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80e du Congrès de l'Acfas

Colloque 525 - Éducation, art et enfance

Du mercredi 09 mai à 08 h 30 au jeudi 10 mai à 18 h 00.
Responsable(s)
Alain KERLAN Université de Lyon, Myriam Lemonchois Université de Montréal
Description

Le 20e siècle, siècle de la psychologie de l’enfant, s’est achevé et se perpétue sur un bien étrange paradoxe qui ne cesse de se renforcer : cette enfance que nous croyions bien connaître bouscule les cadres dans lesquels nous l’avions pensée et étudiée. Se trouve aujourd’hui ébranlée la frontière majeure qui permettait de cerner et définir l’enfance : la frontière qui marquait la distance et la différence entre l’enfant et l’adulte. La reconnaissance de l’enfance comme identité et différence constitue en effet l’un des principaux problèmes que doivent affronter les sociétés démocratiques contemporaines. Les travaux de M. Gauchet et d’A. Renaut, notamment, ont montré comment ces problèmes s’expriment dans les mutations qui affectent la définition de l’enfance, la relation éducative, les fondements de l’autorité, les manières dont le monde de l’enfance est pensé et valorisé, les comportements et les attentes de la société et des adultes à son égard.

 

Les dispositifs d'éducation artistique, comme en témoigne la place croissante qui leur est faite en France comme au Québec, sont des lieux du plus haut intérêt pour étudier ces mutations : ils donnent ainsi à voir à gros traits des processus moins lisibles ailleurs. À plusieurs égards, ils peuvent être considérés comme des sortes de « laboratoires » au sein desquels s'essaient de nouvelles relations de nos sociétés à son enfance, et se forgent de nouveaux savoirs et de nouvelles représentations à son sujet (Kerlan, 2008 ; Lemonchois, 2010 ; Loeffel, 2011). L’engagement des artistes dans le champ éducatif – au sens large –, le recours croissant à l’éducation artistique, peuvent être considérés comme des dimensions révélatrices de la problématique de l’enfance dans nos sociétés. Ce colloque réunira des chercheurs et des artistes dont les travaux et les œuvres aident à rendre compte de ce que la rencontre de l’art et de l’enfance nous apprend des enfances contemporaines et des recompositions qui l’affectent.

Mercredi 9 Mai 2012

8 h 30 - 10 h 10
Enfance et politique (1) : regards croisés franco-québécois
Communications orales
Présidence/animation : Marie-Christine Beaudry UQAM - Université du Québec à Montréal
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 511E
8 h 30_rem_
Mot de bienvenue
8 h 50_rem_
André Robert Université de Lyon, Laurence LOEFFEL Université de Picardie

Enfance(s) et politique(s) : une comparaison franco-québécoise

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Cette communication s’intéresse aux modalités de l’action publique en direction de l’enfance en France et au Québec. Elle vise à questionner différentes figures de l’enfant déclinées par ces politiques publiques : enfant à protéger, enfant dans la relation à la famille, ’enfant ‘global’, enfant ‘acteur’, avant d’aborder le cas particulier du recours à l’art dans ces politiques.  L’hypothèse générale est que les dispositifs d’éducation artistique à l’école sont l’observatoire privilégié d’une évolution des conceptions de l’enfance qui touche conjointement le statut de l’enfant et le réaménagement de sa place au sein du collectif. Ils entrent ainsi en résonance tant avec les évolutions des sociétés démocratiques contemporaines et des représentations sur l’enfance qu’elles promeuvent et qu’elles véhiculent qu’avec l’actualité des savoirs sur les enfants, en profond bouleversement, notamment dans la sociologie de l’enfance. La passion démocratique de l’égalité vient rencontrer ici les travaux des sociologues de la post-modernité prenant appui sur le principe de symétrie (Latour, Turmel) et poussant à remettre en question les cadres intellectuels hérités (Prout, Bauman). Si des cadres de pensée  renouvelés sont requis, adaptés à une multiplicité d’enfances, de quelle manière ces savoirs sont-ils mobilisés dans les politiques municipales de l’enfance ? Qu’en disent les politiques et/ou les responsables impliqués dans ces dispositifs ?

