrant qu’il n’est pas d’évidences à l’épreuve du doute. En somme, l’essai ludique s’inscrit dans une démarche de recherche-création des plus fécondes puisqu’il unit le fantasme d’indiscipline du créateur au travail d’approfondissement du chercheur.

Résumé
09 h 55
Les battements d’une recherche : l’essai (trans)personnel au cœur de la correspondance
Maxime Fecteau (UQAM - Université du Québec à Montréal)

« Il existe deux caractéristiques universelles en ce qui a trait à la nature humaine », écrit W. Clark Hendley en ouverture d’une historiographie de la chronique-conseil journalistique (newspaper advice column), « 1) chacun est à la recherche de conseils à certains moments de sa vie, et 2) presque tout le monde est indûment curieux. » C’est ce qui expliquerait le succès de la forme publique de la correspondance appelée « courrier du cœur ». Depuis qu’un libraire britannique du 17e siècle a eu l’idée de créer une publication dédiée aux interrogations de ses lecteurs, cette forme textuelle « interactive » n’a jamais quitté les journaux modernes et prolifère dans les pages du Web. Récemment, avec l’apparition de magazines et webzines littéraires, cette correspondance publique revêt une allure plus développée et complexe : elle se déploie en empruntant la forme, la dimension et les procédés littéraires de l’essai. Ces publications nous proposent des textes à teneur essayistique utilisant comme contrainte et comme mobile de création une recherche que lance autrui. L’expression « courrier du cœur » soulève de fascinantes questions sur le rôle de l’essai comme vecteur de la recherche : comment l’essai évolue-t-il lorsqu’il s’insinue dans le cadre formel de la correspondance ? Quelles possibilités créatrices se présentent à l’essayiste qui cherche à mener une recherche pour autrui ? Cette communication sera l’occasion de considérer la forme « transpersonnelle » de l’essai.

Résumé
10 h 15
Discussion
10 h 35
Pause
10 h 50 à 11 h 40
Communications orales
Déjanter le genre
Présidence/Animation : Pierre-Luc LANDRY (Collège militaire royal du Canada)
Batiment : (BR) BRONFMAN
Local : (BR) 310
10 h 55
Puisqu’il est l’heure et que nous avons l’âge : essai à six mains
Jean-Michel Théroux (UdeM - Université de Montréal), Roxane Desjardins (Aucun), Myriam Thibault (Université de Montréal)

Il s’agit d’une expérience de recherche-création à six mains, qui prend l’une des formes de l’essai littéraire : la correspondance. Dans une perspective queer et partant de cette idée que l’essai littéraire est le genre où l’auteur.e cherche à aborder un objet de façon à se mettre en danger, nous explorons notre rapport intime et extime à notre âge.

L’âge, comme le genre, est déterminable selon des critères physiologiques, il est daté et scrupuleusement réinscrit sur nous par une machinerie kafkaïenne tout au long de notre vie ; mais son interprétation relève tout autant de la performance, de l’assujettissement, de l’aliénation, de la parodie. Quel âge voulez-vous que nous ayons ? Quel âge devrions-nous avoir pour que notre parole soit décente et légitime ? Quel âge devrions-nous avoir pour être précoces, gâchés, en retard, à point, matures, infantiles, passés date ?

Résumé
11 h 25
Discussion
Dîner
11 h 40 à 12 h 45
Dîner
Dîner
Après-midi
12 h 45 à 14 h 25
Communications orales
L’essai en question
Présidence/Animation : Yohan Proulx (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Batiment : (BR) BRONFMAN
Local : (BR) 310
12 h 50
« La langue est une fiction », une étude des essais de Suzanne Jacob
Catherine Skidds (Université McGill)

Cette communication aura pour objet d’étude les trois essais publiés par Suzanne Jacob, dans lesquels fiction et réflexion théorique s’entremêlent. Le premier, soit La bulle d’encre, est un texte phare de l’œuvre jacobienne puisqu’elle y développe la notion de « fictions dominantes », qui est au cœur de sa démarche littéraire. Le second, soit Comment pourquoi, avait pour mission de nous renseigner quant au processus créateur de l’auteure, mais devient plutôt le récit de comment Jacob n’a pas écrit Comment pourquoi. Le dernier, soit Histoires de s’entendre, inspiré par un cours de création littéraire donné par l’auteure, vise à fournir quelques notions plus théoriques concernant le processus de rédaction.