9 h 20_rem_
Suzanne Lemerise UQAM - Université du Québec à Montréal

Une éducation artistique centrée sur l’enfant : de la naissance d’un modèle à son épuisement dans le contexte éducatif québécois

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Dans le cadre d’une approche historique, je souhaite présenter comment  un enseignement des arts plastiques centré sur l’enfant a pu remplacer l’enseignement du dessin fondé sur l’imitation des modèles pour céder ensuite le pas au modèle culturel. J’insisterai sur les conditions sociales et institutionnelles, et les influences extérieures qui expliquent ces changements de paradigmes. Je présenterai d’abord le rôle actif du milieu artistique (artistes, critiques d’art et musées) dans la reconnaissance et la valorisation du dessin spontané de l’enfant (1930-1950).  Ensuite, j’exposerai comment un nouvel enseignement des arts plastiques fondé sur l’expression personnelle de l’enfant et les codes de l’art moderne s’est développé grâce au travail d’une  pionnière, Irène Senécal.  Cette dernière, par des explorations pédagogiques  hors du milieu scolaire et par des appuis dans différents milieux culturels et éducatifs, a réussi à implanter de nouvelles méthodes d’enseignement dans  quelques écoles avant de recevoir une reconnaissance officielle de son programme au début des années 1960. Puis, j’expliquerai  pourquoi le modèle s’est sclérosé, surtout au niveau primaire, par les effets de la routine et de la rigidité des doctrines, particulièrement celle de la dite Évolution graphique. À l’occasion d’une réforme de programme, apparaît un nouvel objectif éducatif, celui de présenter des images de l’art comme modèles d’inspiration pour les réalisations des élèves.

9 h 50_rem_
Discussion
10 h 10_rem_
Pause
10 h 30 - 12 h 30
Enfance et politique (2) : l'art dans la politique de l'enfance
Communications orales
Présidence/animation : Myriam Lemonchois Université de Montréal
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 511E
10 h 30_rem_
Alain KERLAN Université de Lyon

L’éducation artistique comme « partage du sensible ». Éclairage sur le rôle de l’art dans la politique de l’enfance

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Le recours aux thèses de Jacques Rancière,  dans les champs politique, esthétique, éducatif même, ne cesse de se développer. En témoigne notamment l’intérêt que suscite la notion de « partage du sensible » dans le domaine de  l’esthétique et de la politique culturelle. L’objet de cette communication est de montrer comment l’esthétique de Jacques Rancière peut permettre de penser et d’interroger l’éducation artistique comme « politique de l’enfance ». La dimension « politique » de ces pratiques éducatives recourant aux artistes et à l’expérience artistique partagée ne tient-elle pas en effet à une redistribution du « partage du sensible » entre l’enfant et l’adulte, vecteur et/ou manifestation d’une profonde transformation de la relation enfant-adulte elle-même ? En d’autres termes, la dimension proprement politique de ces dispositifs n’est peut-être pas – pas exclusivement, pas même essentiellement – dans la « démocratisation » de l’accès à l’art et à la création, mais dans la reconfiguration du « partage du sensible » assignant l’enfance à une certaine part et à une certaine place. Dans l’esprit de Jacques Rancière, on considèrera que  « c’est à partir de cette esthétique première que l’on peut poser la question des « pratiques esthétiques », au sens où nous l’entendons ». Cette communication développe l'une des hypothèses au coeur d'une recherche en cours dans le cadre de l'Agence Nationale de la Recherche.

11 h 00_rem_
Pierre Laurent Art, enfance et langage, Lyon

L'artiste intervenant : quelle contribution éducative spécifique?

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Mon intervention, liée à mon travail d’artiste et à mon expérience d’artiste en résidence scolaire, notamment auprès d’enfants d’écoles maternelles (Centre Enfance Art et langages de la ville de Lyon), s’organisera autour de deux plans de réflexion, que l’on peut résumer en formulant deux questions. 1) Quelle est ma contribution spécifique en tant qu’artiste intervenant à l’éducation du jeune enfant ? 2) Quelle place tient dans mon travail d’artiste mon expérience d’artiste en résidence auprès de jeunes enfants ? La réponse que j’apporterai à la première question essaie de lier autonomie et éducation esthétique. L’enfant ne peut être autonome que s’il donne lui-même un sens à ce qu’il est en train de faire…. L’autonomie, c’est à dire la capacité à faire une chose pour soi et à lui reconnaître une valeur intrinsèque s’édifie sur la sensibilisation à la diversité tactile, sensorielle. La réponse à la seconde questionne va pas de soi, je souhaite néanmoins la poser et confronter mes réflexions à celles d’autres artistes. Un nouveau modèle d'école intégrant des résidences d'artistes peut elle émerger sans une réorientation formative de l'enseignant? Qu'elle forme donner a la résidence de l'artiste, comment la distance critique propre à la démarche artistique peu ce déployer à l'école sans discordance par rapport au projet pédagogique? Paradoxalement, les équipes pédagogiques sembles en ressortir avec plus de cohésion et de dynamique collective.

11 h 30_rem_
André Turmel Université Laval
La symétrie enfant/adulte : de l'enfant soldat à l'enfant artiste
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À partir du principe de symétrie généralisée mis de l’avant par Bruno Latour dans ses travaux, j’ai avancé la proposition selon laquelle ce principe analytique pouvait être mis de l’avant dans la recherche sur l’enfant : dans la mesure où certains enfants ont des activités qui sont du même ordre et de même nature que celles des adultes, il y a lieu de postuler à une symétrie adulte-enfant dans l’analyse. Or une telle position soulève quelques questions, ne serait-ce que celle d’identifier ces activités. La prostitution infantile et l’enfant-soldat constituent les premières illustrations qui viennent à l’esprit. J’explorerai dans cette communication la nouvelle piste de l’enfant artiste, l’enfant créateur au même titre que l’adulte. Et ce à partir des travaux d’Élias  sur Mozart

12 h 00_rem_
Discussion
12 h 30_rem_
Dîner
13 h 45 - 17 h 30
Art et politique de l'enfance : enjeux identitaires
Communications orales
Présidence/animation : Laurence Loeffel Université Lille
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 511E
13 h 45_rem_
Francoise CARRAUD Université de Lyon
L’enfance et l’école au cinéma
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Les films qui ont fait de l'enfance et de l'enfant leur sujet sont nombreux . Tous ceux qui portent sur l'école et  montrent les enfants à l’école intéressent vivement le public ; la plupart ont un fort succès, certains ont même été primés. Que signifie ce goût pour ce type de spectacle ? Nostalgie de sa propre enfance ? Inquiétude vis-à-vis de l’enfance d’aujourd’hui et de son éducation ? Il s’agit dans cette communication de présenter et d’interroger quelques films, à mi-chemin entre la fiction et le documentaire, sur l’enfance à l’école. De Ça commence aujourd’hui (Tavernier, 1999) à Ce n’est qu’un début (Pozzi et Barougier, 2010) en passant par Être et avoir (Philibert, 2002) et au-delà des intrigues ou situations particulières d’élèves et d’enseignants en classe, nous nous demanderons comment l’enfance à l’école est vue et montrée aujourd’hui. Qui sont ces enfants ? Comment vivent-ils ? Comment apprennent-ils ? Quelles relations entretiennent-ils entre eux ? Avec les adultes ?

À partir de travaux interdisciplinaires (à la fois sociologiques, philosophiques, historiques ou psychologiques) sur l’enfance aujourd’hui, cette communication propose une réflexion sur les mises en scène de l’enfance et de l’école au cinéma aujourd’hui, en lien avec des interrogations tant sur l’enfance que sur son éducation et sa scolarisation.