Jacob affirme dans Histoires de s’entendre qu’« [o]n ne peut penser et parler, penser et transmettre, penser et agir que grâce à la capacité fictionnelle de la langue ». Ainsi, nous nous demandons : (comment) peut-on écrire de la « non-fiction » lorsque notre instrument de base, la langue, est une fiction ? La réponse semble se trouver dans le rapport de l’auteure à l’écriture, que nous analyserons d’abord, pour ensuite étudier comment cette perspective se traduit dans la forme qu’empruntent ses essais. En effet, nous comptons porter une attention particulière à la réflexion entourant l’acte d’écrire développée par l’auteure en nous concentrant sur les métaphores, les comparaisons et le vocabulaire employés. Nous chercherons également à identifier certaines caractéristiques des essais jacobiens, notamment leur relation avec la fiction. Ce seront autant d’indices révélateurs de la posture de l’auteure, qui nous permettront de définir le rapport qui s’établit de manière générale entre les essais et les textes de fictions de Jacob.

Résumé
13 h 10
De l’essai à la création : réfléchir et écrire l’écart
Nathalène Armand-Gouzi (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Qu’est-ce qui pousse un écrivain à mobiliser son intellect, à puiser dans les savoirs et à enclencher un processus réflexif vers une convergence créatrice ? Entre réflexion et création se crée un « entre » exploratoire ouvert à l’impensé (Jullien : 2012). C’est dans cet écart des possibles que j’écris mon prochain manuscrit et vise à répondre à la question suivante : comment réfléchir et écrire l’écart ?

Pour réaliser le projet, l’essai réflexif s’est imposé, créant un espace propice à différentes constatations, dont cette nécessité d’accéder à certaines connaissances pour opérationnaliser ma réflexion et écrire la rencontre de Tshakapesh (héros d’un récit fondateur innu) et de Ti-Jean (héros de contes franco-ontariens). Ce vis-à-vis des personnages étant vite devenu une interconnexion d’écarts culturels, littéraires et créatifs par deux visions « d’être au monde » (Ricœur : 1986). Si le philosophe français François Jullien explore plus précisément l’écart culturel, dans un contexte plus large, le concept demeure opératoire; l’écrivain-chercheur pouvant lui aussi « faire travailler les écarts » (Jullien : 2012) et s’interroger : « jusqu’où peut-on aller dans le dépaysement de la pensée » (Jullien : 2012) ? C’est ce dépaysement de la pensée qui révèle, à l’instar de la solution chimique en photographie, l’invisible de la création…

Résumé
13 h 30
Ça commence par les mains, d’abord les mains
Gabrielle Giasson-Dulude (UQAM - Université du Québec à Montréal)

Dans Le bal des humains, Suzanne Jacob réfléchit l’écriture en parallèle au travail du sculpteur. Elle y fait état d’un savoir, peut-être le plus difficile à rendre dans l’énoncé du langage, provenant d’une dynamique de relation que l’artiste entretient personnellement avec la matière poncée, pétrie, lissée, découpée, qu’il écoute et sent avec ses mains : «  Là où la pierre se montre au sculpteur seul, au moment où la pierre se révèle à lui seul, au moment où la pierre lui offre, à lui seul, l’aveu d’une forme, la réponse afflue dans ses mains. Pas du tout dans le langage.  » Plusieurs essayistes approchent aussi la matière, comme les sculpteurs ou les luthiers, tel des ignorants, à l’écoute des sensations que leur procurent le toucher du bois ou de la pierre. En prêtant attention à la présence réelle et tactile de cette matière (nœuds, densité, humidité), les mains y cherchent perpétuellement un mouvement qui s’inscrirait de façon unique et toujours renouvelée entre l’objet et la personne qui le touche. Or, si un savoir provient précisément de cette relation, de ce tâtonnement, également caractéristique de l’écriture de l’essai, la voix de l’essai littéraire se révolte contre toutes conventions de méthode perpétuant un idéal d’objectivité. Considérant que la distance objective ne convient tout simplement pas à cette approche par les mains, car elle exclut la valeur de la relation à l’objet, je me propose de penser ce savoir du corps de mes propres mains. Tel que l’écrit Denis De Rougemont dans Penser avec les mains, l’expression est le fruit d’un projet éthique reliant «  deux mots ou deux fonctions, que toute la culture d’hier s’évertuait à séparer.  »