14 h 15_rem_
Moniques Richard UQAM - Université du Québec à Montréal
À l’ère des médias numériques, comment enseigner les arts plastiques à une enfance québécoise en pleine construction identitaire?
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Dans nos sociétés actuelles, l’influence des médias est prégnante dans la construction identitaire des jeunes, captifs de nombreux écrans dès leur plus jeune âge. Toutefois, certaines de leurs pratiques témoignent d’une créativité qui permet d’explorer diverses identités en alliant jeu vidéo, invention graphique, fabrication de costumes etc. Mais elles font peu l’objet d’interprétation critique, les jeunes se contentant généralement de consommer ou de produire. L’accès aux diverses cultures qui circulent à travers les médias n’est pas sans entrainer une surcharge informationnelle qui nécessite un seuil d’entrée, un filtrage des contenus, un repérage des territoires et des codes pour pouvoir circuler, s’identifier et se situer.À l’école, les programmes d’art intègrent les médias, mais l’accent mis sur la communication d’un message ne correspond pas à la conception de l’art comme domaine de création. En art actuel, le détournement des fonctions utilitaires des technologies numériques est privilégié par les artistes quijouent un rôle actif dans le développement des nouveaux médiaset recyclent valeurs et pratiques des cultures savante ou de consommation.À partir de théories sur l’enfance en tant que pratiques sociales, l’identité permutable, l’hybridité en art et la transposition pédagogique, nous examinerons des pratiques de créationinformelles d’enfants et d’adolescents, ainsi que des projets scolaires en lien avec des pratiques artistiques actuelles.

14 h 45_rem_
Discussion
15 h 10_rem_
Pause
15 h 30_rem_
Lucie Villeneuve UQAM - Université du Québec à Montréal

Le Parcours étudiant du FTA (Festival TransAmériques) : ouverture aux esthétiques contemporaines et rite de passage pour les jeunes

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Il y a onze ans, le Festival TransAmériques (FTA), qui jumelle les arts du théâtre et de la danse, mettait sur pied un « Parcours étudiant » dont le but était d’ initier les élèves du second cycle du secondaire à la création contemporaine. Cette communication a pour but de présenter les retombées éducatives de ce partenariat culture/ éducation dont la formule est inédite. La collecte des données s’est faite dans le cadre d’une première enquête sur le terrain auprès de 50 élèves, de leurs enseignants accompagnateurs et des organisateurs des activités pédagogiques du FTA (pour l’édition juin 2010). Les jeunes festivaliers ont été observés tout au long de leur Parcours, en tant que spectateurs et en tant que participants aux divers ateliers et discussions animés par les artistes invités. Je présenterai leurs points de vue, à l’aide notamment de l’analyse de leur «journal de bord» dans lequel sont consignés les commentaires personnels et appréciations des spectacles auxquels ils ont assisté. Leurs écrits nous révèlent tout d’abord que le festival les bouscule, qu’il constitue pour eux une sorte de rite de passage. Du côté des enseignants accompagnateurs, ils estiment que le Parcours étudiant du FTA agit comme un véritable catalyseur auprès de leurs élèves. L’événement s’avère source de découverte de soi tout autant qu’ouverture à l’altérité, et ce, tant au niveau de l’esthétique que sur les plans culturel et socio-politique.

16 h 00_rem_
Jean Paul Filiod Université de Lyon
Arts à l’école et petite enfance : sur les appréciations plurielles de comportements d’enfants
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À partir d’un travail de terrain sur un programme dit “de résidences d’artistes en école maternelle” (Ville de Lyon), il s’agira d’interroger les différentes manières qu’ont les professionnels des 8 écoles concernées par ces projets artistiques d’apprécier les comportements des enfants (âgés environ de 3 à 6 ans).Les appréciations et jugements de ces adultes résonnent avec la logique d’évaluation, très prégnante ces temps-ci, à l’école comme ailleurs. Les enjeux actuels de l’école dite “maternelle” sont en effet centrés sur les apprentissages fondamentaux (lire-écrire-compter), à la fois pour prévenir les risques d’illettrisme dans le parcours scolaire et la violence scolaire, interprétée le plus souvent à travers un discours sur l’accroissement de la délinquance chez les adolescents. Dès lors, on peut penser que la focalisation professionnelle sur le penser-réfléchir-créer est plus faible. Que se passe-t-il alors lorsque des artistes travaillent eux aussi avec ces “petits enfants” ? Comment les adultes apprécient-ils les comportements centrifuges provenant d’enfants en pleine situation d’exploration esthétique ? Sont-ils, selon le postulat d’éducabilité, “créatifs”, simplement “actifs” ? Ou sont-ils plutôt “hyperactifs”, selon une terminologie devenue ordinaire, mais empruntée au domaine de l’expertise psychologique et/ou médicale ?Pour répondre à ces questions, nous analyserons les résultats d’une recherche en cours portant sur la confrontation des points de vue d’adultes.

16 h 30_rem_
Discussion
16 h 50_rem_
Synthèse
17 h 30_rem_
Souper

Jeudi 10 Mai 2012

8 h 30 - 12 h 00
Art et politique de l'enfance : enjeux pédagogiques
Communications orales
Présidence/animation : Francoise CARRAUD Université de Lyon
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 511E
8 h 30_rem_
Myriam Lemonchois Université de Montréal, Émeline Ouvrard Université de Montréal
Les modes de participation des élèves à un projet de création avec des artistes en résidence dans l'école
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La communication présentera les premiers résultats de la recherche sur les modifications de la relation éducative engendrées par la présence d’artistes dans la classe. Le contexte de la recherche est celui des difficultés des milieux éducatifs face aux changements, en particulier ceux qui affectent la définition de l’enfance,depuis la déclaration des droits de l’enfant. Ces changements impliquent d’autres modes de participation des élèves. Si dans le domaine des arts, on trouve rarement un projet qui ne soit pas participatif, il existe beaucoup de définitions de la participation.Le projet de recherche a donc adopté sur une définition précise de la participation opérationnalisée au plan méthodologique pour étudier ce phénomène. Définissant laparticipation selon le degré d’implication dans des prises de décision, la recherche a étudié la participation d’élèves dans le contexte du dispositif Libre comme l’art, qui permet à des élèves d’écoles primaires montréalaises desoumettre des idées aux artistes et d’exercer des choix artistiques avec eux. Mettant l’accent sur l’élève comme acteur et non comme objet, l’approche de la recherche a évité d’infantiliser les élèves en entendant et en reconnaissant leur point de vue.L’interprétation des résultats permet de questionner comment des projets artistiques peuvent réactiver un projet éducatif démocratique par le développement d’une posture d’auteur.

9 h 00_rem_
Anne lopez Les gens du quai compagnie

À pas de danse. Une expérience de la danse contemporaine au sein d’une classe artistique

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Pendant une année scolaire, l’équipe de la compagnie  Les gens du quai a été invitée à travailler avec  une classe de 6ème d’un collège de zone sensible, dans le cadre d'un projet pilote créant une classe artistique expérimentale. Ce travail a pris la forme d’un programme de recherche, de réflexion et de pratique de la danse contemporaine, construit au rythme hebdomadaire de deux matinées par semaine sur toute une année scolaire Après un démarrage fulgurant, une rencontre en coup de foudre, les résistances, les doutes et les craintes des élèves ont fait surface et ont permis de mettre à jour tous les écueils inhérent à ce genre de rencontre, une pratique artistique authentique, menée par des artistes, en milieu scolaire. Après un travail de longue haleine portant sur la déconstruction des représentations et des attentes, le travail de recherche artistique véritable a pu se mettre en place.  Avant de pouvoir faire le constat des effets positifs de ce projet, nous avons dû bousculer et questionner notre démarche, nos processus de transmission et les réponses que nous avons trouvées ont pu permettre aux élèves de faire le pas. Ce pas de côté a enrichi notre démarche de création.C’est celui là, celui de cette créativité face aux écueils qui sera la colonne vertébrale de cette communication.

9 h 30_rem_
Marie-Christine Beaudry UQAM - Université du Québec à Montréal, Simon Collin UQAM - Université du Québec à Montréal

L’élève lecteur : sujet lecteur ou sujet assujetti aux contraintes scolaires?