Résumé
13 h 50
Discussion
14 h 10
Pause
14 h 25 à 15 h 30
Communications orales
Nouveaux espaces, nouveaux tracés de l’essai : parcours en ligne
Présidence/Animation : Kateri Lemmens (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Batiment : (BR) BRONFMAN
Local : (BR) 310
14 h 30
Qu’est-ce que le blogue fait à la littérature?
Audrée Wilhelmy (UdeM - Université de Montréal)

Préfaces, correspondances, journaux, entretiens, essais, autobiographies : la pensée autoréflexive de l’écrivain emprunte une pluralité de formes discursives que l’arrivée du numérique vient bousculer. Où se situe le blogue parmi ces espaces de recherche-création ? Permet-il de réfléchir l’essai de recherche-création ? De rencontrer des lecteurs  ? Que nous révèlent les pratiques autoréflexives passées sur la démarche des écrivains québécois contemporains  ?

Mon hypothèse est que la régularité de publication qu’implique le blogue, les interactions suivies que son auteur cultive avec des lecteurs souvent anonymes, le délai de parution et le temps de retour transforment radicalement le rapport à l’écriture autoréflexive. L’absence de médiation modifie l’accessibilité à la sphère publique et favorise une reconnaissance rapide, sans obstacle. La création d’une figure d’auteur par le blogue est parfois antérieure à la publication. De quelle façon les auteurs québécois et les primoromanciers exploitent-ils les plateformes numériques pour se construire un lectorat ?

Cette communication se divisera en deux temps : nous interrogerons la base de données du TSAR (Travaux sur les Arts du Roman) de l’Université McGill pour situer le blogue par rapport à ces formes et supports, puis nous nous arrêterons à des blogues d’auteurs québécois pour les comparer et voir comment chaque écrivain s’approprie ce médium et en fait un vecteur de recherche-création.

Résumé
14 h 50
Marges de l’écriture en ligne : de l’essai comme puissance nocturne
Arnaud Maïsetti (Université Paris Diderot (Paris 7))

Écritures en lignes : lignes brisées, courbes, parallèles qui se rejoignent à l’infini, lignes de fuite – lignes de sorcière (Deleuze) qui inventent de la pensée. Écritures en marges : pirates ou à côté (des dominantes et sanctifiées par l’imprimé), écritures de la tangente, de la brisure qui dans l’éclat se multiplient, s’échangent, échangent, en réseaux, en rhizome.

Soit donc quelques-unes de ces marges inexemplaires et sans filiation, frères et sœurs seulement d’un même mouvement, d’un même temps : écritures en lignes qui écrivent le carnet des jours et du temps, des lectures, des vibrations intérieures. Qui essaient la langue à quelques langages où l’image croise la vidéo et le texte pour dire l’essai multiple de nos vies. Sur ces sites, écrire sur revient à écrire avec : les textes à partir d’œuvres font œuvres comme on se tient la main et marche – écrire depuis et écrire par, et pour, se confondent, et se rejoignent.

Écritures en ligne qui travaillent à inventer dans le laboratoire du site des liens neufs avec les œuvres où elles puisent force et devenir. Ce principe de l’écriture en ligne de l’essai, le nommer nocturne non à cause de la terreur de la nuit, mais de son possible : la nuit, le temps s’ouvre à une clarté égale à elle-même ; la nuit est le temps après le temps des échanges et de la vie sociale ; la nuit est l’espace des amants, du secret, des serments. Écritures nocturnes où la nuit est un principe d’organisation. Manière de nommer et de penser l’essai.

Résumé
15 h 10
Discussion
15 h 30 à 16 h 20
Communications orales
L’essai et ses autres formes : la prose
Présidence/Animation : Mylène Fortin (UQAR - Université du Québec à Rimouski)
Discutant : Étienne Beaulieu (Cégep de Drummondville)
Batiment : (BR) BRONFMAN
Local : (BR) 310
15 h 35
Faire exister l’essai littéraire
Étienne Beaulieu (Cégep de Drummondville)

Impossible à définir du point de vue formel, l'essai littéraire tient probablement plus de ce que Marielle Macé appelle, à la suite de Foucault, d'une "stylistique de l'existence". Plus qu'une manière d'écrire ou de penser, l'essai littéraire se comprend dès lors comme manière de vivre.

Résumé
15 h 45
Discussion
16 h 05
Mot de clôture
Étienne Beaulieu (Cégep de Drummondville)