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La présente communication s’intéressera au développement de l’enfant lecteur en didactique de la lecture. Les travaux sur la didactique de la lecture littéraire soulignent l’importance de reconnaitre l’enfant comme un lecteur véritable et de le placer au centre de la lecture : « prendre en compte les expériences subjectives des lecteurs réels […] s’impose en effet pour redonner du sens à un enseignement de la littérature qui se limite trop souvent à l’acquisition d’objets de savoir et de compétences formelles ou modélisables » (Rouxel & Langlade, 2004 : 13). Plus spécifiquement, la théorisation du sujet lecteur amène à étudier les pratiques didactiques à privilégier pour susciter l’investissement de ce sujet dans la classe de français et pour l’expression de son « texte de lecteur ». Dans cette communication, nous présenterons les premiers résultats d’une recherche en cours sur le développement du lecteur menée auprès d’élèves du primaire d’un milieu défavorisé. Nous nous interrogerons sur les types d’investissement effectués par des lecteurs de 8 à 12 ans mis en situation d’interprétation et d’appréciation d’œuvres littéraires. Nous verrons dans quelle mesure l’enfant négocie ses postures de sujet lecteur et de sujet assujetti aux contraintes d’une pratique didactique visant à le développer comme sujet lecteur. Enfin, nous nous interrogerons sur les conditions à mettre en place pour favoriser l’investissement et l’expression du sujet lecteur en contexte scolaire.

10 h 00_rem_
Discussion
10 h 30_rem_
Pause
10 h 50_rem_
Céline Choquet Université de Lyon, ALAIN KERLAN Université de Lyon

L’intervention de l’artiste à l’école : une zone proximale de développement spécifique?

(Afficher le résumé)

 Depuis quelques années, le recours aux pratiques artistiques en l’éducation prend de l’importance. Cependant, peu de travaux permettent une véritable évaluation des effets de l’éducation artistique. Le point de départ de notre étude est un observatoire longitudinal dans une classe artistique expérimentale, dans un collège accueillant des élèves issus de milieux populaires, proposant des ateliers menés par des artistes professionnels en résidence.. Pour recenser les effets de l’art sur les enfants, nous nous baserons sur trois principaux axes  d’analyse et d'évaluation à savoir le développement personnel, cognitif et social. Afin de comprendre sur quoi repose l’efficacité supposée de l’artiste, nous nous centrerons sur l’hypothèse proposée par Alain Kerlan lors du colloque de Beaubourg en 2008, et reprise dans plusieurs travaux de recherche : l’artiste, en tant qu’artiste, aurait la particularité de développer une zone proximale de développement spécifique, qui ferait entrer l’enfant dans un nouveau champ des possibles.Nousavons donc décidé de mettre cette hypothèse à l’épreuve dans les champs de l’art et de la pédagogie, à travers les Sciences de l’éducation.Le bénéfice de cette recherche devrait permettre d’évaluer les effets de l’art sur les enfants et la spécificité de la pédagogie de l’artiste, cde comprendre comment ses propres modes de sollicitation proposent aux enfants des ressources à la fois intellectuelles et sensibles, personnelles et sociales.

 

11 h 20_rem_
Discussion
11 h 30_rem_
Synthèse
12 h 00_rem_
Dîner
13 h 30 - 15 h 30
Les dispositifs artistiques : conception et fonctionnement
Panel
Présidence/animation : André Robert Université de Lyon
Participant(s): Andre Bourassa Commission scolaire de Montréal, Jean Paul Filiod Université de Lyon, Alain KERLAN Université de Lyon, Serge Marchetta C2S Arts et Événements
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 511E
15 h 10_rem_
Pause
15 h 30 - 17 h 20
Les dispositifs artistiques : les artistes et les enseignants
Panel
Présidence/animation : Alain KERLAN Université de Lyon
Participant(s): Suzanne De Serres Compagnie musicale La Nef, Céline Goudreau Commission scolaire de Montréal, Pierre Laurent Art, enfance et langage, Lyon, Anne lopez Les gens du quai compagnie
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 511E
17 h 30 - 18 h 00
Mot de clôture
Communications orales
Présidence/animation : Alain KERLAN Université de Lyon
Bâtiment – Local : Palais des congrès – 511E
17 h 30_rem_
Mot de clôture

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